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Elisabeth G.
217 abonnés
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3,0
Publiée le 12 janvier 2015
Un film d'espionnage lent à l'interprétation impeccable, notamment de Philip Seymour Hoffman -que l'on regrettera- qui campe un espion désabusé attachant. Une critique plus détaillée et d 'autres sur
Dès qu'il n'y a pas de glamour, dès qu'il n'y a pas d'humour, dès qu'il n'y a pas de séquences d'action à 200 à l'heure, en bref dès qu'on traite sérieusement du monde d'espionnage, dès qu'on le présente tel qu'il est et non pas tel qu'on voudrait qu'il soit au cinéma, généralement ça ne se rue pas en masse dans les salles et les critiques restent mitigées. "Un Homme très recherché" en est une nouvelle preuve, et c'est dommage car c'est un film de qualité, assez prenant qui aurait mérité une meilleure audience. D'autant plus que c'est adapté d'un roman du grand spécialiste du genre John le Carré donc l'intrigue ne peut être que très bien écrite (et aussi au passage très dans l'air du temps !!!), et c'est le cas, et montrant le côté peu flatteur du monde mystérieux de l'espionnage. et c'est le cas... La mise en scène est solide mais ce que l'on retient principalement c'est la prestigieuse distribution jouant des personnages riches et complexes... Robin Wright, Willem Dafoe, Nina Hoss entre autres... Mais c'est surtout la sublime Rachel McAdams, dont je suis juste totalement amoureux, touchante en avocate humaniste, et bien sûr le très regretté Philip Seymour Hoffman, encore une fois magistral de subtilité dans ce qui est malheureusement un de ses derniers rôles, qui se distinguent. Une mise en scène solide, une intrigue très bien écrite, une vision très réaliste John le Carré oblige du monde de l'espionnage, des personnages riches et complexes, et une distribution prestigieuse pour les incarner, tout pour que j'adhère à ce film.
La précédente adaptation d’un roman de John Le Carré, La taupe, nous avait démontré à quel point l’auteur britannique poussait le réalisme de sa description du métier d’espion jusqu’à une certaine austérité, mais heureusement Un homme très recherché, publié en 2008, a pour problématique un sujet de société si contemporain que même les scènes les plus bavardes en deviennent passionnantes. Le traitement dénué de manichéisme de la question de la lutte contre le terrorisme islamiste et du démantèlement de ses filiales en Europe au cœur du long-métrage réussit, grâce à ses interrogations politiques (à travers laquelle le romancier tacle la logique répressive américaine), à devenir en effet plus captivant que l’enquête elle-même qui souffre d’un rythme étiré et d’un démarrage laborieux. L’univers très froid et rigide des espions tels que le dépeint Le Carré (lui-même ancien agent du MI6), fait de longues réunions dans de vieux bureaux et de soirées dans des bars lugubres, est mieux retranscris que jamais ; Anton Corbijn a donc réussit à rendre crédible ce microcosme hermétique, et ce malgré son choix d’avoir tourné son film, dont l’action se déroule entièrement en Allemagne, en anglais. La qualité de jeu de chacun des acteurs, à commencer par le regretté Philip Seymour Hoffman mais aussi de Robin Wright ou du jeune tchétchène Grigoriy Dobrygin, aide aussi pour beaucoup à donner de l’intensité à cette plongée dans les coulisses de la lutte antiterroriste internationale.
Autant le préciser immédiatement : ce polar n'aurait pas la même valeur sans le jeu d'acteur puissant, intense et terriblement délicat de Philip Seymour Hoffmann, décédé cette année. Avec une mise en scène certes intéressante mais toutefois limitée, Anton Corbijn livre une histoire saisissante, avec, pour but, de rétablir une certaine vérité, en pariant plus sur les discussions envenimées que sur l'action presque estropiée, comme pour la scène finale. Autre problème : l'interprétation de Hoffmann est si intense et si lumineuse (ses cheveux blonds n'aident pas!) qu'elle ne laisse que peu de places aux autres pour briller : Robin Wright, aussi belle soit-elle, est donc vite oubliée (et croyez-moi, il est bien dur d'écrire une telle chose sur une aussi bonne actrice). Idem pour Dafoe, qui, malheureusement pour ses fans mais bien heureusement pour son portefeuille, continue d'empiler les seconds (et la plupart du temps mauvais) rôles. Un coup de coeur immédiat!
Le film fait penser à La Taupe de Tomas Alfredson, scenario tiré de John Le carré oblige. Philip Seymour Hoffman est épatant et donne toute la tonalité au film. Le film est bien mieux que "The American", l'opus précédent d'Anton Corbijn. Le casting allemand est relevé, avec Rainer Bock, Daniel Bruhl et Nina Hoss en tête. C'est donc un film d'espionnage, au sens propre du terme, avec beaucoup de non action, mais avec un suivi des personnages assez prenant. J'ai beaucoup aimé la fin. Film vu à Buenos Aires.
Rebelote ! Un Homme très recherché, d'Anton Corbijn, est la preuve suprême par laquelle un film peu médiatisé, et dont les artifices numériques n'existent guère, parvient à créer la surprise, confirmant ce que Coldwater avait déjà prouvé il y a quelques mois. Composée d'un casting brillant (le regretté Philip Seymour Hoffman excelle dans son art, la ravissante Rachel McAdams aborde son rôle sans le moindre mal tandis que Willem Dafoe, grand habitué des seconds rôles, invite à qui veut l'entendre qu'il est capable de bien mieux), cette production sérieuse du bout en bout captive son public en maîtrisant un sujet d'actualité difficilement opérable. Le résultat est net, sans bavure, et se conclu sur un twist magistral, apportant un plaisir inébranlable. Oui, Un homme très recherché est un grand film. Oui, on l'avait pas vu venir. Oui, on s'est pris une claque.
Excellent Thriller! Je ne m'attendais pas à si bon que ça, c'est captivant du début à la fin grâce au scénario pas trop complexe, ce dont j'avais peur puisque c'est souvent le cas dans ce genre de films où trop de personnages viennent vous embrouiller la tête. Ici c'est simple sans être non plus dénué d'intérêt grâce à des personnages tous intéressants. L'ambiance grise donne bien le ton et m'a plongé dans cette Allemagne qu'on a pointé du doigt comme le point de départ des attentats du 11 Septembre. Très bonne mise en scène également qui développe ses personnages principaux juste comme il faut pour ne pas mettre l'enquête au second plan et suffisamment pour les rendre intéressants. Un thriller d'actualité que je conseille vivement, vous ne vous ennuierez pas une seconde! C'est d'ailleurs ce qui me faisait peur puisque je restais sur une déception de Corbijn :"Control" que je n'ai pas aimé du tout... Pas de panique, celui ci est bien plus accessible.
Ce qui est très curieux dans ce film, c'est qu'il s'agit d'un récit d'espionnage où personne n'est sûr de rien : ni dans un camp ni dans l'autre. Pendant un très grande partie du film, Bachmann et son équipe vont suivre les faits et gestes de cet Issa mais rien ne leur dira s'il est dangereux ou non. Il a bien une barbe, il s'agenouille pour faire la prière, il parle couramment arabe et se cache depuis son arrivée en ville mais à part ça, rien.
Et c'est tout l'intérêt de ce film : ici, il ne s'agit pas d'un film où le monde est schématisé de façon simpliste (d'un côté les bons, de l'autre les méchants) mais plutôt d'un personnage, Bachmann, tâchant de le comprendre et de s'adapter à son changement. Le film ne repose donc pas sur une succession de scènes d'action mais plutôt sur une forme d'intrigues de salon où les filatures se passent sans dramatisation exagérée, les réunions avec les autres services aux avis différents sont houleuses mais ordinaires et quand les agents passent à l'action, c'est rarement spectaculaire.
Côté casting, alcool, cigarettes et vieille Mercedes, Philip Seymour Hoffman est tout entier dans son rôle d'un chef espion toujours inquiet. En face, Robin Wright excelle dans son rôle d'agent de la CIA et reste dans la continuité du personnage froid et retors qu'elle incarne dans la série House of Cards. De même, Rachel McAdams est parfaite dans le rôle de l'avocate idéaliste et sa relation trouble avec Issa Karpov, interprété par l'acteur russe Grigoriy Dobrygin, n'en est que plus touchant. Enfin, le visage toujours aussi inquiétant de Willem Dafoe est parfait pour incarner un opaque banquier international.
En résumé, avec Un Homme très recherché, Philip Seymour Hoffman et Anton Corbijn nous livrent un film d'espionnage très haletant où toute la science du récit de John le Carré nous happe avec délectation.
Un peu déçu par ce film qui manque vraiment de rythme. On attend que le film démarre et finalement il ne se passe pas grand chose. Reste une belle interprétation de Seymour Hoffman et une belle immersion dans le monde des services secrets.
Premier et malheureusement dernier grand rôle pour Philip Seymour Hoffman qui nous a quitté bien trop tôt. J’aime beaucoup les histoires de polices secretes et d’espionnages au coeur de la société actuelle. Malgré tout j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, un peu farfelue et trop complexe. Les minis caméras, les micro dissimulés … C’est la Statzi d’aujourd’hui menée par les Américains dans les rues de Hambourg contre un immigré clandestin djiadiste tchétchéne. J’ai été un déçu ...
Il y a des films ou chaque élément est parfait mais l'ensemble ne fonctionne pas et il est si difficile de dire pourquoi. Le livre, le script, les acteurs, la photographie , le cadrage, la musique sont parfaits - par contre le montage est totalement raté , cela donne la sensation de distance, de vide, de ne pas être concerné . Quel dommage car le livre est vraiment génial, le script un peu moins, Seymour Hoffman génial , l'atmosphère grâce à la qualité des cadrages et des images formidable ...
J'ai trouvé le film intéressant pour plusieurs raisons: Son scénario prenant, Sa mise en scène efficace, Son casting avec son regretté acteur principal toujours aussi excellent. Les acteurs sont intéressants car on ne sait pas forcément si ils sont du bon côté de la barrière ou non. Seule la toute fin du film me laisse sur ma fin.