Le vrai Grand Soir n'étant pas pour demain, jour des courses, les militants de fraîche date comme les nostalgiques de la Jeune Garde patienteront en allant voir celui du duo Delépine-Kervern. Ils pourront même le voir dans le confort d'une salle climatisée d'un multiplexe de centre commercial, preuve que la société de consommation de masse, si elle a des défauts comme le dit le film, n'a pas celui d'être rancunière. Les révolutionnaires de tous âges et de tous poils s'accorderont donc une pause devant l'abattage du duo Poelvoorde-Dupontel, la tête de Kermit sur le point de gober une mouche de Brigitte Fontaine, un Depardieu irrésistible en devin qui lit l'avenir dans le saké, le tout en une suite de saynétes dont certaines franchement hilarantes. Et si, à trop laisser la bride sur le cou de leurs interprètes lors de quelques trop longs plans-séquences, le duo de réalisateurs perd parfois le spectateur de vue, celui-ci, se souvenant de ses classiques et pour paraphraser un célèbre autre comique des années 70-80, déclarera, tout en s'extrayant de son fauteuil capitonné, que le bilan du film est " globalement positif ".
Une comédie originale et très drôle de bout en bout. Les acteurs et plus spécialement Poelvoorde et Dupontel sont incroyablement bons ! Certaines scènes sont déjà cultes.
Excellent, les 2 interprètes sont irrésistibles et le film, au delà de ses délires, porte un message contre nos vies super normées. Un grand bol d'air frais.
Une belle satire sociale pour punk a chien blasé! quelques largeurs , mais on reste happés par le jeu de Dupontel et Poolvoerde! Un film qui fait du bien dans un monde trop carré !
Delépine et Kervern, à l'image de Avida ou de Aaltra, nous avaient habitués à des films extrêmement aboutis, dans une univers parallèle où il est très difficile dans rentré sans être sous acides. Mais les prises de vues, les angles adoptés, les décors surréalistes et pourtant criants de vérités, ainsi que ces acteurs parfaits dans les rôles qu'ils interprètent, nous permettent toujours de sortir enthousiastes et admiratif devant le travail de ces deux réalisateurs. Avec Louise Michel, et maintenant Le Grand soir, c'est un autre cinéma que les acolites nous proposent. En effet, à travers des scènes et des répliques éprouvantes, nous nous rendons compte de cette société qu'est la nôtre et de l'impossibilité de vivre sa propre vie. Les "Normes" sont le leitmotiv de ce long métrage. Qu'est ce que les normes, sont-elles les mêmes pour tout le monde ? L'attrait de la société de consommation suffit-elle à nous conditionner à ce mode de vie ? C'est avec énormément de talent que la fleur du cinéma français nous propose cette folle aventure de deux frères, plongés jusqu'à la moelle, dans la détresse de notre société contemporaine. Un magnifique film, une critique très juste de la société, et un message clair : "nous sommes tous des punk à chien".
une daube ... maxi daube ... on se dit que quelque chose va se passer ... avec 2 monstres tel que poelvoorde et dupontel ... puis rien !!!!!!! a fuir à tout prix !!!!! encore vaut il mieux regarder la petite maison dans la prairie !!!!! un kdo du beauf qui pensait bien faire !!!!! c'est l'intention qui compte !!!!! juste un point positif : la Bande Son !!!!! that's all !!!!! bisous batchik
Presque toutes les scènes sont hilarantes, grâce à des décors, une réalisation et des acteurs qui soulignent parfaitement l'absurdité de tout. On y trouve aussi une poésie périurbaine et la complexité des symboles et des détails fait qu'on peut le voir, le revoir et le revoir encore en remarquant des choses nouvelles à chaque fois. Et Benoit Poelvoorde joue un des meilleurs rôles de sa carrière, il est immense !
Une sorte de documentaire sur la pauvreté sociale. Touchant grâce au jeu d'acteurs mais assez désespérant. Jeu largement préféré le film où dupontel joue le cancer de dujardin
Un western social déjanté dans lequel Albert Dupontel et Benoît Poelvoorde forment un duo d'allumé lâché dans une zone commerciale. Des scènes cultes mais un ensemble inégal.
« Punk not dead » comme ont disait déjà à l’époque. Non ils ne sont pas morts ! Ils ont juste vieillit, ils sont fatigué, l’esprit qui domine désormais et celui symbolisé par les hideux centres commerciaux qui défigure les périphéries des villes. Esprit moutonnier déjà dénoncé par le « Dawn of the dead » de Romero. « Un monde aux normes, des magasins aux normes, des produits aux normes pour des gens aux normes » dis le personnage de Dupontel ce à quoi son frère punk répond « et ta connerie elle est aux normes ? ». Le film est un joyeux bordel comme savent les orchestrer Delépine et Kervern, sans réelle continuité narrative, c’est l’anarchie qui domine, et si la révolution n’est pas encore pour demain faute de combattant, deux vieux punks lucides et libres pour la démarrer c’est toujours mieux que personne.
Les transfuges du Groland sont loins de leur facture habituelle dans cette comédie poétique et déjantée, point de vulgarité mais une certaine rage et mélancolie de la vie. Et même si le final est médiocre, on gardera ce souffle d'esprit punk et révolutionnaire impulsé par le duo le plus dingue des acteurs français.
Véritable ovni servi par la team GROLAND, a mi chemin entre le sketch Canal et le reportage Striptease. Parti pris du grand écart entre centre commercial ciré et cave à punks et à pisse. Du Bertrand Cantat à 150dB pour une critique criante de la société de consommation, du capitalisme, des suiveurs, des révoltés, et surtout un duo exceptionnel Dupontel / Poelvoorde qui s'accorde parfaitement dans cette histoire triste. Mais la linéarité du message finit par lasser et nous perdre. Le film ne dure qu'1h30 et m'a donné l'impression d'en faire le double. Le fil conducteur est quand même hyper limité et l'histoire ni évolutive ni intéressante. Juste un délire qu'on aurait pu trouver dans un sketch des 11 Commandements de M. Youn
We are not dead ! We are not dead ! We are not dead ! And fuck, and so fuck fuck fuck ! And le système et il est mort, et on est mort, et tout est mort sauf nous, tu vois, et la société je l'emmerde et je m'emmerde parce que c'est pas facile de vivre dans la rue, d'être rejeté par tous, par les femmes, et mendier des pièces pour nourrir mon chien, et me taper des bières dès le réveil, ouai ouai, donc rdv pour foutre le bordel !
Les punks et autres révolutionnaires ont leur nouvel hymne : Le Grand Soir des trublions de Groland : Benoit Delepine & Gustave Kervern. Un propos acerbe et pointu caché sous une esthétique auteuriste et surtout un humour qui décaperait n'importe quel évier imbibé de calcaire depuis des décennies. Et ce feu d'artifice corrosif ne serait absolument rien sans les géniaux Benoit Poelvoorde et Albert Dupontel irrésistibles de complexe et d'envie. Un hymne à la vie sans retenu et surtout à la liberté, la vraie.