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Un visiteur
2,5
Publiée le 8 mai 2009
1/ S’habituer au fait que James Dean, qui a 24 ans lorsqu’il tourne le film, joue le rôle d’un lycéen… 2/ Accepter que ni le titre du film original «Rebel witout a Cause » ni le titre français ne correspondent au contenu : Jim (Dean) est certes un garçon pas très bien dans sa peau, mais il clame à maintes reprises qu’il veut faire les choses « right » (ce qui ne veut pas dire qu’il les fait mal). C’est même plutôt un bon garçon déçu par son père duquel il tente d’ailleurs de se rapprocher… Un rebelle donc ? Certainement pas. La fureur de vivre ? Un attrape-gogos. 3/ Gober le fait que les « camarades » de lycée veulent d’emblée s’en prendre au petit nouveau qu’est Jim : jusqu'à le provoquer en duel au cran d’arrêt, puis en course de voitures suicidaire. Re-gober ici les propos du chef de la bande qui dit éprouver de la sympathie pour son tout nouveau souffre-douleur, avant le départ pour le grand saut. Re-re-gober que cette pauvre buse se prend la manche du blouson dans la poignée de la porte et se retrouve donc enfermé, condamné à plonger avec son scaphandre à 4 roues. Re-re-re gober que Judy (Wood) oublie instantanément que son boyfriend vient donc de se crasher en bas de la falaise et s’amourache complètement de Jim le rescapé… 4/ Accepter que tous les parents présentés sont de complets névrosés limite sociopathes… 5/ Ne pas rire en voyant la consternante grimace du flic à l’entrée du planétarium quand il entend les sirènes de ses collègues venus à la rescousse. 5/ Passer sur le fait que ces mêmes flics qui semblent plutôt professionnels en début de film tirent à la fin et à l’aveuglette sur le pauvre Platon (qui lui n’a que 16 ans lors du tournage et les porte bien !) 6/S’empêcher à nouveau de rire quand les parents de Jim échangent un sourire amoureux alors qu’à leurs pieds gît le cadavre de Platon… Et on nous dira que ce film est chef d’œuvre, un classique sur le thème de la délinquance juvénile. C’est à se poignarder avec une saucisse...
C'est mon film préféré.James Dean est génial dans ce rôle.Ce film m'a vraiment donné envi de découvrir d'autres films de l'époque et m'a donné cette passion pour le ciné...
Le film culte de James Dean par excellence. La fureur de vivre fait partis de ces rares films qui traversent les décennies sans pour autant prendre une ride. L'ambiance fait toujours des étincelles et le charme de ce héros tiraillé par la vie et la jeunesse opère indéniablement. Ce n'est certes pas le meilleur rôle de James Dean mais c'est incontestablement son plus marquant. Très bon rythme, ambiance 70 prenante avec tout les éléments mythiques : rock'n'roll, voitures, filles. Un film sincère et honnête qui ne tombe pas dans l'excès ni les clichés. A voir ou à revoir.
Il y à des films qui marque une génération, c'est un peu comme La fièvre du samedi soir, tout comme Travolta à la seconde ou apparait James Dean il s'impose. Un acteur qui donne toutes vérités de notre adolescence, rébellion, amitié, famille et l'amour. Ne pas oublier non plus Natalie Wood. La fureur de vivre est une fièvre de regarder ce film mais aussi de vivre.
James dean est comme on le raconte dans sa légende, grandiose et doué. L'ambiance dérangeante de ces adolescents se cherchant des limites face à le vie et se cherchant tout cours nous entraîne jusqu'à une fin qui, bizarrement, semble singulier.
James Dean s’affale sur le sol et s’éprend d’affection pour un jouet mécanique abandonné. En évinçant toute attente de la star et en la faisant s’allonger sur le bitume, «Rebel without a cause» (USA, 1955) de Nicholas Ray ouvre grand les portes d’un cinéma américain moderne dominé par une nouvelle génération d’acteurs. Le personnage de Dean, Jim Stark, ne craint pas la mort et assume les contours du personnage rebelle que John Garfield avait esquissé dès le milieu des années 30. Ray, illustre pour sa direction d’acteurs, met en scène la jeunesse de l’Amérique comme Carné mit en scène celle de la France dans les années 50. Brossant le portrait d’une jeunesse meurtrie au devant de pères lâches et de mères castratrices, Ray et Dean (ils sont tous deux auteurs de la fureur du film) accomplissent un même travail pour rendre sensible l’angoisse adolescente. Un pied dans le classicisme et l’autre dans la modernité, Ray aurait pu faire sienne cette phrase écrite par Flaubert : «Nous aurons fait tout ce qu’il y a de plus difficile et de moins glorieux : la transition.». Prendre le parti-pris de ne voir dans «Rebel without a cause» qu’une passerelle plutôt que la tour de garde d’une forteresse moderne n’est pas anodin. La présence de Natalie Wood aux côtés des «Method Actors» Dean et Sal Mineo base le film sur une mixité des styles d’acteur. A contrario de certains films d’Elia Kazan, «Rebel without a cause» ne se voue pas totalement à la Méthode de Strasberg ou d’Adler. Cela n’empêche pas le film d’être le manifeste d’une jeunesse dépassée d’être trop gorgée par des Trentes Glorieuses foisonnantes. Le plaisir du film provient de cette représentation de la vie comme une pratique futile, l’objet d’une possession avec laquelle on peut jouer. Profondément ancré dans la culture pro-capitaliste (la vie comme possession et non comme existence), «Rebel without a cause» n’en émet pas moins le souhait, en latence, de recouvrer une véritable fonction à la vie humaine et adolescente.
Très américain ! Le scénario ne serait-il pas un peu exagéré à décrire une jeunesse américaine aisée ainsi excessive et délinquante ? Bon, c'est pas un mauvais film, plutôt bien ficelé, émouvant : un film culte, quoi !
Ce film est considéré comme un chef d'oeuvre. L'intérêt d'un chef d'oeuvre est normalement de résister au temps et devenir ainsi intemporel. Il n'en est rien de la fureur de vivre.<br/> Plutôt réalisé avec les pieds et très planplan, assez mal joué dans son ensemble, regarder ce film est plutôt une épreuve. Si vous devez en plus le regarder en VF celà relève alors de la torture psychologique.<br/> James Dean ne mérite pas ce status d'icône trans-générationel, ni celui de comédien surdoué. On peut comprendre que la mort donne du talent et de la dimension aux gens, mais hélas, mourir est donné à tout le monde.<br/> Heureusement le cinéma a évolué depuis cet opus en carton pate, parfum de guimauve. Même la violence à la douceur du coton dans ce film... Tant de fureur pour rien.<br/> Reste un propos sociologiquement interessant, mais rien qui ne puisse durer tant la forme apathique éclipse le tout dans son néant.
Dans "la fureur de vivre", on comprend assez vite pourquoi les futurs cinéastes allaient y piocher des idées pour leur film. Natalie Wood est une fois de plus portée par l’émotion et le charme de son personnage, et James Dean porte à merveille son rôle de jeune homme socialement perturbé. A part les quelques flottements dans le scénario, le film délivre avec succès son message toujours actuel et universel, celui de l’appel d’une jeunesse en manque de repère. On remarquera l’excellente composition de Sal Mineo à la fin du film et l’épique course tragique au milieu du film.
La fureur de vivre, un grand classique que tout cinéphile doit avoir vu au moins une fois dans sa vie ! Je n'avais jamais vu de film avec James Dean, le mythe, le beau garçon qui se tua quelques jours, 4 je crois, avant la sortie du film. En voyant le bon côté des choses de sa mort, l'acteur devint une légende.
Un film relatant l'insouciance d'une bande de jeunes dans les années 50. Une réalisation sobre, impliquante; des acteurs-héros épris de justesse, un scénario captivant sur le malaise d'une jeunesse délaissée. Bref, un film devenu culte pour certains, très réussi pour moi.
La prestation de James Dean est formidable, bien sur, mais on a du mal à croire que tout cela se passe en une seule journée... De nos jours, "Rebel without a cause" ne veut plus dire grand chose, mais il faut penser à tout ce que la sortie du film suscita à l'époque,et, là, on comprend mieux pourquoi ce film est merveilleux.