Le guetteur n'est pas ma tasse de thé, trop rapide,trop incompréhensible,trop violent, trop sadique, trop invraisemblable mais je dois reconnaître que ce n'est pas n'importe quoi et que sa construction est aussi cohérente dans la forme que dans l'esprit. Le final totalement surréaliste met un point d'orgue à l'ensemble. C'est un véritable opéra de bruit et de fureur dans lequel le montage caractéristique du cinéma des années 2010 joue un rôle énorme. Toutes ces images finissent par vous prendre au piège et on sort un peu groggy de ce spectacle. Daniel Auteuil et Mathieu Kassovitz acquièrent de plus en plus de présence en vieillissant. Paris est bien filmé, bien reconnaissable et le méchant parfaitement réussi...Tout le reste dépend de la façon dont chacun perçoit l'art cinématographique.
« Le guetteur » est un petit film policier très classique dans la forme comme dans le fond ; mais qui, s’il n’enthousiasme pas, ne déçoit pas non plus. Nanti d’un casting plutôt luxueux (Daniel Auteuil, Mathieu Kassovitz et Olivier Gourmet), il consacre l’éternel affrontement entre les forces de l’ordre et les gangsters, avec il faut le dire la petite originalité de l’apparition en cours de route d’un autre type de criminel dont les crimes assez abjectes font s’unir à leurs corps défendant ces deux forces antagonistes. Les scènes d’actions sans atteindre le spectaculaire un peu too much des films américains sont vraiment réussies et offrent de belles séquences dans un Paris déserté. En somme un bon policier à la française, même si réalisé par un italien, qui offre de belles séquences d’action, une histoire assez réussie et une interprétation plutôt bonne, particulièrement de Gourmet. À voir sans empressement, mais à voir quand même.
Le début est prometteur, un flic, un tireur d’élite, un gang… Daniel Auteuil, Mathieu Kassovitz et Olivier Gourmet sont excellents. Les scènes d’action sont plutôt réussies. Mais tout ceci est gâché par un scénario brouillon. On s’y perd dans les histoires et les personnages principaux. Le tireur d’élite, personnage principal du début du film se fait voler la vedette par Franck un faux médecin très louche lui vole la vedette ! Alors que ces deux histoires auraient pu faire deux films. Comme si le réalisateur avait voulu raconter trop de choses. Les histoires secondaires sont nombreuses : Le flic qui n’arrive pas à tirer un trait sur le deuil de son fils soldat en Afghanistan, un gangster à la morphine, le braqueur et son avocate ex-femme, le docteur louche… à tout cela on rajoute les scènes de nuit, les scènes à la campagne avec un brouillard à ne rien y voir…..
Avec un tel casting, une belle scène de début, on est forcément déçu de ce polar qui se perd à trop vouloir en faire…
Le Guetteur est un excellent policier. Ce film est une chasse à l'homme haletante entre Mathieu Kassovitz et Daniel Auteuil tous deux parfaits. Un thriller qui ne manque pas d'action et de suspens le seul bémol est que le scénario s'éparpille un peu. Un sniper qui tire juste en pleine cible !
Un petit polar servi par de bons acteurs et de bonnes scènes d'action malheureusement desservi par un scénario aussi alambiqué qu'invraisemblable. Trop de directions, trop de sujets pour rendre ce film accrocheur. On perd le fil conducteur entre le tueur en série, les braqueurs, l'histoire du commissaire, etc... Pal mal mais sans plus.
Depuis 2005 et son excellent "Romanzo Criminale", l’italien Michele Placido semble être sur une très bonne lancée grâce à des films empruntant à différents genres et tous de qualité, avec ce nouveau long-métrage il signe de nouveau un polar mais majoritairement français cette fois-ci. Dans "Le Guetteur" nous suivons le destin croisé de deux hommes : le commissaire Mattei et Vincent Kaminski. Le premier est en charge de la plus grande chasse à l’homme jamais organisée afin de retrouver le second qui a aidé un gang de braqueurs de banque dans leur fuite en tuant un grand nombre de policiers. Un pareil synopsis annonçait un thriller haletant à mi-chemin entre Hollywood et les productions françaises souvent efficaces dans le genre. Mais finalement l’histoire ne répond pas aux attentes, le face à face entre Daniel Auteuil et l’excellent Mathieu Kassovitz ne dure pas assez longtemps et le scénario, en cherchant absolument à créer un lien antérieur entre les deux protagonistes principaux par exemple, se perd dans des directions inutiles. De très bons acteurs, une mise en scène soignée et efficace et l’intrigue sous-jacente ne suffisent pas à rendre "Le Guetteur" plus captivant que la moyenne.
Le réalisateur essaye de courrir plusieurs lièvres à la fois et perd de vue le sujet principal. On assiste du coup à un mille-feuilles ou chaque acteurs jouent sa partition en solo, à ce petit jeu c'est Olivier Gourmet qui s'en sort le mieux, mais au final on se dit tout ça pour ça!
"Le Guetteur" cristallisait beaucoup d'attentes lorsqu'il est sorti. Le face à face Daniel Auteuil / Mathieu Kassovitz laissait présager quelque chose de bon, tout comme le sujet du "guetteur" (avec quelques scènes de plombage de crânes à distance). Dans la pratique c'est autre chose : de un le face à face tant attendu se révèle plutôt mou et inconsistant, de deux le long-métrage n'est mais alors pas du tout centré sur ce personnage ni sur les tirs au snipe, et décrit en fait l'histoire d'un braquage qui tourne mal et d'une fuite ratée (enfin pas pour tout le monde). Cela donne lieu à des rebondissements certes intéressants mais qui font avancer le scénario droit dans le mur et perdent le spectateur en cours de route... C'est vraiment regrettable car malgré tout chacun peut y trouver son compte : le polar est âpre, violent et glauque, et le suspense est au rendez-vous. Et puis le casting, sans être exceptionnel, fait un boulot correct (seul Mathieu Kassovitz s'en sort véritablement bien). C'est pas du haut niveau mais bon pour un soir où il n'y a rien de bien à la TV, on peut s'en contenter.
Le guetteur est un polar plutôt honnête même si je l'ai trouvé un peu décevant. On dirait un peu du Olivier Marchal mais en moins bien. C'est noir avec une ambiance sombre mais le film part vraiment dans tous les sens et va trop vite. Une demi-heure supplémentaire aurait peut être été la bienvenue. Concernant les acteurs, Auteuil est comme toujours très à son aise dans ses rôles de flics. En revanche, j'ai trouvé Kassovitz assez inexpressif. Reste un bon petit polar mais sans plus.
Dans la veine des polars actuels français, "le guetteur" n'est guère plus originale. La faute à un scénario qui part dans plusieurs directions sans prendre son temps. On est confronté à des personnages typiques (flics, gangsters, sadique) qui manque de profondeurs. Dommage car j'ai trouvé le jeu des acteurs assez bon et la réalisation excellente, Placido a su installer une ambiance tendu qui nous maintient en haleine malgré les faiblesses du script. A quand un polar français digne de ce nom ?
Un polar français de bonne facture. La réalisation est chiadée, le casting est une réussite avec un étonnant olivier Gourmet, et l'idée de départ originale. Dommage que le scénario ne soit pas toujours crédible et parte un peu dans tous les sens ... Un film imparfait mais un agréable moment de cinéma tout de même. A conseiller.
La scène du braquage est superbe et le film démarre bien mais plus on avance et plus l'histoire est biscornu avec ce médecin taré et la coincidence entre le fils d'auteuil et kassovitz, ça s'endort un peu en milieu de film pour repartir jusqu'au final bref pas un grand film mais à voir une fois en passant.
Un bon polar -ça se fait rare- bien que l'intrigue et ses sous-intrigues s'emmêlent quelque peu et laissent le spectateur un poil perdu entre les fusillades. Péché du scénario ou du réalisateur ? Mais ne soyons pas trop difficile. Car le film des qualités. Au moins un son qui lui donne du relief, complété par une photo et un montage à remarquer. Les acteurs connaissent leur boulot et le réalisateur aussi.
Clairement, Le guetteur est le plus mauvais film de Michele Placido dont on se demande ce qu'il est venu faire dans l'univers du polar français. Le guetteur ressemble à du sous Olivier Marchal, doté d'un scénario sans rime ni raison, qui empile les scènes de fusillade pour faire oublier son propos décousu. Le seul petit intérêt aurait pu être dans l'affrontement entre le flic et le voyou qui ont un vieux compte personnel à régler mais l'auteur de Romanzo criminale ne se donne pas la peine d'approfondir les failles psychologiques de ses personnages. De l'action pure, donc, filmée sans entrain, qui ne cherche même pas la moindre cohérence. En plus, c'est une oeuvre plutôt misogyne. Auteuil et Kassovitz traînent leur misère, n'ayant rien à jouer et Olivier Gourmet est totalement grotesque, ce qui doit constituer une première pour cet excellent acteur. Définitivement, sans intérêt aucun, ce jauni guetteur.