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Un visiteur
5,0
Publiée le 18 décembre 2013
Vraiment je ne suis pas un grand adepte de ce genre de film d'habitude mais je me suis laissé tenter car j'essaie de voir un peu tout ce qui sort pour me faire mon propre avis. Résultat des courses : j'ai ADORE !!! Pourquoi ? La performance exceptionnelle de Marion Cotillard qui signe pour moi ici son meilleur film, encore plus fort que La Môme ou que De Rouille et d'Os. Elle est magistrale et repousse les limites de l'émotion dans ce rôle bouleversant à pleurer, d'une jeune femme polonaise débarquant à New-York avec sa sœur et séparée dés leur arrivé...Ewa n'aura qu'une obsession, celle de retrouver sa sœur et de trouver l'argent pour quitter ce faux rêve américain dans lequel rien ne lui sera épargné...Un personnage touchant, discret, humble, qui va prendre sur elle pour s'en sortir dans cette univers très glauque J'ai été retourné et je ne vois plus du tout Marion Cotillard comme avant maintenant...
Tout est réuni pour faire un très grand film : acteurs globalement bons, réalisateur doué, histoire dramatique à souhait, costumes sublimes, impressionnante reconstitution du New-York des années 1920, musique douce et discrète... Pourtant la sauce ne prend pas, il manque deux choses essentielles présentes dans les quatre films précédents de J. Gray, l'émotion et la tension. Dans quelques brefs moments, elles arrivent à s'infiltrer, à affleurer, à justifier notre intérêt et notre attention (bien fébriles la première demi-heure, voire la première heure de film ?), pour le destin de l'immigrante polonaise, plutôt bien campée par Marion Cotillard. Malheureusement c'est trop peu, on aurait pu s'attendre à mieux, à plus de force de la part du réalisateur de The Yards. Peut-être aurait-il fallu donner plus de place au magicien joué par Jeremy Renner (qui étonne une fois de plus par les multiples facettes de son jeu), ainsi qu'à la relation qu'il noue avec Ewa, ou au "duel" avec son cousin, (au lieu de rester coincé sur elle) joué par Joaquin Phoenix, qui arrive quand même à faire oublier son interprétation désastreuse et exaspérante de The Master, en restant sobre mais toujours charismatique. Le film mérite d'être vu pour l'évolution de ces trois protagonistes, très bien écrits, et pour la fin poignante et lumineuse.
1920, après la Grande Guerre, en Europe, on croit au "Rêve américain, à une vie meilleure" mais ce film, plat, au scénario laborieux, qui débute à Ellis Island où sont parqués les immigrants sans nous donner plus de détails et se poursuit dans les quartiers glauques de New York où règne la prostitution, laisse le spectateur en retrait de cette histoire. Les 3 acteurs Joaquin Phoenix, solide et dense, Jeremy Lee Renner, pétillant dans sa pauvreté et Marion Cotillard, en pauvre victime polonaise, ne réussissent pas à sauver ce film.
Film long très très long....on a du mal a y croire. Scénario un peu trop facile a mon goût. C est dommage car le thème aurait pu être intéressant. Marion Cotillard est assez fade malgré un bon accent polonais. Je déconseille ce film. En sortant de la salle les autres spectateurs étaient du meme avis que moi
Je l'ai déjà dit ici, James Gray est selon moi le meilleur cinéaste en activité au monde. En quatre films, il a réussi l'exploit d'être traité par ses pairs comme un réalisateur de génie, malheureusement peu reconnu par la presse spécialisée outre-atlantique et boudé par les spectateurs américains. Aussi, jusque là, chaque film qu'il réalisait était meilleur que le précédent, ce qui ajoutait au côté légendaire de la chose. Two Lovers, le dernier en date, est mon film préféré et j'étais curieux de voir comment James Gray allait s'en sortir pour continuer sur la même dynamique avec son nouveau film. The Immigrant se passe au début du siècle dernier, au cœur du système d'immigration américain et de l'endroit de transition obligatoire pour ceux qui débarquaient sur la côte Est, Ellis Island. Marion Cotillard joue le rôle d'une immigrée polonaise qui arrive aux USA avec sa sœur malade, laquelle se retrouve coincée sur l'île en attendant d'être soignée. Marion se retrouve seule, livrée à elle-même, dans un monde qu'elle ne connaît pas. Elle trouve alors une solution, moyennant sacrifice, auprès d'un personnage sombre et mystérieux, l'inévitable Joaquin Phoenix, qui lui propose son aide pour tirer sa sœur d'affaire. Évidemment, cette aide n'est pas gratuite, et la petite Polonaise devra vendre corps et âme pour sauver la seule personne de sa famille qui compte encore pour elle. Les deux acteurs principaux sont excellents ; Cotillard avec son accent polonais qu'elle a dû travailler énormément tant il paraît naturel, et Joaquin Phoenix tiraillé entre l'amour qu'il porte pour sa préférée et sa cupidité qui le pousse à la manipuler à ses propres fins. Vu du côté de Marion, on est fasciné par cette espèce de syndrome de Stockholm auquel elle fait face. Il faut dire que son proxénète est le seul à pouvoir l'aider et que malgré tout le mal qu'il lui fait, elle lui doit presque la vie. Celle qui ne sait même pas manger une banane en arrivant là où tout est possible se familiarisera très (trop) rapidement avec l'anatomie masculine pour sauver sa sœur. Jeremy Renner a un rôle de détonateur, peut-être moins crédible et moins évident que les deux autres, mais il parvient à s'en sortir tout à fait convenablement. Sur le plan visuel, le film est magnifique. Les couleurs, les plans, la lumière, offrent le meilleur du possible et sont un régal pour les yeux. Au final, ce film est à mon avis le moins bon de James Gray, mais il n'en reste pas un bon film pour autant.
Je ne sais pas quoi penser de ce film. C'était très long, je m'attendais à autre chose. Je l'ai vu en VO il faut admettre que Marion Cotillard joue très bien en anglais avec l'accent slave. Mais je n'ai pas très bien compris pourquoi le dénouement est aussi linéaire, il ne se passe quasiment rien durant tout le film, alors qu'avec ce synopsis on aurait pu avoir quelque chose de grandiose car tout était là (NY, les années folles, la danse, le milieu de la prostitution, la corruption, l'immigration..) et non. Tout cela reste plat.
Entre tragédie shakespearienne et satire sur l'American Dream, James Gray a voulu mettre en perspective deux idéaux porteurs d'espoir et briseurs de vie: le rêve d'un au-delà meilleur, et l'illusion de l'amour. Avec The Immigrant, ne vous attendez donc pas à un film larmoyant à souhait sur la misère qu'ont pu connaître les immigrés du début du XXème. James Gray a visé plus haut, plus fort, plus noir et plus complexe. Mais encore fallait-il atteindre ce but affiché. La réalisation s'avère au final plutôt fade, malgré les quelques jaillissements photographiques de l'excellent Darius Khondji. Marion Cotillard, elle, resplendit comme jamais. Elle montre encore son incroyable faculté à pénétrer au plus profond de ses rôles, à les incarner jusqu'à la moelle. Joaquin Phoenix est lui aussi parfait en escroc invétéré. Malgré ces belles performances, on ne ressent pas grand chose, la mayonnaise ne prend jamais vraiment. Ne reste plus qu'à saluer l'ambition. La prochaine fois, autant mettre les moyens, Monsieur Gray?
Après le très intimiste Two Lovers (2008), James Gray réembarque pour la quatrième fois Joaquim Phoenix dans son univers mais cette fois dans une fresque d’époque se voulant plus classiquement grandiose et lui permettant d’aller jusqu’au bout de ses habituelles ambitions esthétiques. Œuvre visuellement travaillée au millimètre près, The Immigrant est comme un grand tableau de la Renaissance exposé derrière une vitrine : aveuglant de beauté mais très loin des hommes.
James Gray est un virtuose, nul doute là-dessus. The Immigrant est, encore, une vibrante preuve de sa capacité à illuminer chaque scène, chaque plan et chaque centimètre offert à la sensibilité de ses caméras. Jeu d’ombres et de lumières magnifiquement orchestré, son film atteint une forme de perfection esthétique où nombre de ses plans évoquent presque des tableaux de maître tant la richesse des gammes de couleur à l’écran semble venue d’ailleurs.
Les amoureux du style seront donc sans doute éblouis par la grâce visuelle parcourant The Immigrant. Ajoutez à cela deux acteurs oscarisés ou oscarisables avec Marion Cotillard et Joaquim Phoenix, une plongée dans les profondeurs mythiques du rêve américain et vous obtiendrez un film semblant venir d’un autre temps, celui des grands mélodrames de l’âge d’or d’Hollywood. Il suffirait presque de fermer les yeux quelques secondes pour imaginer Audrey Hepburn, Cary Grant et Humphrey Bogart apparaître à l’écran comme aux plus belles heures du cinéma américain. Une machine à Oscars en quelque sorte, qui ne semble d’ailleurs pas avoir peur d’afficher ses ambitions de sublime.
Il manque pourtant quelque chose à The Immigrant une fois passée cette épaisse couche de vernis et de poussière délicatement instillée. Tout est en effet tellement poli, tellement ciré, tellement soigné dans le monde de James Gray qu’il ne semble y avoir de place pour rien d’autre que son obsession de la pureté, étouffant littéralement toute émotion qui n’entrerait pas dans sa grande machine esthétisante. Dans ce cinéma, expurgé de toute liberté de jeu, il n’y a plus de places pour les corps, qui pleurent mécaniquement comme des poupées de cire mais ressemblent plus à des créatures du Musée Grévin qu’à des êtres de chair.
Purs esprits, ses personnages semblent en effet tous habités par la même peur de se dévoiler que le film de James Gray est effrayé à l’idée de sortir une seconde de son pesant carcan formel. Peu aidés en cela par des répliques souvent toutes faites et une trame dramatique assez prévisible, ses acteurs paraissent coincés dans une armure de velours, ne sachant que faire de la psychologie pour le moins sommaire de leurs personnages. Même Joaquim Phoenix semble incapable de transcender ce discours policé à l’extrême, ses accès de violence frisant parfois la caricature. Un problème que ne peut avoir Jeremy Renner, esclave d’un personnage traversant le film comme un fantôme.
Le seul élément de discours identifiable du film est au final à chercher dans un catéchisme mystico-religieux aussi pénible que confus, culminant dans une scène finale qui constitue tout sauf un sommet, Joaquim Phoenix essayant en un plan d’instiller toute la rage et l’émotion manquant au reste du film, pari malheureusement impossible. Croyant pouvoir combler son manque d’audace scénaristique et psychologique par une surenchère d’effets de style, The Immigrant se fait statique et finit presque par provoquer l’ennui, le formidable moteur esthétique de James Gray semblant tourner dans le vide.
Telle la statue de la Liberté, son film est finalement un monstre froid, terriblement imposant de loin mais de plus en plus vide à mesure que l’on s’en approche.
Les trois acteurs de ce drame livrent d'excellentes performances. Marion Cotillard passe du polonais à l'anglais (avec accent polonais) de manière impressionnante et les personnages masculin sont touchant. On se demande toujours si le magicien n'est pas un menteur et jusqu'où va aller Bruno. Un bon James Gray !
l'ambiance visuelle du film est assez réussie, et la situation de l'héroïne dramatique à souhait, pour cela Marion Cotillard était l'actrice idéale : elle incarne à la fois la résignation et la détermination sans devoir employer des trésors de jeu d'acteur grâce à son petit minoi irrésistible même si le film traine en longueur et s'adresse au spectateur de base (tout est très clairement expliqué, rien n'est évoqué avec légèreté), on passe quand même un bon moment
Difficile de se dire que James Gray pour son grand retour après le dramatique Two Lovers ait pu faire un film si moyen. Si au niveau de la réalisation, des acteurs (Cotillard est.. géniale et Joaquin comme d'habitude) et de la photographie on approche la perfection, mais le scénario est tellement vu et revu (malgré les quelques petites touches sur l'histoire des états unis (immigration et tout ça) que le film nous plonge dans l'ennui.. Il ne nous reste plus qu'a admirer la beauté de chaque plan et Cotillard dans un de ses meilleurs rôle (même si elle parle polonais).