Voilà donc un nouveau film sur l'AI, mais sans chercher à trop débattre sur le sujet. L'AI est juste personnifiée pour construire une histoire, donc un conte. Un conte dont la fée Carabosse est encore une fois l'humain, dans sa mauvaiseté. Il y a un petit Chaperon Rouge, né d'un processeur graphique (GPU). L'AI est censée élever l'humanité (to uplift humanity). Y réussira-t-elle ?
On retrouve le Jeff Bridges du premier Tron, qui a pris quarante ans de bouteille, à la différence de ce film des années 80, qui n'a jamais paru aussi jeune. En effet, c'est à peine croyable que cet ancien film, qui date de l'apparition des premiers ordinateurs, ait pu mettre en scène des concepts qui ne sont vraiment en vogue que récemment. L'auteur du film d'aujourd'hui (qui est le même que pour le premier opus) recycle donc concepts et personnages d'antan, mais avec un déluge de technologie, comparé à l'assistance par ordinateur, qui balbutiait à l'époque, mais dont on s'était déjà servi pour le film de 1982 !
Le déluge de technologie (de Disney) est plutôt fatigant, mais comment y échapper puisque le personnage principal (Jared Leto) est un programme, qu'il faut donc équiper et environner de numérique, et que programmes et humains vont et viennent d'un monde à l'autre, se poursuivent ici ou là... Il fallait s'y attendre ; ce n'est pas condamnable (il y a même des spectateurs qui sont venus pour ça).
Ce qui est plutôt jouissif, c'est la musique, réellement la meilleure chose de ce film. Ce qui est moins jouissif, ce sont les dialogues pour amuser ou émouvoir, même si dans ce conte, tel ou tel programme se met à comparer le génie de Depeche Mode et de Mozart, à faire le psy, à avoir des ressentis (voire avouer "je ne sais pas"). Ça manque quand même cette émotion qu'on cherche tous en allant voir un film. Evan Peter (Vif-Argent des X-Men) incarne bien le génie cinglé, Gillian Anderson (X-Files) joue bien sa mère éplorée. C'est juste que le sujet (la quête de la permanence) et l'actrice Greta Lee (qui la découvre) ne s'y prêtent guère.
En tant que fan de l'univers, il est évident que pour moi Tron Legacy sera et restera mon préféré… un film qui met encore beaucoup de claques visuellement aux dernières productions hollywoodiennes et une bande son incroyable !
Pour ce qui est de Tron Ares, je n'ai pas les mots pour dire à quel point j'ai passé un excellent moment, donc je dirai simplement "MERCI". MERCI d'avoir respecté ces prédécesseurs. MERCI pour le visuel toujours aussi incroyable. MERCI pour cette bande son.
Ce film est mon plus beau film de science fiction : l'image est époustouflante en 3D, agréable également. Il n'y a pas un instant d'ennui. Ces 2 mondes autour de l'IA et la programmation c'est à dire d'une progression phénoménale rend ce film attractif. Une image dynamique, novatrice à perte de vue dans les profondeurs. Je recommande vivement.
J'ai adoré même si le scénario est un peu confus, on sait plus trop ce qui est réel et ce qui ne l'est pas mais visuellement bluffant et superbe musique et j'ai adoré la réf de .......D......j'en dis pas plus.
"Tron: Ares" est un film que j'ai bien apprécié. Un troisième opus assez divertissant, qui nous plonge dans le monde numérique et réel. L'histoire est sympa, les personnages sont plus ou moins attachants et les scènes d'action sont bien convaincantes.
Bande son explosifs, Jared Leto au top , effets spéciaux inondant l' écran ( c'est le cas de le dire ) histoire qui change un peu avec le programme qui parvient à venir nous voir en plus de l' homme qui va visiter le programme. Bref tout y est pour les fans ( le un et le deux se rappelle à nous et c'est bien pensé), comme pour les autres . un film qui monte Crescendo en nous offrant un final à spectaculaire ! .
bon, on va faire court, il faut sûrement bac + 12 pour comprendre de quoi parle ce film ; qui se passe dans la réalité virtuelle pendant 90 % du temps….Ce n’est même pas esthétique, c’est légèrement schizophrénique….La bande son est fatigante, le scénario à décrypter, et les personnages sans aucune émotion…..Vous l’aurez deviné, je n’ai pas aimé, mais c’est aussi cela le cinéma….Merci pour vos lectures
Visionnaire vitaminé visuellement parfait. Le meilleur film de science fiction depuis des années. La bande son est prodigieuse, Jared Leto est ai adoré !!
On croyait rallumer un mythe. On rallume une veilleuse. Tron: Ares fait partie de ces films qui ressemblent à une mise à jour forcée : beaucoup de promesses, beaucoup de bruit, et au final un écran bleu.
Le retour du programme Ares, incarné par Jared Leto, aurait pu être une révélation. Il n’est qu’un exercice de style, froid et spectral, qui oublie qu’un film, même numérique, doit battre. Ares traverse le monde réel avec la raideur d’un mannequin de synthèse, et Rønning filme tout ça avec la dévotion d’un ingénieur plus que d’un conteur. Chaque plan est poli, calibré, désinfecté. Rien ne dépasse, rien ne dérange. Et du coup, rien ne vit.
On sent pourtant, derrière les lignes de code, une intention sincère : explorer la frontière entre intelligence artificielle et émotion humaine. Mais le film parle de cœur sans jamais en avoir. Les dialogues sonnent creux, les silences n’ont pas de poids, et les rares moments d’émotion se dissolvent dans une lumière bleue aussi belle que glaciale.
La musique de Trent Reznor et Atticus Ross, qu’on attendait comme un choc, se contente d’un murmure électronique sans véritable envol. Le son ne fait que souligner l’absence d’âme. Même les scènes d’action — pourtant impeccablement chorégraphiées — semblent rejouées par des avatars lassés de leur propre perfection.
Jeff Bridges revient, oui, mais pour dire quoi ? Pour confirmer qu’il aurait mieux valu rester dans le souvenir. Sa présence, censée donner du sens à la continuité mythologique, ne fait qu’ajouter à la mélancolie d’un projet vidé de substance.
Le plus cruel, c’est que Tron: Ares n’est pas un mauvais film. C’est un film inutile. Tout est techniquement impeccable, esthétiquement séduisant, mais émotionnellement mort. On dirait un rêve conçu par une machine qui a lu beaucoup de scénarios mais jamais regardé un visage.
Dans une scène censée être poignante, Ares contemple le ciel et murmure : « Je comprends enfin ce que c’est d’exister. » On aurait aimé le croire. Mais à cet instant précis, on ne voit plus qu’un acteur pris au piège de son propre hologramme.
Rønning signe ici une œuvre qui confond la clarté avec la vie, la perfection avec le sens. Tron: Ares brille, oui — mais comme un néon dans une pièce vide.