James Bond 007 contre Dr. No
Note moyenne
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450 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 novembre 2012
1 étoile pour la légende, une autre pour Sean Connery. Le reste a vieilli et n'a d'intérêt que pour les amoureux de la saga.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2022
Alors oui la première mission de James Bond sur grand écran a pris un sacré coup de vieux. Entre des invraisemblances qui le font passer pour un piètre espion, un manque de rebondissement (il faut bien reconnaître qu’il ne se passe pas grand chose), une scène de poursuite en voiture qui fait plus penser à Oss 117 qu’aux grandes cascades qui ont fait le succès de la saga, un final un peu cheap dans le repère du Dr No on est encore loin des meilleurs films avec l’agent 007. Et pourtant ce premier opus vaut le détour: pour l’aventure en Jamaïque, forcément pour Ursula Andress et son maillot de bain qui aura troublé des générations. Et puis bien sûr pour Sean Connery qui dès ce premier film prend possession et définit ce que sera le rôle de l’agent secret au service de sa majesté. Macho Mucho avec un charisme incroyable, un détachement et un humour ravageur, il dynamite un film qui peut paraître bien mollasson aujourd’hui.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2023
Première aventure de James Bond au cinéma (puisque la première, "Casino Royale" de 1954, est un téléfilm), réalisée par Terence Young et sortie en 1963, n'est pas la meilleure mais reste malgré tout mythique ! En effet, le film est rempli de scènes et de plans que l'on connait tous par cœur, même par les spectateurs n'ayant jamais vu le film. Que ce soit la fameuse scène du casino, la scène d'Ursula Andress sur la plage, la scène de la mygale, la scène du repère de Dr. No et j'en passe, tout est devenu culte ! Et même si le film a pris un certain coup de vieux, il reste encore très regardable de nos jours. Alors forcément, ça n'a pas le même rythme que les derniers, nous avons d'ailleurs des scènes un peu longues, notamment sur la fin, mais le film parvient malgré tout à rester divertissant en nous présentant une histoire relativement efficace et bien ficelée. Nous suivons ici 007 qui doit se rendre en Jamaïque suite à la disparition de deux agents du MI6. Là-bas, il y fera la connaissance du fameux Dr. No qui n'est plus à présenter. Le film possède donc quelques longueurs qui sont principalement dues à son époque. Les films d'action n'étaient en effet pas penser de la même manière et on était loin des gros blockbusters actuels ultra-rythmés. Ce qui a pour avantage de créer un peu plus de suspense en mettant en avant des scènes plus travaillées à ce niveau-là. Le problème, c'est qu'en dehors de la scène de la mygale, on n'est jamais trop stressé ni angoissé. Le film donne en effet cette fâcheuse impression d'enchainer simplement les scènes sans grande originalité, surtout que la mise en scène reste très classique et scolaire. Concernant le casting, nous retiendrons principalement Sean Connery qui a toute la classe d'un James Bond ainsi qu'Ursula Andress même si son rôle est très limité. "James Bond 007 contre Dr. No" est donc un film qui se laisse regarder même s'il a plutôt mal vieilli.
stallonefan62

373 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2025
1er volet de la saga !! On pose les bases avec la présentation de l'agent 007 !! L'histoire se suit agréablement, sans réellement rebondissement mais avec un certain plaisir tout en écoutant cette magnifique BO !! L'ambiance générale, les décors des années 60 ajoute un attrait à l'œuvre !! Sean Connery y est impérial avec une classe folle !!
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2017
Premier film de l'histoire de James Bond qui ouvre le bal en 1963 sous la direction du metteur en scène Terence Young et produit par l'emblématique patron de la saga Albert R. Broccoli !! Adapté du roman de Ian Fleming , "James Bond 007 contre Dr No" est incarné avec élégance par le charismatique Sean Connery dont le role fera de lui une star mondiale et dans cette aventure , il a un ennemi en l'occurence Dr No dont on ne voit pas beaucoup qui est le chef savant fou d'une armée spécialisé dans une espèce de nucléaire dangereuse. L'action se passe essentiellement dans des décors éxotiques dans les Antilles et contrairement aux autres volets de la série, point de gadgets mais beaucoup dans l'espionnage avec des techniques d'agents secrets classiques et leurs savoir faire, ce que j'ai bien aimé ici. Je retiendrais deux scènes, celle de l'araignée mortelle qui se promène sur le corps de 007 et Ursula Andress en bikini qui est très jolie. Une première aventure cinématographique très appréciable.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 369 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2024
Film d'espionnage, réalisé par Terence Young, et adapté du roman de Ian Fleming publié en 1958, James Bond 007 Contre Dr No est un long-métrage possédant de belles qualités. L'histoire nous fait suivre James Bond, un agent secret britannique, envoyé par le chef des services secrets de son pays en Jamaïque afin d'enquêter sur la disparition de deux de ses compères. Sur l'île, il va se retrouver confronté à une organisation qui vise à dominer le monde, personnifiée par le Dr No. Ce scénario nous embarque pendant un peu moins de deux heures dans une intrigue prenante à suivre malgré quelques tares. En effet, la mission manque un peu d'action au détriment de passages verbeux, rendant certaines scènes peu palpitantes. Malgré cela, le récit est efficace et est surtout porté par un personnage principal particulièrement charismatique et élégant, en plus de savoir parfaitement faire face à toutes les mésaventures. Il faut dire que celui-ci est incarné par un Sean Connery endossant le costume à merveille. On retrouve à ses côtés une touche féminine et sexy en la présence d'Ursula Andress. Le reste de la distribution comporte d'autres rôles tout aussi réussis comme ceux joués par Jack Lord, Bernard Lee ou encore John Kitzmiller. L'antagoniste est lui interprété par Joseph Wiseman. Si son aura le précède et plane tout du long sur le métrage comme une épée de Damoclès, il est tout de même regrettable de si peu le voir à l'écran, en plus de devoir attendre la toute dernière partie avant d'enfin voir son visage. Le reste du temps notre héros doit se contenter d'affronter ses sbires. Tous ces individus entretiennent des échanges basés sur la méfiance, soutenus par des dialogues sérieux mais comportant des traits d'humours déclamés avec autant de prestance que de mordant. Sur la forme, la réalisation du cinéaste se veut soignée. Sa mise en scène nous offre de belles séquences et évolue dans un décor paradisiaque bordé par l'océan dans l'archipel des Caraïbes. Ce visuel dépaysant est accompagné par une b.o. aux compositions en totale symbiose avec les situations signée Monty Norman et arrangée par John Barry. De plus, elle possède un thème principal permettant immédiatement d'identifier l'œuvre et de lui donner une véritable personnalité. Cette mission s'achève sur une fin sans surprise mais tout de même satisfaisante, venant mettre un terme à James Bond 007 Contre Dr No, qui, en conclusion, est un film méritant d'être visionné.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2022
Pourquoi James Bond s'avère être un mythe de cinéma ? Dr. No, premier du nom, met les ingrédients sur la table. Prenez d'abord une bande son qui oscille entre le glamour et le trépidant, composée par l'immense John Barry. S'accompagne un pré-générique de l'espion britannique qui tire sur l'objectif avant d'être recouvert de sang, une sorte de provocation envers le spectateur signifiant : tu vas avoir de la baston. Le méchant en est à ce titre indissociable, ici Joseph Wiseman avec sa tête sur-maquillé et ses gants d'acier tel un cyborg avant l'heure. James Bond s'est aussi une invitation au voyage, ici la Jamaïque. L'agent secret ne fait jamais de tourisme, mais invite à l'évasion. Dans cette première interprétation de Sean Connery, il y a ce côté homme machiste qui fige la masculinité d'une époque. Ursula Andress et son côté poupée de cire qui ramasse des coquillages au bord de la Mer des Caraïbes. C'est l'élégance et la séduction permanente. Enfin, c'est aussi de l'amusement, avec des gadgets, ici il s'agit de remplacer le trop rouillé Beretta par un Walther PP à la pointe. En bref, une franchise pour grand enfant en quête de frisson.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 mai 2022
Je le dis d’emblée, je ne suis pas très James Bond.
Je n’ai vu que 4 James Bond au cinéma et suis ressorti à chaque fois peu emballé.
A la téloche, l’espion 007 n’est donc pas ma priorité. Je peux même m’en passer.
Puisque j’ai la possibilité de tous les voir, je vais me contraindre à parfaire ma culture 007.
D’où une naïveté parfois volontaire et sincère.
A tout bien tout honneur : « James Bond contre Dr No ».
Un vague souvenir de l’avoir vu à la téloche.
Plaisir de retrouver Sean Connery à ses débuts, l’acteur fondateur du personnage iconique, James Bond, agent 007.
La mise en scène de Terence Young paraît par moments datée, c’est normal, surtout dans l’affrontement entre 007 et le Dr No.
Par contre, la manière d’introduire James Bond est réussie. Autour d’une table de jeu dans un Casino, on ne voit que ses mains, parce que caché par les curieux, debout ou assis.
Et surtout on commence par la première James Bond Girl sous les traits d’Eunice Gayson qui lance : « Trench, Sylvia Trench ».
Et là, on lui répond : « Bond, James Bond ».
Du peu de James Bond dilué dans ma mémoire, cette présentation m’a toujours marqué. Je m’impatientais de l’entendre. Mais ce que j’ignorais c’est « un copier-coller » lancé par une Girl !... Si on peut dire.
Et évidemment, je m’impatientais aussi d’écouter le fameux thème de John Barry.
Les séquences immédiates qui suivent jettent les bases de l’univers 007 : Monsieur M, Moneypenny, le Walther PKK, le martini-vodka shaker et non à la cuillère et son indicateur Felix Leiter posté à la Jamaïque.
Justement, en parlant de la Jamaïque, avec ce James Bond, on ne voyage pas beaucoup puisqu’il accomplira sa mission que dans ce pays.
Peu importe, il y a de belles plages !

Sean Connery apporte une nouvelle lecture du héros pour cette époque cinématographique. Personnage cynique, quelque peu cruel, Bond a le droit de tuer, il a son permis de tuer, expression employée par M. Il le fait sans état d’âme, exemple spoiler: en abattant le professeur Dent (Anthony Dawson) alors que celui-ci est quasiment désarmé ; en plus, il rajoute deux balles dans le dos alors que le professeur gît mort sur un tapis.

Il me semble que cette approche du héros devait interroger pour l’époque, comme Clint Eastwood apportera sa touche personnelle du héros quelques années plus tard.
Sans doute que James Bond a permis d’ouvrir les esprits et est devenu une grammaire pour les générations suivantes.

Bond est aussi un coureur de jupons infatigable, soit pour la bonne cause, entendez pour obtenir des informations liées à sa mission, soit par pur plaisir.
Quand ce n’est pas les deux à la fois : joindre le plaisir à la tâche !

Pour en revenir à Dr No, spoiler: l’affrontement final m’a déçu tant il est rapidement expédié dans une lutte assez naïve voire limite ridicule, comme ces habits anti-radiation.

On flirte avec l'extravagance qui sera propre à la saga ; à partir d'une simple enquête, à savoir la disparition mystérieuse d'un agent britannique posté à la Jamaïque, James Bond va découvrir qu'un complot se trame contre le projet Mercury, mené par un certain Dr No, membre d'une organisation appelée SPECTRE.
Celle-ci a pour ambition de réorganiser le Monde. On parle d'ondes atomiques, de nucléaire...

Enfin que dire des James Bond Girls ?
J’ai évoqué Eunice Gayson, mais il me semble que l’inconscient ou l’évidence a retenu que Ursula Andress.
D’aucuns la nomment Première James Bond Girl. Pourtant, sans vouloir faire du zèle ou être snob, pour moi la première Girl est Eunice Gayson. Qu’on le veuille ou non, c’est bien la première qui inaugurera la couche de 007 !
Il me semble que pour obtenir le label James Bond Girl, il faut finir dans le lit !
Et si je voulais insister, Honey Rider serait même la troisième !
Que dire de la secrétaire, mademoiselle Taro (Zena Marshall) ?
Mais pour son grand malheur, Eunice Gayson n’est pas sortie des eaux turquoises de la Jamaïque en bikini !
Croyez le bien, je ne m’en souvenais pas !
Je savais qu’Ursula Andress jouait dans James Bond et c’est tout !
Evidemment, j’avais en tête les photos mais ne me rappelais plus du tout comme elle apparaissait.
Quand je dis que je n’avais qu’un vague souvenir de « James Bond contre Dr No »...
Il y a des films qui marquent, d’autres pas.
Je sais, je blasphème, j'aurais pu me souvenir de la charge érotique que dégageait Ursula Andress !
En tout cas, je suis ravi d’avoir enfin vu « James Bond contre Dr No » plutôt que « redécouvrir. »
Ce film a un certain charme, je dois l'avouer.
A voir en V.O, si possible, pour la voix particulière de Sean Connery, lequel contribue au charme de ce "Dr No"…
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2015
Ca y est mes amis ! Ca y est ! Nous avons dépassés la barre des 500 abonnés ! Oui, je ne plaisante pas ! Vous êtes carrément une armée à me suivre, et même si beaucoup ne sont surement plus actifs, c'est pas grave, vous êtes là vous ! Quel plaisir, sérieux, d'être lu par autant de personnes ! Quel bonheur, même, de réaliser sa passion et d'être, enfin, reconnu par un nombre assez imposant d'abonnés ! Que vous soyez cinq ou cinquante à me lire régulièrement, c'est exactement la même chose : vous prenez du temps pour mes articles, et je vous en suis immensément reconnaissant. Alors certes, je n'ai pas énormément de choix pour vous remercier, si ce n'est celu ide vous écrire un article et de vous rendre hommage. Alors merci à vous tous, mes amis, et même si je ne fais pas partie de ceux qui possèdent le plus d'abonnés, je ne peux qu'être honoré de cette attention que vous me portez ! Encore merci les filles, merci les gars pour le temps que vous avez passé sur mes bien modestes critiques ! A présent, parlons ensemble d'un film mythique, un métrage à la base de la saga cinématographique la plus longue : "James Bond contre Dr. No". Qui dit évènement d'exception, doit entraîner réponse d'exception. Ainsi, j'ai décidé de vous parler du premier Bond à avoir vu le jour dans des salles de cinéma, sous les traits de l'élégant et emblématique Sean Connery. "James Bond contre Dr. No" est un film sinon mythique, carrément légendaire. Icône même d'une époque perdue, Sean Connery se révèle à la caméra de manière cultissime, dévoilant toute sa classe et son physique particulier. Lorsqu'on le voit la première fois, on ne peut qu'être impressionné par tant de classe et d'élégance, et même si l'on ne le voit pas directement, on comprend directement que c'est lui, James Bond. Et puis je le redis, mais quelle classe ! L'incarnation même de l'élégance anglaise, ce Connery ! Et pour cela, il fait partie des meilleurs James Bond. Non, à mon goût il est le meilleur interprète du personnage Ian Fleming, point. Après, c'est purement personnel, et je comprendrais parfaitement que vous soyez en désaccord, mais il en va tel que cela pour moi. Mémorable à plus d'un titre, Sean Connery est vraiment l'un des acteurs phares de ce fim : en tout cas, il est celui qui ressort le plus. Ensuite, une James Bond Girl de légende en la personne d'Ursulla Andress, magnifique créature de rêves. Le bad guy est lieu aussi mémorable, preuve étant que le film porte même son nom, l'un des seuls à avoir cet honneur, si ce n'est le seul. Mémorable et inoubliable, le Dr No est la figure même du "Méchant James Bondien" : classe, intrigant et atypique, il semble être né de l'union des forces du mal. Joseph Wiseman était vraiment le meilleur choix possible pour lui prêter ses traits. Culte, il reste, aujourd'hui encore, l'un des meilleurs bad guys du plus célèbre espion anglais. Mais tous ces personnages inoubliables sont également et surtout portés par un scénario excellent et une mise en scène d'exception. L'écriture est tout simplement géniale, finement doublée d'action et d'un humour à la fois bienvenu et très osé pour l'époque, carrément sulfureux. Bon, c'est peut-être aussi poussé que pour ses suites, mais quand même ! La réalisation, bien que parfois classique, est assaisonnée de touches musicales tout simplement extraordinaires, avec ce thème superbe et tout simplement mythique composé par Monty Norman et John Barry, eux mêmes légendaires pour cette composition aujourd'hui utilisée. C'est simple, cette grande musique ajoute énormément aux quelques scènes d'action, et offre une atmopshère unique et récurrente dans la saga, que l'on ne trouvera nul part ailleurs. Pour en revenir aux scènes d'action, je les ai trouvées bien trop rares, malheureusement : le budget n'étant pas du tout le même que pour ses suites, on se concentre donc bien plus sur l'intrigue que sur les scènes d'action et d'affrontement. Voilà la seule chose que j'ai à reprocher à cette première mission. Un grand film pour un personnage devenu, aujourd'hui, mythique, aussi légendaire que sa bande-sonore. Un grand classique. A très bientôt pour la suite, fidèle lecteur !
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2019
Il était une fois, un espion britannique imaginé par un romancier de génie : James Bond, créé par Ian Fleming. Au total, ce furent pas moins de 12 romans (dont un publié après sa mort), plus neuf nouvelles réparties sur deux recueils (dont un posthume). On aurait pu croire alors que l’espion le plus charmeur des services secrets britanniques aurait pu mourir aux côtés de son créateur. Que nenni ! Sans en être véritablement conscients, les nombreux auteurs qui reprirent le personnage s’emparèrent de l’héritage laissé par Ian Fleming pour le porter aux nues et gonflèrent ainsi de façon plus que significative l’œuvre dédiée au personnage désormais le plus mythique de la royauté britannique. Comme quoi, un personnage de fiction peut être diaboliquement lucratif. La Bond-mania est donc lancée, et prend encore une tout autre ampleur avec la première adaptation cinéma. Un long métrage qu’on imagine sans peine attendu au tournant si on tient compte des nombreux lecteurs, transformant ainsi le plateau de tournage en échafaud. Appelé sur la chaise inconfortable de l’éventuel condamné, Terence Young est donc le premier à se lancer dans cet exercice périlleux, d’autant plus périlleux que ce n’est même pas le premier roman à être adapté, mais… le sixième ! Peu importe, l’entrée en la matière était suffisamment bonne pour découler sur la franchise telle que nous la connaissons tous aujourd’hui (Young rempilera même l’année suivante). Mieux : l’équipe technique a contribué à renforcer le mythe. Que ce soit Terence Young par une réalisation solide et par un scénario hyper précis qu’il a co-écrit (en effet, il y a bien eu six coups de tirés avant que ce cher James ne le fasse remarquer), par une composition musicale qui sera définie comme étant le thème principal (et qu’on doit à Monty Norman) pour accompagner encore aujourd’hui les James Bond cinéma du XXIème siècle, et par la création d’un générique qui a depuis fait des petits ; vous savez, ce rond à l’intérieur duquel l’homme au costume sur mesure se déplace avant de faire feu vers le spectateur. Entre le personnage emblématique, la musique mondialement connue et le style de générique, la marque de fabrique des James Bond est née sur grand écran, appelant au passage par la suite bon nombre de têtes d’affiches. Pour l’heure, c’est le méconnu Sean Connery qui a eu la lourde tâche d’endosser le costume de 007. Et ma foi, il s’en est parfaitement sorti. Mieux, ça avait l’air d’être pour lui une seconde peau, tant il paraît à l’aise. Et pourtant… dans les faits, il était loin d’être sûr de lui. Toujours est-il que cette première pige fut si convaincante qu’elle a été suivie de cinq autres. Résumer ce film à ce seul acteur serait très réducteur. Le pouvoir de séduction du personnage était tel qu’il fallait bien des femmes… des femmes appelées aujourd’hui James Bond Girls. Et c’est là aussi que "James Bond contre DR. No" est emblématique car rien que dans ce film, elles ne sont pas moins de trois à se succéder, voire quatre si on rajoute (comme j’ai tendance à le faire tant son entente avec Bond semble si particulière) Lois Maxwell en Miss MoneyPenny : d’abord la britannique Eunice Gayson, ensuite la belge Bettina Le Beau (non créditée au générique) et enfin l’helvético-américaine Ursula Andress. C’est par cette dernière que le film devient encore un peu plus incontournable. Car la sortie des eaux de l’actrice en bikini, en ayant fait transpirer de frémissement les spectateurs mâles, la propulse direct en sex-symbol, créant au passage cette notion si une certaine Brigitte Bardot n’était pas déjà venue affoler l’écran avec le fameux "Et Dieu… créa la femme". Et dire que ces deux-là ont multiplié les castings ensemble dans leur jeunesse… quelle belle ironie du sort ! Pour en revenir à "James Bond contre Dr. No", je suis assez surpris qu’il ne bénéficie que d’un 2,9/5. Car malgré quelques erreurs issues de malencontreux faux-raccords, le film est solide et captive l’attention du spectateur jusqu’à la fin. Certes le film a quelque peu vieilli, mais n’oublions pas qu’il date du début des années 60, sans compter qu’il a bénéficié d’un budget minimaliste (1 million de dollars seulement, après dépassement du budget initial). Mais comparé à des œuvres majeures de la même époque, il n’a rien à envier. De plus, il plante bien les choses, en donnant la signification du matricule 00 et en nommant explicitement ce que veut dire ce qui est en réalité un acronyme, j’ai nommé le S.P.E.C.T.R.E. En lisant quelques avis, j’ai vu certains déplorer plus ou moins que ça manquait de gadgets. C’est vrai que c’est un aspect qui s’est considérablement développé par la suite mais pour info, j’ai lu quelque part qu’ils étaient peu nombreux dans les romans de Fleming. En ce qui concerne l’épisode du Dr. No, il semblerait qu’on ait bien un compteur Geiger, mais aussi une montre sauf que cette dernière ne serait pas dotée des fonctions décrites dans l’œuvre littéraire. Je ne peux hélas en dire plus, étant donné que je n’ai eu que rarement l’occasion de lire les écrits de Fleming, pour tout vous dire un seul à ce jour et il y a si longtemps que je ne me souviens même plus de quel bouquin il s’agit ! Alors pour ce qui est de la qualité de l’adaptation, je suis très mal placé pour en parler. Quoiqu’il en soit, j’ai passé un très bon moment devant ce film de cinéma d’un autre temps. Et reconnaissons à ce film d’avoir su révéler au grand public Sean Connery (ça aurait été dommage de s’en passer) et d’Ursula Andress (perso, je suis moins fan), et d’avoir donné naissance à une formidable franchise.
Kalie
Kalie

82 abonnés 970 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2016
Exotisme (ici la Jamaïque), distinction, séduction et humour so british, jolies femmes peu farouches, multiples dangers, ce premier Bond à l’écran possède en outre un charme rétro agréable. Il faut dire que la photographie colorée typique des films des années 60 est très belle. Cynique et implacable (il tue un méchant désarmé !), notre agent secret est magnifiquement interprété par l'acteur Sean Connery malgré les critiques à l’époque de Ian Fleming, le créateur du héros. Les gadgets n’envahissent pas encore le film spoiler: (un simple cheveu collé sur une porte révèle une intrusion…).
Les péripéties qui se succèdent sont devenues depuis des poncifs du genre. La BO est au diapason. Dommage que tout cela soit légèrement gâché sur l’île avec Ursula Andress. Cette partie du film est longuette, naïve et kitsch spoiler: (le « dragon » lance-flammes, le repaire du Dr. No…).
Vrakar
Vrakar

49 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 octobre 2013
On se contentera de l'effet nostalgique, de quelques paysages pas trop mal filmés, du charisme impressionnant de Sean Connery, ainsi que ses réparties avec le pince-sans-rire typiquement british, et des formes très généreuses de Ursula Andress. Ah oui, et bien entendu du célèbre riff de guitare qui sera repris à différentes sauces à chaque nouvel opus. Sinon les autres acteurs sont moyens, le Dr No n'a rien de dangereux et meurt trop vite, il y a beaucoup de longueurs, les contrastes sur le plein jour pour faire paraitre de nuit sont affreux. On y trouve aussi quelques connotations racistes d'époque. Notamment lorsque Quarrel dit qu'il y a un dragon sur une île, l'Américain (rapprochement politique Royaume-Uni/USA dû à la Guerre Froide) répond à Bond que c'est de la "superstition de nègre" (en anglais). Toutefois, il y a eu largement pire comme JB. Un classique des films d'espionnage à (re)découvrir par curiosité. Oh ooooouuuiii, URSULAAA!!!!
boscopax
boscopax

99 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juillet 2009
Le début de la saga cinematographique du plus connu des agents secrets. Porté par un acteur au charisme indispensable, ce premier volet n'a pas pris une ride et crée même le mythe de la James Bond Girl. Le début d'une très grande aventure dont Sean Connery est à mon avis le meilleur représentant à ce jour. La version remasterisée réussit d'ailleurs à faire oublier les faiblesses des effets spéciaux de l'époque (voir la scène de l'araignée). Une référence.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 septembre 2019
Un James Bond de bonne facture ou Sean Connery se relève a merveille dans un role qu'il enfile comme un gant. Un des meilleurs de la série.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juillet 2008
On pardonne les errements du scénario ou la faible technique de l'ensemble : ce premier James Bond, qui pose non seulement les bases de la franchise, a sérieusement la classe.
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