Je ne m'ennuie pas. Le film est plein de clin d'oeil à l'histoire du cinéma. À commencer par le choix d'Edith Scob, qui nous remet sur la piste de G.Franju. Et Monsieur Merde qui reste mon portrait d'artiste préféré. Quelle aisance ! Kylie Minogue chantant sur la terrasse de feue la Samaritaine ... La plus belle vue de Paris depuis les "amants du pont neuf" j'ai beaucoup aimé!
C'est rare de voir des films aussi audacieux, libres et divertissants (si si on rigole beaucoup). Et Léa Seydoux en combinaison latex ? Plus de blabla sur http://idiotheque.over-blog.net/article-holy-motors-pour-la-beaute-du-geste-108011570.html
Leos carax est un virtuose, ce film est intelligent, d une beauté rare d une puissance magnifique. L etre humain toujours sous l oeil de la camera, morcelé presque disparu, meme mort il continue a faire la promo de ses propres roles
Le film offre beaucoup de sensations et très peu de sens...Le voyage vaut le détour. Réflexion sur le cinéma et le jeu d'acteur, composé de grandes scènes (la motion capture, les catacombes) ou se cotoient la beauté et la laideur, le visible et l'invisible, le jeu et le tragique, j'ai été souvent subjugué mais j'ai fini par avoir envie de quitter la limousine vers la fin quant le coté morbide de l'oeuvre tourmenté de Carax prend le dessus. Un peu facile de s'estimer profond quand on utilise la mort, ca fait surtout un peu poseur et d'ailleurs Carax finit d'afficher son mépris envers le spectateur lors de la dernière transformation de Mr Oscar. Original, inspiré et aussi opaque
On sort de ce film comme on se réveille. Une série de courts-métrage comme une série de rêves dans une nuit. Ce film est à l'image de la plupart de mes rêves: confus, décousus, absurdes, irréfléchis, éphémères, sans véritable message... J'ose espérer que Carax a pensé ce film comme ça et qu'il n'a pas la prétention de vouloir transmettre quelque message que ce soit au spectateur si ce n'est de récréer une ambiance semblable au rêve. Hermétique et froide. L'exercice, de ce point de vue là, est plutôt réussi. Mais ça s'arrête là. La créativité et l'inventivité de ce film ne dépasse pas celle d'un rêve de tous les jours. Filmez votre rêve et vous aurez votre Holy Motors. A en croire la presse alors, nous sommes tous des génies qui s'ignorent.
enfin , un cinéaste français qui pense et nous propose à penser un peu aussi sur l'humanité , les rôles que chacun peut jouer dans le cirque sociétal comme Denis lavant , magistral , endossant ces personnages .tout est superbe , les cadrages , les couleurs . des références à quelques films , dont " les yeux sans visage"avec la comédienne qui cinquante ans après remet son masque neutre pour "rentrer à la maison ". On y court sans tarder !
De toute ma vie, je n'ai jamais vu un film aussi nul. Messieurs les journalistes vous faites de la masturbation intellectuelle. Comment peut-on avoir un budget pour faire un navet pareil????
Une Grande Déception et pourtant 2 étoiles pour la réalisation et la maîtrise de celle ci comme de l'interprétation de son acteur fétiche Dénis Lavant . Pour le reste , l'Intelligentsia parisienne à encore frappé en le sur cotant. Une preuve s'il en est, réside que presque tous ceux qui aiment (ou disent aimer! Tant c'est intello de revendiquer cela !) le film connaissent ses autres films et son parcours ! En lui même mis à part de nombreuses références . Le film est une réelle méprise où on ne comprends pas et le discours comme l'histoire qui a ni queue ni tête .
Il y a d'abord l'émotion: intacte et puissante si l'on a la chance de se laisser emporter... et l'on perçoit combien Carax a manqué ces derniers temps au cinéma français. Cette faculté d'aller au bout, en ne sacrifiant rien à une forme convenue au risque de laisser beaucoup de spectateur sur le bord de la route... Il y a quelque chose dans cette transcription de l'émotion sur l'écran du cinéma des origines, ne rien vouloir démontrer, mais montrer en profondeur! Et pourtant une fois l'émotion passé, il y a cette richesse... Le film, est un vrai "révélateur" au propre comme au figuré des multiples facettes qui font la magie du cinéma. "Le faux c'est l'au-delà" comme disait Jean eustache. Ce faux révélé qui permet de toucher en ces moments de grâce, le temps d'un film, à une vérité plus profonde que celle de notre vie où nous prenons si peu le temps d'être spectateurs. Est-ce qu'on est jamais finalement l'acteur de sa propre vie? Et si vivre réellement, c'était pouvoir s'extraire de la comédie de notre "destin" en brouillant ainsi les pistes... Leos Carax est sans doute l'un des meilleurs brouilleurs de pistes du cinéma contemporain. Holy motors quand on ne passe pas à côté est une vraie bouffée d'oxygène!