Holy Motors
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maxime ...

317 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juillet 2023
Il y'a des films que l'on n'oublis pas, qu'on le veuille ou non ! Quelque pars, si m'a première rencontre avec Holy Motors fut si particulière, elle le doit bien plus pour le choc de sa découverte que du souvenir quasiment 10 ans plus tard ... Beaucoup de ses passages me sont d'ailleurs resté en tête et je l'avoue, que pour cette fois, j'ai été si soudainement touché, happé, incroyablement envouté par cet objet si délicat et fracassé à la fois, que je ne souhaite au fond qu'une chose, le retrouver, déjà !

J'aimerai en dire plus, mais je ne peux le faire ici ...

Alors Merci à Carax, pour la beauté du geste, pour sa folie, pour magnifié le cinéma comme il le fait, dans un désespoir de cause qu'un rien ne peut soulevé et embrasé à nouveau. Car oui, il nous le montre ici, tout est possible.
Jerem69tt
Jerem69tt

143 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 février 2023
Je n’ai pas réussi à dépasser 45 minutes. Et ce n’est que la 2ème fois que ça m’arrive…. Des films lents, mous, mauvais d’entrée, des bouses, des séries B, des nanars absolus, on en a vu. Mais des films comme ça, où il n’y a pas de personnage décrit, pas de dialogues (le néant absolu), pas d’histoire (une scénette, puis retour à la limousine et ainsi de suite) et dont les images sont choquantes sans raison spoiler: (mordre un doigt,
…) , c’est du jamais vu. Mais vraiment du jamais vu ! Une grande première donc que ce Holy motors dont le terme OVNI n’est qu’un euphémisme pour le caractériser. Incroyablement pénible de regarder ce film (le début du film a minima) où plus les minutes passent et plus le supplice fait mal. Vouloir etre original, vouloir révolutionner le cinéma, pourquoi pas. Mais le faire sans aucune logique, sans aucun scénario et sans narration, ce n’est pas possible. Si quelque chose avait du sens là-dedans, il aurait peut-être fallu le rendre cohérent dès le début. Une catastrophe cinématographique.
Sofia Ehrlacher
Sofia Ehrlacher

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2023
Léos Carax nous donne à voir, après 13 ans d'absence, un film qui renouvelle le 7e art, oui cette formulation peut paraître audacieuse mais elle n'est rien par rapport à l'ambition qu'il place dans ce film.

Beaucoup ont critiqué négativement ce film en disant qu'il méprise le spectateur, qu'il ne lui laisse aucune ouverture viable, ainsi que Carax laisse aucun moyen au spectateur de s'attacher ou de l'aspirer dans le récit. Je pense qu'interpréter le film de cette façon est une erreur. Carax choisit de rompre la tradition classique du dénouement, de l'empathie envers un personnage. Au contraire l'intérêt du spectateur s'accroît sur la durée du film et se satisfait par la surprise, l'étonnement. En effet Carax malmène le spectateur en ne lui donnant aucun moyen (ou très peu, rapidement interrompu par la reprise des performances de M. Oscar) de se ressaisir dans le réel ou d'établir des repères dans le récit. C'est là que réside la plus grande force de ce film selon moi. Ce style cinématographique permet une immersion totale du spectateur, qui se donne entier au film, avide de curiosité quant à la tournure qu'il va prendre.
C'est un procédé qui peut sembler risquer mais Léo Carax réussi avec succès, puisque son film se renouvelle sans cesse de par son propos consistant sur le temps/le travail, mais également par ses décors, ses ambiances, ses acteurs...

Alors, nous, spectateur, qui nous trouvons devant Holy Motors sommes invités à ne pas faire comme public au début du film, mais à ouvrir bien grand les yeux pendant 2h pour percevoir en son entier, la beauté qui nous attend.
Donc bien sûr, si au moment de lancer le film devant votre TV ou de vous rendre au cinéma pour voir Holy Motors, vous vous attendiez à ce que ce film raconte simplement la vie d'un homme, vous serez forcément déçus.

L'auteur fait la critique d'une société dans laquelle plus personne ne contemple le beau.
En effet le film s'ouvre sur un public vide d'expression, les yeux fermés devant un film dans une salle de cinéma. Pourtant, un peu plus tard dans le film Mr. Oscar s'entretient avec un homme dans la limousine qui reprends la célèbre citation d'Oscar Wilde : "La beauté est dans l'œil de celui qui la regarde".
Alors pouvons-nous encore prétendre que la beauté existe tant elle n'est plus regardée ?
Pour Mr. Oscar oui, il est épuisé par ses "rendez-vous" mais continue tout de même pour la beauté du geste.
Le film nous fait explorer chacune des vies incarnées par Monsieur Oscar (du tueur à gage, au père de famille en passant par SDF ou encore musicien).
Selon moi, la scène la plus frappante et celle de l'hôtel : M.Oscar joue le rôle d'un vieil homme en train de mourir dans un lit aux côtés de sa nièce Léa (véritablement Élise), il décède à ses côtés, puis après quelques larmes, il se relève puis lui dit au revoir avant d'apprendre qu'elle est comédienne tout comme lui.

Le film explore tout au long de son déroulement, la thématique de tout ce malheureux temps que l'on consacre au travail. À titre personnel durant ces deux heures je me suis demandé quand est-ce que sa journée finirait par prendre fin.

Ainsi en convoquant la musique revivre de Manset, "Revivre" :
"On voudrait revivre.
Ça veut dire :
On voudrait vivre encore la même chose."

Ou encore en humanisant les limousines qui papote entre elles en disant qu'elles sont fatiguées du travail, l'auteur nous donne matière à réflexion quant à nos sociétés modernes.

En conclusion, selon moi c'est une œuvre hors du temps, dotée d'une sensibilité ineffable, qui rappelle que le cinéma parvient toujours à déborder des conceptions de beauté que l'on se fait de lui.
nicolas diot
nicolas diot

20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2022
Holy motors est un film qui va diviser beaucoup de gens surtout ceux qui n'ont jamais vu de Leos Carax. Cependant, cela reste un film aussi bien divertissant qu'énigmatique
Chilly M
Chilly M

33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2023
Leos carax au sommet de son art avec un film qui certes est loin de faire l'unanimité mais cela reste mon préféré à voir absolument
Raphaëlle Gr
Raphaëlle Gr

2 abonnés 57 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2022
Le titre l’indique d’emblée, ce film est à prendre au second… voire au 10 000ème degré !!
A l’aide d’extraits des chronophotographies d’EJ Marey, Leos Carax s’amuse, amuse et nous prévient littéralement, il tire sur la corde ! « Holy Motors » est une comédie provocatrice, à l’humour très littéral, critique d’un monde urbain clôt, voyeur, régi par les machines, et surtout une immense digression sur le métier d’acteur qui cache une quête plus profonde : qui est l’homme ?

L’entrée en matière onirique esquisse, en trois scènes, les axes du film : questionnement profond sur le rôle de l’image, l’homme acteur ou spectateur (de sa vie), la place des machines : jungle urbaine et nostalgie de la nature.

Un regard de cinéaste qui dissèque l’être humain

Ce qui m’a interpellé en premier lieu, c’est cette utilisation très pertinente de la chronophotographie. Ces prises de vue par « fusil chronophotographique » visaient à la base l’étude du mouvement de corps en projetant au ralenti les photogrammes. Ce fusil qui est à l’origine de la caméra devient par extension l’origine de la société de surveillance et de paranoïa actuelle, du moins telle qu’elle apparaît dans le film.

Étrange d’ailleurs le sentiment de violence lié au voyeurisme des caméras prend tout son sens en évoquant ce fusil originel… Que l’on entend tirer au deuxième plan sur une salle de cinéma remplie de spectateurs !

Un film, un acteur, des vies à multiples résonances

Carax nous décrit une vie multiple à travers un personnage masculin prêt à se métamorphoser de toutes les façons pour des « rendez-vous », on ne peut que saluer la prestation d’un Denis Lavant érigé au rang de modèle humain, certes sans personnalité propre, mais un acteur prêt à incarner toutes les vies « pour la beauté du geste ».

spoiler: LA scène clé du film pour moi est la rencontre de ce personnage central, M. Oscar, avec Théo qui s’avère n’être autre que son double, où comment résumer « Persona » de Bergman en quelques minutes sur le mode comique à coup de meurtre sanglant… Carax nous en fait une brillante démonstration !

Ainsi est clairement posée la question « qui sommes-nous ? » Avons-nous une personnalité par défaut où jouons-nous notre propre rôle ? Le personnage de Denis Lavant, acteur d’un nouveau genre, dit regretter les caméras. Si la beauté est dans l’œil de celui qui regarde, il s’afflige de ne plus être regardé. Pour qui jouons/vivons-nous ? Ses mystérieux rendez-vous seraient-ils uniquement un moyen pour un ancien acteur de continuer à vivre mille vies pour lui-même ?

Ses métarmophoses incessantes qui nous dévoilent les secrets des maquillages de cinéma marque ce besoin vital d’une seconde peau, à l’image du personnage d’Edith Scob qui, au moment de rentrer chez elle se pare le visage d’un masque neutre.

« Notre vie va changer »,

Tel est le mantra des hommes à bout de souffle, en perpétuelle quête de meilleur, en perpétuel mouvement, tiraillé entre le besoin de vivre intensément, d’optimiser chaque instant et un instinct animal vers une nature domptée.

M. Merde, personnage désormais récurrent chez Carax, incarne cet instinct animal, ce faune des villes qui sévissait déjà dans le film « Tokyo » porte à lui seul la dimension ironique du film, courant à travers nos tombes qui, au lieu de nos noms, afficheront bientôt les url de nos sites web, dernière trace de notre passage sur terre !

La place de la femme dans tout ça ? Elle fait rêver ! Ancienne danseuse devenue chauffeur, immense blonde contortionniste moulée dans du latex rouge, mannequin-poupée à voiler, petite fille dont la punition est d’être elle-même puisqu’elle ne sait pas être « à l’aise », guenon… Seule Jean (Seberg ?), alter ego féminin de M. Oscar, interprétée par une Kylie Minogue aérienne, apporte un peu d’émotion à notre héros caméléon.

spoiler: « Les hommes ne veulent plus de moteur ni d’action », s’éplore une limousine lors de la séquence finale.


A la manière d’un enfant qui joue avec ses petites voitures, Carax donne la parole à ces machines qui s’effraient de ne plus être un jour le moteur de la société.

Le parking « holy motors » sera-t-il bientôt un cimetière ? La sacralisation de la limousine évoluant tel un vaisseau ne peut que nous évoquer l’Amérique modèle même de cette société technologique dans laquelle l’homme s’est enfermé lui-même, plaçant la machine au rang de Dieu.
Roub E.

1 329 abonnés 5 444 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 avril 2022
Leos Carax s’interroge sur le métier d’acteur ou sur la vie moderne qui nous obligerait à jouer des rôles. Mais pour moi c’est un grand NON. Malgré un acteur tout dévoué au film et qui lui donne tout ce qu’il veut la seule chose qu’Holly Motors a provoqué chez moi c’est un terrible ennui. Je n’ai rien contre les expériences filmiques bien au contraire, mais voir Denis Lavant grimé bouffer des fleurs au père Lachaise et fabriquer une burqua à Eva Mendes avec une ostensible érection ne m’a pas transporté loin de la (et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres). Film assez vide, qui se regarde lui même il est de surcroît assez laid et désagréable à regarder sans pour autant être dérangeant.
Robinsnake37
Robinsnake37

4 abonnés 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2022
Un film juste fou! Mon premier Léos Carax et franchement , je ne suis pas déçu, un tourbillon d'émotions, de questionnement et de plaisir dans un film d'1heure 50 qui nous embarque dans un voyage dans Paris Intra Muros dont on ne ressort pas indemne.
L'histoire: Nous suivons Mr Oscar, un riche homme d'affaire qui part dans sa limousine pour une journée ponctuée de rendez-vous assez spéciaux...

Le scénario est très bien développé et est assez bien géré pour que l'on se pose des questions dont on n'aura pas les réponses (quel est le but de ces rendez-vous, qui sont les patrons...) mais on est satisfait de pouvoir imaginer nous- mêmes le fin mot de l'histoire.

Denis Lavant et Edith Scob sont merveilleux dans leurs rôles et on ne se lasse jamais de les voir parler, rire ou simplement rester posés sans rien faire.

Il faut quand même avouer que j'ai eu du mal à m'accrocher pendant les 20-25 premières minutes, en effet le film est très spécial, il ne plaira pas à tout le monde et est difficilement accessible, mais j'ai tenté le coup et je ne suis pas déçu du merveilleux voyage que j'ai vécu en compagnie de Mr Oscar.

On retrouve le personnage de Mr Merde (créé par Léos Carax dans "Tokyo!" en 2008) qui nous offre le meilleur segment du film.
Et on ne peut qu'applaudir le plan séquence de" l'entracte" dans une église où Denis Lavant et des musiciens interprètent "Let me Baby Ride" avec des accordéons.

Bref, un film beau, poétique et entrainant si on s'accroche à cet univers.
Audrey L

830 abonnés 2 876 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 février 2022
De notre humble avis, Holy Motors est une métaphore de son propre sujet (l'homme mal déguisé aux milles vies) : un navet déguisé en chef-d’œuvre avec toutes les prothèses grossières et caricaturales imaginables. Voyez ce goût ("particulier") pour le sexe sale (et totalement gratuit), pour les animations absolument ignobles à regarder (en plus de l'ouverture sur du mauvais Solidworks, on remet le couvert avec l'animation de l'incube avec un entrejambe long d'un mètre qui dépasse lors de l'accouplement avec une démone au popotin gonflé comme une baudruche... Aussi incompréhensible - au mieux, sinon on repartirai dans notre théorie, subjective, pour l'obsession sexuelle dérangée du ciboulot de Carax - que corrosive pour les rétines), pour les plans où l'on se demande encore ce que l'on fait à regarder pareil spectacle (la messe de voitures qui parlent... "C'est fini ? Hallelujah !"). Ceci avec un bon lot de scènes où l'on est à deux doigts d'appeler les services psy : regarder une homme qui court sur un tapis roulant pendant de longues minutes avec des formes Solidworks écœurantes qui déboulent, qui mange des fleurs en hurlant puis shoote dans la canne d'un aveugle qui se ramasse (oh que c'est drôle...Non.), qui est en concubinage avec une guenon, qui couche avec une femme dans un souterrain (en n'oubliant pas les lumières qui mettent en valeur le sexe en érection), les voitures qui parlent... On en passe, car on a l'impression d'être devant le Parangon du film d'auteur prétentieux et volontairement bordélique (juste pour faire parler), que tous les étudiants de recherche en cinéma redoutent... On ne rit pas, on ne se désole pas, on ne se choque pas (malgré l'appétance du réalisateur pour les parties de fesses), on ne s'intéresse pas (comme on a l'impression d'être pris de très - très très - haut...), on attend juste que le "holy" générique de fin se pointe.
Alex Delarge
Alex Delarge

16 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2022
Il extrêmement difficile de parler de ce Holy Motors, car il va être considéré par certains comme étant nul, vide, sans intérêt, et il y en a d'autres qui ont complètement immergé dans cet univers instaurer par le réalisateur. Évidemment, je fais partie de la deuxième catégorie. C'est, avec Annette, le seul film du réalisateur que j'ai vu, et il est clair que Leos Carax est vraiment un réalisateur a part, il fait des films qui pousse a la réflexion, et dans ce dernier, c'est surtout le métier d'acteur qui remit en question, le fait de jouer plusieurs rôles...
Je n'ai pas envie de faire une trop longue critique, donc, pour conclure, essayez de le regarder, et si vous n'arrivez pas à la fin, ce n'est pas grave, ai moins vous aurez essayer !
En tous cas, il va rester graver dans ma mémoire pendant longtemps !
Julien Vasquez
Julien Vasquez

46 abonnés 1 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2021
On suit les nombreuses prouesses de Mr Oscar qui, tel un acteur lors d'une journée de tournage, incarne différents personnages.
Marion
Marion

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2021
OFNI, poétique, abstrait, il n'y a pas lieu de comprendre, simplement de contempler.
Dans ces multiples vies, et rôles, c'est un éventail de L'humain, de l'acteur, de l'âme qui se déroule dans un univers fantastique. Incompréhensible, hors du commun, et interrogateur, ce film m'a plu pour son décalage et son originalité.
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 761 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 octobre 2021
En 2012, la presse professionnelle encense le septième long-métrage de Leos Carax, ce qui ne constitue pas forcément un gage de qualité. Cette œuvre abstraite propose une réflexion sur le métier d’acteur avec un enchainement de saynètes décousues. A ce titre, Denis Lavant qui interprète une multitude de personnages constitue la seule bonne surprise de ce film. En effet, l’absence de véritable scénario finit par être un obstacle à la compréhension du message envoyé par le réalisateur. Bref, un cinéma profondément hermétique qui devient terriblement ennuyeux.
Alain D.

751 abonnés 3 450 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 septembre 2021
Ce Drame, écrit et mis en scène par Leos Carax, nous délivre de superbes scènes Fantastiques. Si certaines sont hard, d'autres gores, toutes sont fascinantes. Conforme à son univers très singulier, le réalisateur Français nous montre de superbes décors de Paris la nuit, et des espaces insolites comme celui de La Samaritaine.
Outre la présence de Michel Piccoli, la distribution nous offre un superbe casting pour incarner les séquences surréalistes de ce film : Eva Mendes, Edith Scob en chauffeur de limousine de la Holy Motors, et un Denis Lavant qui porte le film avec un charisme et des transformations hallucinantes.
Tout ceci était pour la forme. Pour ce qui concerne le fond, Leos Carax nous propose un film d'atmosphère tragique avec très peu de dialogues ; un scénario, a priori énigmatique, mais aussi totalement hermétique et même parfois totalement incohérent.
Vinz1
Vinz1

277 abonnés 2 877 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 août 2021
Sorte de métaphore sur les acteurs qui interprètent toutes sortes de personnages sans état d’âme à la merci d’un réalisateur agissant en coulisses tel un démiurge perfide à moins que ce ne soit une analogie sur nous, individus jouant tous un rôle dans la vie, ce film singulier de Carax interroge, c’est sûr. Toutefois, on ne pourra que louer la qualité visuelle de quelques scènes, voire de certains plans aussi beaux que des tableaux de maîtres (cf. celle dans les égouts entre M. Merde et le mannequin) alors que d’autres sont juste prenantes (comme la séquence dans l’église avec les accordéonistes) ! Quant aux acteurs, on n’en retiendra qu’un forcément car il (l’extraordinaire Denis Lavant !) n’endossera pas moins de onze personnalités différentes, un tour de force aussi incroyable que celui d'Alec Guinness naguère ! Seul bémol de ce métrage onirique : la fin dans le garage avec les voitures, semblant peu à propos et trop décalée…
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