Wolf Man
Note moyenne
2,4
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204 critiques spectateurs

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Séance de minuit
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72 abonnés 117 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2025
Wolf Man intrigue par son style visuel et ses transformations gores progressives, grâce à des comédiens solides. Mais son scénario assez prévisible et son manque d’enjeux émotionnels l’empêchent de se hisser au top des films de lycanthrope (Hurlements, Le loup-garou de Londres). Malgré quelques moments forts, la mise en scène manque parfois de tension et de rythme, faisant redescendre l'impact du récit. Dommage !
RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2025
Passé de scénariste très doué à cinéaste ne cessant de monter en puissance en l'espace de quelques années, Leigh Whannell était forcément attendu au tournant avec "Wolfman", sa deuxième relecture moderne d'une figure mythique de la Hammer après un excellent "Invisible Man" qui faisait de la toute puissance à la fois symbolique, malfaisante et omniprésente de son antagoniste invisible l'habit de l'emprise d'un mari violent. Et l'on espérait au moins des ambitions aussi pertinentes et sombres autour d'un monstre revisité tel que le loup-garou, à la présence devenue finalement assez rare et sans doute trop malmenée dans ses apparitions les plus récentes sur grand écran (à quelques exceptions près). Il était donc temps de se laisser à nouveau pousser les poils, les griffes et les crocs en hurlant à la pleine lune en compagnie d'un possible futur grand du cinéma du genre contemporain qui, on le savait, avait tout le talent nécessaire pour proposer un film de loup-garou ancré dans son époque et susceptible d'être radicalement différent de ses aînés.
La bonne nouvelle c'est que le résultat montre souvent les prétentions pour remporter son pari tout en se révélant un peu plus faible que ce qu'avait su proposer le précédent film de Whannell.

Les symptômes de cette nouvelle lycanthropie démarrent d'ailleurs sous les meilleurs auspices. Intense comme un coup de patte inattendue sur l'épaule, la redoutable partie de chasse proposée par son prologue nous fait d'emblée retenir notre respiration, en ne divulguant quasiment rien de son prédateur mais en en suggérant l'ampleur de la férocité par d'habiles tours de passe-passe de mise en scène où les grognements se disputent aux manifestations du souffle rauque de la bête, encore simple silhouette furtive.
spoiler: Et, c'est aussi l'occasion pour Whannell de poser les bases du discours qui vont justifier le retour de cette créature: le caractère héréditaire d'une ombre paternelle dysfonctionnelle, ne trouvant que la voie d'abus d'autorité traumatique pour exprimer ses propres peurs vis-à-vis de son enfant (amené lui aussi à commettre les mêmes erreurs). Pour cela, quoi de mieux que d'appuyer sur l'aspect contagieux de la lycanthropie, traitée ici de manière plus clinique et donc réaliste, et faire d'un père victime de ces maux durant sa propre enfance la proie de la résurgence de cette nature enfouie... mais pas seulement. L'exposition nous dévoile aussi une famille héroïne aux liens plus largement fragiles, que ce soit en termes de rupture maritale ou de relationnel mère-fille sur le point d'atteindre un stade de non-retour, et qu'un bon électrochoc en forme d'attaque monstrueuse va devoir se charger de résoudre.


Alors qu'un concours de circonstances va ramener cette famille ainsi bousculée de toute part sur les terres natales du père (et donc du danger qui y grogne méchamment), "Wolfman" va d'abord surprendre par ce choix inattendu d'inscrire son récit dans la temporalité d'une seule et fatidique nuit, nous balançant avec la même couteau sous la gorge que ses prémices dans les tonitruantes galipettes de son loup-garou acharné qui vont conduire à rassembler les trois protagonistes principaux à un enfermement tout autant psychologique que littéral.
Là où la bête qui rôde à l'extérieur va devenir la traduction d'un père dévoré par un mal l'engloutissant de l'intérieur pour laisser place à sa nature refoulée, la lente mutation qui s'opère en lui va être également le déclencheur de tout un tas de trouvailles de mises en scène incarnant visuellement l'exacerbation de ses défaillances vis-à-vis de ses proches (par exemple, la manière que Leigh Whannell a de rendre tangible à l'écran la notion de communication devenue impossible avec l'être aimé, représentée par des travellings très bien pensés d'esprits qui ne peuvent manifestement plus rentrer en collision pour ne faire qu'un, jusqu'à être dissociés à jamais). Et il faut bien dire qu'avec cette transformation progressive emportant définitivement tout espoir de rémission pour sa victime sur son passage, "Wolfman" trouve une réelle et souvent touchante raison d'être, donnant du corps et une résolution à tous les tourments affectifs désespérés qu'il a mis en place au sein de son trio (aussi classiques soient-ils pour certains).

Cette évolution inévitable vers des ténèbres primaires va donc être rythmée par les assauts du prédateur contre ses pauvres proies qui, si elles sont rehaussées par la maîtrise indéniable de Whannell derrière la caméra (avec cette superbe photographie jouant avec les phases les plus obscures pour leur donner des teintes noir et blanc à l'image, un bel hommage aux premiers pas du loup-garou sur bobine), vont peu à peu régresser en intensité, ne pouvant rivaliser avec les moments qui nous avait tant pris aux tripes à chaque fois dans la première moitié du film.
La faute en revient principalement à un récit qui, au-delà de ses traductions symboliques, se met dangereusement à rester sur un terrain prévisible (un petit twist se laisse augurer à des kilomètres) pour ne délivrer dans sa dernière partie qu'un terrain de chasse finalement assez basique du "film de monstre" en mode survival.

C'est donc ce gros point faible qui parasite la fourrure pourtant si soyeuse et bien brossée de ce "Wolfman" par l'imagination de son réalisateur. Certes, le film a aussi pour lui de privilégier le côté practical de ses effets spéciaux, d'être assez fort quand il laisse place au body horror ragoûtant (les scènes de "grignotage", haha !) ou encore de faire appel à un excellent duo de comédiens (Christopher Abbott et Julia Garner, n'oublions pas de citer la petite Matilda Firth, plutôt douée) et, par les nombreuses autres qualités que l'on a évoqué, le résultat ne peut que nous faire aimer une proposition somme toute maligne la majeure partie de son temps sur ce qui a été fait autour du loup-garou jusqu'à aujourd'hui tout comme nous faire avoir toujours aussi confiance en Leigh Whannell pour nous offrir des choses encore plus belles à l'avenir mais, à cause de cette dernière partie trop balisée, hélas moins prenante que les évènements y ayant conduit, "Wolfman" reste plus court sur pattes que "Invisible Man" qui, lui, avait su maintenir son haut niveau sur la durée.
Dommage car, lorsqu'il est à son meilleur, le film sait si habilement nous hérisser le poil...
Eli P
Eli P

17 abonnés 67 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2025
2.5/5 ? Alors là il va falloir m'expliquer. Loin d'être un bête film d'horreur dont le seul but serait de faire peur, loin de tomber dans la facilité des jumpscare ou du gore, Wolfman est à la fois angoissant comme on l'attendait, imprévisible comme on l'espérait et aussi touchant et dramatique ce que je n'avais pas anticipé dans la bande annonce. C'est surtout l'histoire d'un père contaminé qui perd lentement sa fille et sa femme en même temps que son humanité, d'une petite fille qui perd son père devenant monstre, d'une femme qui perd l'amour de sa vie, le tout sous la menace du loup garou originel. Bouleversant, flippant et remarquablement joué et filmé. Je compte aller le revoir.
Winslowleaachy
Winslowleaachy

87 abonnés 151 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2025
La nuit tous les chats sont gris mais surtout la nuit, il fait nuit...
Et on ne voit pas grand-chose dans ce film qui booste la musique histoire de réveiller le spectateur autant que possible.
Quand il faut qu'une mère et sa fille de 8/9 ans puisse survivre face à un gros loup-garou je vous laisse imaginer les astuces pour entretenir le suspense...
Nous étions trois dans la salle les deux autres sont partis avant la fin.
Ce n'est pas un film qui est mauvais mais c'est un film qui est très décevant.
Je viens, suite à ma séance, de voir la bande annonce, et en gros tout le film est dedans...
Axis.fr
Axis.fr

28 abonnés 146 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 janvier 2025
Inutilement long en dialogues naze "are you ok?" "everything is gonna be okay.." "my job is to keep you safe".. et intrique complètement linéaire, plate et prévisible (le pseudo twist/révélation de la fin.... au secours). Musique et effets sonores assez mal choisis. Image hyper sombre. Franchement belle déception (pour un réal qui a fait un 'invisible man" très réussi à mon goût). Vraiment pas la surprise ou pépite de l'année.
C D
C D

10 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2025
Excellent film qui a le bon gout de ne pas être gore, et d'échapper au cliché du méchant qui apparaît là où on l'attend. La mise en scene, es décors et les acteurs apportent une anbiance juste ce qu'il faut de dérangeant . En résumé, bon film
Lakshmi L.
Lakshmi L.

18 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2025
Les puristes vous diront que c'est toujours décevant, mais avec un œil neutre, ce film est excellent, la transformation est lente et la tension est là tout au long du film. Il y a un savant mélange entre maladie ou malédiction, donc loin des transformations habituelles un peu grossière et c'est ça qui fait son originalité. C'est vrai que c'est sombre, mais après tout il n'y a pas de projecteur dans la vraie vie.
Shawn777

805 abonnés 3 929 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 janvier 2025
Après le très raté "La Momie" de 2017 et le très bon "Invisible Man", Blumhouse et Universal persistent à vouloir faire revivre les grandes heures de la Universal Monsters sur grand écran mais c'est bien malheureusement une nouvelle fois un échec. Alors, il faut dire également que je ne suis pas spécialement fan des films de loups-garous, "Le Loup-Garou" étant d'ailleurs l'un des seuls films emblématiques de la UM que je n'ai pas vu ! Mais c'est pas grave, j'ai décidé de faire confiance à Leigh Whannell qui a quand même une sacrée expérience dans le cinéma horrifique et puis qui avait écrit et réalisé "Invisible Man". Et, pour le coup, je ne m'attendais pas à une telle catastrophe ! Alors effectivement, il y a une volonté de revenir à un pur film d'horreur dont l'action est très condensée dans le temps : une nuit, une menace, la tuer ou la fuir. Alors c'est très bien, ça parait très efficace sauf que les clichés sont également restés dans le passé ! En effet, dès les premières minutes nous sont présentés des personnages sacrément archétypaux aux relations qui le sont tout autant. C'est ainsi que l'on retrouve une petite famille qui part se ressourcer en forêt avec une mère qui travaille trop et qui n'arrive plus à nouer avec sa fille et un père très complice avec cette dernière (en revanche, la fille n'a pas vraiment de trait de caractère sauf d'être la petite fille type de n'importe quel film américain peu inspiré). Bref, un week-end pas super reposant donc puisqu'il y a un loup-garou qui rôde (dont le père était au courant m'enfin, on n'est plus à une incohérence près). Bon déjà, ils auraient juste inversés les rapports homme/femme qui cela aurait été tout de suite beaucoup plus intéressant ; ici c'est une énième final girl (enfin final, elle est toute seule donc c'est pas bien compliqué) en proie à un antagoniste masculin qui la poursuit partout dans le jardin, dans la maison, dans la grange etc. (ah oui parce-que le cadre est aussi très restreint). C'est quelques-fois ridicule, surtout lorsque le film tente de faire du retournement de situation, de plus surexpliqué ensuite par l'un des personnages mais c'est surtout un film grossier et sacrément ennuyant. En effet, le réalisateur ne parvient jamais à insuffler l'originalité et l'angoisse qu'il y avait dans "Invisible Man". Ici, tout est est prévisible et les jump-scares sont grossiers, même si le travail autour du son est toujours aussi détaillé. On a tout de même quelques trucs sympas à la mise en scène, notamment lorsque l'on change de point de vue avec le loup-garou mais c'est marrant cinq minutes, quand c'est dixième fois et que tu te rends compte que toute l'originalité du film repose là-dessus, ça en devient lassant. Bref, malgré un casting efficace et une mise en scène parfois intéressante, "Wolf Man" reste surtout sacrément faible et ne propose que très peu d'idées.
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2025
Une relecture plutôt intimiste mais néanmoins intéressante et originale du film de loup-garou, déjà traité plusieurs fois. Le réalisateur Leigh Whannel (qui a notamment fait les très bons Invisible Man et Upgrade) apporte sa touche personnelle dans cette histoire dont on connaît les tenants et les aboutissants, mais qui n'empêche pas l'appréciation du film, notamment par une transformation lente, progressive, ainsi que le point de vue de la personne affectée. Christopher Abbott est convaincant dans son rôle, c'est sombre visuellement (parfois un peu trop?) mais le scénario nous tient en haleine et la notion familiale est assez bien maîtrisée.
Ce n'est mon préféré de sa filmographie, mais cela reste un bon film tout de même qui me donne envie de continuer de suivre ce réalisateur.

http://cinephile-critique.over-blog.com
Claude WOLFS
Claude WOLFS

58 abonnés 137 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 janvier 2025
Wolfman est un film décevant qui échoue à capturer l’essence du genre horreur. Plutôt que de privilégier une action frénétique ou une intrigue captivante, il tente d'installer une ambiance lourde et une tension croissante, mais c’est un pari qui ne porte pas ses fruits. Bien que le film parvienne à maintenir une certaine atmosphère, l’ennui finit par s’imposer. Les scènes sont longues, et malgré quelques tentatives de suspense, on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose.
La transformation en loup-garou est réussie visuellement, mais l’étaler tout au long du film est un choix risqué qui ne sert pas vraiment l’histoire. Au lieu de générer un crescendo de terreur, cela donne l’impression de voir un film qui cherche à remplir son temps sans grand enjeu. En ce qui concerne le scénario, il n’y a pas de grandes surprises : les situations sont répétitives et sans originalité. Les incohérences scénaristiques sont multiples (Coup de bol il tombe sur la "Bete" du premier coup alors qu'elle est traquée depuis X années (Mdr)) . Cette facilité narrative nuit gravement à la crédibilité de l’histoire.
Les personnages, eux, sont mal écrits. Leurs actions manquent de logique, et certains d'entre eux agissent de manière totalement absurde. On pense notamment à la mère du protagoniste, qui prend des décisions difficilement compréhensibles. Quant à la petite fille, elle est d’une insupportable naïveté, ce qui alourdit encore davantage le film.
En somme, Wolfman est un film de loup-garou plutôt médiocre qui ne parvient pas à combiner les ingrédients du genre. Un film qui manque d’originalité, de suspense et de personnages intéressants, et qui se laisse oublier aussi vite qu'il a été regardé.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 janvier 2025
A la mort de son père, Blake, un père de famille vivant à San Francisco, hérite de sa maison d’enfance. Alors que son couple bat de l’aile, avec sa femme et sa fille, ils décident de changer d’air en allant vivre dans la maison située au fin fond de l’Oregon. Sauf qu’une fois sur place, ils sont attaqués par un mystérieux animal…

Après le succès rencontré par Invisible Man (2020), Leigh Whannell est de retour avec un autre “Universal Monster”, lui aussi produit par Jason Blum (ce qui est rarement un gage de qualité). Malgré une séquence d’introduction (la partie de chasse) particulièrement réussie (parvenant à instaurer une ambiance pesante, voire oppressante), hélas, malgré ses bonnes promesses, le film va rapidement ronronner et être d’une platitude désarmante.

Revisiter le mythe de la lycanthropie, après les films cultes des 40’s était une bonne chose en soi, mais encore faut-il que le réalisateur s’en donne les moyens. Sauf que Wolf Man (2025) se perd dans des dialogues artificiels, une surenchère de bons sentiments et des personnages qui prennent des décisions toutes plus idiotes les unes que les autres spoiler: (sérieux, se réfugier en haut d’une serre était-ce pertinent ?).


L’action quant à elle se déroule le temps d’une nuit, au beau milieu de la forêt. A en voir le niveau de luminosité aussi bien en extérieur qu’à l’intérieur de la maison (c’est bien simple, sans électricité, on y voit comme en plein jour), à quel moment ils se sont dit (le réalisateur et le chef op’) que ce serait crédible ? Franchement, ça me fatigue les films d’horreur qui se déroulent dans la pénombre alors que l’on y voit parfaitement bien, ça décrédibilise totalement l’ensemble.

Côté mise en scène, on notera le curieux choix d’avoir appliqué une vision psychédélique lors du point de vue du loup-garou (le rendu est non seulement laid mais ridicule), sans parler de ce grotesque jeu du chat et de la souris qui s’opère entre le loup-garou et la petite famille spoiler: (dans la maison, puis dans la grange, puis dans la serre, puis dans la voiture et rebelote, à nouveau dans la maison, je ne savais pas que j’étais venu pour assister à une visite immobilière).
Enfin, on était venu pour assister à un film “de loup-garou” à proprement parler, puisque le film n’est rien d’autre que le remake de The Wolf Man (1941) de George Waggner, sauf qu’en réalité, on ne verra jamais de loup-garou, spoiler: puisque la transformation ne s’opère pas à 100% et que le père de famille reste parfaitement identifiable en tant que tel.


Au final, si le film écope d’une interdiction aux moins de 12 ans, ça veut tout dire. L’ensemble s’avère parfaitement inoffensif (on s'ennuie) et surtout, c’est terriblement prévisible.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
garnierix

306 abonnés 592 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 janvier 2025
Évidemment, on n'est pas dans un épisode propret de Twilight avec des loups bien lustrés. Tout respire le malaise et la pourriture, de cette épaisse forêt noire de l'Oregon où la famille pénètre, jusqu'aux détails poussiéreux et rouillés de la vieille maison. S'ajoute le réalisme des événements que l'auteur a soignés, et vous voilà vite couvert de sang. C'est un fait, ce n'est pas un film pour âme sensible ou jeune.

Mais pour qui est ce film ?! Et quelle drôle d'idée de le faire !

Pour qui, on ne voit pas trop. Mais pourquoi ? L'auteur a sans doute voulu en rester à l'histoire de base (sans en rajouter à celle de 1941) et lui faire un bel écrin. L'auteur doit se passionner pour la relativité de l'ouïe et de la vue (laissons de côté les sens plus gustatifs). Entre humain et non-humain (ne serait-ce qu'un mammifère), il montre, et il le filme, la différence d'appréciation - laquelle peut fait peur... La manière dont nous voyons le monde, n'est qu'une parmi plein d'autres.

C'est ainsi qu'il imaginé et mis en scène des visions, des sons, plutôt frappants, inattendus et orignaux. C'est l'aspect le plus recherché du film (avec la forêt - et l'excellente bande annonce !). Plus que la métamorphose elle-même - cette métamorphose est un classique (quoiqu'ici elle n'est pas classique). Cela dit, techniquement, l'auteur réussit cette laborieuse métamorphose, alors que les effets spéciaux pour atteindre son but premier (filmer les différentes manières de voir et d'entendre), ne sont pas réussis. C'est dommage et incompréhensible.

Les acteurs. Malgré leurs cris, la mère et la fille ne jouent pas si bien. En tout cas, ces personnages n'ont pas l'air d'avoir besoin d'une psychothérapie à la fin et ça surprend ! En revanche, le loup-garou joue bien. L'auteur a clairement voulu le moderniser, en montrant l'intense tension intérieure entre la rage du loup et la tendresse de l'homme.

A.G.
FaRem

10 571 abonnés 11 446 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2025
Blake retourne avec sa femme Charlotte et leur fille Ginger dans la maison où il a grandi pour faire le tri dans les affaires de son père suite à sa disparition. Une façon de tourner définitivement la page d'une enfance étrange, mais ce retour au bercail fait resurgir beaucoup de choses et pas seulement de mauvais souvenirs... Après le très réussi "The Invisible Man", Leigh Whannell, qui est devenu une figure importante de l'épouvante, s'attaque à un projet longtemps resté dans les cartons. Comme dans ce dernier, il utilise une métaphore pour aller au-delà de l'horreur, mais malgré un prologue plutôt réussi qui fait ressentir l'angoisse et le danger de ces terres, il ne parvient ensuite plus à faire ressentir les mêmes émotions. « Parfois, on a si peur de traumatiser ses enfants que l'on devient ce qui les traumatise. » Il y a des choses intéressantes sur la transmission transgénérationnelle des traumatismes et des abus, mais tout ce qu'il y a autour tombe à plat. Plutôt friand des drames horrifiques d'une manière générale, j'ai trouvé ce "Wolf Man" tout simplement mal écrit. C'est trop prévisible avec une descente aux enfers peu efficace malgré des effets pratiques décents. Bref, une déception.
Lecinedebibi
Lecinedebibi

12 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2025
Relecture du mythe du loup garou plutôt réussie et assez impressionnante dans son traitement.
Cette fois-ci, pas de pleine lune ni de balle en argent mais un virus qui se transmet selon une légende nord-américaine.
La réalisation de Leigh Wannel (déjà à l'œuvre sur le remake de l'Homme invisible et déjà chez BlumHouse) est bien menée.
Le travail sur le son et les effets sonores est remarquable et accompagne la tension qui va crescendo avec quelques montées d'adrénaline bien amenées.
Le film lorgne aussi vers " La Mouche" de Cronenberg pour le côté transformation et automutilation et on peut fermer les yeux une ou deux fois pour les plus fragiles.
L'interdiction aux moins de 12 ans avec en plus un avertissement est plutôt justifiée.
En conclusion il s'agit là d'un bon film d'épouvante bien au-dessus de la moyenne.
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 janvier 2025
Assez déçu, car je trouve qu’il ya de bonnes idées de mise en scène mais le reste est vraiment infecte, tout est prévisible, le genre de film où je ne comprends pas la production qui décide de rien renouveler, le sentiment de voir un énième nanar du genre, dommage, j’ai pas accroché et j’ai subi ma séance.
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