un bon début on dit qu'on va se régaler, puis on sombre dans l'ennui,dans l'incompréhension d'un scénario mal ficelé. et les invraisemblances s'enchainent , c'est bien dommage car le casting était alléchant.
Par où commencer ? L'histoire est d'un plat incroyable , aucune intensité dans le jeu des acteurs . Auteuil est absent du film tout comme Kassovitz . La réalisation est digne de Derrick . Une chose de bien c'est la scène de fusillade du début c'est tout .
Non pas que ce film soit mauvais, les moyens sont là, les acteurs sont là, l'histoire promet d'être celle d'une enquête menée à fond face à des braqueurs sans scrupules....mais les scénaristes ont ils subitement souffert d'une crise de schizophrénie en pleine écriture?? Arrivé à un certain moment du film on se demande vraiment comment en est on arrivé là? Où va t-on? Ce film traitera t-il de la fête des fleurs? Dommage que ces histoires croisées, mises bout à bout, ne forment vraiment pas un tout cohérent car il y avait là un bon potentiel.
Un polar musclé, américanisé, emmené par un casting des plus solides mis en scène par l'italien qui su se faire connaitre grâce à l'excellent "Romanzo criminale" (2005)... Bref tout pour offrir un vrai bon polar. Le prologue est d'une efficacité redoutable et on sent un vrai travail en amont sur les personnages ; très bon point sur la direction d'acteur notamment, le cabotinage a été clairement exclu et évité. Pur film à la forte ambition d'arrivé au niveau des chefs d'oeuvre du genre. Efficace dans ses scènes d'action, nerveux et avec une bonne dose de tension le film semble lancé pour être un must. Mais voilà, le scénario est un tantinet trop complexe. En effet à vouloir soigné une certaine densité dans le récit ce dernier s'éparpille et finit par parasité un peu l'intrigue principale. D'ailleurs au début on se demande à un mometn pourquoi un sniper de ce niveau réussi tous ses tirs sauf lorsque ça concerne le commissaire (un grade qu'on verrait jamais sur le terrain soit dit en passant)... Au final ce n'est ni plus ni moins qu'un polar choc qui gagne grâce à ses acteurs et ses personnages mais qui pêche par un scénario trop ambitieux et gourmand. Néanmoins à conseiller aux amateurs du genre.
Un bon polar dans la lignée de ceux des années 70 (ventura/giovanni), Noir avec des truands et un code. Le duo Auteil/kassovitz est très convaincant. Question scénario, il aurait un meilleur travail de finition pour pas aller trop vite dans l histoire. L histoire de tueur en série de jeune fille est en trop et n apporte rien a l histoire. D ou un 3 au lieu de plus.
Très bon thriller signé Placido . Pas de temps mort . Plusieurs sujets sensibles et mis en cause. Auteuil est plutôt moyen contrairement aux excellents Gourmet et Kassovitz. Passé un bon moment
Première réalisation sur le sol français de la part du cinéaste italien Michele Placido, connu du grand public grâce à Romanzo criminale (2005). Avec Le Guetteur (2012), un thriller dont le scénario a été coécrit par deux français, il tente de lui insuffler une légère touche de polar à l’américaine. En brassant plusieurs sous-intrigues, le film s’éparpille mais ne perd pas pour autant le spectateur en cours de route. Le film narre l’histoire d’un commissaire qui est sur le point de mettre fin aux agissements d’un gang de braqueurs de banques. Alors que leur arrestation était imminente, un tireur d’élite décime les ¾ des effectifs de police présent sur les lieux. S’engage alors de la part du commissaire, une chasse à l’homme qui ne pourra réellement prendre fin que lorsque tous membres présumés sur gang seront sous les verrous et surtout le fameux tireur d’élite. Musclé et sans temps mort, entre trahisons, manipulations et faux-semblants, mise en scène sur les chapeaux de roue et acteurs plus que crédibles au rendez-vous (Daniel Auteuil, Olivier Gourmet & Francis Renaud, seul Mathieu Kassovitz fait défaut), Michele Placido réalise là un passionnant thriller.
Michele Placido, le réalisateur italien de "Romanzo criminale" réveille la noirceur latente du polar français en utilisant les codes des anciens films de genre et en s’inspirant des chefs d’œuvre de Melville ou d’autres, tel que "Garde à vue". Les acteurs incarnent parfaitement leurs personnages, Daniel Auteuil dans la peau du rôle classique d’un flic tourmenté, tandis qu’Olivier Gourmet et de Mathieu Kassovitz ont droit à des personnages, à priori au moins, plus troubles. Kassovitz, par exemple, réussit, grâce à son jeu soutenu, parvient à rendre ses scènes de mutisme plus intenses que beaucoup des ses dialogues. Cependant, le scénario confus et la mise en scène redondante freinent la fluidité de cette intrigue, du fait de son accumulation de clichés, de la dispersion désordonnée des pistes de l’enquête et d’une conclusion facile. Au final, ce projet ambitieux s’est engouffré dans le piège du réchauffé mal digéré.
Si le face à face entre Daniel Auteuil et Mathieu Kassovitz tient toutes ses promesses, la durée du film (1h30) est étonnamment courte compte tenu de toutes les pistes et intrigues secondaires abordées. Du coup de nombreux raccourcis scénaristiques peuvent être interprétés comme des incohérences grossières. Trois films en un. Par ailleurs, on retiendra une certaine complaisance à filmer la violence et pas assez d’explications sur les motivations des personnages. Dommage pour le réalisateur italien Michele Placido qui nous avait habitués à mieux avec Romanzo Criminale notamment. Placer sa fille, la jolie Violante, au générique ne suffit pas… Heureusement que Mathieu Kassovitz et Olivier Gourmet apportent relief, intensité et complexité à leurs personnages.
Je n'ai pas été convaincu par Le Guetteur de Michele Placido. Pourtant, il y a de bons acteurs : le trio Daniel Auteuil (même s'il se traîne un peu sur les scènes d'action, faut dire qu'il n'a plus 20 ans), Olivier Gourmet (ambigu à souhait) et Mathieu Kassovitz. Un Mathieu Kassovitz limite meilleur que les films qu'il réalise. C'est au niveau du scénario que le film pêche avec pas mal d'idées qui auraient pu donner quelque chose de sympa si Placido avait pu les exploiter jusqu'à bout. Il n'a pas écrit le scénario. Finalement je me demande s'il a pu avoir les pleins pouvoirs sur le tournage. On a un flic qui met la main sur une bande de braqueurs qui évite toute violence inutile. Cette bande est menée par un redoutable sniper (Kassovitz donc) qui va décimer toute l'escouade de flics à lui tout seul. Mais un des associés va se mettre à balancer au flic ou à tuer les membres de la troupe pour détenir la totalité du butin. Plutôt que de s'attarder sur ce groupe de voyous qui se désagrège, les scénaristes ajoutent un prédateur sexuel, et un peu de politique puisque le fils du flic incarné par Daniel Auteuil est un ancien soldat d'une unité spéciale mort en Afghanistan, unité dont faisait partie Kaminski (Kassovitz). Vous suivez ? Dommage que toutes ces intrigues secondaires ne soient pas un peu mieux reliées entre elles ou qu'elles ne soient pas passées à la trappe carrément. Recentrer le récit sur le duel Mattei / Kaminski, comme sur l'affiche en fait, eut été plus judicieux.