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William Dardeau
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3,0
Publiée le 29 juin 2021
Le premier film de Koji Fukada avait été remarqué à juste titre. D’emblée on pressent que l’on a affaire à un auteur ne craignant pas d’aborder des sujets qui fâchent. Hospitalité narre les déboires d’une petite famille japonaise, suite à l’intrusion d’un mystérieux personnage qui va s’incruster dans leur vie de tous les jours avec sa copine russe. On pense parfois à Théorème de Pasolini. Fukada décrit avec acuité la vie d’un quartier de Tokyo, avec ses habitants obsédés par la présence d’étrangers, forcément dangereux, contre lesquels il faut créer des milices. L’humour est certes présent, mais Fukada entend bien montrer la xénophobie latente des japonais, à travers cette allégorie réjouissante, et parfois déjantée. Sans doute à voir avant d’envisager un séjour au pays du soleil levant !
Du cinéaste japonais, Kôji Fukada, j’avais découvert en 2016, le remarquable Harmonium, - primé à Cannes -, suivi en 2020 par L’infirmière. Retour en arrière sur la carrière de ce cinéma avec ces 96 minutes d’une comédie dramatique plus que grinçante. Au cœur de Tokyo, la famille Kobayashi vit paisiblement de l’imprimerie. Quand un vieil ami de la famille réapparaît, aucun ne réalise à quel point il est en train de s’immiscer progressivement dans leur vie… jusqu’à prendre leur place. Une pochade sur le sujet grave de l’immigration au Japon. Une véritable curiosité. Le film devait s’intituler à l’origine Rotary, en référence aux systèmes d’impression rotative mais aussi à l'impermanence de la vie qui décrit des circonvolutions et finit embobinée, explique – si l’on peut dire -, le réalisateur. Cette comédie corrosive devait sortir en 2010… pour des raisons que j’ignore, elle n’arrive sur nos écrans qu’aujourd’hui. Résumons le contexte social : le Japon est le quatrième pays du monde à accueillir le plus de travailleurs étrangers, avec 2,5 millions d’étrangers qui vivent et travaillent au Japon. Pourtant, le gouvernement du pays affirme catégoriquement ne pas vouloir accueillir d'immigrants. En ce qui concerne les réfugiés, leur taux d’acceptation est inférieur à 1%, un chiffre extrêmement bas comparé à celui des autres pays développés. Le climat au Japon est tel que les étrangers sont de plus en plus perçus comme responsables de la criminalité du pays – ça nous rappelle quelque chose -. Ici, vagabond Kagawa voit dans l’hospitalité un moyen de faire cohabiter ensemble les étrangers, les Japonais, les sans-abris, les criminels ou qui que ce soit. Certains feront la comparaison avec son Harmonium dont le thème est assez voisin mais sur un ton plus angoissant. D’autres penseront même au Théorème de Pasolini. Mais ici, le ton est plus léger, plus déjanté, pour cette fable sur la zizanie qui tend volontiers vers l’absurde dans ce presque huis-clos. Je ferai plutôt référence aux Parasites de Bong Joon Ho. Certes le cinéma est moins abouti, mais son intérêt est réel. Côté casting, les Kenji Yamauchi, Kanji Furutachi, Kiki Sugino, que nous connaissons peu sont impeccables. La roublardise de l’un et les effarements des autres sont un régal dans un monde millimétré où tout va basculer à une vitesse effarante. L’accélération du processus d’envahissement va crescendo jusqu’à l’absurde et c’en est que plus réjouissant. Voilà une jolie manière de découvrir la naissance d’un cinéaste qui a fait plus que ses preuves depuis plus de 10 ans, avec cette allégorie au vitriol sur la peur de l’autre au pays du Soleil Levant.
07/06/2021 : j'ai aimé ce film. Ce long métrage évoque une belle réflexion sur la cohabitation de personnes issues de diverses origines. Cependant ce film présente quelques lenteurs.
D'une nullité abyssale, ce navet est le point d'orgue de l'hypocrisie occidentale à l'endroit d'un certain cinéma asiatique dont les louanges qu'on en fait sont proportionnelles à l'indigence hallucinante du scenario, digne d'un mauvais oui-oui et à la mise en scène de spectacle de fin d'année d'une école d'attardés mentaux . En effet voilà bien un certain regard. Une merde monumentale qui comptera comme l'un des plus décisifs moments d'égarement de mon existence déjà terne. unique exemple d'un genre inventé pour l'occasion, ce film d'imprimerie m'aura néanmoins conforté dans l'idée que nous sommes tous des génies, sauf ce réalisateur . j'ai connu des concombres mer plus perspicaces que le scénariste de cette daube tiède. J'aimerai qu'on m'explique comment l'ensemble de la presse a pu encenser ce qui me paraît être une insulte à l'intelligence. Je pense que c'est apres avoir vu ce film que Vladimir Poutine a pour la première fois estimé qu'une vitrification nucléaire de la planète pouvait représenter une libération pour l'humanité. Adieu le cinéma
On se croirait dans un roman de Balzac, très bon film, un scénario parfaitement écrit. J'ai toujours beaucoup de mal à voir des personnes ce faire avoir.
Très bon film de fukada qui par de magnifique plans et de très belles couleurs fait s'intégrer totalement dans l'œuvre le spactateur, la façon dont le réalisateur montre la faiblesse d'esprit du personnage principal et la manière dont elle est jouée est tout simplement fantastique ma seule reproche est peut être quelques scènes un peu trop longue malgré la courte durée du film.
j'ai aimé ce film qui raconte comment un jeune couple japonais se fait envahir par un couplé d'étrangers, au delà du jeu impeccable des acteurs, qui est impeccable, ce film interroge sur le rapport qu'ont les japonais avec les étrangers et leur degré de tolérance vis-à-vis d'eux. franchement un bon film, a voir.
Un film d'une rare nullité. Une mise en scène affligeante. Des décors qui ne donnent pas du tout envie de visiter le Japon.Des acteurs qui ont tous l'air de jouer pour la première fois. Une histoire absurde et mal ficelée qui n'a aucun sens. Ce film n'apporte rien au 7ème Art, il le dessert par son amateurisme.
Un film original, comme sait le proposer le 7e art en Asie, dans l’intimité de la famille d’un imprimeur, qui est aussi une famille recomposée avec une différence d’âge importante entre les époux. Cette famille va se trouver aux prises avec un curieux ami de longue date, plutôt… invasif! Cela donne des scènes cocasses et questionne sur le statut des étrangers au Japon. À découvrir !
Un vrai film japonais, avec des moments lents à savourer (pas trop longs) et une fin très inattendue et drôle ! Le jeu des acteurs dans ce petit espace est excellent.