Only Lovers Left Alive
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3,8
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403 critiques spectateurs

5
52 critiques
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68 critiques
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 20 février 2014
Soporifique, erratique, accumulant les clichés modernes sur les vampires en voulant les éviter, confus particulièrement dans sa méconnaissance des sujets qu'il souhaite traiter : théâtre, transcendance, physique quantique et son utilisation pour justifier l'amour éternel n'en sont que quelques exemples dans un silo à grain ou Jarmusch ne fait que picorer. La prochaine fois il faudra se renseigner plus loin que Wikipedia et éviter l'étalement de science pseudo musicale, surtout quand on suggère à demi mot que les rockeurs seraient les descendants artistiques de Schubert ...
tixou0

788 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 novembre 2013
Vu en AP début novembre 2013. Une fois les 5 premières minutes de mise en place écoulées, où l'on pouvait avoir l'espoir de quelque chose, restent presque 2 heures de ....rien. 2 vampires s'aimaient d'amour tendre, mais à distance géographique respectable : Eve (Tilda Swinton) à Tanger, Adam (Tom Hiddelston) à Detroit. Ils ont plein d'argent, sans que l'on sache comment, et comme ils sont sympas, a priori ils ne consomment que du sang humain pour transfusions - d'où un trafic avec des médecins véreux. A priori, car.... Jim Jarmusch met en scène une "romance" entre êtres d'exception, sans une once d'imagination : gênant ! Même les décors dans lesquels évoluent ces créatures nocturnes ne sont pas utilisés avec profit - pourtant l'ancienne capitale américaine de l'automobile, ses friches industrielles anxiogènes, ses quartiers entiers désertés par leurs habitants ruinés et même plus éclairés d'une part, l'antique port marocain de l'autre, offraient de belles potentialités.... Si l'on ajoute au couple central une soeur fofolle d'Eve (Mia Wasikovska), qui ne fait qu'un petit tour, et un historique Christopher Marlowe (John Hurt) lui aussi vampire (? ?), agonisant en Tangérois (réveillez-vous dans le dernier quart d'heure, vous saurez comment on peut mourir quand même, quand on est immortel) on prend la mesure du néant plus encore, qui s'installe très vite, pour ne jamais évoluer vers moins pesant. Sur un canevas voisin, on pense avec nostalgie au "Les Prédateurs" ("The Hunger") d'il y a 30 ans (avec Deneuve et Bowie), par Tony Scott, autrement plus intéressant. Jarmusch s'est fait plaisir avec des passages nombreux plus ou moins "musicaux" (Adam est aujourd'hui dans l'underground - ce qui ne l'épanouit guère), histoire de meubler. Pour amateurs seulement de ce genre de digressions.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mars 2014
Une véritable caresse visuelle, toute en finesse, en maitrise, avec des plans d'une beauté renversante, et une histoire de vampires qui sert de base à de nombreuses réflexions sur la société actuelle. Des personnages très rock and roll comme média pour que Jarmusch distille ses messages et pensées. Un jeu élégant, à la mesure de la mise en scène
Un grand moment de vrai cinéma
traversay1

4 504 abonnés 5 402 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2014
Les vampires ne sont plus ce qu'ils étaient. Ou, plus exactement, ils ne s'y retrouvent pas dans ce début du XXIe siècle où le sang des humains n'a plus la même qualité que dans les temps anciens. Only Lovers Left alive est une balade crépusculaire qui nous présente des morts vivants quasi militants écologiques et surtout nostalgiques du passé (le personnage de John Hurt en "nègre" de Shakespeare est savoureux). Le monde est décadent et notre couple de vampires promène son ennui nuitamment, dans les rues désertes de Detroit ou dans le vieux Tanger. Le rythme est nonchalant, il ne se passe pratiquement rien dans ce film de Jim Jamusch et la somnolence pourrait guetter le spectateur sans une atmosphère planante et une B.O hypnotique qui lui insufflent vie. La toujours parfaite Tilda Swinton et l'excellent Tom Hiddleston sont deux dandys pâles aux longues canines qui semblent se morfondre dans notre époque, Romantique, spleenesque, ironique, voire caustique, ce Jarmusch n'est pas le meilleur film de son auteur mais une variation somme toute plaisante dans une oeuvre qui brille par sa constance et son homogénéité.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 janvier 2015
Jim Jarmusch ne passionne plus les foules, et vu le propos du film cela ne lui déplait pas forcément. Les autres pourront se féliciter de ne pas être passés à côté de ce bijou esthétique. Tant pis ou plutôt tant mieux si la lenteur - relative - et un dandysme vaporeux revendiqué agissent comme des repoussoirs sur les obsédés "élitophobes" qui ne savent plus prendre le temps de regarder un film ou de lire un bon livre. On a parfaitement le droit après tout, d'être nostalgiques, aristocratiques et de se sentir mal à l'aise dans notre monde où la culture classique perd chaque jour un peu plus de terrain pendant que la bêtise crasse en gagne. Le choix de villes déclassées et décrépies mais attachantes comme Détroit et Tanger est d'une simplicité géniale. Les décors sont inouïs, en particulier celui des appartements qui ressuscitent l'esprit de dandysme culturel désordonné qu'Oscar Wilde a insufflé dans le Portrait de Dorian Gray (d'ailleurs lointain ancêtre de ce film). Certaines scènes sont belles à se damner : la visite à deux dans Détroit, la chanson en arabe dans un bar musical...et cette musique hypnotique, quelque part entre le Velvet et Brian Jonestown Massacre... et quelle photo splendide ! et des cadrages / mouvements de caméras particulièrement inspirés...Ces Derniers Amants sont un vrai régal pour les yeux et les oreilles, n'est-ce pas en définitive ce qu'on attend surtout du cinéma ? Un des grands films de l'année 2013.
gimliamideselfes

3 443 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2014
Je ne connais pas bien Jim Jarmusch, j'aime bien ce que j'ai pu voir de lui... sauf Broken Flowers, parce que ça c'est pas possible, ce petit spleen bourgeois ça me donne juste la nausée en plus de m'énerver. J'avais un peu peur que ce Only Lovers Left Alive soit pareil, d'autant que la critique des cahiers du cinéma allait dans ce sens, ils parlaient d'un mépris de classe assorti d'un "c'était mieux avant". Et pourtant j'ai bien aimé ce Only Lovers Left Alive. Déjà, quel beau titre... et le film est exactement ce que j'imaginais de lui... Une sorte de long spleen mélancolique... rythmé par le son lancinant d'une guitare électrique... avec deux vampires atrocement beau qui s'aiment.

Lorsque j'ai lancé le film je n'étais pas forcément en condition pour voir un truc lent, sans intrigue... et pourtant l'introduction pose tout. C'est Jarmusch le chef d’orchestre et qui bat la mesure. C'est vraiment un film apaisant, tellement apaisant, tellement détendu que par deux fois je me suis assoupi quelques instants. Ce que j'ai adoré c'est la ville de Tanger, j'ai envie d'y aller, de sentir cette chaleur de la nuit sur ma peau. C'est un film très sensoriel. Il a beau durer plus de deux heures, je n'ai pas senti le temps passer parce que tous mes sens étaient en éveil. J'aime lorsque le cinéma a un côté aussi lancinant, aussi calme, aussi beau.

Alors certes, ce que reprochait les cahiers est bien présent, ces vieux bourgeois qui ont du fric qui méprisent la masse qui n'a pas les moyens de s'élever à leur niveau... Mais après tout, c'est des vampires... avec des Iphones... (on se demande qui est le zombie après ça).

C'est vraiment un film dans lequel j'aurai aimé vivre, venir me lover dans un coin, en respirer l'atmosphère.
Ouais, j'ai vraiment bien aimé. Je ne sais pas si je vais continuer immédiatement la filmographie de Jarmusch, mais ce film était une petite escale pleine de beauté, de tendresse et de douceur assortie d'une bande son absolument sublime, faisant totalement corps avec le film. Il faut plus de films comme ça. Et si ça peut permettre à Tom Hiddleston de faire autre chose de tapiner pour Marvel !
nicolas t.
nicolas t.

61 abonnés 239 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 février 2014
Film chic et misanthrope d'un ennui glaçant.
Tilda Swinton est sublime comme d'habitude mais elle
ne sauve pas le film d'une prétention élitiste d'intello rocker.
Jarmusch vieillit aigre et hautain.
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2014
Jamais le cinéma de Jim Jarmusch n’a semblé autant en osmose avec son sujet. Le rythme lent, hypnotique, qui caractérise sa mise en scène s’accorde ici à la perfection avec l’immortalité lasse de ses personnages principaux. Joués par Tilda Swinton et Tom Hiddleston, extraordinaires, Adam et Eve sont un couple de vampires fatigués de vivre, plongés dans une torpeur dépressive qui fascine et contamine le spectateur. Comment supporter le passage des années alors que l’appel du vide se fait d’autant plus pressant ? Déçu par l’évolution de la société actuelle, ayant perdu toute foi en l’homme et en sa société qui semble se rapprocher de plus en plus de sa perte, les vampires de Jarmusch n’ont plus qu’une seule raison de survivre : la musique, et l’art en général.
On se laisse griser par la bande son (composée par le groupe de Jarmusch, SQÜRL) et gagner peu à peu par la mélancolie de ces êtres épuisés et solitaires.
labellejardinière
labellejardinière

97 abonnés 276 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 février 2014
Interminable séance de nombrilisme "jarmuschien", via une variation sur l'amour-passion, version "Eternel Retour", ici entre 2 vampires, Adam et Eve. Ce qui donne un film, qui n'est ni un film sur la passion, ni un film sur les vampires. De "l'auteurisme" classieux, nocturne et terriblement ennuyeux (plus de 2 h), à réserver sans doute aux seuls initiés, zélateurs inconditionnels du cinéaste. Tilda Swinton sauve vaguement les meubles, à certains moments. Des flots de "musique" en agrément, là aussi pour les seuls inconditionnels du genre. Dont je ne suis pas.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 février 2014
Très contemplatif. Beaucoup de longueurs. Et la musique, d'abord envoûtante, devient progressivement irritante. Très particulier...
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 22 février 2014
Je ne savais pas que les vampires sont des vieux blasés râleurs, dur dur le 21è siècle pour eux!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 20 février 2014
Jarmusch fout les codes du film de vampire en l'air. Il a bien raison, il n'y a pas que Bram Stocker dans la vie, et puis il est difficile de passer après Coppola. Ainsi l'héroïne n'est ni une vierge effarouchée, ni un monstre sanguinaire, mais une belle dame mature romantique et amoureuse (mais vampire tout de même). Ceci posé, le début du film est une telle épreuve qu'on a envie d'arrêter les frais, et quand c'est long, c'est long ! Après ça va mieux et l'histoire (pas bien compliquée l'histoire) se déroule enfin, fournissant à Jarmusch prétexte à affirmer sa misanthropie aiguë : en gros l'homme n'est qu'un prédateur inconscient (jusque-là, ça peut encore aller) et les belles réussites artistiques ne sont pas de son fait puisque ce sont des vampires qui ont écrit les pièces de Shakespeare et la musique de Schubert (pincez-moi, je rêve). Jarmusch ne semble d'ailleurs pas faire grande différence entre un accord de guitare électrique et une sonate de Schubert !). Sinon, sachez que le vampire a toujours plein d'argent dans ses poches (il vient d'où ?). Ah, les deux protagonistes s'appellent Adam et Eve (on admirera l'originalité) et il y a aussi la sœur d'Eve qui s'appelle Ava et qui est une vampirette mal élevée (quand elle a soif, elle vampirise ses potes, mais on ne sait pas pourquoi elle casse des guitares). Vers la fin Jarmusch nous filme une chanteuse libanaise (assez sexy) pendant 3 minutes sans qu'on ne saisisse bien le rapport avec le film. Bref tout cela est bien décousu, se regarde le nombril et ne marquera pas l'histoire du cinéma.
Fabien D
Fabien D

218 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mars 2014
Only Lovers Left Alive, le dernier Jarmush est juste un film remarquable. C'est une ballade sensuel et romantique entre Detroit et Tanger, une histoire d'amour passionnée, vampirique pleine de mélancolie et de sensibilité.L'atmosphère éthére, incandescent de la mise en scène, la BO exceptionnelle (rock dépressif sublime) et l'interprétation remarquable des acteurs Tilda Swinton, fantomatique, et Tom Hiddleston, d'une sensualité surprenante, sans oublier Mia Wasikowska dans un second rôle drôlissime font de ce film une oeuvre fascinante tant elle mélange les tons sans jamais sombrer dans le ridicule. Il y a de l'humour, de l'autodérision même dans le film de Jarmush (ses vampires en plein spleen romantico-new-age sont quand même souvent risibles) mais aussi une mélancolie âpre qui rend l'ensemble totalement fascinant. Les ballades nocturnes des deux amants sont d'une beauté à couper le souffle et infuse au film un caractère atemporel qui le rend d'autant plus hypnotique. Magnifique, poétique et envoûtant, à voir de toute urgence!
Audace
Audace

58 abonnés 40 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 avril 2014
Pourquoi, lorsqu'on a une idée (une bonne idée), qu'on a une équipe et un budget pour faire un film, pourquoi ne pas bien exploiter les choses et éviter d'ennuyer les spectateurs.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2014
Les vampires ne sont plus vraiment vivants, ni encore morts, ils sont à l'image du film, pas tout à fait raté mais vraiment pas réussi. Jim Jarmush, échoue le plus souvent dans son pari de montrer des vampires moribonds, dépressifs, questionnant la philosophie dans un monde sur le déclin. Comme l'écrivent Les cahiers du cinéma, Jim Jarmush semble vouloir dire que c'était mieux avant... trop facile, comme de faire des références à des grands personnages du passé ou s'appeler Adam et Eve, docteur Faust (lol). Jarmush a l'art de prendre son temps, de donner à ses films un côté planant. Only lovers left alive est bien ennuyeux, sans vraie vie, tournant en rond en accumulant quelques clichés sur le Maroc, sur le déclin industriel. Tilda Swinton est parfaite, bien filmée, n'en faisant pas trop, c'est bien la seule actrice à y croire (John Hurt est pathétique, le mec vampire est ridicule et prévisible). Mais, Jarmusch nous donne ici quelques magnifiques fulgurances telle la chanson de la libanaise à la fin, sublimée et la balade dans la ville de Détroit abandonnée et abîmée par la crise. C'est finalement très peu pour moi qui a apprécié par le passé un grand nombre de films de Jim Jarmusch.
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