Si le film se suit sans déplaisir, le ton étant assez léger et la succession de plats à l'écran creusant l'appétit, ses enjeux restent flous et bien maigres pour construire un récit attisant l'intérêt. Anecdotique.
Le film va vous ouvrir l'appétit avec la présence de mets raffinés, mais peut-être pas autant que l'on aurait imaginé... Le long-métrage utilise un jonglage présent/passé pas franchement utile...le présent se déroulant au sein d'une cuisine australienne, et le passé au sein de l’Élysée. En effet, il sera agréable de découvrir les cuisines du palais présidentiel, en revanche, pour ce qui est de la partie se déroulant en Australie, cela n'aura strictement aucun intérêt si ce n'est de vouloir proposer un contraste qui passera à la trappe. On est là avant tout pour infiltrer ces fameuses cuisines du 55 Faubourg Saint-Honoré, et non pas pour s'attarder sur une espèce de pseudo-biopic de cuisinière sans saveur particulière. Le personnage interprété par Catherine Frot deviendra légèrement insupportable sous ses allures de femme envahissante, prenant ses aises un peu trop rapidement et jacassant à tout va. Le film aurait dû se contenter d'être un simple long-métrage culinaire et ainsi s'épargner toute ligne scénaristique incongrue, pensant et tentant désespérément par ce biais de s'offrir un minimum de fond, notamment sur la partie australienne avec cette starification du personnage principal traqué par des journalistes et acclamé par ses "clients", de quoi dégager un incroyable aspect pathos.
« Les saveurs du Palais » est un très joli film, apparemment « tiré » d'une histoire vraie... Ce qui redonne une bonne dose d'humanité au Palais de l'Elysée et à son locataire de l'époque, M. François Mitterrand. Il semble en effet que ce Président, gourmet et gourmand, se soit adressé à une petite cuisinière de campagne pour devenir la « Chef » de sa cuisine personnelle. Elle sera chargée, bien loin des Chefs étoilés qui peuplent la cuisine officielle de l'Elysée, de lui concocter ses repas dans l'intimité de son cercle privé. C'est l'occasion pour le spectateur de se régaler visuellement et de réviser toute la liste des plats traditionnels Français... En particulier la riche cuisine Périgourdine, région dont cette petite dame au caractère bien trempé est originaire. Si le scénario n'a pas vraiment d'importance et n'occupe qu'une toute petite place à l'écran, il faut bien reconnaître que le film fonctionne parfaitement et se révèle vite attachant. Il faut dire que les acteurs sont juste parfaits, Catherine Frot et Jean D'ormesson en tête. Ce dernier fait d'ailleurs preuve d'une grande aisance à l'écran, ce qui démontre que ce grand homme de lettre savait vraiment tout faire. Une bien belle surprise, gourmande à souhait !
J’avais eu des échos un peu mitigés concernant ce film et c’est donc avec un peu, sinon d’appréhension, du moins de doute que je me suis mis devant « Les saveurs du palais ». Mais une fois le générique de fin apparu, force m’a été de constater que mes préventions le concernant n’étaient pas fondées et qu’en fait le film est un petit bijoux d’évocation de la bonne chair. On passe une heure trente-cinq à saliver devant les différents plats concoctés par une Catherine Frot dont le jeu est parfait, en fait je ne l’avais pas vu si bonne depuis longtemps. Alors on s’intéresse un peu moins à l’intrigue qu’aux plats qu’elle nous concocte, mais le film n’en est pas pour autant plat ni inintéressant de ce point de vue. On voit qu’en ce qui concerne le président on est encore sous le joug du fait du prince et que ce dernier peut faire un peu ce qui lui chante, comme ici se faire ouvrir un service privé au sein des cuisines de l’Élysée. La tendresse des scénaristes pour les personnages et pour le sujet transparaît clairement et ne lasse pas de nous enchanter tout le long du film. Alors certes on n’est pas dans un chef-d’œuvre du 7ème art, mais il n’en reste pas moins que l’on passe un moment délicieux devant cette ode à la gastronomie et au terroir. À voir pour se régaler les yeux devant un spectacle plus délicat qu’un énième épisode d’un dîner presque parfait.
Un film sur la cuisine qui ne démérite pas pour son intérêt véridique, sa réalisation, l'aspect cuisine et l'aspect Elysées. D'Ormesson est bien dans le rôle du président mais gêné par le fait qu'il soit un peu trop âgé pour ce rôle, 86 ans en 2011. Frot est dans un rôle sur mesure où son air dédaigneux est un peu adoucit et corrélatif. La réalisation avec les contrastes Crozet, Périgord et Elysées est dans l'air du temps écolo, ce qui est bien dans un substrat du film et dans le fil de la morale souhaitée. Ces caractères trop intentionnels un peu agressifs et impersonnels assez récurrents lorsqu'il est question de cuisine et de pouvoir font que le film manque d'humour ou a un humour bien limité et malgré quelques bonnes idées tels certaines interactions bienveillantes est assez plat.
Catherine Frot exelente dans ce film qui est vraiment parfait. Debut prometeur ( a 87 ans) de mr D'ormesson pour son role de president qui lui va tres bien.
La talentueuse et pétillante Catherine Frot est le personnage principal du film. Quel dommage d'avoir fait de ce sujet un film comme celui ci. Les allers et retours présents et passés ne sont pas réussis. Le sujet sympathique (et appétissant) est attirant. Découvrir l'envers du décor et les coulisses de l'Elysée est intéressant. Mais l'ensemble manque de saveurs (...). Rien n'est fait pour que l'on soit tenu en "haleine" on s'y ennuie à certains moments (le film ne fait que 1h30 environ). Les décors sont bien sur somptueux, les lumières mettent en valeur les plats présentés.
Les saveurs du Palais ressemble plus à un téléfilm qu'à un film de cinéma.
Jean d'Ormesson incarne le Président de la République (François Mitterand) il est attachant . L'ensemble du casting est réussi.
Les Saveurs du palais est une comédie pour gourmet. Un film bien équilibré à consommer sans modération... on perçoit l'odeur et la saveur de tous ces plats, une pure merveille ! Une histoire fabuleuse pour cette femme douée de tout son art.
Un film pas mal qui donne faim ! L'histoire est satisfaisante et l'univers des cuisines de l'Élysée est intéressant. Catherine Frot est convaincante et Jean d'Ormesson est très bon dans le rôle du président. Tous les autres acteurs sont corrects et les décors sont satisfaisants. L'Élysée est appréciable et les objets et équipements sont convenables. Les plats qui passent devant nos yeux sont vraiment très appétissants et l'ambiance est assez plaisante. Un film donc pas mauvais qui nous montre assez bien les entrailles de l'Élysée et ses contraintes dans un environnement culinaire des plus salivant avec une cuisinière agréable.
Un film intéressant sur la cuisine au sein de l'Elysée mais je vois plus ça comme un documentaire qu'autre chose. Et cela dure 1h30. Cela me semble long quand même. Manque de rythme. Cela ne restera pas dans les annales.
Ce film est charmant. C'est l'adjectif qui me vient spontanément. L'histoire n'est certes pas extraordinaire, même si la concomitance des images de l'Elysée et d'une base australe crée de l'inattendu. Mais le film est bien focusé sur les cuisines de l'Elysée, sans trop de digressions, si bien qu'on est happé par le quotidien et la routine de cette cuisinière très spéciale. On sourit de voir que la politique va se loger jusque dans ses cuisines. Et on rigole à la découverte que, de temps en temps, le futile peut prendre le pas sur l'urgence politique. Mais tout cela serait assez anecdotique, s'il n'y avait pas la grande Catherine Frot à la manoeuvre. Merveilleuse de sensibilité, elle nous ravit à chaque instant. Elle illumine le film, comme dans chacune de ses compositions. Le terme de Star, autrement dit, d'étoile brillant de mille feux, lui va comme un gant. A côté d'elle, tous les autres acteurs sont des faire-valoir. Jean d'Ormesson nous fait, quand même, une jolie prestation très mitterrandienne. Il a beaucoup de classe, et on se dit qu'un écrivain comme lui, aux convictions assez censées, aurait finalement tout sa place à la tête de la République. Mais, pour ce qui est de nous épater et de nous donner du plaisir, la belle Catherine remporte la palme. Et de loin !
Un film qui donne faim, avec une excellente Catherine Frot. Cependant, Jean d'Ormesson n'est pas vraiment bon (à chacun son métier) et le film manque d'un petit " je ne sais quoi" qui en renforcerai la saveur. Le scénario manque de profondeur et on a l'impression que les véritables acteurs de ce film sont les plats eux-mêmes. Un bon film de télé.
Davantage un film de télévision que de cinéma, mais bien joué (sauf par Dormesson qui n'est pas à sa place dans son rôle d'un président sur la fin et très éloigné de tous ceux que l'on a connu dernièrement).
Bref, Frot joue bien mais reste dans son rôle. Le sujet est malheureusement trop effleuré. Il manque de consistance et on ne comprend pas tout. Par contre, les quelques plats préparés donnent l'eau à la bouche. On se rend compte finalement que les présidents sont traités aux petits oignons et qu'il n'est pas étonnant que certains voudraient y retourner.
Une cuisinière du terroir, devient celle du Président de la république. On en salive en voyant les plats à l'écran. Une bonne bouffée d'oxygène ou plutôt une bonne bouffe, qu'on aimerait goûter illico. 3 étoiles.