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Avec Wolf Man, Leigh Whannell redéfinit le film de loup-garou en faisant une exploration intime et viscérale du lien familial face à une menace incommensurable. L’intrigue suit Blake, un père de famille, qui, après l’héritage de la ferme isolée de son enfance, se trouve peu à peu transformé en une créature monstrueuse. Si l’origine du mal reste floue et énigmatique, cette absence de réponse sert l’atmosphère du film, où l’angoisse naît aussi bien du visible que de l’invisible.
Visuellement, Wolf Man se distingue par sa maîtrise parfaite de la pénombre. Les espaces obscurs, le jeu subtil entre ombre et lumière, créent une ambiance de plus en plus oppressante au fur et à mesure que l’intrigue progresse. Chaque recoin de la vieille maison semble habité par un danger insidieux, et cette obscurité palpable, presque tangible, devient un personnage à part entière. La photographie enrichit l’aspect psychologique de l’histoire en traduisant l’instabilité croissante des personnages.
La bande originale, dominée par un piano minimaliste, accentue cette tension. Les accords graves, souvent dissonants, accompagnent les moments de peur et de transformation, ajoutant une dimension presque intime à l’horreur. L’absence d’une grande orchestration permet à la musique de se concentrer sur l’âme du film, renforçant la mélancolie et la solitude de ses personnages.
Le casting est également remarquable. Christopher Abbott incarne Blake avec une intensité déchirante, tout en capturant la lutte intérieure entre son humanité et la bête qui l’envahit. Julia Garner, dans le rôle de Charlotte, apporte une profondeur émotionnelle, rendant son amour pour Blake et ses peurs palpables. Enfin, Matilda Firth, dans le rôle de Ginger, ajoute une innocence tragique à ce drame familial.
Cependant, le film peut déstabiliser certains spectateurs en raison de la manière dont il laisse volontairement flous certains aspects de son intrigue. Ce choix de ne pas tout expliquer renforce l’atmosphère de mystère, mais peut aussi donner une impression de manque de structure pour ceux qui attendent des réponses claires.
Wolf Man est une œuvre audacieuse qui, par sa poésie macabre et soignée, et une narration en profondeur centrée sur l’intimité des personnages, redéfinit les codes du film de loup-garou. Leigh Whannell parvient à offrir une expérience cinématographique aussi visuellement impressionnante qu’émotionnellement poignante, et signe ainsi un jalon à fort potentiel pour le genre.
Visuellement, Wolf Man se distingue par sa maîtrise parfaite de la pénombre. Les espaces obscurs, le jeu subtil entre ombre et lumière, créent une ambiance de plus en plus oppressante au fur et à mesure que l’intrigue progresse. Chaque recoin de la vieille maison semble habité par un danger insidieux, et cette obscurité palpable, presque tangible, devient un personnage à part entière. La photographie enrichit l’aspect psychologique de l’histoire en traduisant l’instabilité croissante des personnages.
La bande originale, dominée par un piano minimaliste, accentue cette tension. Les accords graves, souvent dissonants, accompagnent les moments de peur et de transformation, ajoutant une dimension presque intime à l’horreur. L’absence d’une grande orchestration permet à la musique de se concentrer sur l’âme du film, renforçant la mélancolie et la solitude de ses personnages.
Le casting est également remarquable. Christopher Abbott incarne Blake avec une intensité déchirante, tout en capturant la lutte intérieure entre son humanité et la bête qui l’envahit. Julia Garner, dans le rôle de Charlotte, apporte une profondeur émotionnelle, rendant son amour pour Blake et ses peurs palpables. Enfin, Matilda Firth, dans le rôle de Ginger, ajoute une innocence tragique à ce drame familial.
Cependant, le film peut déstabiliser certains spectateurs en raison de la manière dont il laisse volontairement flous certains aspects de son intrigue. Ce choix de ne pas tout expliquer renforce l’atmosphère de mystère, mais peut aussi donner une impression de manque de structure pour ceux qui attendent des réponses claires.
Wolf Man est une œuvre audacieuse qui, par sa poésie macabre et soignée, et une narration en profondeur centrée sur l’intimité des personnages, redéfinit les codes du film de loup-garou. Leigh Whannell parvient à offrir une expérience cinématographique aussi visuellement impressionnante qu’émotionnellement poignante, et signe ainsi un jalon à fort potentiel pour le genre.
Vu ce soir : une très bonne surprise pour un film d'horreur. Un film qui met rapidement un climat angoissant tout en restant extrêmement réaliste. C'est la force du film, ne pas trop se perdre dans le spectaculaire. Le dosage est juste comme il faut. Leigh whannell connait bien ce style. La progression de l'angoisse et de l'horrible va de pair avec la transformation/dégradation d'un personnage, avec des clins d'oeil au film La Mouche. Avec la même question finale : Que faire quand la personne aimée se transforme en une créature méconnaissable, agressive et dangereuse ? Le réalisateur fait le choix d'ancrer son histoire dans le concret et le réel, ce qui donne un nouveau souffle très réussi à ce film. comme le cri de la bête, réinventé. ou cette façon de nous montrer que la bête ne peut plus communiquer avec les autres.Et la peur vient du réel, traité comme une maladie ça devient plus réaliste. Comme si ça pouvait arrivé vraiment à un voisin ou un passant dans la rue.
Passé de scénariste très doué à cinéaste ne cessant de monter en puissance en l'espace de quelques années, Leigh Whannell était forcément attendu au tournant avec "Wolfman", sa deuxième relecture moderne d'une figure mythique de la Hammer après un excellent "Invisible Man" qui faisait de la toute puissance à la fois symbolique, malfaisante et omniprésente de son antagoniste invisible l'habit de l'emprise d'un mari violent. Et l'on espérait au moins des ambitions aussi pertinentes et sombres autour d'un monstre revisité tel que le loup-garou, à la présence devenue finalement assez rare et sans doute trop malmenée dans ses apparitions les plus récentes sur grand écran (à quelques exceptions près). Il était donc temps de se laisser à nouveau pousser les poils, les griffes et les crocs en hurlant à la pleine lune en compagnie d'un possible futur grand du cinéma du genre contemporain qui, on le savait, avait tout le talent nécessaire pour proposer un film de loup-garou ancré dans son époque et susceptible d'être radicalement différent de ses aînés.
La bonne nouvelle c'est que le résultat montre souvent les prétentions pour remporter son pari tout en se révélant un peu plus faible que ce qu'avait su proposer le précédent film de Whannell.
Les symptômes de cette nouvelle lycanthropie démarrent d'ailleurs sous les meilleurs auspices. Intense comme un coup de patte inattendue sur l'épaule, la redoutable partie de chasse proposée par son prologue nous fait d'emblée retenir notre respiration, en ne divulguant quasiment rien de son prédateur mais en en suggérant l'ampleur de la férocité par d'habiles tours de passe-passe de mise en scène où les grognements se disputent aux manifestations du souffle rauque de la bête, encore simple silhouette furtive.
spoiler: Et, c'est aussi l'occasion pour Whannell de poser les bases du discours qui vont justifier le retour de cette créature: le caractère héréditaire d'une ombre paternelle dysfonctionnelle, ne trouvant que la voie d'abus d'autorité traumatique pour exprimer ses propres peurs vis-à-vis de son enfant (amené lui aussi à commettre les mêmes erreurs). Pour cela, quoi de mieux que d'appuyer sur l'aspect contagieux de la lycanthropie, traitée ici de manière plus clinique et donc réaliste, et faire d'un père victime de ces maux durant sa propre enfance la proie de la résurgence de cette nature enfouie... mais pas seulement. L'exposition nous dévoile aussi une famille héroïne aux liens plus largement fragiles, que ce soit en termes de rupture maritale ou de relationnel mère-fille sur le point d'atteindre un stade de non-retour, et qu'un bon électrochoc en forme d'attaque monstrueuse va devoir se charger de résoudre.
Alors qu'un concours de circonstances va ramener cette famille ainsi bousculée de toute part sur les terres natales du père (et donc du danger qui y grogne méchamment), "Wolfman" va d'abord surprendre par ce choix inattendu d'inscrire son récit dans la temporalité d'une seule et fatidique nuit, nous balançant avec la même couteau sous la gorge que ses prémices dans les tonitruantes galipettes de son loup-garou acharné qui vont conduire à rassembler les trois protagonistes principaux à un enfermement tout autant psychologique que littéral.
Là où la bête qui rôde à l'extérieur va devenir la traduction d'un père dévoré par un mal l'engloutissant de l'intérieur pour laisser place à sa nature refoulée, la lente mutation qui s'opère en lui va être également le déclencheur de tout un tas de trouvailles de mises en scène incarnant visuellement l'exacerbation de ses défaillances vis-à-vis de ses proches (par exemple, la manière que Leigh Whannell a de rendre tangible à l'écran la notion de communication devenue impossible avec l'être aimé, représentée par des travellings très bien pensés d'esprits qui ne peuvent manifestement plus rentrer en collision pour ne faire qu'un, jusqu'à être dissociés à jamais). Et il faut bien dire qu'avec cette transformation progressive emportant définitivement tout espoir de rémission pour sa victime sur son passage, "Wolfman" trouve une réelle et souvent touchante raison d'être, donnant du corps et une résolution à tous les tourments affectifs désespérés qu'il a mis en place au sein de son trio (aussi classiques soient-ils pour certains).
Cette évolution inévitable vers des ténèbres primaires va donc être rythmée par les assauts du prédateur contre ses pauvres proies qui, si elles sont rehaussées par la maîtrise indéniable de Whannell derrière la caméra (avec cette superbe photographie jouant avec les phases les plus obscures pour leur donner des teintes noir et blanc à l'image, un bel hommage aux premiers pas du loup-garou sur bobine), vont peu à peu régresser en intensité, ne pouvant rivaliser avec les moments qui nous avait tant pris aux tripes à chaque fois dans la première moitié du film.
La faute en revient principalement à un récit qui, au-delà de ses traductions symboliques, se met dangereusement à rester sur un terrain prévisible (un petit twist se laisse augurer à des kilomètres) pour ne délivrer dans sa dernière partie qu'un terrain de chasse finalement assez basique du "film de monstre" en mode survival.
C'est donc ce gros point faible qui parasite la fourrure pourtant si soyeuse et bien brossée de ce "Wolfman" par l'imagination de son réalisateur. Certes, le film a aussi pour lui de privilégier le côté practical de ses effets spéciaux, d'être assez fort quand il laisse place au body horror ragoûtant (les scènes de "grignotage", haha !) ou encore de faire appel à un excellent duo de comédiens (Christopher Abbott et Julia Garner, n'oublions pas de citer la petite Matilda Firth, plutôt douée) et, par les nombreuses autres qualités que l'on a évoqué, le résultat ne peut que nous faire aimer une proposition somme toute maligne la majeure partie de son temps sur ce qui a été fait autour du loup-garou jusqu'à aujourd'hui tout comme nous faire avoir toujours aussi confiance en Leigh Whannell pour nous offrir des choses encore plus belles à l'avenir mais, à cause de cette dernière partie trop balisée, hélas moins prenante que les évènements y ayant conduit, "Wolfman" reste plus court sur pattes que "Invisible Man" qui, lui, avait su maintenir son haut niveau sur la durée.
Dommage car, lorsqu'il est à son meilleur, le film sait si habilement nous hérisser le poil...
La bonne nouvelle c'est que le résultat montre souvent les prétentions pour remporter son pari tout en se révélant un peu plus faible que ce qu'avait su proposer le précédent film de Whannell.
Les symptômes de cette nouvelle lycanthropie démarrent d'ailleurs sous les meilleurs auspices. Intense comme un coup de patte inattendue sur l'épaule, la redoutable partie de chasse proposée par son prologue nous fait d'emblée retenir notre respiration, en ne divulguant quasiment rien de son prédateur mais en en suggérant l'ampleur de la férocité par d'habiles tours de passe-passe de mise en scène où les grognements se disputent aux manifestations du souffle rauque de la bête, encore simple silhouette furtive.
spoiler: Et, c'est aussi l'occasion pour Whannell de poser les bases du discours qui vont justifier le retour de cette créature: le caractère héréditaire d'une ombre paternelle dysfonctionnelle, ne trouvant que la voie d'abus d'autorité traumatique pour exprimer ses propres peurs vis-à-vis de son enfant (amené lui aussi à commettre les mêmes erreurs). Pour cela, quoi de mieux que d'appuyer sur l'aspect contagieux de la lycanthropie, traitée ici de manière plus clinique et donc réaliste, et faire d'un père victime de ces maux durant sa propre enfance la proie de la résurgence de cette nature enfouie... mais pas seulement. L'exposition nous dévoile aussi une famille héroïne aux liens plus largement fragiles, que ce soit en termes de rupture maritale ou de relationnel mère-fille sur le point d'atteindre un stade de non-retour, et qu'un bon électrochoc en forme d'attaque monstrueuse va devoir se charger de résoudre.
Alors qu'un concours de circonstances va ramener cette famille ainsi bousculée de toute part sur les terres natales du père (et donc du danger qui y grogne méchamment), "Wolfman" va d'abord surprendre par ce choix inattendu d'inscrire son récit dans la temporalité d'une seule et fatidique nuit, nous balançant avec la même couteau sous la gorge que ses prémices dans les tonitruantes galipettes de son loup-garou acharné qui vont conduire à rassembler les trois protagonistes principaux à un enfermement tout autant psychologique que littéral.
Là où la bête qui rôde à l'extérieur va devenir la traduction d'un père dévoré par un mal l'engloutissant de l'intérieur pour laisser place à sa nature refoulée, la lente mutation qui s'opère en lui va être également le déclencheur de tout un tas de trouvailles de mises en scène incarnant visuellement l'exacerbation de ses défaillances vis-à-vis de ses proches (par exemple, la manière que Leigh Whannell a de rendre tangible à l'écran la notion de communication devenue impossible avec l'être aimé, représentée par des travellings très bien pensés d'esprits qui ne peuvent manifestement plus rentrer en collision pour ne faire qu'un, jusqu'à être dissociés à jamais). Et il faut bien dire qu'avec cette transformation progressive emportant définitivement tout espoir de rémission pour sa victime sur son passage, "Wolfman" trouve une réelle et souvent touchante raison d'être, donnant du corps et une résolution à tous les tourments affectifs désespérés qu'il a mis en place au sein de son trio (aussi classiques soient-ils pour certains).
Cette évolution inévitable vers des ténèbres primaires va donc être rythmée par les assauts du prédateur contre ses pauvres proies qui, si elles sont rehaussées par la maîtrise indéniable de Whannell derrière la caméra (avec cette superbe photographie jouant avec les phases les plus obscures pour leur donner des teintes noir et blanc à l'image, un bel hommage aux premiers pas du loup-garou sur bobine), vont peu à peu régresser en intensité, ne pouvant rivaliser avec les moments qui nous avait tant pris aux tripes à chaque fois dans la première moitié du film.
La faute en revient principalement à un récit qui, au-delà de ses traductions symboliques, se met dangereusement à rester sur un terrain prévisible (un petit twist se laisse augurer à des kilomètres) pour ne délivrer dans sa dernière partie qu'un terrain de chasse finalement assez basique du "film de monstre" en mode survival.
C'est donc ce gros point faible qui parasite la fourrure pourtant si soyeuse et bien brossée de ce "Wolfman" par l'imagination de son réalisateur. Certes, le film a aussi pour lui de privilégier le côté practical de ses effets spéciaux, d'être assez fort quand il laisse place au body horror ragoûtant (les scènes de "grignotage", haha !) ou encore de faire appel à un excellent duo de comédiens (Christopher Abbott et Julia Garner, n'oublions pas de citer la petite Matilda Firth, plutôt douée) et, par les nombreuses autres qualités que l'on a évoqué, le résultat ne peut que nous faire aimer une proposition somme toute maligne la majeure partie de son temps sur ce qui a été fait autour du loup-garou jusqu'à aujourd'hui tout comme nous faire avoir toujours aussi confiance en Leigh Whannell pour nous offrir des choses encore plus belles à l'avenir mais, à cause de cette dernière partie trop balisée, hélas moins prenante que les évènements y ayant conduit, "Wolfman" reste plus court sur pattes que "Invisible Man" qui, lui, avait su maintenir son haut niveau sur la durée.
Dommage car, lorsqu'il est à son meilleur, le film sait si habilement nous hérisser le poil...
Une " ré - interprétation " du mythe du Loup-Garou plutôt inédite et intéressante, avec de bonnes idées, une atmosphère palpable et angoissante au fur et à mesure du film, avec de belles images et beaux décors !
Wolfman est un film décevant qui échoue à capturer l’essence du genre horreur. Plutôt que de privilégier une action frénétique ou une intrigue captivante, il tente d'installer une ambiance lourde et une tension croissante, mais c’est un pari qui ne porte pas ses fruits. Bien que le film parvienne à maintenir une certaine atmosphère, l’ennui finit par s’imposer. Les scènes sont longues, et malgré quelques tentatives de suspense, on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose.
La transformation en loup-garou est réussie visuellement, mais l’étaler tout au long du film est un choix risqué qui ne sert pas vraiment l’histoire. Au lieu de générer un crescendo de terreur, cela donne l’impression de voir un film qui cherche à remplir son temps sans grand enjeu. En ce qui concerne le scénario, il n’y a pas de grandes surprises : les situations sont répétitives et sans originalité. Les incohérences scénaristiques sont multiples (Coup de bol il tombe sur la "Bete" du premier coup alors qu'elle est traquée depuis X années (Mdr)) . Cette facilité narrative nuit gravement à la crédibilité de l’histoire.
Les personnages, eux, sont mal écrits. Leurs actions manquent de logique, et certains d'entre eux agissent de manière totalement absurde. On pense notamment à la mère du protagoniste, qui prend des décisions difficilement compréhensibles. Quant à la petite fille, elle est d’une insupportable naïveté, ce qui alourdit encore davantage le film.
En somme, Wolfman est un film de loup-garou plutôt médiocre qui ne parvient pas à combiner les ingrédients du genre. Un film qui manque d’originalité, de suspense et de personnages intéressants, et qui se laisse oublier aussi vite qu'il a été regardé.
La transformation en loup-garou est réussie visuellement, mais l’étaler tout au long du film est un choix risqué qui ne sert pas vraiment l’histoire. Au lieu de générer un crescendo de terreur, cela donne l’impression de voir un film qui cherche à remplir son temps sans grand enjeu. En ce qui concerne le scénario, il n’y a pas de grandes surprises : les situations sont répétitives et sans originalité. Les incohérences scénaristiques sont multiples (Coup de bol il tombe sur la "Bete" du premier coup alors qu'elle est traquée depuis X années (Mdr)) . Cette facilité narrative nuit gravement à la crédibilité de l’histoire.
Les personnages, eux, sont mal écrits. Leurs actions manquent de logique, et certains d'entre eux agissent de manière totalement absurde. On pense notamment à la mère du protagoniste, qui prend des décisions difficilement compréhensibles. Quant à la petite fille, elle est d’une insupportable naïveté, ce qui alourdit encore davantage le film.
En somme, Wolfman est un film de loup-garou plutôt médiocre qui ne parvient pas à combiner les ingrédients du genre. Un film qui manque d’originalité, de suspense et de personnages intéressants, et qui se laisse oublier aussi vite qu'il a été regardé.
Après nous avoir subjugué avec sa réinterprétation magistrale de l’histoire de l’Homme invisible en mode pervers narcissique et masculinité toxique avec l’excellent « Invisible Man », le cinéaste australien Leigh Whannell (qui a aussi mis en scène la petite bombe « Upgrade ») déçoit fortement avec ce « Wolf Man ». Pourtant il avait mis toutes les cartes de son côté : un traitement réaliste si l’on peut le considérer ainsi au vu du sujet fantastico-horrifique, un casting d’acteurs compétents et le choix d’un sous-texte fort et contemporain avec cette fois l’héritage d’un père autoritaire et tyrannique (et donc toxique) pour le personnage principal. Tous les voyants semblaient donc au vert pour cette nouvelle série B produite par Blumhouse, l’usine à film d’horreur petits budgets et (souvent) gros bénéfices qui nous offre parfois de belles surprises, de « American Nightmare » à « Sinister », mais aussi beaucoup de daubes (on ne les citera pas tant elles sont nombreuses). Et si ce premier opus 2025 de la société est pourtant loin d’en être une, il n’est tout de même pas la réussite escomptée par la faute de choix pas forcément judicieux et surtout adaptés au fameux lycanthrope.
Le script développé ici fait le choix d’un minimalisme encore plus poussé que pour « Invisible Man ». Cependant, bien plus que le mythe de l’invisibilité et ses multiples possibilités visuelles st thématiques, celui du loup-garou est bien plus difficile à appréhender de manière sérieuse et psychologique. La preuve en est, les nombreux films l’ayant pris pour thème ne sont guère mémorables. Au mieux sympathiques et regardables (« Le loup-garou de Londres », « Wolf », ...) au pire complètement ratés comme le récent « Werewolves », proche de la série Z, le loup-garou semblant bien mieux satisfaire les récits littéraires comme ceux de Stephen King que les écrans contrairement à son cousin vampire. Le traitement très premier degré et sérieux choisi ici est louable et le film ne verse jamais dans le risible ou le raté mais il manque quelque chose. Peut-être que pour davantage rendre honneur au mythe il eut fallu un budget bien plus conséquent et faire le choix d’une histoire moins intimiste que ce long-métrage qui se déroule presque sur une unité de lieu et de temps avec quatre personnages seulement.
On se demande même parfois si l’on n’assiste pas à un pilote de série télévisée ou au prologue d’une histoire plus conséquente. En gros, le sentiment principal qui ressort de la projection est clairement la frustration. Le scénario est trop simpliste et on en attendait clairement plus. On peut noter aussi que l’excellente Julia Garner (« Ozark ») ne semble pas très à sa place ici. Malgré cela et ce côté volontairement sobre, on ne peut nier que la qualité des maquillages et des effets pour la bête sont très probants et réussis versant presque dans le body horror à « La Mouche » auquel on pense parfois par la teneur du récit. Aussi, la mise en scène du cinéaste australien est soignée et il joue parfaitement avec les paysages forestiers et nocturnes de l’Oregon avec une photographie très à propos faites de bleu et de vert. Il y a quelques moments de tension relativement bien rendus mais les véritables frissons et l’angoisse attendus ne sont clairement pas au rendez-vous d’une œuvre de genre bien trop avare en sensations. En gros, on reste sur notre faim (de loup) et on a les crocs en sortant!
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Le script développé ici fait le choix d’un minimalisme encore plus poussé que pour « Invisible Man ». Cependant, bien plus que le mythe de l’invisibilité et ses multiples possibilités visuelles st thématiques, celui du loup-garou est bien plus difficile à appréhender de manière sérieuse et psychologique. La preuve en est, les nombreux films l’ayant pris pour thème ne sont guère mémorables. Au mieux sympathiques et regardables (« Le loup-garou de Londres », « Wolf », ...) au pire complètement ratés comme le récent « Werewolves », proche de la série Z, le loup-garou semblant bien mieux satisfaire les récits littéraires comme ceux de Stephen King que les écrans contrairement à son cousin vampire. Le traitement très premier degré et sérieux choisi ici est louable et le film ne verse jamais dans le risible ou le raté mais il manque quelque chose. Peut-être que pour davantage rendre honneur au mythe il eut fallu un budget bien plus conséquent et faire le choix d’une histoire moins intimiste que ce long-métrage qui se déroule presque sur une unité de lieu et de temps avec quatre personnages seulement.
On se demande même parfois si l’on n’assiste pas à un pilote de série télévisée ou au prologue d’une histoire plus conséquente. En gros, le sentiment principal qui ressort de la projection est clairement la frustration. Le scénario est trop simpliste et on en attendait clairement plus. On peut noter aussi que l’excellente Julia Garner (« Ozark ») ne semble pas très à sa place ici. Malgré cela et ce côté volontairement sobre, on ne peut nier que la qualité des maquillages et des effets pour la bête sont très probants et réussis versant presque dans le body horror à « La Mouche » auquel on pense parfois par la teneur du récit. Aussi, la mise en scène du cinéaste australien est soignée et il joue parfaitement avec les paysages forestiers et nocturnes de l’Oregon avec une photographie très à propos faites de bleu et de vert. Il y a quelques moments de tension relativement bien rendus mais les véritables frissons et l’angoisse attendus ne sont clairement pas au rendez-vous d’une œuvre de genre bien trop avare en sensations. En gros, on reste sur notre faim (de loup) et on a les crocs en sortant!
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Bonjour tout le monde, Un film d ' horreur sans surprise évidemment, toutefois, les avancées de la technologie sur le son et la lumière permettent quelques originalités mais sans grande innovation ! Cordialement. Gérard Michel
Malgré quelques petites lenteurs par ci par là "Wolf Man" s'avère être un film de genre plutôt efficace.
En même temps son réalisateur, Leigh Whannell, maîtrise le domaine horrifique. D'abord en tant que scénariste (les 3 premiers Saw, les 3 premiers Insidious) et depuis quelques années en temps que réalisateur. Son "Invisible Man" (que je n'ai pas vu au moment où je rédige ces lignes) à plutôt une bonne réputation.
Et avec "Wolf Man" et malgré l'inévitable cahier des charges imposé par Blumhouse Leigh Whanell s'en sort avec les honneurs. Certes il s'agit ici d'une énième relecture du mythe du loup-garou mais la principale originalité du métrage repose sur les relations familiales des personnages principaux. Voir ce père de famille lutter de toutes ses forces pour ne pas se transformer est la grande réussite de l'œuvre.
Autre réussite : le film parvient à nous maintenir sous tensions quasiment tout le temps. Zero situation clownesque pour apaiser l'ambiance. C'est assez rare pour le souligner.
De plus, comme dit dans mon introduction, le long métrage remplit son travail horrifique avec efficacité. Je ne demande pas plus au genre horrifique.
Pour conclure je dirais que je comprends pas les avis plus que mitigés qui tombent sur le film. Ce n'est pas un chef d'œuvre, nous sommes d'accord, mais ce n'est pas non plus un bousin comme le cinéma d'horreur à trop tendance à nous en proposer. Chacun ses goûts comme on dit.
En même temps son réalisateur, Leigh Whannell, maîtrise le domaine horrifique. D'abord en tant que scénariste (les 3 premiers Saw, les 3 premiers Insidious) et depuis quelques années en temps que réalisateur. Son "Invisible Man" (que je n'ai pas vu au moment où je rédige ces lignes) à plutôt une bonne réputation.
Et avec "Wolf Man" et malgré l'inévitable cahier des charges imposé par Blumhouse Leigh Whanell s'en sort avec les honneurs. Certes il s'agit ici d'une énième relecture du mythe du loup-garou mais la principale originalité du métrage repose sur les relations familiales des personnages principaux. Voir ce père de famille lutter de toutes ses forces pour ne pas se transformer est la grande réussite de l'œuvre.
Autre réussite : le film parvient à nous maintenir sous tensions quasiment tout le temps. Zero situation clownesque pour apaiser l'ambiance. C'est assez rare pour le souligner.
De plus, comme dit dans mon introduction, le long métrage remplit son travail horrifique avec efficacité. Je ne demande pas plus au genre horrifique.
Pour conclure je dirais que je comprends pas les avis plus que mitigés qui tombent sur le film. Ce n'est pas un chef d'œuvre, nous sommes d'accord, mais ce n'est pas non plus un bousin comme le cinéma d'horreur à trop tendance à nous en proposer. Chacun ses goûts comme on dit.
C'est décevant. Le film essaie d'innover en préfèrant installer une ambiance pesante et une tension de plus en plus grande en délaissant l'action et l'histoire. C'est en partie réussi mais on s'ennuie quand même ferme. Il ne se passe pas grand chose. La métamorphose est plutôt bien faite mais l'étaler tout au long du film est un pari risqué. Côté écriture, c'est pas terrible, les situations sont vues et revues. Les incohérences et faiblesses d'écriture sont nombreuses : par ex, le héros va 2 fois dans la forêt de sa vie et il tombe les 2 fois sur le soi-disant animal recherché et jamais vu... Les personnages sont aussi mal écrits et ils agissent stupidement, notamment la mère, et mention spéciale à la petite fille insupportable. Un film de loup-garou très moyen.
Plutôt bien réalisé mais rien d'original dans le déroulé, rien de créatif. Mieux vaut revoir Bad Moon.
S'il y a bien une chose qu'on retiendra, c'est que Leigh Whannell a compris comment réinventer des personnages aussi iconiques. En passant par le facteur humain avant tout. The Invisible Man marquait de jolis points en construisant le récit de son héroïne en miroir des victimes bien réelles de relations toxiques. Wolf Man part lui sur la crainte de reproduire un schéma basé sur la force et/ou la violence. Ce qui rend le personnage de Blake (Christopher Abbott, très bien) d'autant plus touchant et tragique, puisque cette volonté est mise à l'épreuve suite à une blessure qui le destine à devenir une créature...indéfinie. La modestie du budget n'empêche en rien Whannell de tenir son intrigue -1h35 sans gras ni temps mort- et d'affoler le trouillomètre à plusieurs moments. Comme pour son précédent long-métrage, la peur nait d'une mise en scène qui tire parti de cette économie de moyens pour créer une ambiance pesante en misant beaucoup sur les sons. Mieux, le réalisateur se réapproprie certains codes du film de loup-garou pour surprendre. Il file la métaphore d'une maladie qui détériore les rapports au sein de la famille, en montrant comment la mutation altère les sens du mari et rend la survie de sa femme et de sa fille encore plus incertaine. De fait, on passe de la tendresse à l'épouvante sans même s'en rendre compte. Ce qui en soi est déjà plus que bien.
Si le script de Whannell ne manque pas d'idées pour rafraichir certaines légendes, il a par contre plus de mal pour traiter correctement Charlotte, qui semble éteinte pendant une moitié du film. C'est un peu dommage car le couple formé par elle et Blake ouvraient des perspectives intéressantes au début. Il faut également composer avec des dialogues martelant le sujet principal, comme s'il risquait de nous échapper entre deux séquences. La partie body-horror est correcte, mais ça ne va ne très loin non plus. On est pas chez John Landis ou David Cronenberg. Enfin, et c'était évidemment une grosse attente, un design de la bête franchement pas terrible. Compte tenu du budget serré, le travail sur les prothèses et le maquillage est réussi mais sur l'apparence, on est plus proche du Wolf de Mike Nichols que du Wolfman de Joe Johnston qui avait pour lui un monstre ahurissant de sauvagerie. Wolf Man est donc une petite surprise qui bénéficie du talent de son réalisateur pour créer des atmosphères oppressantes et pâtit de ses failles en tant scénariste. Pour sa renaissance, Le Loup Garou attendra. Mais là, il n'était pas loin de sortir du bois.
Si le script de Whannell ne manque pas d'idées pour rafraichir certaines légendes, il a par contre plus de mal pour traiter correctement Charlotte, qui semble éteinte pendant une moitié du film. C'est un peu dommage car le couple formé par elle et Blake ouvraient des perspectives intéressantes au début. Il faut également composer avec des dialogues martelant le sujet principal, comme s'il risquait de nous échapper entre deux séquences. La partie body-horror est correcte, mais ça ne va ne très loin non plus. On est pas chez John Landis ou David Cronenberg. Enfin, et c'était évidemment une grosse attente, un design de la bête franchement pas terrible. Compte tenu du budget serré, le travail sur les prothèses et le maquillage est réussi mais sur l'apparence, on est plus proche du Wolf de Mike Nichols que du Wolfman de Joe Johnston qui avait pour lui un monstre ahurissant de sauvagerie. Wolf Man est donc une petite surprise qui bénéficie du talent de son réalisateur pour créer des atmosphères oppressantes et pâtit de ses failles en tant scénariste. Pour sa renaissance, Le Loup Garou attendra. Mais là, il n'était pas loin de sortir du bois.
Wolf Man a une mise en scène géniale, de même de sa réalisation qui propose de très bonnes idées en apportant 2 points de vue. Là dessus j'ai rien à redire, Leigh Whannell maîtrise sa caméra.
En revanche niveau récit qu'est-ce qu'on s'ennuie. C'est long, il ne se passe rien de captivant mais surtout rien d'inédit. Le film ne raconte rien et patine à trouver un rythme. Film très moyen qui a pourtant de superbes idées.
En revanche niveau récit qu'est-ce qu'on s'ennuie. C'est long, il ne se passe rien de captivant mais surtout rien d'inédit. Le film ne raconte rien et patine à trouver un rythme. Film très moyen qui a pourtant de superbes idées.
Évidemment, on n'est pas dans un épisode propret de Twilight avec des loups bien lustrés. Tout respire le malaise et la pourriture, de cette épaisse forêt noire de l'Oregon où la famille pénètre, jusqu'aux détails poussiéreux et rouillés de la vieille maison. S'ajoute le réalisme des événements que l'auteur a soignés, et vous voilà vite couvert de sang. C'est un fait, ce n'est pas un film pour âme sensible ou jeune.
Mais pour qui est ce film ?! Et quelle drôle d'idée de le faire !
Pour qui, on ne voit pas trop. Mais pourquoi ? L'auteur a sans doute voulu en rester à l'histoire de base (sans en rajouter à celle de 1941) et lui faire un bel écrin. L'auteur doit se passionner pour la relativité de l'ouïe et de la vue (laissons de côté les sens plus gustatifs). Entre humain et non-humain (ne serait-ce qu'un mammifère), il montre, et il le filme, la différence d'appréciation - laquelle peut fait peur... La manière dont nous voyons le monde, n'est qu'une parmi plein d'autres.
C'est ainsi qu'il imaginé et mis en scène des visions, des sons, plutôt frappants, inattendus et orignaux. C'est l'aspect le plus recherché du film (avec la forêt - et l'excellente bande annonce !). Plus que la métamorphose elle-même - cette métamorphose est un classique (quoiqu'ici elle n'est pas classique). Cela dit, techniquement, l'auteur réussit cette laborieuse métamorphose, alors que les effets spéciaux pour atteindre son but premier (filmer les différentes manières de voir et d'entendre), ne sont pas réussis. C'est dommage et incompréhensible.
Les acteurs. Malgré leurs cris, la mère et la fille ne jouent pas si bien. En tout cas, ces personnages n'ont pas l'air d'avoir besoin d'une psychothérapie à la fin et ça surprend ! En revanche, le loup-garou joue bien. L'auteur a clairement voulu le moderniser, en montrant l'intense tension intérieure entre la rage du loup et la tendresse de l'homme.
A.G.
Mais pour qui est ce film ?! Et quelle drôle d'idée de le faire !
Pour qui, on ne voit pas trop. Mais pourquoi ? L'auteur a sans doute voulu en rester à l'histoire de base (sans en rajouter à celle de 1941) et lui faire un bel écrin. L'auteur doit se passionner pour la relativité de l'ouïe et de la vue (laissons de côté les sens plus gustatifs). Entre humain et non-humain (ne serait-ce qu'un mammifère), il montre, et il le filme, la différence d'appréciation - laquelle peut fait peur... La manière dont nous voyons le monde, n'est qu'une parmi plein d'autres.
C'est ainsi qu'il imaginé et mis en scène des visions, des sons, plutôt frappants, inattendus et orignaux. C'est l'aspect le plus recherché du film (avec la forêt - et l'excellente bande annonce !). Plus que la métamorphose elle-même - cette métamorphose est un classique (quoiqu'ici elle n'est pas classique). Cela dit, techniquement, l'auteur réussit cette laborieuse métamorphose, alors que les effets spéciaux pour atteindre son but premier (filmer les différentes manières de voir et d'entendre), ne sont pas réussis. C'est dommage et incompréhensible.
Les acteurs. Malgré leurs cris, la mère et la fille ne jouent pas si bien. En tout cas, ces personnages n'ont pas l'air d'avoir besoin d'une psychothérapie à la fin et ça surprend ! En revanche, le loup-garou joue bien. L'auteur a clairement voulu le moderniser, en montrant l'intense tension intérieure entre la rage du loup et la tendresse de l'homme.
A.G.
Wolfman, est une tentative intéressante de renouveler le mythe du loup-garou.
L’histoire va au-delà des simples codes de l’horreur en cherchant à explorer la transformation du personnage principal, à la fois physiquement et psychologiquement. On sent une réelle volonté de creuser les dilemmes internes du héros, partagé entre humanité et bestialité, ce qui donne une profondeur bienvenue au récit.
Sur le plan visuel, Wolfman est un régal pour les amateurs d’ambiances sombres.
Film tout de même freiné par quelques longueurs ou scènes vraiment prévisibles.
Allez 3 sur 5
L’histoire va au-delà des simples codes de l’horreur en cherchant à explorer la transformation du personnage principal, à la fois physiquement et psychologiquement. On sent une réelle volonté de creuser les dilemmes internes du héros, partagé entre humanité et bestialité, ce qui donne une profondeur bienvenue au récit.
Sur le plan visuel, Wolfman est un régal pour les amateurs d’ambiances sombres.
Film tout de même freiné par quelques longueurs ou scènes vraiment prévisibles.
Allez 3 sur 5
On constate vite que de remake du classique de 1941 il n'en reste pas grand chose, pêle-mêle disons que par exemple ici on se moque bien de la Pleine Lune ou de l'argent comme poison anti-lycanthrope. Le film reprend surtout presque exclusivement les codes des films d'horreur en huis clos forestier. Après un prologue dont le concept est archi éculé et nous annonce d'emblée le twist qui n'en sera pas un, il faut avouer qu'il est particulièrement efficace. Le récit entre ensuite assez vite dans le vif du sujet avec une bonne idée, soit ne pas en faite un énième film sur le Loup-Garou à l'occidental mais une sorte de demi-lycan, un "gueule-de-loup" qui renvoie plutôt à la mythologie amérindienne. Par contre
spoiler:
il y a ensuite deux bémols, le premier est le champ visuel du "gueule-de-loup" tel qu'il le voit, sorte de monde perçu en mode psychédélique qui n'a rien de vraisemblable, on aurait aimé un ancrage naturaliste et animal plus cohérent, puis le second est le jeu de Julia Garner qui déçoit cette fois-ci, comment croire qu'elle réagit aussi froidement et tout en contrôle de ses émotions ?!
Dommage... Un film de genre qui fonctionne donc bien malgré quelques idées mal gérées. Un divertissement qui fait le job.
Site : Selenie.fr
Dommage... Un film de genre qui fonctionne donc bien malgré quelques idées mal gérées. Un divertissement qui fait le job.
Site : Selenie.fr
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