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Skipper Mike
111 abonnés
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2,5
Publiée le 23 décembre 2013
Avant toute chose, il convient de préciser que, malgré son titre, "La Chute de la Maison Usher" n’est en rien une adaptation du conte du même nom. Si l’on retrouve bien quelques noms de personnages et des traits de l’intrigue originale, le scénariste Richard Matheson s’est débarrassé de tout ce qui faisait la subtilité de l’histoire d’Edgar Allan Poe pour assembler un script bancal de film d’épouvante. Ainsi, par exemple, nulle trace de la mélancolie poisseuse qui faisait la beauté du chef-d’œuvre premier. En soi, je n’ai aucun problème avec le fait de s’inspirer d’une œuvre connue pour créer tout autre chose ; malheureusement, le film ne possède rien de bien mémorable pour compenser les lacunes : Mark Damon est assez fade, les éclairages bien trop puissants pour instaurer une ambiance sombre et l’histoire en elle-même peu passionnante. Restent tout de même quelques scènes assez fascinantes qui valent largement le coup d’œil, notamment le récit par Roderick Usher de l’histoire familiale illustrée par les portraits horrifiques de ces ancêtres, l’agrandissement progressif de la fissure zébrant le manoir et le rêve à tendance expressionniste que connaît Philip Winthrop.
Malgré la présence d'un budget semble t'il bien mince, Roger Corman arrive sans aucun problème à créer un climat bien morbide concernant cette adaptation de la célèbre nouvelle d'Allan Edgar Poe. La mise en scène fait preuve d'une certaine richesse, car on peut y trouver pas mal de suspense et aussi certains moments bien effrayants. Le scénario concocté par l'écrivain Richard Matheson est en plus particulièrement bien écrit, les décors bien lugubres sont très bien conçus et nous avons le droit en plus a une performance majuscule du grand Vincent Price qui s'avère brillant dans le rôle de Roderick Usher. Petite déception, par contre, concernant la performance assez moyenne de Mark Damon, mais cela n'empêche évidemment pas de prendre beaucoup de plaisir à suivre "La Chute de la Maison Usher".
Double critique pour double programme puisque j'ai regardé les deux premières adaptations (enfin si on ne compte pas celle de 1950) de la nouvelle éponyme d'Edgar Allan Poe. Et, comme je l'ai mentionné dans ma précédente critique, je ne vais pas jouer au cinéphile féru de films muets mais... bah pour le coup, j'ai préféré la version de Jean Epstein. Pourtant ici, tout est réuni pour une œuvre qui s’approche davantage du "spectacle" relativement sensationnaliste puisque c'est Roger Corman, le roi du film bis, qui s'occupe de l'adaptation et puis il est également accompagné de Vincent Price, véritable star du même genre. Mais justement, ça fait un peu trop bis et je ne suis pas parvenu à rentrer dedans. Pourtant, nous ne sommes pas dans de l'horreur pure, le réalisateur souhaite garder l’ambiguïté à ce niveau-là et c'est un peu au spectateur de s'en faire sa propre analyse mais j'ai trouvé le film un peu longuet. Et surtout un peu trop Hammer. Effectivement, durant la même période, le studio britannique produisait les mêmes genres de films fauchés, se déroulant majoritairement dans des décors intérieurs et surtout en costumes d'époque. Et on retrouve un peu le même rythme, la même ambiance et surtout, encore une fois, les mêmes effets fauchés qui n'impressionnent plus personne. Ainsi, j'avoue avoir trouvé le temps long même si Price met beaucoup de cœur à l'ouvrage en espèce de dandy tout droit sorti du "Bal des vampires". Ainsi, malgré un film beaucoup moins manichéen qu'il n'y parait avec des personnages réellement psychologiquement travaillés et une maison qui semble respirer tout au long de l'intrigue, "La Chute de la maison Usher" ne m'aura pas plus emballé que ça.
Roger Corman, multipliant les séries Z à budget réduit, s’attaque à un projet plus ambitieux en adaptant une célèbre nouvelle d’Edgar Allan Poe. Il y construit un univers gothique élégant dans lequel surnage Vincent Price. Quatre acteurs, une maison glauque voire hantée voilà qui suffit à narrer une histoire angoissante de jalousie, de possession, de folie.
C'est le premier long métrage que je vois du réalisateur et producteur Roger Corman et il a du talent le gaillard !! "La chute de la maison Usher" est une adaptation d'un livre d'Edgard Poe et le fait de voir une icone du cinéma fantastique Vincent Price m'a donné envie de découvrir ce film. L'histoire se passe essentiellement dans un chateau ou les alentours sont assez sinistres et l'on voit un jeune homme y arrivait pour rendre visite à sa petite amie auquel ils ont pour projet de se marier. Il voit à l'entrés un serviteur qui lui dit qu'elle est malade mais ne peut pas la voir. Il insiste et la voit ainsi que son frère qui lui disent qu'ils ne peuvent pas quitter le manoir qui est en faite hantée. L'ambiance est glaçante et énigmatique dans cette maison géante. Le metteur en scène Roger Corman signe une oeuvre mystérieuse et envoutante dont certains passages ont été copiés par Francis Ford Coppola pour 'Dracula"en 1992 (je crois mème que Corman a lancé la carrière de Coppola mais j'en suis pas sure). "La chute de la maison Usher" vieillit bien avec le temps avec quatre acteurs durant tout le film a commencer par Vincent Price excellent tout comme ses partenaires Mark Damon, Myrna Fahey et Harry Ellerbe. A découvrir.
Nouvelle incursion de Roger Corman dans l'oeuvre mythique d'Edgar Allan Poe. "La chute de la maison Usher", avec en vedette rien moins que Vincent Price, est fidéle à la nouvelle du maitre. Un saut dans le fantastique agréable à voir même si Corman a, pour moi, fait mieux dans la genre. 3 / 5
Evidemment loin d'être un chef d'oeuvre pour le Cinéma et pour Corman, la première des huit adaptations de Poe souffre d'une réalisation ennuyeuse et très lourde. Décor kitch, musique omniprésente et oppresante sans aucune originalité, jeu d'acteur pompeux font souffrir le specateur.
✍️⬛️ On est très loin de mon enthousiasme après avoir vu la mini-série signée Netflix. Et pour cause, les personnages sont peu nombreux, le décor est limité, le scénario manque de rythme. Je regrette aussi l'absence du surnaturel, ce qui est à mes yeux, un gros point négatif 類 En ce qui concerne les points positifs : c'est Vincent Price qui sauve ce film du désastre. Son charisme et son talent font que l'on ne s'ennuie pas devant cette proposition d'une nouvelle signée Edgar Allan Poe. La musique nous permet de bien nous ancrer à l'histoire : à la fois douce, intrigante et inquiétante. La mise en scène est assez soignée. Ce n'est pas une ambiance à la Hitchcock, mais cette adaptation vaut tout de même le détour, pour le peu qu'on aime Edgar Allan Poe ou les films des années 60 ️⬛✍️
Post-gothique. Roger Corman est le Terence Fisher de son époque. Donnez-lui trois bouts de ficelle et un peu de ketchup, il vous fait un film fantastique qui sent bon le homemade. Dans les début des 60’s, il s’est lancé dans l’adaptation en série de nouvelles de Poe. Dans celle-ci, un homme va voir sa chérie avec qui il est supposé se marier. Son futur beau-frère lui apprend qu’elle est malade et le congédie du manoir familial. Sauf que le gars reste et va découvrir l’étrange malédiction qui frappe la famille. Les décors (de studio) sont très beaux et l’ambiance est toute en brume épaisse et en orages de machinistes. L’intrigue avance efficacement, sans temps mort et c’est ça aussi le style Corman. On ne s’embarrasse pas des chichis et on va là où on doit aller. On appréciera un crescendo menant à une fin épique et on en redemandera, sans autre forme de politesse.
Une histoire assez sombre sur une malédiction, réelle ou non? Vu la fin on a une réponse. Les décors sont vraiment magnifiques, à la fois gothique et baroque. La performance de Vincent Price est très bonne, un espèce d'aristocrate torturé. Mais le film manque beaucoup de rythme, il est trop bavard et on peut vite s'ennuyer s'il n'y avait pas quelques plans intéressants comme celle des tableaux de la famille. Néanmoins l'ambiance fantastique est bien ressentie.
Cette adaptation de l'effrayante nouvelle de Poe parvient, dans l'ensemble, à convaincre le spectateur, bien celle-ci a terriblement vieillie. En effet, le film bénéficie de certaines longueurs et d'une histoire assez différente de la nouvelle originale. La prestance extraordinaire de Vincent Price, maître absolu de la Hammer et le final réussissent malgré tout à maintenir le spectateur en haleine.
Adaptation à l’ambiance macabre et mystique que j’ai beaucoup aimée. C’est tout ce que les films d’horreur du même style qui sortent aujourd’hui ne réussissent plus à faire. Poser une tension palpable et construire une base solide à une histoire qui gagne en intensité peu à peu jusqu’à exploser sans pour autant tomber dans le ridicule. C’est maîtrisé de bout en bout notamment grâce à un Roger Corman débordant d’idées. Une œuvre qui survit parfaitement à l’épreuve du temps sauf sur certains travellings assez saccadés et la direction du casting. J’ai toujours du mal avec ces acteurs qui en font des caisses trop souvent comme si chaque scène était la plus dramatique possible. Sinon, j’ai vraiment passé un super moment devant, j’aurais même voulu que cela dure plus longtemps. 14,5/20