The Place Beyond the Pines
Note moyenne
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1 441 critiques spectateurs

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175 critiques
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48 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mars 2013
Avec The Place beyond the pines on frôle la perfection car Derek Cianfrance effectue un véritable coup de maître avec ce « film iceberg ». Les 2h20 ne sont que surprises et émotions. L’histoire de Ryan Gosling n’était que la partie émergée du film. Un film dramatique et très noir. La réalisation est incroyablement belle et maîtisée, accompagnée de surcroit par une bande son magique et puissante. Quand à la distribution du film, elle est tout simplement bluffante. Les trois acteurs principaux : Ryan Gosling, Eva Mendes et Bradley Cooper signent très probablement leur meilleure performance avec un jeu d’acteur transperçant et renversant. Bref, The Place beyond the pines est le film noir que l’on attendait depuis longtemps, à aller voir de toute urgence
saligo1
saligo1

45 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mars 2013
Début du film dynamique et prenant et après la première partie, on commence à s'ennuyer d'une manière mortelle. En fait, on s'attend à plus de rebondissement, plus de noirceur et au final cela reste trop académique. Le réalisateur a voulu traiter l'histoire sur une période de 15 ans mais au final, on n'y croit pas, à trop vouloir traiter de choses, tout est trop dilué. Rose Byrne, que j'adore, ne sert à rien dans ce film, qu'est-elle venue y faire...Bref, aussi déçue au final que conquise au début du film.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2013
Cette saga criminelle ample et ambitieuse se double d'un mélodrame filial souvent poignant. Derek Cianfrance,que l'on avait découvert avec le fougueux "Blue Valentine" confirme son talent de metteur en scène éclectique auscultant la noirceur et la désespérance de l'être humain. "The Place Beyond the Pines" se compose d'un triptyque étalé sur 15 ans(on y suit ainsi le gangster-cascadeur,le policier aux aspirations politiques,et le destin de leur descendance). Cianfrance manie les ellipses avec maestria,mais en perd parfois de vue son thème principal:les rapports filiaux entre père et fils. Il aborde aussi l'hérédité,la fatalité,la repentance dans un film assez singulier,qui rappelle à la fois les gangsters movies de Martin Scorsese et James Gray,mais aussi le cinéma auteuriste des années 50(Elia Kazan,Nicholas Ray). Des références pesantes,mais contournées par un montage habile,qui réserve plusieurs surprises de grande envergure et des personnages très bien écrits,jusqu'aux plus petits seconds rôles. Les deux valeurs montantes d'Hollywood s'y retrouvent enfin,assumant leur statut de sex-symbol contrariés. Si Ryan Gosling,toujours aussi impressionnant dans son mutisme et sa détermination,nous refait le coup de "Drive",Bradley Cooper assoit définitivement sa nouvelle réputation,en flic rongé par les remords et à l'ambivalence profonde. A noter,des images très soignées dans la forêt de l'Etat de New York.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2019
S'il y a bien deux révélations qui mettent tout le monde d'accord (les fanas de cinéma autant que les fanas de belles gueules), c'est bien Ryan Gosling et Bradley Cooper. Ces deux derniers ont le don rare de concilier charme et intensité (Crazy Stupid Love et Drive pour l'un, Very Bad Trip et Happiness Therapy pour l'autre). Imaginez donc que le réalisateur de Blue Valentine (déjà avec Gosling) ait décidé de les réunir pour un même film. Enfonçons d'emblée une porte ouverte: cette nouvelle création n'est pas un prétexte pour un duel entre deux bourreaux du cœur. Derek Cianfrance signe une œuvre singulière, imposante et complexe. Mieux vaut ne pas trop en dire pour ne pas gâcher la projection. Nous suivons donc le destin d'une poignée de personnages, parmi lesquels Luke (Gosling), cascadeur à moto qui apprend sa paternité. Bien décidé à ne pas laisser son enfant connaître une existence aussi sombre que la sienne, il se met donc en tête de faire en sorte que son ex-compagne et l'enfant ne manque jamais de rien. Il fait donc le choix de mettre ses talents à profit pour braquer des banques. Son destin se retrouve bientôt lié à celui d'un jeune policier - Avery (Cooper). Idéaliste et ambitieux, il s'oppose fermement à toute corruption. Les deux personnages -séparés par leurs statuts- vont pourtant avoir une grande importance dans la vie de chacun. Cianfrance n'a pas eu peur de prendre son temps, voire le suspendre, pour délivrer une fresque d'une puissance incroyable. 2h20, ça peut surprendre, ça peut paraître long (un peu vers la fin), mais bon sang ce que ça fait du bien. Surtout qu'il se refuse à juger ses protagonistes (très nombreux). Une distance qui, paradoxalement, donne une force émotionnelle encore plus importante. Son duo de stars rivalise d'excellence, approfondissant l'aura des deux acteurs. Et les seconds rôles ne sont pas en reste: Eva Mendes, Ray Liotta, Ben Mendelsohn, Dane DeHaan et Emory Cohen sont au top de leurs formes dans des rôles aussi divers que variés. La musique a également une grande présence dans l'intrigue. Mike Patton livre une composition faisant littéralement corps avec l'atmosphère du film. Il faudrait être fou pour passer à côté de ce petit bijou.
Marion P.
Marion P.

37 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2013
The place beyond the pines mérite pour moi les critiques élogieuses qui lui ont été attribués par une large partie de la presse car le film est remarquable de justesse, notamment grâce à ces acteurs.

Trois parties très différentes composent le film :

D'une part, une partie centrée sur Ryan Gosling. Bien qu’assez lente, cette première partie n’en est pas pour autant dénuée de contenu car il se passe énormément de bouleversements dans la vie du personnage de Gosling qui le mènent progressivement à prendre des décisions extrêmes et l'adrénaline monte progressivement. Bien qu’une nouvelle fois convaincant, Gosling commence à lasser en interprétant ces hommes maussades et violents (après Drive et avant Only God Forgives). Particulièrement touchant et impressionnant dans le Blue Valentine du même Derek Cianfrance, ce dernier aurait pu davantage exploiter son talent en le sortant de ce type de rôle qu’il interprète de manière répétitive depuis trois ans maintenant.

Le film se focalise ensuite sur Bradley Cooper, qui n'a jamais aussi bien joué : sa culpabilité, ses doutes, son mal-être sont interprétés avec brio ce qui rend son personnage particulièrement attachant et réaliste.

Enfin, le film trouve toute sa profondeur avec la troisième partie (que je ne résumerai pas ici afin de conserver un peu de suspense) qui amène à se poser des questions pour lesquelles il est difficile d'avoir des réponses : Que transmet-on à ses enfants ? Comment ces derniers peuvent-ils grandir et se construire quand leur histoire familiale est trop lourde ? Peut-on éviter de leur faire payer les conséquences de nos actes ?

Une discrète mais touchante bande-originale complète ce tableau et fait définitivement de The place beyond the pines un grand film auquel on repense longtemps après son visionnage.
Psydered
Psydered

52 abonnés 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2015
Une sorte de face à face de performance entre deux acteurs phare du moment, le scénario est bon, tout les plans dans le film sont bon, le jeu d'acteur l'est aussi. On peut décortiquer en 3 parties : la première ou l'on apprends tout de Luke, une seconde on l'on apprends tout de Avery et la troisième le face à face de leurs fils. La structure est spécial mais finalement bien dans le thème avec de très bon acteurs du premier au plus petit rôle. Ce n'est pas le chef d'œuvre de l'année mais un bon drame.
romm1474
romm1474

10 abonnés 75 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2022
Après avoir vu la bande-annonce je voulais absolument le voir, et je peux dire que je n'ai pas été déçu.
Une première partie absolument parfaite (Gosling est impeccable dommage qu'on ne le voit qu'une heure), et stressante. Après la deuxième partie est un peu longue, mais elle est tout aussi intéressante. Et la troisième partie est géniale avec un Dane Dehaan incroyable (seul bémol le "fils" de Bradley Cooper qui est très moyen,lourd, et pénible). De plus la musique vous donne des frissons et vous pique les yeux.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 juillet 2013
Cianfrance veut réaliser son Drive. Comme il a déjà œuvré avec Gosling sur Blue Valentine, il s'imagine pouvoir tout simplement inventer "LA" saga criminelle du 21ème siècle. Sauf que n'est pas Scorsese ou James Gray qui veut. Et ce n'est surtout pas parce qu'on offre à l'interprète de Drive un autre rôle de gangster-cascadeur qu'il faut s'empêcher d'écrire une histoire crédible. Le vrai problème de ce film, c'est la temporalité. Plus de quinze années s'écoulent, et on l'impression que l'histoire ne dure qu'un été. Découpée en trois parties, l'histoire ne prend pas faute d'un manque de cohérence, d'ellipses brutales et d'une partie finale traitée de façon complètement absurde et inintéressante. Cianfrance, au lieu de réaliser un bon film, en fabrique trois qui sont ratés. Certains interprètes ne sont vraiment pas justes non plus et lorsqu'on voit le résultat d'ensemble, on comprend bien que Gosling a plus été utilisé comme un atout marketing pour surfer sur la vague "Drive". Vraiment dommage parce qu'il y avait du potentiel. Gosling doit faire attention, ses derniers choix de carrière sont moins rigoureux et intéressants que ceux d'avant.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2013
Trois époques à l'intérieur de ce très beau film...
La première , le rebelle Ryan Gosling, vit sa vie de voyou, passionnée et amoureuse, délinquante et malheureuse, il vole les banques et revoit son ex femme (Eva Mendes) et son bébé...
La deuxième époque, Le policier Bradley Cooper, se fait incorruptible et gagne ses galons de politicien, époque où sévit dans un rôle de flic corrompu une forte gueule du cinéma : (Ray Liotta)....
Troisième époque : La vengeance du fils de Ryan Gisling 15 ans après....époque courte mais qui donne son sens au film....
Le style du film s'affirme par le jeu d'acteur , la mise en scène et un scénario simple mais très précis.....
La musique assez rare complète le tableau....
Les thèmes de l'honneur , de la famille, de l'injustice sont sous jacents à ce drame à mi chemin du cinéma indépendant et du film noir.... ( on pense dans un autre genre à james gray)
La jeunesse et ses errances sont magnifiquement représentés et interprétés dans la troisième époque, par deux jeunes acteurs qui jouent avec leurs tripes.....
C'est aussi l'ambiance du film, un film tourné avec énormément d'atmosphère, de précision, d'homogénéité esthétique, et de sens.....
S'il faut retenir dix films à la fin de l'année, probablement qu'il sera inclus dans la liste
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2013
Une véritable claque. Après "Blue Valentine", le réalisateur Derek Cianfrance s'impose une nouvelle fois dans l'art cinématographique par "The Place Beyond The Pines".
L'histoire peut démarrer lentement pour certains, elle nous prend rapidement aux tripes et devient extrèmement prenante. La confrontation entre Luke et Avery n'est pas sans conséquences, car elle va se répercuter sur leurs fils respectifs.
Cette histoire est vraiment émouvante, boulerversante et touchante.
Ryan Gosling excelle toujours dans son rôle de Bad Boy doté d'un bon fond, avec son attitude et ses regards mystérieux. Bradley Cooper se dévoile toujours plus et montre qu'il a plus d'une réserve dans son sac. Oubliez Very Bad Trip ou encore Happiness Therapy ! Ici, il y campe un rôle à la fois courageux et tragique, un personnage plein de remords et de culpabilit, en bref, il épate. Eva Mendes est également superbe. Quand aux deux jeunes acteurs jouant les deux fils, ils sont très prometteurs. J'ai d'ailleurs reconnu l'un deux, puisqu'il avait tourner dans Chronicle.
Ces deux familles, brisées si l'on peut le dire, essaient d'avancer mais le passé ne peut s'effacer.
Le drame et le thriller fusionnent magnifiquement bien, on est à la fois pris d'excitation et d'anxiété, emporté dans ce tourbillon se déroulant sur une quinzaine d'années. Et, on en ressort véritablement bouleversé.
J'aimerais en dévoiler davantage, mais ce serait spoiler le film.
Pour la prestation des acteurs, pour l'histoire énormément touchante, et pour les cadrages, les paysages, la musique, et bien d'autres encore, si ce film ne fait pas un carton, c'est que les spectateurs sont tombés à côté de la plaque.
Sebmagic
Sebmagic

201 abonnés 1 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 avril 2023
Jusqu'au dernier moment j'ai hésité à sortir au ciné hier soir pour voir ce film, mais l'effet que m'avait fait la bande-annonce m'a persuadé, et j'ai bien fait. Derek Cianfrance m'avait déjà beaucoup plu avec Blue Valentine - où Ryan Gosling jouait aussi l'un des premiers rôles - mais là, je trouve qu'il a créé un film encore plus abouti, encore plus travaillé et étonnant, que ce soit visuellement comme scénaristiquement ou musicalement. Le réalisateur prend un nombre de risques incroyables qui, grâce aux différents talents mis en oeuvre, se révèlent payants. Je n'ai absolument rien à reprocher au film, il est à mon goût parfait que ce soit au niveau du scénario, de l'évolution des personnages et de cette histoire passionnante, des acteurs et de leur direction absolument incroyable, de la réalisation et de la musique. Un peu à l'image de la bande-annonce d'ailleurs que j'avais trouvé admirablement réussie. Le film prend déjà un premier risque : celui de l'acteur choisi pour jouer Luke Glanton. En voyant la bande-annonce, il est impossible de ne pas penser à un "Drive 2" tant le personnage joué par Ryan Gosling semble similaire et tout aussi hypnotique. La clope au bec n'est pas sans rappeler le cure-dent de Drive et le bad boy en voiture est remplacé par le bad boy en moto. Qui plus est, je n'ai pas de difficultés à dire que The Place Beyond the Pines se situe au même niveau que Drive visuellement (ce qui, venant de moi, est donc un énorme compliment) avec parfois des plans similaires. Le plan d'ouverture du film notamment, avec le bruit du couteau papillon qui met immédiatemment dans l'ambiance, offre un joli plan-séquence pour bien entamer le film, la caméra suivant Ryan Gosling de dos pour rejoindre son lieu de travail sous les acclamations. J'ai trouvé cette entrée en matière brillante et j'ai tout de suite accroché. Mais pourtant, le film fait le tour de force de ne jamais s'apparenter à un Drive 2. Le fait de teindre Ryan Gosling en blond, déjà, peut paraître tout con au premier abord mais permet sans aucun doute au spectateur de ne pas s'imaginer devant le même personnage. Et puis surtout, il faut bien le dire, ces deux films sont entièrement différents dans l'évolution de la trame scénaristique. The Place Beyond the Pines s'affaire à parler de ses personnages sur la longueur et prend également un autre risque : celui d'être découpé en 3 parties claires et nettes. Chacune des parties a son personnage principal (Ryan Golsing pour commencer, puis Bradley Cooper, pour finir par Dane DeHaan et Emory Cohen qui campent leurs fils fils respectifs 15 ans plus tard). spoiler: Ainsi, la première partie consacrée au personnage de Ryan Gosling s'arrête brutalement pour laisser place à l'intrigue consacrée au personnage de Bradley Cooper, si bien que les deux acteurs ne se retrouvent jamais à jouer une scène ensemble ; ce qui est plutôt très rare lorsqu'on a deux acteurs de cette envergure en tête d'affiche. Pour cette raison, le film surprend énormément. La fin de la première partie du film est extrêmement inattendue. Je viens de lire que Derek Cianfrance était fasciné par Psychose d'Hitchcock, ça n'a rien d'étonnant. C'est évidemment à Psychose qu'on pense immédiatemment en voyant la disparition brutale du personnage principal au beau milieu du film, ce qui constitue un gros risque de perdre le spectateur. Et pourtant, comme Hitchcock, Derek Cianfrance a réussi à effectuer un beau transfert de Ryan Gosling à Bradley Cooper sans cesser de nous passionner. Couvert qu'il remet une deuxième fois lorsqu'il s'agit de traiter de la descendance et des conséquences des actes des deux pères sur leus fils.
Bref, le film est purement brillant dans sa construction, vraiment dingue et magnifiquement orchestré. D'autant que visuellement, le film est très beau, offrant même des plans d'une grande poésie et d'une belle nostalgie grâce à la musique de Mike Patton (celle dans la fin de la bande-annonce qui avait éveillé mes papilles de cinéphile). Si le film est si réussi, c'est en grande partie grâce aux acteurs. Ryan Gosling a un pouvoir nostagique hallucinant qui permet au film de s'envoler parfois assez haut. Cependant le reste du casting n'est pas moins brillant. J'avais peur d'Eva Mendes car je n'ai jamais vraiment pu l'apprécier, mais ce film met vraiment en valeur son talent d'actrice. De même pour Bradley Cooper qui joue avec une justesse incroyable, Ray Liotta mais également Rose Byrne qu'on ne voit pourtant presque pas ! Pour ceci, je trouve la direction des acteurs excellente, car aucun personnage, même le plus secondaire qui soit, n'est laissé sur le côté. C'est sans parler de Dane DeHaan et Emory Cohen qui brillent à l'écran pour bien conclure le film. Bref, je ne sais pas si c'est un chef d'oeuvre mais pour moi ça s'en approche grandement. Je le conseille absolument à tout ceux qui ne savent pas quoi aller voir au ciné en ce moment.

https://www.sebmagic.com/
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2013
Qui aurait crû qu'un tel thriller prenne place en plein temps de "crise de cinéma"? Pas moi, en tout cas. Derek Cianfrance à tenu la promesse de faire un film sombre, pas forcément rempli d'action mais en tout cas très intéressant. Cianfrance à bien su choisir ses acteurs, il a su les mettre dans (presque) toutes les situations possibles sans jamais entrer dans le burlesque. Des efforts ont été faits : ça se voit et ça fait plaisir. Ryan Gosling joue dans ce film un père de famille bouleversé par les tâches de son engagement : c'est ce sérieux bien à lui perdu dans "Gangster Squad" qu'on retrouve dans ce film. Deuxième partie du film : l'interprétation MAGISTRALE de Bradley Cooper! Il y joue ici un policier qui veut que justice soit faite, qu'importe le prix demandé. Enfin, la troisième et dernière partie se poursuit quinze années plus tard, alors que les deux fils se retrouvent et commencent bien à bien s'aimer, jusqu'à la fin, aussi étonnante que bouleversante. INCROYABLE.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 avril 2013
Sans doute a-t-il cru être sympa, mr Derek Cianfrance, en proposant aux spectateurs 3 films pour le prix d'un ! Oserons nous lui dire que nous préférons un seul bon film à 3 moyens métrages très, très moyens. En fait, plus le film (très long, trop long) s'écoule et plus cette façon qu'il a de se regarder filmer devient insupportable : cela se voit trop. Les acteurs ? Mis à part Rose Byrne, très naturelle, ils ont tendance à surjouer, le pire étant atteint dans le dernier film, celui des 2 fils. Reste qu'il est toujours agréable d'entendre de longs passages de différentes versions de "Fratres", la sublime composition de Arvo Pärt, ainsi qu'un bout du "Misere" d'Allegri, une chanson de Springsteen et une autre de Bon Iver.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2013
Un trés grand film co-écrit et réalisé par Derek Cianfrance , un cinéaste que je découvre et dont il me tarde de voir le reste de sa filmographie !! Un long métrage parfaitement maitrisé dont on ne voit pas les deux heures vingt passé et dont on prend l'histoire en pleine face. Un film qui retrace trois étapes de vies, celle d'un cascadeur en moto qui fait des braquages pour son bébé, d'un policier qui complète la suite et quinze ans plus tard (je ne rentre pas dans les détails pour ceux qui l'ont pas vu). C'est intelligemment écrit, la mise en scène est flamboyante et retrace la gravité de l'histoire, en bref, j'ai adoré et je peux le revoir sans aucun problème. Ryan Gosling a un role qui fait un peu penser à "Drive" de Nicolas Winding Refn, un cascadeur au grand coeur qui parle plus ici (rire) mais dont son interprétation est superbe. Bradley Cooper est génial aussi dans la peau du policier avec ses tourmentes, Eva Mendès magnifique en mère de famille et les deux jeunes garçons de la fin sont excellents. Il y a aussi Ray Liotta dans un petit role. J'appelle cela un chef d'oeuvre qu'on n'oublie pas.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2013
Blue Valentine, son précédent film, avait permis à Derek Cianfrance de se construire une solide réputation, et Michelle Williams de recevoir une deuxième nomination aux Oscars (3 depuis, avec Marilyn). De ce film intimiste sur la vie d’un couple, Ryan Gosling est le seul encore présent dans le dernier long-métrage du réalisateur.
Toujours ancré comme ses deux premiers films au cœur d’une famille, d’un couple, The place beyond the pines prend la forme majuscule de ce que le réalisateur avait entamé avec Blue Valentine. Les quelques défauts de ce dernier, certains passages qui semblaient s’étirer sont ici totalement absents. Léger paradoxe quand le film atteint presque les 2h30, qu’on ne voit pas passer.
Derek Cianfrance capte le désespoir et le drame aussi bien avec une âpreté qu’une beauté formelle. Les dix années qui séparent son premier film (Brother Tied) de son deuxième, il les a passé à réaliser des documentaires, et sa mise en scène s’en ressent.
Sorte de pendant shakespearien qui serait orné tout de même d’espoir, le film parle de tragédies familiales et de filiations. Tel un triptyque qui reviendrait à son point de départ, The place beyond the pines est d’une écriture non seulement soignée mais totalement imprégnée de vérité humaine. Tous les personnages et comédiens sans exception se fondent pour une seule entité, celle du film. Les seconds rôles d’abord, parmi eux, Ray Liotta bien sûr, Ben Mendelsohn de plus en plus en vue ces derniers temps (Cogan, The Dark Knight Rises, Animal Kingdom) prouve qu’il faudra compter de plus en plus avec lui, Rose Byrne, magnifique et le jeune Dane DeHaan (Chronicle) confirme. Mais c’est sans conteste le trio Gosling-Mendes-Cooper qui remporte l’adhésion. C’est simple, ils sont parfaits, toujours à la limite de ce que leur rôle demande, sans jamais tomber dans l’exagération, l’économie se fait même souvent par un sens aigu des dialogues, équilibrés, précis et criant de vérité. Un casting réussit du premier au dernier rôle, et ils sont nombreux.
Parfait équilibre donc, autant sur ce plan que dans la narration et le traitement. Surprenant d’un bout à l’autre par les multiples directions que le réalisateur décide d’emprunter et ce même jusqu’à un rebondissement téléphoné, qu’il réussit à faire passer en douceur et vérité. Si visible qu’il en reste crédible.
On croirait presque ressentir par moments le souffle d’un James Gray (sans son ampleur tragique) et d’un enfant ayant grandi devant les films de Cassavetes (plus pour la direction d’acteurs que la réalisation il est vrai).
Toute captive de la première à la dernière minute, de la photo très naturelle de Sean Bobbit (directeur photo de Steve McQueen, tiens…) À la musique du grand Mike Patton, décidément surdoué dans tous styles de compositions (nous ne sommes pas objectif sur ce point).
Derek Cianfrance s’est amusé avec la forme joueuse de son récit à balader son film entre plusieurs genres. Son procédé, s’il n’est pas nouveau, se veut appliqué avec justesse autant par ce qu’il tend à transmettre que l’affecte qu’il porte à ses comédiens. Il réalise un drame bouleversant et poignant qui prend dans une certaine mesure et retenue, des accents de thriller et tragédie humaine. Là où certains dans le cinéma indépendant ne voit qu’affliction et détresse, Cianfrance lui, se permet des notes d’espoirs en forme de lumière, bien au-delà de la cime des pins comme il semble le suggérer. Probablement un des films les plus touchant en ce début d’année sinon un des plus épique et maîtrisé dans le cinéma étiqueté « indé ».
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