Note moyenne
3,5
451 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
5 critiques
4
11 critiques
3
17 critiques
2
6 critiques
1
2 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Le premier film de Koji Fukada avait été remarqué à juste titre. D’emblée on pressent que l’on a affaire à un auteur ne craignant pas d’aborder des sujets qui fâchent. Hospitalité narre les déboires d’une petite famille japonaise, suite à l’intrusion d’un mystérieux personnage qui va s’incruster dans leur vie de tous les jours avec sa copine russe. On pense parfois à Théorème de Pasolini. Fukada décrit avec acuité la vie d’un quartier de Tokyo, avec ses habitants obsédés par la présence d’étrangers, forcément dangereux, contre lesquels il faut créer des milices. L’humour est certes présent, mais Fukada entend bien montrer la xénophobie latente des japonais, à travers cette allégorie réjouissante, et parfois déjantée. Sans doute à voir avant d’envisager un séjour au pays du soleil levant !
Hospitalité
Les intrus
Du cinéaste japonais, Kôji Fukada, j’avais découvert en 2016, le remarquable Harmonium, - primé à Cannes -, suivi en 2020 par L’infirmière. Retour en arrière sur la carrière de ce cinéma avec ces 96 minutes d’une comédie dramatique plus que grinçante. Au cœur de Tokyo, la famille Kobayashi vit paisiblement de l’imprimerie. Quand un vieil ami de la famille réapparaît, aucun ne réalise à quel point il est en train de s’immiscer progressivement dans leur vie… jusqu’à prendre leur place. Une pochade sur le sujet grave de l’immigration au Japon. Une véritable curiosité.
Le film devait s’intituler à l’origine Rotary, en référence aux systèmes d’impression rotative mais aussi à l'impermanence de la vie qui décrit des circonvolutions et finit embobinée, explique – si l’on peut dire -, le réalisateur. Cette comédie corrosive devait sortir en 2010… pour des raisons que j’ignore, elle n’arrive sur nos écrans qu’aujourd’hui. Résumons le contexte social : le Japon est le quatrième pays du monde à accueillir le plus de travailleurs étrangers, avec 2,5 millions d’étrangers qui vivent et travaillent au Japon. Pourtant, le gouvernement du pays affirme catégoriquement ne pas vouloir accueillir d'immigrants. En ce qui concerne les réfugiés, leur taux d’acceptation est inférieur à 1%, un chiffre extrêmement bas comparé à celui des autres pays développés. Le climat au Japon est tel que les étrangers sont de plus en plus perçus comme responsables de la criminalité du pays – ça nous rappelle quelque chose -. Ici, vagabond Kagawa voit dans l’hospitalité un moyen de faire cohabiter ensemble les étrangers, les Japonais, les sans-abris, les criminels ou qui que ce soit. Certains feront la comparaison avec son Harmonium dont le thème est assez voisin mais sur un ton plus angoissant. D’autres penseront même au Théorème de Pasolini. Mais ici, le ton est plus léger, plus déjanté, pour cette fable sur la zizanie qui tend volontiers vers l’absurde dans ce presque huis-clos. Je ferai plutôt référence aux Parasites de Bong Joon Ho. Certes le cinéma est moins abouti, mais son intérêt est réel.
Côté casting, les Kenji Yamauchi, Kanji Furutachi, Kiki Sugino, que nous connaissons peu sont impeccables. La roublardise de l’un et les effarements des autres sont un régal dans un monde millimétré où tout va basculer à une vitesse effarante. L’accélération du processus d’envahissement va crescendo jusqu’à l’absurde et c’en est que plus réjouissant. Voilà une jolie manière de découvrir la naissance d’un cinéaste qui a fait plus que ses preuves depuis plus de 10 ans, avec cette allégorie au vitriol sur la peur de l’autre au pays du Soleil Levant.
Les intrus
Du cinéaste japonais, Kôji Fukada, j’avais découvert en 2016, le remarquable Harmonium, - primé à Cannes -, suivi en 2020 par L’infirmière. Retour en arrière sur la carrière de ce cinéma avec ces 96 minutes d’une comédie dramatique plus que grinçante. Au cœur de Tokyo, la famille Kobayashi vit paisiblement de l’imprimerie. Quand un vieil ami de la famille réapparaît, aucun ne réalise à quel point il est en train de s’immiscer progressivement dans leur vie… jusqu’à prendre leur place. Une pochade sur le sujet grave de l’immigration au Japon. Une véritable curiosité.
Le film devait s’intituler à l’origine Rotary, en référence aux systèmes d’impression rotative mais aussi à l'impermanence de la vie qui décrit des circonvolutions et finit embobinée, explique – si l’on peut dire -, le réalisateur. Cette comédie corrosive devait sortir en 2010… pour des raisons que j’ignore, elle n’arrive sur nos écrans qu’aujourd’hui. Résumons le contexte social : le Japon est le quatrième pays du monde à accueillir le plus de travailleurs étrangers, avec 2,5 millions d’étrangers qui vivent et travaillent au Japon. Pourtant, le gouvernement du pays affirme catégoriquement ne pas vouloir accueillir d'immigrants. En ce qui concerne les réfugiés, leur taux d’acceptation est inférieur à 1%, un chiffre extrêmement bas comparé à celui des autres pays développés. Le climat au Japon est tel que les étrangers sont de plus en plus perçus comme responsables de la criminalité du pays – ça nous rappelle quelque chose -. Ici, vagabond Kagawa voit dans l’hospitalité un moyen de faire cohabiter ensemble les étrangers, les Japonais, les sans-abris, les criminels ou qui que ce soit. Certains feront la comparaison avec son Harmonium dont le thème est assez voisin mais sur un ton plus angoissant. D’autres penseront même au Théorème de Pasolini. Mais ici, le ton est plus léger, plus déjanté, pour cette fable sur la zizanie qui tend volontiers vers l’absurde dans ce presque huis-clos. Je ferai plutôt référence aux Parasites de Bong Joon Ho. Certes le cinéma est moins abouti, mais son intérêt est réel.
Côté casting, les Kenji Yamauchi, Kanji Furutachi, Kiki Sugino, que nous connaissons peu sont impeccables. La roublardise de l’un et les effarements des autres sont un régal dans un monde millimétré où tout va basculer à une vitesse effarante. L’accélération du processus d’envahissement va crescendo jusqu’à l’absurde et c’en est que plus réjouissant. Voilà une jolie manière de découvrir la naissance d’un cinéaste qui a fait plus que ses preuves depuis plus de 10 ans, avec cette allégorie au vitriol sur la peur de l’autre au pays du Soleil Levant.
Film assez barré qui n'apporte pas grand chose pour moi. Le jeu des acteur, un peu flasque, n'aide pas non plus.
C'est nul. Tout est moche dans ce film surtout les acteurs. Il y a juste la machine à imprimer qui est intéressante.
07/06/2021 : j'ai aimé ce film. Ce long métrage évoque une belle réflexion sur la cohabitation de personnes issues de diverses origines.
Cependant ce film présente quelques lenteurs.
Cependant ce film présente quelques lenteurs.
On se croirait dans un roman de Balzac, très bon film, un scénario parfaitement écrit.
J'ai toujours beaucoup de mal à voir des personnes ce faire avoir.
J'ai toujours beaucoup de mal à voir des personnes ce faire avoir.
Très bon film de fukada qui par de magnifique plans et de très belles couleurs fait s'intégrer totalement dans l'œuvre le spactateur, la façon dont le réalisateur montre la faiblesse d'esprit du personnage principal et la manière dont elle est jouée est tout simplement fantastique ma seule reproche est peut être quelques scènes un peu trop longue malgré la courte durée du film.
j'ai aimé ce film qui raconte comment un jeune couple japonais se fait envahir par un couplé d'étrangers, au delà du jeu impeccable des acteurs, qui est impeccable, ce film interroge sur le rapport qu'ont les japonais avec les étrangers et leur degré de tolérance vis-à-vis d'eux.
franchement un bon film, a voir.
franchement un bon film, a voir.
Un film d'une rare nullité. Une mise en scène affligeante. Des décors qui ne donnent pas du tout envie de visiter le Japon.Des acteurs qui ont tous l'air de jouer pour la première fois. Une histoire absurde et mal ficelée qui n'a aucun sens. Ce film n'apporte rien au 7ème Art, il le dessert par son amateurisme.
Un film original, comme sait le proposer le 7e art en Asie, dans l’intimité de la famille d’un imprimeur, qui est aussi une famille recomposée avec une différence d’âge importante entre les époux. Cette famille va se trouver aux prises avec un curieux ami de longue date, plutôt… invasif! Cela donne des scènes cocasses et questionne sur le statut des étrangers au Japon. À découvrir !
Fukada comme on l'aime : ironique, drôle, grinçant!... on a toujours hâte de voir son prochain film!
Un vrai film japonais, avec des moments lents à savourer (pas trop longs) et une fin très inattendue et drôle !
Le jeu des acteurs dans ce petit espace est excellent.
Le jeu des acteurs dans ce petit espace est excellent.
Le debut est intéressant alors qu’on observe le coucou s'installer dans le nid en s’appuyant sur la politesse de ses hôtes. Le malaise grandit progressivement alors que les propriétaires se font chasser de leur fonction puis de leur espace. La fin est complètement grand guignol. On ne sait si le film joue avec les peurs des Japonais où s’il les applique au premier degré auquel cars un tel long métrage chez nous pourrait se voir qualifier de fatras d'extrême droite raciste. Dommage, le couple était déjà assez malaisant comme cela.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse