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Steven O.
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3,5
Publiée le 8 mars 2018
Enfin un film français qui s'intéresse à un scandale de notre histoire et notre époque. C'est assez rare pour le souligner malheureusement.
D'autant plus que ce scandale est liée aussi au destin d'une héroïne de tous les jours en la personne du Dr Frachon.
La mise en scène est intéressante car traiter d'un dossier aussi compliqué dans tomber dans un jargon médical et procédurier indigeste n'est pas chose aisée mais Emmanuelle Bercot sans sort honorablement.
Certes parfois j'ai lâché un peu prise sur certains plans et scènes assez lentes et parfois inutiles mais dans l'ensemble c'est très correct.
L'actrice principale est vraiment investi dans son rôle et donne vraiment corps au personnage tout comme Magimel mais qui disparaît un peu de la circulation dans le dernier tiers.
Le combat qu'à mené cette femme est remarquable de ténacité de courage. Faire face à ces hautes autorités emplies de vanité et d'orgueil à l'encontre de cette "pneumologue brestoise" fait froid dans le dos quant au fonctionnement dune partie de la médecine dans notre pays et des conivences très fortes avec les laboratoires.
Pourquoi ne pas demander au Dr Irène Frachon ce qu'elle pense du film qui relate ce scandale pharmaco-financier et politique qu'elle a eu le courage de dénoncer ? Je cite ses propos relatés par Alexandre Pouchard dans le Monde du 12 décembre 2012 :"Ce film est réaliste, palpitant. Et très porteur. C’est une autre façon de témoigner qui est majeure pour contrer le déni de réalité de trop de médecins, et du laboratoire. Le film montre la souffrance des victimes, l’horreur du crime, il y a même une scène d’autopsie très importante. Il montre aussi combien les autorités de santé ont failli à leur mission. Je suis très sollicitée par les étudiants en médecine pour des projections-débats. Je fais parfois 1 000 kilomètres en voiture, mais j’y vais. Et on débat deux heures avec passion". Une petite question seulement : pourquoi avoir choisi Sidse Babett Knudsen, une actrice danoise, pour camper -- très bien d'ailleurs -- cette héroïne née à Boulogne-Billancourt et pneumologue au CHU de Brest ? Il y a sûrement une raison mais j'ignore laquelle.
C'était tout à fait nécessaire de porter à l'écran la bataille de ce médecin et ce scandale sanitaire. Le film est rythmé, intense et bouleversant. L'actrice principale est excellente. On voit bien tous les protagonistes en jeu dans cette affaire. Attention toutefois à deux/trois scènes assez dures.
S'inscrivant dans une grande tradition de films à portée politique sur les grands scandales de notre époque, cette Fille de Brest est un long exposé du difficile combat pour faire éclater une vérité face aux puissants lobbys, lesquels maîtrisent jusqu'aux autorités de contrôle censées les surveiller. La démonstration est précise, longue, hélas un peu trop chargée en termes abscons qui rendent le film un peu hermétique par moments. Impression encore renforcée par le foisonnement de personnages et des interprétations correctes mais pas enthousiasmantes. A cet égard, je dirais que le point noir du film est quand même, n'en déplaise à certains, son actrice principale: si Sidse Babett Knudsen n'est pas dénuée de talent, elle apparaît en déphasage quasi total avec tout le reste de la distribution par son côté profondément exalté. C'est évidemment un choix narratif qui a été effectué mais, en l'absence de réel antagonisme sur ce plan, cela donne le sentiment d'un numéro soliste trop exagéré qui a tendance, vu la longueur du film, à nous fatiguer un peu. Néanmoins, la réalisation demeure efficace et suffisamment rythmée pour maintenir le spectateur dans l'histoire.
Le film arrive à nous captiver avec des ressorts bureaucratiques (les agences de sécurité sanitaire qui pensent autant à couvrir leurs arrières et leurs compromissions), médicaux, et aussi humains, le tout sans céder à aucune facilité Un bon film, un excellent divertissement, avec une profondeur qui vous laisse plein de sujets de réflexion en sortant.
Ce film raconte l'histoire d'Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, du mois d'avril 2009 au mois de janvier 2011 lorsqu'elle a voulu dénoncer les dangers du Mediator, un médicament très toxique en vente depuis 30 ans environ. Bien que traitant d'un sujet à priori austère, l'histoire parvient à être intéressante en présentant de manière accessible les démarches qu'a du mener Irène Frachon pour faire reconnaître les méfaits du mediator, soulignant à quel point il lui a été difficile d'être prise au sérieux. Les répercussions sur sa vie professionnelle et privée sont mises en avant, ainsi que les conséquences pour les personnes l'ayant soutenue. Au-delà de cela, ce film dresse le portrait d'une personne très dynamique, bien interprétée par Sidse Knudsen.
Apres la justice des mineurs (la tête haute) Emmanuelle bercot radiographie, sans éviter certaines maladresses ce scandale sanitaire majeur. Elle rend hommage au courage exemplaire de cette femme d'exception incarnée avec conviction par cette actrice danoise Sisdse Knudsen
Le sujet est important : le combat de la pneumologue contre le laboratoire Servier et l’inertie des services de santé pour faire éclater le scandale du Médiator. Il est traité de façon à la fois forte et plaisante…
Peut-être trop plaisante en fait : Sidse Babett Knudsen, qui joue le rôle la pneumologue, est superbe, pleine de charme et d’entrain ; elle a un mari discret, compréhensif et plein d’humour, des enfants marrants… Un peu trop pour être complètement crédible ; c’est un peu dommage.
Ceci dit, Irène Franchon, la pneumologue donneuse d’alerte dans la vraie vie, a peut-être le même charme que Madame Knudsen…
La guerre pour faire interdire le Médiateur va conduire le Docteur Frachon, pneumologue, qui constate des décès troublants au sein de son hôpital, va mener une guerre de longue haleine pour arriver à le faire interdire. Sidse Babett Knudsen, excellente, se montre pleine de détermination et qui ne reste pas toujours dans la délicatesse, va combattre jusqu'au bout.
Houlala ! Ce film est incroyable. Il en revient le mérite à son actrice principale. Bien documenté, sans excès de pathos. Les 2 heures du film passent très vite.
Quel film, quelle énergie, quelle actrice et surtout mais quel scandale !!!! Le début peut être assez difficile à comprendre (les termes médicaux) mais une fois que l'histoire est lancée et que l'on est pris par l'énergie de l'héroïne et la réalisation on se laisse embarqué dans ce film époustouflant. Courez-y !!!
Pas beaucoup de surprise, une bonne explication/résumé sur une histoire réelle.
Je suis surpris de ne pas avoir fait d'avis pour ce film, probablement plutôt que l'application allociné a planté et que j'ai perdu ce que j'avais écris.
Pour autant que je me souvienne, le film est un peu difficile a suivre, un peu trop de personnage, les liens entre eux / qui est qui difficile à suivre. du coup le film est très intéressant, mais on ne comprend pas tout. Surtout pour ce qui concerne le parcours et le fonctionnement du dossier de vigilance sanitaire, les commissions qui étudient l'alerte,
C'est bien joué, bien fait, les mécanismes en jeu sont bien montrés (impact professionnel/familial, sentiment d'incompréhension, de manque de soutien, de déni des autres, ...)
Œuvre de combat, La Fille de Brest dispose de deux atouts qui lui permettent de dépasser son statut de reconstitution inspirée de faits réels : il y a d’une part le rythme de sa mise en scène, assez inventive au demeurant, qui articule les grandes étapes du scandale Médiator avec clarté et efficacité ; il y a d’autre part l’énergie de ses acteurs, en particulier de son actrice principale, Sidse Babett Knudsen, dont la relation avec Benoît Magimel donne lieu à une alchimie boiteuse des plus touchantes, boiteuse parce qu’elle réunit deux tempéraments diamétralement opposés qui s’apprivoisent au nom d’une même foi en la santé et la justice. En dépit de sa longueur et des petites répétitions qu’elle occasionne, le film intrigue de bout en bout, nous permettant d’entrer dans les coulisses d’une affaire complexe qui continue de trouver une résonance aujourd’hui, en cette période de crise sanitaire. Ici se tient donc la preuve de sa valeur : soit un long métrage qui réussit à dépasser les faits qu’il adapte pour incarner la lutte universelle d’une équipe de médecins, et d’une pneumologue en particulier, contre l’emprise de grands groupes pharmaceutiques qui troquent la santé contre de l’argent. Emmanuelle Bercot brosse en creux un très beau portrait de femme, quoiqu’un peu excessif par instants, qui a le mérite immense de représenter une héroïne des temps modernes sans idéalisation ni grandiloquence, le personnage apparaissant maintes fois insupportable et agressif. Tout autant drame que thriller, La Fille de Brest s’affirme telle une course à la vie haletante qui atteste la vitalité du cinéma français et sa propension à s’emparer, par la fiction et le cinéma, de sujets sociétaux brûlants.
C'est un dimanche soir, que je suis allé voir ce film. C'était le bon jour, cela m'a rappelé le plaisir du film dominical télévisuel. Depuis Borgen, j'aime Sidse Babett Knudsen et c'est un plaisir de la voir incarner Irène Frachon. Les séances durant lesquelles elle est auditionnée en pantacourt sont touchantes. Cela nous renseigne sur le combat de cette femme, qui a dû médiatiser son combat pour faire entendre le scandale du Médiator. Entre la rentabilité d'un produit et les conséquences nocives sur l'humain, le choix est d'abord orchestré par la rentabilité. Ce n'est pas la protection des emplois, qui est alors visée, mais bien l'appat du gain. Le mandarinat de la recherche médicale est pointé du doigt dans ce film. Je crois quand même que ce que relate "La fille de Brest", c'est le pouvoir du verbe. Qui prend la parole a le pouvoir, qui se tait se soumet. Lorsqu'une parole est entendue, elle est reconnue, puis comme telle relayée et dès lors elle conquiert la possibilité de dénoncer, d'énoncer. Le combat d'Irène Frachon n'est pas celui d'une conquête narcissique, comme on a tenté de l'en accuser. Elle en a été blessé, car ce qu'elle visait, c'était la protection des patients. Courage et insouciance ont été ses moteurs, ses enfants et son mari semblent avoir été derrière elle, comme un précieux soutien. Benoit Magimel a énormément grossi et c'est troublant...
Emmanuelle Bercot raconte le combat du Docteur Irène Frachon, pneumologue à Brest, surnommée "la fille de Brest". C'est un combat de David contre Goliath, du Dr Frachon contre les laboratoire Servier. Avec son équipe, elle a en effet découvert et démontré la toxicité du "Médiator" (entre 500 et 1000 décès), utilisé chez des patients diabétiques et provoquant de graves problèmes cardiaques.
Malgré 2 bémols (des scènes crues et une lisibilité un peu opaque du monde des instances pharmaceutiques), je trouve ce film excellent. Bien sur pour ce qu'il dénonce, à savoir le pouvoir et l'infiltration des laboratoires dans le milieu médical, pharmaceutique, universitaire et de la recherche. Mais aussi parce qu'il est construit comme un thriller, sur un rythme soutenu et haletant.
Bravo à Sidse Babett Knudsen qui incarne Irène Frachon avec passion, émotion et conviction. C'est elle qui porte le film de bout en bout.