10772 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
279 critiques spectateurs
5
37 critiques
4
109 critiques
3
72 critiques
2
42 critiques
1
12 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
onsefaitunetoile
85 abonnés
1 510 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 1 janvier 2024
La scène d'ouverture dont tout le monde a parlé est magistrale, mais tout ce qui suit est du meilleur niveau. Cette enquête en huis clos, avec des ramifications internationales a de quoi nous passionner, et le traitement est grandiose, on suit cette course contre la montre, cette enquête menée avec brio par un Nicolas Cage en grande forme. On a beau dire cet acteur a travailler avec les plus grands réalisateurs de son époque, et dans des films divers et variés, il a une filmographie assez incroyable. Pour en revenir au film, il se construit comme un puzzle, pièces par pièces, parfois, elles ne s'imbriquent pas, il faut les placer ailleurs, sous un autre angle pour en retirer le meilleur, ici, c'est pareil, on avance, on recule et on finit par se laisser emporter. Alors certes, l'étau se resserrant, on arrive, à un dénouement plus classique, mais le tout reste assez magistrale.
La scène d'introduction donne le ton : un plan-séquence dantesque de treize minutes, où l'on démarre de l'extérieur du Palais des sports d'Atlantic City pour aller jusqu'à la scène du ring, le tout en faisant connaissance avec tous les personnages clés du récit. Heureusement, ce coup de génie va perdurer et Maître De Palma nous offrir une nouvelle leçon de mise en scène, le tout soutenu par un scénario habile et très futé. Qu'il est rare aujourd'hui de voir un réalisateur nous interroger de façon aussi intelligente sur l'image, ce qu'elle cache, exprime. Ici, cette image peut d'ailleurs être aussi trompeuse que révélatrice, comme le démontrera l'évolution de l'intrigue, soutenue par une série de flash-backs plus magistralement conçus et construits les uns que les autres. C'est que le grand Brian sait aussi mettre sa maestria visuelle et technique au service d'une histoire nous tenant en haleine de bout en bout, les morceaux de bravoure et les plans prodigieux se multipliant à une allure impressionnante. On pourra toujours trouver des défauts à « Snake Eyes » : excessif, radical... Toujours est-il qu'un spectacle aussi ébouriffant, bouillonnant, majestueux, brillantissime, moi j'en veux tous les jours, surtout avec un Nicolas Cage dantesque et inoubliable, dont on avait presque oublié à quel point il pouvait être parfois immense. Bref, du grand cinéma, trépidant et soufflant : décidément, je ne pourrais jamais crier assez fort mon amour pour celui qui est assurément l'un des plus grands réalisateurs de l'Histoire du cinéma. Chapeau bas.
Snake Eyes est un long métrage haletant et passionnant ! Les fausses pistes et autres combines trouvés par Brian De Palma sont dans la lignée de ces films précédents Blow Out, Body Double ou bien Pulsions. Les acteurs sont fantastiques, en premier lieu un Nicolas Cage qui excelle dans le rôle du type qui oscille entre " bien " et " mal " pour une confusion totale assez jouissif. Le film possède plusieurs sens de lecture, un long métrage pointu et qui nous pousse à être très observateur.
A la recherche du point de vue : c'est le but de DePalma dans ce film. Ce point de vue transforme la caméra en véritable personnage : dans le plan-séquence impressionnant du début, elle suit Cage qui arpente les tribunes, en observant les allées et venues de différents personnages qu'il croise. Le meurtre passé, Cage interroge chaque suspect qui renvoie en flashback sa propre vue subjective, et tous ces yeux qui ont chacun vu une partie du drame se lient avec les multiples yeux des caméras de surveillance. Formidable idée de thriller, qu'une bonne histoire n'aurait sans doute pas gâchée : ici, le rythme est anormal pour un film du cinéaste, trop rapide, n'accentuant pas assez une pression des antagonistes qui sont très peu travaillés, d'autant plus le mystère total du numéro 7 brandi par une spectatrice. Tout ça rendant le suspens peu pesant, une fin bâclée, une déception en quelque sorte, malgré une mise en scène ( découpage et mise en scène ) très bonne. Le spectateur se retrouve devant un résultat très moyen, sans être mauvais, en décalage par rapport aux films sublimes qu'avait déjà livré DePalma.
Ce film réalisé par Brian De Palma et sorti en 1998 est très bon ! Ce fut encore une agréable surprise car les notes ne sont pas extraordinaires mais en même temps, je ne sais plus pourquoi je m'étonne devant ce réalisateur car j'aime décidément beaucoup ce qu'il fait ! De plus ici, nous avons un très bon scénario, digne de son début de carrière qui comporte de très bons thrillers. Comme d'habitude, c'est assez compliqué à résumé (en général, chez le réalisateur, c'est un bon signe) mais en gros lors d'un combat de boxe, le secrétaire d'État à la Défense se fait tuer et un flic essaye de résoudre l'affaire mais il va vite se rendre compte que c'est beaucoup plus compliqué que cela. Je n'avais ni lu le synopsis ni regardé la bande annonce, j'ai juste lancé le film comme ça sur un coup de tête et je ne savais donc pas vraiment à quoi m'attendre. Par exemple, je ne savais pas que le film se passait au même endroit du début jusqu'à la fin, ce qui est finalement ici très intéressant ! La trame est en effet très bien construite, même si le scénario n'est pas écrit par De Palma (mais par David Koepp), on sent quand même bien son style avec les situations qui se mélangent, les twists, l'enquête etc. Et c'est bien-sûr une nouvelle fois ici très bien fait ! Même si le début du film est un peu compliqué à comprendre car le film présente assez vite beaucoup de situations et de personnages, on accroche ensuite très vite à l'enquête, lancée sur un très bon rythme qui nous tiendra en haleine jusqu'à la fin ! J'ai en effet trouvé cette histoire passionnante et je suis encore émerveiller par la façon dont les choses se forment dans les films de ce réalisateur. Nous avons également tout un jeu de regard notamment avec les caméras et la caméra subjective, ici beaucoup utilisée, qui est très bon et alimente l'intrigue. La réalisation est quant à elle très bonne et on reconnait bien-sûr le style de De Palma notamment avec ses éternels split screens, encore une fois ici, très bien utilisés. En ce qui concerne les acteurs, nous avons principalement Nicolas Cage, Carla Gugino et Gary Sinise qui sont très bons. "Snake Eyes" n'est donc pas le meilleur de De Palma mais reste néanmoins un très bon film !
À l’occasion d’un important match de boxe se déroulant à Atlantic City, ville du jeu, du vice et symbole de l’enfer pour Brian De Palma, le secrétaire d’État américain à la Défense est victime d’un attentat le laissant dans un état désespéré. L’insupportable Rick Santoro, flic corrompu se prenant pour le roi de la ville, et Kevin Dunne, chargé de la sécurité du moribond, amis dans la vie et interprétés par Nicolas Cage et Gary Sinise, vont devoir gérer la situation. Si le film enchaîne les situations invraisemblables et les faiblesses de scénario, Snake eyes est largement sauvé par une mise en scène virtuose qui multiplie les coups d’éclats : plans-séquences impressionnants, caméras filmant l’action sous plusieurs angles, séquences décalées dans le temps,... mais aussi par le fond du message porté par un cinéaste qui nous interroge brillamment sur le décalage entre décor clinquant et réalité peu reluisante, à l’aune du règne des écrans TV et des caméras. Une musique profonde signée Ryūichi Sakamoto.
Voici une très bonne surprise qui relève grandement le niveau après le précédent film dont je ne citerais même plus le nom. (voir critique précédente...
En effet ici on accroche dès le début; Nicolas Cage tiens sont rôle à merveille, sont personnages est très marrant, sympathique, loufoque, déjanté par la soirée mémorable qu'il va passé. Le scénario est habillement conçu, celui permet une intrigue de qualité tout du long. La réalisation est parfaite, le rythme est présent, on ne s'ennuie pas. Mon seul léger regret est la fin qui aurait pu être meilleur. Je trouve qu'il manque quelque chose pour que sa soit parfait. Tout le reste est très bon, un film à recommandé.
Virtuose! Réalisation magnifique en tous points (plans séquences maîtrisés, jeu avec les cadrages, les ombres, split screen, etc) et narration originale avec différents points de vue d'une même scène (même si tout cela cache une histoire somme toute assez basique). Nicolas Cage est également flamboyant.
Brian de Palma donne l’un donne l’une de ses meilleures copies dans ce film de complots. Le scénario de David Koepp donne une grande profondeur à ce film. De Palma film un grand avec un grand suspens. Un super scénario pour un super film.
Snake Eyes exploite les bases de ce qui fait un bon film d'action avec pour thème la corruption. Alors certes, c'est du déjà vu mais le duel Nicolas Cage / Gary Sinise est tout simplement énorme et justifie à lui seul l'intérêt du film !
Clairement parmi les meilleurs de Nicolas Cage. J'ai vu très peu de films de Brian de Palma mais à chaque fois il m'a impressionné pour sa virtuosité de réalisateur. Outre le faux plan-séquence du début du film, réellement génial, tout le film est parfaitement bien filmé, et surtout extrêmement bien monté. Que ce soient les flashbacks, les sublimes plans en caméra subjective, les séquences montrées sous deux points de vue différents, le split screen, tant de techniques visuelles pour servir cet excellent scénario ! La construction du film et du scénario est brillante et permet au spectateur de toujours suivre l'intrigue sans trop la deviner, Brian de Palma servant les indices au compte-goutte tels des pièces de puzzle que le spectateur assemble petit à petit pour se faire une idée du tableau global. Gary Sinise étonne assez peu, finalement, tandis que Nicolas Cage nous sort un merveilleux numéro d'acteur parsemé d'émotion et d'humour décapant. Bref, un excellent film à ne pas manquer.
Un thriller un peu trop court à mon gout mais bien mené avec de bons rebondissements. Le plan séquence du début du film est splendide et fait tourner la tête. L'intrigue est bien ficelée et Nicolas Cage livre une bonne prestation. La fin est un peu "bateau" mais se laisse tout de même appréciée. Un film à voir.
Plusieurs séquences cultes grâce à la caméra aérienne de De Palma mais cela reste un Thriller très mineur. De Palma poursuit néanmoins sa réflexion sur le pouvoir de l'image.
Après son adaptation alambiquée de la série Mission: Impossible, Brian De Palma revient au thriller avec l'un de ses derniers films les plus réussis : Snake Eyes, où l'on retrouve les caractéristiques principales d'un film de De Palma soit une ouverture en plan-séquence (ici d'une durée de dix grosses minutes), des plans filmés avec la maestria qu'on lui connait et un scénario complexe alliant machination et faux-semblants. Le film met donc en scène un Nicolas Cage survolté dans la peau d'un flic un brin corrompu assistant malgré lui à l'assassinat d'un haut dirigeant de l'État pendant un match de boxe important. Dès le départ, De Palma brouille les pistes, nous filme à travers son magnifique plan-séquence une foule de personnages, certains plus importants à l'intrigue qu'il n'y parait, fait virevolter sa caméra et ce, jusqu'au coup de feu tuant le secrétaire d'État à la Défense, nous amenant immédiatement dans le vif du sujet : l'enquête de Rick Santoro, alias Nic Cage, dans le palais des sports d'Atlantic City où se trouvent actuellement 14,000 personnes. Car parmi la foule se trouvent une rousse aguicheuse suspecte, une fausse-blonde touchée au bras par le tireur, un boxeur corrompu et un vieil ami de Santoro chargé de la sécurité de la victime. Tous vont être, entre autres, liés au drame et tous vont nous expliquer chacun à leur tour leur point de vue sur ce qui s'est passé, le metteur en scène optant pour des flashbacks filmés de manière subjective aussi déroutants qu'efficaces qui nous brouillent un peu plus le cerveau avant la limpidité finale. Ainsi, Snake Eyes s'avère être un thriller puissant, une enquête haletante filmée avec génie par un Brian De Palma toujours aussi inspiré qui nous livre ici un retour aux sources magnifiquement mis en scène, dénonçant par la même occasion le pouvoir des images. Un must à voir absolument.