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cris11
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1,0
Publiée le 17 novembre 2012
Voila un film assez minable sur le thème des banques. Un sujet vraiment très facile en ce moment. Pour résumer simplement le film, c'est un Wall street du pauvre. En effet, c'est l'histoire d'un type qui fait un délit d'initié en plombant volontairement le cours de l'action de sa banque pour qu'on puisse la racheter à bas prix derrière et ainsi détenir le contrôle. Et bien sûr pour pouvoir baiser tous le monde le monsieur a des renseignements obtenus illégalement. Etrange ressemblance avec Wall Street... Le problème avec ce film, c'est que c'est une coquille vide. On met le paquet sur la forme en tournant dans des décors tous plus bling bling les uns que les autres, en utilisant des dialogues ou discours juste idiots, idéalistes et naïfs tout au long du film (il y a déjà un bon petit échantillon dans la bande annonce) et en mettant en scène des personnages qui sont justes des enfoirés sans aucun fonds. C'est tellement caricatural que ça en devient complètement débile. Concernant le fond, c'est très vide car ce n'est pas parce qu'on utilise quelques termes un peu techniques qu'on est pour autant un spécialiste. Lorsqu'on tend à dénoncer un thème comme ici le capitalisme, on essaye au moins de construire un débat et une démonstration qui tient la route en se plaçant tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, en conservant une préférence certes, mais pas en étant tout noir ou tout blanc. A titre d'illustration, wall street peut être une référence car Gekko (Michael Douglas) est un pur enfoiré, mais ça ne l'empêche pas d'avoir raison sur de nombreux points (différence dans la prise de risque des actionnaires et des dirigeants par exemple). Ensuite, au niveau du casting, Gad Elmaleh n'a pas les épaules assez larges pour ce genre de rôle. Il lui manque cruellement de charisme (il faut dire que l'écriture de son personnage n'aide pas beaucoup) et parait bien petit à côté de Gabriel Byrne (l'un des rares points fort pour moi). Au final, je trouve que c'est un film qui serait parfait pour remplacer un discours de Mélanchon, mais qui est hideux pour le cinéma.
Inutile de dire qu'avec un sujet aussi brûlant, on attendait mieux de Costa-Gavras qui avait toujours su mettre le doigt là où ça fait mal (que ce soit de "Z" à "L'Aveu" en passant par "Missing"). Bizarrement ici il n'en fait rien, ne retrouvant que son talent lors de brèves séquences où le personnage de Gad Elmaleh analyse avec cynisme et brio le système bancaire mondial. Mais sinon, ce capital est une double déception : aussi bien le film en lui-même qui ne ressemble pas à son cinéaste et qui se contente d'effleurer la surface d'un sujet qui avait matière à devenir aussi brillant que brûlant mais aussi sur la prestation de Gad Elmaleh qui confirme qu'il n'a pas l'étoffe d'un acteur dramatique et en tout cas pas dans un film comme ça où il aurait fallu quelqu'un avec beaucoup plus de charisme et un peu moins une gueule de paumé pour incarner ce président d'une banque un peu arriviste et surtout très avide d'argent. Reste Gabriel Byrne, toujours aussi bon et quelques séquences qui viennent consolider un peu le tout qui est quand même bien bancal avec un scénario peu crédible surtout lorsqu'il aborde la relation du personnage principal avec une mannequin qui ne sert absolument à rien. Ce capital-là est bien loin d'être rentabilisé.
Mettons de cote la morale Marxiste qui est d'une naïveté affligeante. C'est un bon divertissement avec de bons acteurs. La crédibilité du cote banque française est bien supérieure a la caricature du monde anglo-saxon. Le melange finance / luxe et le cote humain des personnages donne son charme a l'intrigue.
Un excellent film de Costa Gravas que l'on voit revenir avec plaisir derrière la camera. Un sujet bien d'actualité sur le monde corrompu de la finance, traité sans manichéisme. Le jeu à contre emploi de Gad Emaleh rend son rôle crédible. Un bon moment de cinéma!
NUL NUL NUL ! Gad Elmaleh, bon acteur comique, est pathétique dans ce rôle d'homme d'affaires ! Le scénario n'a rien de recherché, c'est un ennui total et 2 heures de gachées !!
Costa-Gavras a réalisé trop de chefs d’œuvre pour que Le Capital retienne très longtemps l'attention, quand bien même le style demeure. Car le thème choisi, pour... capital qu'il soit, n'aurait pas dû se résoudre à enfoncer grossièrement les portes grand ouvertes de l'amoralité des banques. Dans nos sociétés, le fric pue depuis quelques siècles, c'est dénoncé par la plupart, les mêmes qui courent après chaque jour qui passe ! Pas de révélation ni d'analyse donc, dans ce film strictement narratif d'un état de fait aussi reconnu que condamnable. Gad Elmaleh, qu'il convient d'abstraire de ses rôles traditionnels pour l'apprécier ici, apporte avec le rôle principal le seul piment au film, dans la peau du salop-vertueux qu'on ne doit pourtant pas rencontrer souvent chez nos banquiers dirigeants ! Bref, Le capital n'est pas génial mais se laisse regarder, et on en a malgré tout pour son argent...
Bon film. On y découvre un nouveau Gad Elmaleh... Je ne vais pas voir ce style de film habituellement donc difficile pour moi de me référer à d'autres films de ce style mais j'ai été agréablement surprise même si on peut imaginer que la réalité n'est guère loin de la fiction.
Ah c'est très mauvais. Et pourtant j'apprécie beaucoup le cinéma militant et je dois connaitre par coeur "Z". Mais, là, tout est caricatural, Gad Elmaleh n'est pas crédible une seconde et les dialogues semblent rédigés par des stagiaires qui découvriraient les affres du méchant capitalisme financier. Et même les apartés à la caméra, qui sont délicieux chez K. Spacey dans House of Cards, se débrouillent, là, pour renforcer le côté artificiel de la démonstration. "Le Capital pour les Nuls" version ciné !
Un Thriller osé De Costa-Gavras ne s'adressant pas à tous les publics, tant le sujet du "Capital" et des marchés financier est peu ragoutant et rarement affronté au cinéma. Costa-Gavras dénonce courageusement la guerre des banques, le capitalisme sauvage, le gout de l'argent dans un milieu de requins sans scrupules que sont certains magnats de la finance avides de stock options. Le film nous propose des dialogues et des scènes savoureuses comme le repas de familial ou le speech devant la "famille" des actionnaires. La distribution nous offre de jolis seconds rôles avec Hippolyte Girardot, Daniel Mesguich, ou Philippe Duclos dans le rôle du policier retraité. Au premier plan, et tout à fait crédible dans un registre inattendu, Gad Elmaleh porte véritablement le film.
Il est des réalisateurs à la longue carrière dont on a l'impression qu'ils n'ont rien fait depuis des décennies, et dont on découvre que si, ils ont réalisé des bons films récemment en se penchant sur leur filmographie. C'est le cas de Costa-Gavras, dont j'avais l'impression que je n'avais plus vu de film marquant de lui depuis "Music Box", et pour lequel je me suis dit : ah bon ? "Amen", c'était de lui ? Et "Le Couperet" ? "Le Couperet", justement, était déjà un film motivé par la révolte devant la violence de l'injustice sociale. Il avait alors choisi de dénoncer cette violence au travers d'un polar, en adaptant le roman de Donald Westlake. Ici, pour "Le Capital", pas de fable, pas de métaphore ; on est dans la description frontale du capitalisme à l'ère de Goldman Sachs, explicitement cité dans le film.
J'ai mis longtemps à savoir si finalement, j'aimais ou pas "Le Capital", et je m'interroge toujours un peu devant mon clavier. Je ne me suis pas vraiment ennuyé, je ne peux qu'approuver le propos, et je dois reconnaître qu'il y a plus de subtilité que je le craignais. Pourtant, dès le début, la dimension caricaturale de la plupart des personnages ("Je préfère Tourneuil qu'une tantouze à la tête de la plus importante banque européenne") et les dialogues beaucoup trop écrits ("L'argent est un chien qui ne demande pas de caresses, mais qui veut qu'on lui lance la balle toujours plus loin") m'avaient inquiété et donné l'impression d'être dans un mauvais téléfilm français cherchant à faire américain.
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Dire que c'est Costa-Gavras qui a fait ça ! Quelle pitié ! Et ce pauvre Gad el maleh qui joue aussi mal que Matthieu Amalric et Francis Huster : il ferait mieux de se cantonner aux rôles minables des films nuls comme Coco ou Chouchou ! A éviter à tout prix ! Berk !
Un très bon gad elmaleh froid à contre courant de ses précédents rôles, dans les rouages politicos financiers certes un peu compliqué à suivre mais très réaliste.
Laissons à Gad le loisir de nous distraire sur ce pamphlet acide sur la capitalisme basé sur l'oeuvre originale de Stéphane Osmont. Non ce film n'est pas un film de Gad Elmaleh VO1. Les humoristes tels que Bourvil ou Kad nous ont livrés des performances dramatiques hors du commun, il s'avère que l'on fait plus difficilement rire que pleurer, Gad a raison de croire en lui et de s'émanciper je trouve. N'en déplaise à VO1. Il a beaucoup bossé pour faire rire, son argent il l'a durement gagné depuis le début, aujourd'hui il a le droit d'être récompensé de ses efforts et de son talent. Merci !