Only Lovers Left Alive
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403 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 février 2014
Les plans sont soigneusement réalisés. Les sons sont bons et appliqués. Tilda Swinton est charismatique et fantomatique. Le point de vue sur le monde contemporain des personnages ressemble au mien. Mais, ici, le poisson est noyé avec élégance. Les choses sont esquissées avec superficialité. Alors certes la lumière est agréable et douce. Mais le film n'est que rarement dans l'intensité, rapport à mon visionnage. Et je finis par avoir la même indifférence pour le film, que les personnages pour le monde dans lequel il vive. Que moi pour le monde dans lequel nous vivons. Le cinéma peut prétendre, et a déjà réussit, à me concerner bien plus.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 février 2014
Only lovers left alive...Dernière livraison de Jim Jarmusch. Le pitch ? Difficile ! Une histoire de vampires sans meurtre, sans proie, sans morsure. Egalement une histoire d’amour ou d’affection, d’attachement plutôt, presque platonique. Lui est à Detroit, ville symbole du capitalisme, aujourd’hui ville fantôme mise à sac par la crise, musicien de son état, inaccessible, mystérieux, un peu dépressif aussi. Elle à Tanger, ville mythique, où l’on ne sait d’ailleurs pas trop pourquoi elle a échoué. Nous ne saurons pas non plus ce qu’elle y fait, peu importe. Mais le couple va finir par se réunir.
Chez Jarmush, les vampires ont bien changé, même s’ils ont conservé leurs fondamentaux : ils ne chassent plus, ne tuent plus, ne «convertissent» plus les humains, mais s’approvisionnent en sang comme le feraient des toxicos en manque. Ils ont des réseaux, des exigences qui rappellent celles des anorexiques, des végétariens, ou des autres tordus qui s’infligent des contraintes alimentaires. Ils appellent les humains les «zombies», ont la vision du XXIème siècle la plus pessimiste possible, et remettent en première ligne le «no futur» des punks d’autrefois. On philosophe, on se remémore les grandes figures de la littérature, Byron, Marlowe, Shakespeare, on boit le meilleur sang comme le meilleur vin, on est immortel, et parfois on trouve le temps long.
C’est un film magnifique esthétiquement parlant, où tout se passe évidement la nuit. Tanger est filmé comme jamais, c’est splendide. On pourra reprocher un rythme lent qui m’a charmé et placé dans un cocon. J’ai adoré le fait que Jarmusch fasse de ses vampires des icones sorties tout droit de l’univers du rock, maniaco-dépressives, angoissées, et finalement pas si éloignées de ceux qu’ils nomment zombies. On est très loin de «True Blood», de Dracula ou des «Prédateurs». Il y a souvent des pointes d’humour discrètes, mais suffisantes pour décocher des sourires inattendus, une vraie intelligence de mise en scène, un casting formidable, une histoire originale, vous l’avez compris, je recommande, même si ce n’est pas le film de l’année.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 novembre 2017
Ce film est magnifique. Esthétiquement, musicalement, et au niveau de l'interprétation et de l'histoire. Enfin un film de vampires adulte, gothique, envoutant, avec une vraie romance (depuis Dracula de Coppola en 1993 ça n'était pas arrivé). De plus, l'humour est au rendez-vous. On perçoit très souvent le second degré du réalisateur qui, tout en faisant l'éloge de ses deux héros romantiques et ultra cultivés, se moque de leur snobisme un peu pathétique. Certaines scènes sont carrément hilarantes.
La musique vous reste dans la tête au point que vous aurez envie d'acheter la bande son en rentrant. L'ambiance et les décors vampiriques et underground sont superbes.

Quant aux héros ils sont comme j'ai toujours imaginé que pourraient être de vrais vampires :
Eve est envoutante, étrange et délicate. Malgré ses nombreuses années, elle est toujours prête à savourer ce que peut lui apporter la vie : ses livres, ses amis, les villes qu'elle aime. Elle s'emploie à prendre soin de ce qu'elle aime plus que tout, son mari dépressif, Adam, pour qui elle est une sorte de guide dans l'immortalité.
Lui se réfugie dans sa musique. Il est taciturne, dépressif, désabusé, reclu, trop beau, trop talentueux, trop cultivé pour le commun des mortels qu'il appelle les "zombies". Les deux personnalités se complêtent et forme un couple qu'on suivrait pendant des heures. Ils savent presque tout, on les croit invincibles, voire même dangereux (les regards qu'ils posent sur un humain qui saigne ou une bouteille de sang sont ceux de prédateurs).
Pourtant, lorsque Ava la frénétique petite soeur (plus insouciante et plus dangereuse) arrive et que des événements imprévus viennent perturber leur quotiden, ils sont démunis.

Le fait qu'il soient des vampires n'est pas forcément le centre de l'histoire, c'est en fait un prétexte : Jarmusch peut ainsi leur donner ces connaissances et ces personnalités hors du commun, tout en les rendant très vulnérables, car dépendants du sang humain et forcés de vivre cachés.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 février 2014
Nous étions sept personnes hier à la projection du dernier film de Jim Jarmush. Quand la salle s'est rallumée, nous n'étions plus que quatre : trois personnes endormies et moi. Exit le trentenaire fringuant, parti très vite ainsi que le couple d'étudiants qui espérait sûrement un "Twilight" intelligent.
Avec un tel préambule, vous allez penser que "Only lovers left alive" est encore un de ces films soporifiques, survendu par une presse encensant à tout va la moindre oeuvre de réalisateurs dandys, talentueux mais incompris par un public décidément de plus en plus aveugle (surtout quand la merveille a eu besoin d'un financement français pour aboutir). Eh bien pas tout à fait, le résultat s'avère finalement pas si inintéressant que ça.
Vous l'aurez compris, le nouveau Jarmush n'est pas une pochade facile pour spectateur amateur de popcorn dans un multiplexe. C'est en premier lieu un objet étrange, proche d'une oeuvre d'art. En jouant avec les codes du film de genre (les vampires) qu'il s'amuse à détourner très vite, Jim Jarmush crée un univers qui lui est propre, avec un tempo particulier et une imagerie très personnelle. C'est aussi une oeuvre crépusculaire (testamentaire dit-on beaucoup dans la presse bien que Jarmush ne soit pas si vieux que ça) qui pose un regard sombre et désenchanté sur le monde d'aujourd'hui. La ville de Détroit en toile de fond, avec ses rues vidées de tout habitant, ses immeubles inhabités et délabrés et Tanger , plus oppressante, où chaque ruelle cache un dealer, donnent au film un ambiance de fin de cycle inéluctable. C'est aussi une stylisation extrême des deux personnages principaux. Adam, sorte de Robert Smith en version sexy (Tom Hiddleston), vampire musicien vivant au milieu de vieux instruments ou d'appareils hors d'âge et Eve, sa compagne, aussi blonde que lui est blond, formidablement interprétée par l'incroyable Tilda Swinton, apportent à ce film une élégance et une grâce délicieusement branchée, rendant encore plus troublante une image déjà magnifiquement cadrée et éclairée.
Je ne raconterai pas la trame de "Only lovers left alive", très ténue, mais en gros, ce sont deux vampires modernes qui, pour pouvoir se nourrir, se procurent du sang dans les hôpitaux, en pack plutôt que de s'attaquer comme la légende l'exige, à de pauvres innocents. Cela leur évite ainsi de consommer du sang contaminé par les multiples virus qui traînent. Dormant le jour et errant la nuit, ils s'interrogent sur leur vie, le temps qui passe, l'évolution de l'humanité...
Je ne suis pas rentré tout de suite dans le film, décontenancé par le rythme et le dispositif mis en place par le réalisateur.
La suite sur le blog
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 février 2014
Le film de vampire est un genre qui, en principe, doit respecter certains codes. Jarmusch n'a visiblement pas tenu compte de ce principe et tenté de sortir des sentiers battus en nous présentant une sorte de mélo romantique bourré d'incohérences. On rentre dans le jeu ou non. Pour ma part, je n'ai pas accroché : le suspense, l'humour et le second degré sont quasiment absents, à l'exception de quelques rares tentatives peu réussies pour la plupart. Le scénario est franchement faiblard et commet une faute de débutant en donnant une certaine importance à un élément - une balle en bois dur destinée à remplacer le pieu traditionnel - qui va disparaître au milieu du film. Que dire du message qui se veut "humaniste" et "écolo", sinon qu'il est mal venu et ridicule dans ce cadre. Reste une bande son que chacun appréciera selon ses goûts musicaux. Personnellement, je me suis bouché les oreilles pendant les séquences les plus grinçantes. On attendait vraiment mieux de ce réalisateur original. Mais personne n'est parfait...
nicolas t.
nicolas t.

61 abonnés 239 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 février 2014
Film chic et misanthrope d'un ennui glaçant.
Tilda Swinton est sublime comme d'habitude mais elle
ne sauve pas le film d'une prétention élitiste d'intello rocker.
Jarmusch vieillit aigre et hautain.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 20 février 2014
tout l'aspect visuel est bien travaillé ou est le scenario
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2014
On n'imaginait pas forcément Jarmusch se frotter au film de vampire. Cela dit, il avait déjà revisité à sa façon deux genres bien codifiés, le western (Dead Man) et le film de samouraï (Ghost Dog). Alors pourquoi ne pas sortir les crocs ? Il les a sortis avec son élégance habituelle, au coeur d'une intrigue à la fois drôle et mélancolique, tout en nonchalance narrative, tout en séduction visuelle et sonore. Aux envoûtements des plongées tournoyantes, des travellings nocturnes et autres tableaux de corps enlacés correspond une BO joliment planante, aux résonances nostalgiques. Le cinéaste a par ailleurs apporté sa propre stylisation à la figure du vampire, donnant au couple central du film, Adam et Ève, un côté dandy cool et underground, avec chevelure épaisse et hirsute (intégrant des poils de yacks !), lunettes noires, gants seyants... Quant au sang, il se boit dans de petites coupes finement décorées, dans des flasques à whisky ou... en bâtonnet de glace. S'abreuver au cou d'un quidam confine ici au manque d'éducation, aux mauvaises manières (celles de la soeur d'Ève). Et quand il faut s'y résoudre, par nécessité, alors on s'excuse poliment avant...
Jarmusch invente aussi pour ses vampires de nouveaux pouvoirs (une forme de connaissance par les mains, une capacité à communiquer par les rêves...), mais les dote surtout d'une immense culture acquise au fil des siècles et qu'ils portent en eux pour l'éternité (a priori), puisqu'ils sont immortels. De cette "profondeur" historique Jarmusch tire un pur fantasme d'érudition (Adam a ainsi connu à la fois Byron, Schubert, Einstein ou Cochran) et un décalage souvent comique. C'est aussi l'occasion pour le réalisateur de déclarer son amour aux arts et aux sciences, aux chefs-d'oeuvre ou découvertes qui ont traversé le temps, et à leurs auteurs. Il y a ainsi, dans ce film, l'expression d'un certain culte voire fétichisme (la collection de guitares d'Adam, les livres pour seul bagage d'Ève) et un petit côté "panthéon personnel" avec ce plan sur un mur couvert de photos, où l'on peut distinguer Kafka, Baudelaire, Burroughs... Autant d'artistes maudits ou peu reconnus en leur temps, que Jarmush associe par analogie aux personnages principaux de son film, les vampires, ces êtres de l'ombre, ces mal-aimés... Le cinéaste s'amuse ainsi à nous présenter l'écrivain Christopher Marlowe (sous les traits de John Hurt) non seulement comme un vampire, mais aussi comme le "nègre" de Shakespeare. Et fait de Schubert le plagiaire de certaines oeuvres d'Adam... Tout cela est très amusant, même s'il y a parfois dans ces "gourmandises" culturelles un petit côté plaqué, qui fait du scénario un prétexte à énumérer des goûts personnels, au détriment de l'histoire du film (que certains trouveront peu "dramatisée"). Par exemple, Jarmusch nous fait écouter une composition de la chanteuse contemporaine Yasmine Hamdan, dont il fait commenter le talent par l'un de ses personnages... Même bémol concernant certains propos sur la décadence de l'humanité, où l'on entend trop la voix du réalisateur, que l'on a d'ailleurs rarement senti aussi las et désenchanté. Les humains sont ici traités ironiquement de zombies, bêtes et destructeurs, s'apercevant toujours trop tard de leurs destructions. Jarmush en profite pour balancer une petite pique à Hollywood en présentant Los Angeles comme la "capitale des zombies", là où lui-même ne trouve plus de financement pour ses films (en témoigne cette étonnante coproduction germano-anglo-franco-chypriote).
En matière d'état des lieux par temps de crise, le film se montre finalement plus subtil quand il est moins bavard, notamment quand la caméra présente Détroit comme un no man's land déserté et en ruines, saisi au gré de longs travellings tristes et beaux. Mais c'est en transcendant ces constats déliquescents par une dimension romantique que Jarmush confère vraiment à l'ensemble une certaine grâce. Le titre, Only Lovers Left Alive, porte cette dimension : l'idée d'un amour qui aide à traverser le temps, à survivre. Pour incarner cet amour, Tilda Swinton et Tom Hiddleston forment un beau couple de cinéma, elle irradiant d'une lumière pâle presque irréelle, lui renfrogné dans ses ténèbres. Un couple black and white, très poétique.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 20 février 2014
C'est long... très (trop) long.. voilà ce que je me disais en voyant le film. La cause? Surement le fait qu'il n'y ait pas de but pour les personnages, on passe juste un moment de leur vie quotidienne, dans l'ennui, avec eux.
Ce film ressemble beaucoup aux livres d'Anne Rice, que se soit "entretien avec un vampire" ou "Lestat le vampire". Contrairement à eux, ici, l'état tourmenté des personnages n'est pas développé, on en apprend très peu sur eux. C'est un film contemplatif avant tout.
Le personnage de la sœur, sorte d'adolescente pour teenage movie, vient mettre un peu d'animation dans l'histoire, mais ce mélange de genre n'est pas des plus réussi.
Sinon on a le droit à l'exposition du côté intellectuel des personnages qui peuvent réciter beaucoup de noms de personnes célèbres et des noms de divers objets en latin.
Au milieu de toute cette dépression ambiante, l'amour semble la seule raison de vivre.
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2014
Jamais le cinéma de Jim Jarmusch n’a semblé autant en osmose avec son sujet. Le rythme lent, hypnotique, qui caractérise sa mise en scène s’accorde ici à la perfection avec l’immortalité lasse de ses personnages principaux. Joués par Tilda Swinton et Tom Hiddleston, extraordinaires, Adam et Eve sont un couple de vampires fatigués de vivre, plongés dans une torpeur dépressive qui fascine et contamine le spectateur. Comment supporter le passage des années alors que l’appel du vide se fait d’autant plus pressant ? Déçu par l’évolution de la société actuelle, ayant perdu toute foi en l’homme et en sa société qui semble se rapprocher de plus en plus de sa perte, les vampires de Jarmusch n’ont plus qu’une seule raison de survivre : la musique, et l’art en général.
On se laisse griser par la bande son (composée par le groupe de Jarmusch, SQÜRL) et gagner peu à peu par la mélancolie de ces êtres épuisés et solitaires.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 20 février 2014
Jarmusch fout les codes du film de vampire en l'air. Il a bien raison, il n'y a pas que Bram Stocker dans la vie, et puis il est difficile de passer après Coppola. Ainsi l'héroïne n'est ni une vierge effarouchée, ni un monstre sanguinaire, mais une belle dame mature romantique et amoureuse (mais vampire tout de même). Ceci posé, le début du film est une telle épreuve qu'on a envie d'arrêter les frais, et quand c'est long, c'est long ! Après ça va mieux et l'histoire (pas bien compliquée l'histoire) se déroule enfin, fournissant à Jarmusch prétexte à affirmer sa misanthropie aiguë : en gros l'homme n'est qu'un prédateur inconscient (jusque-là, ça peut encore aller) et les belles réussites artistiques ne sont pas de son fait puisque ce sont des vampires qui ont écrit les pièces de Shakespeare et la musique de Schubert (pincez-moi, je rêve). Jarmusch ne semble d'ailleurs pas faire grande différence entre un accord de guitare électrique et une sonate de Schubert !). Sinon, sachez que le vampire a toujours plein d'argent dans ses poches (il vient d'où ?). Ah, les deux protagonistes s'appellent Adam et Eve (on admirera l'originalité) et il y a aussi la sœur d'Eve qui s'appelle Ava et qui est une vampirette mal élevée (quand elle a soif, elle vampirise ses potes, mais on ne sait pas pourquoi elle casse des guitares). Vers la fin Jarmusch nous filme une chanteuse libanaise (assez sexy) pendant 3 minutes sans qu'on ne saisisse bien le rapport avec le film. Bref tout cela est bien décousu, se regarde le nombril et ne marquera pas l'histoire du cinéma.
labellejardinière
labellejardinière

97 abonnés 276 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 février 2014
Interminable séance de nombrilisme "jarmuschien", via une variation sur l'amour-passion, version "Eternel Retour", ici entre 2 vampires, Adam et Eve. Ce qui donne un film, qui n'est ni un film sur la passion, ni un film sur les vampires. De "l'auteurisme" classieux, nocturne et terriblement ennuyeux (plus de 2 h), à réserver sans doute aux seuls initiés, zélateurs inconditionnels du cinéaste. Tilda Swinton sauve vaguement les meubles, à certains moments. Des flots de "musique" en agrément, là aussi pour les seuls inconditionnels du genre. Dont je ne suis pas.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 20 février 2014
Soporifique, erratique, accumulant les clichés modernes sur les vampires en voulant les éviter, confus particulièrement dans sa méconnaissance des sujets qu'il souhaite traiter : théâtre, transcendance, physique quantique et son utilisation pour justifier l'amour éternel n'en sont que quelques exemples dans un silo à grain ou Jarmusch ne fait que picorer. La prochaine fois il faudra se renseigner plus loin que Wikipedia et éviter l'étalement de science pseudo musicale, surtout quand on suggère à demi mot que les rockeurs seraient les descendants artistiques de Schubert ...
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2014
4 ans après ce qui demeure son plus mauvais film "The Limits of control" (2009), Jim Jarmush revient avec la ferme intention d'offrir une alternative dans le sous-genre du film de vampire, revenu à la mode depuis quelques années. On suit donc Adam et Eve, un couple de vampire qui s'aiment comme au premier jour, c'est-à-dire il y a quelques siècles. Etant au 21ème siècle le couple assouvit sa soif de sang humain via un marché noir. Plus qu'un film de vampire Jarmush signe un film romantique sur l'amour éternel. La photographie est toujours aussi soignée, le rythme lancinant est typique de Jarmush et il en profite également pour semé son récit d'une multitude de références littéraires (Mary Shelley, Lord Byron, Christopher Marlowe...) et musicales (White Stripes...). En prime un couple magnifique formé de Tilda Swinton et Tom Hiddelston, sorte d'être hors du temps et hors du monde qui ne survivent que pour le plaisir d'être encore ensemble. Par contre si le film est assez envoûtant, mélancolique, la durée de 2h03 est excessive. Dans le style on peut penser au film "Les prédateurs" (1983) de Tony Scott qu'on préférera, l'option vampire étant plus fouillée et avec moins de longueurs. Néanmoins Jim Jarmush signe là un film qui ne laisse pas insensible notamment d'un point de vue esthétique, sorte de poème gothique à travers les âges.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 février 2014
Les dialogues les plus stupides de l'année ! Et une histoire complètement creuse. Nos deux vampires seraient donc Adam et Eve, auraient traversé le temps jusqu'aujourd'hui, auraient écrit la plupart des grands chefs-d’œuvre de l'histoire de la littérature et de la musique...!?!? Leur ami John Hurt, alias Christopher Marlowe, serait en fait Shakespeare (un secret longtemps gardé) ce que ne manque pas de nous rappeler le scénario toutes les dix minutes environ. C'est lourd, lourd, lourd. Hormis les ambiances, ça n'apporte rien. Une sorte de clip creux entrecoupé de passages dialogués ineptes. Tellement nul que, je l'avoue, je suis parti au bout d'1h15 (vous ne me ferez pas croire que la fin est bien !).
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