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KLSH21
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5,0
Publiée le 6 juin 2012
Qu'elle plaisir de voir le monde de se coté ... Poelvoorde joue le punk parfaitement mais normal pour l'un des meilleurs acteurs francophone ! C'est un chef d'oeuvre qui ma émue j'ai vraiment crue reconnaître certains moment de ma vie ! Merci Benoît et Gustave ! Continuez a nous émouvoir ...
Alors que notre printemps ressemble à l'automne, que le CAC des 40 voleurs s'effondre en douce et que le chômage explose, deux cinéastes improbables -et égarés dans le marché sauvage des films qui vantent tour à tour le yaourt ou la crème à raser, réalisent un objet cinématographique puissant, inédit et sans concession. Ami spectateur, si notre monde te semble absurde, va te réchauffer pendant une heure trente auprès de ce manifeste aiguisé qui jette l'anathème sur notre époque désespérée, désespérante et sans issue. Là, tu pourras rêver dans l'enfer de ces cancers architecturaux que sont les ZAC car deux frères prennent la tangente et comme nos antiques saumons remontent le cours du torrent endiablé de notre quotidien pour finir par y balancer un feu purificateur et salutaire. Ô certes, beaucoup d'imbéciles pensaient venir se gausser de deux marginaux sympathiques et alors qu'ils se forcent à ricaner au début, ils finissent par se taire puis par haïr ce chef d'oeuvre qui les illumine d'une noire lumière d'espoir: celle d'oser rejeter définitivement notre système économique cancéreux producteur d'Ipad et de solitude et de désespoir et qui nous ravale au rang d'animal affamé et obèse bon à pousser des chariots de supermarché... Courrez admirer le meilleur film des 10 dernières années, un tel film c'est comme les éclipses de lune, c'est rare !
Alors là je dois dire que je me suis rarement éclaté comme ça au ciné ! Des scènes d'anthologie à la pelle, des dialogues qui tapent dans le mille, un grand film bien comique mais surtout désenchanté sur l'absence de place dans un système qui broie sans pitié tous ceux qui ne sont pas dans la norme ou pas assez rapides pour y survivre... Bref, un sacré film qui fait bien rigoler mais qui fait aussi réfléchir.
Albert Dupontel et Bruno Poelvorde en frangins tout aussi déjanté l’un que l’autre, on en rêvait! Ce duo génial qui partage la même folie, la même exubérance, le même sens de l’extrême, le même goût pour l’intrépide, fonctionne parfaitement. A leurs côtés, Brigitte Fontaine, tout aussi décalée, et Areski Belkacem, son acolyte, complètent ce casting détonnant où l’on retrouve également quelques têtes connues (Didier Wampas, Gérard Depardieu… pour ne pas les citer!).Les scènes absurdes où l’humour noir règne en maître se succèdent dans un rythme mêlant lenteur et frénésie : on y voit Dupontel se battre vainement contre un arbuste, Poelvorde se déchainer devant la vitre d’un restaurant, un pendu « récidiviste » en finir sur un manège…Kerven et Delépine mettent en scène une critique sociale incongrue, acerbe et ô combien efficace, pointant du doigt les révoltes perdues d’avance dans une société statique et frileuse où pourtant, comme s’évertue à le rappeler Not, « Nous sommes tous des punks à chien »...
Quand on sait à quel point les bonnes comédies françaises sont (de plus en plus) rares, celle-ci est parfaitement réussie. Fond de satire sociale filmée presque à la manière d'un western des temps modernes (accentué par la BO), les dialogues sont géniaux, Poelvoorde est magistral par la crédibilité de son personnage et Dupontel arrive assez vite à l'égaler. Je mets 5 étoiles pour compenser un peu les aigris qui n'en n'ont même pas mis une alors qu'il n'ont pas regardé le film en entier.
Les réalisateurs marquent de leur poésie kaurismakienne de nombreuses scènes du film sans pour autant négliger d'approfondir leurs personnages Sans privilégier l'excentricité de la saynète à la continuité du récit le film s'en trouve considérablement grandi et est un véritable autoroute pour deux acteurs au top!
Si vous vous attendez à une comédie classique avec des gags à tout va ne le regardez même pas. Dans la même lignée que Mammuth et Louise Michel ce film est complètement décalé. Bien que la longueur des plans fixes perturbe on se laisse vite séduit par le jeux d'acteur que nous offre ces deux grands comédiens, en finesse et totalement déjanté. Bref une bonne satire sociale originale, à voir!
Poelvoorde, Dupontel, Délépine et Kervern. Déjanté, trash, punk (le suicide punk...) mais aussi clairvoyant de notre société. Du bon ciné français indépendant. Même si ca sent la pub a fond...
Excellent film porté par Poelvoorde et Dupontel survoltés. Tout au long de ce périple punk, le spectateur est confronté aux petits détails qui rend sa vie "aux normes" : après une triste visite au centre commercial, à éviter le regard du mendiant du coin, chacun rentre dans sa maison qui est en fait plutôt celle de la banque, dans l'attente d'un Grand Soir qui n'arrivera jamais. Delépine et Kervern livre là un très beau film brut de décoffrage, où l'absurde cotoie le triste et l'hilarant. Quelques caméos d'acteurs de la sphère Groland viennent pimenter le tout.
Après les deux belles réussites que sont "Mammuth" et "Louise Michel" le duo grolandais récidive avec un film punk-anar qui dénonce les abus via un centre commercial. Et force est de constater que cette fois-ci l'essai est bancal malgré quelques scènes bien jouissives. Kervern-Délépine soigne leur mise en scène mais leur scénario est saccadé, le montage crée d'ailleurs 2 ellipses qui casse trop le rythme et évite l'explication de texte (notamment juste après la démission de Dupontel). La vraie force du film reste donc le duo Poelvoorde-Dupontel absolument ahurissant, ils sont le vrai bonus du film. En osmose total autant entre eux qu'avec le fond du film. Une petite pointe de déception donc, le délire étant moins subtil que dans leur précédent film, les gros sabots offrent le délire mais la réflexion s'estompe vite. Sans doute leur film le plus médiocre mais, chez eux, il y a toujours quelques perles qui fonctionneront toujours.
Comédie déjantée qui a même été primée ! « Bouleversant… portrait de la France… entre Harold Pinter et Jérôme Deschamps… etc. ». Moi, j’y ai vu une pantalonnade décousue et ennuyeuse, aussi subversive qu’un discours de Mélanchon, avec quelques bonnes idées certes, mais plutôt mal mises en valeur. Les acteurs, excellents, font leur numéro mais sans grand résultat. On est loin de l’originalité de « Louise-Michel » par exemple.
Pourtant l’idée originelle de prendre comme décor une gigantesque zone commerciale périphérique avec son lot pléthorique d’enseignes universelles laissait présager du meilleur. En effet, comment ne pas voir dans ces espaces anonymes et tellement formatés et uniformes qu’ils sont globalement identiques d’une ville à l’autre, sauf leur surface et donc le nombre de magasins à s’y implanter, le territoire rêvé de la consommation de masse, avec l’abrutissement et le suivisme qui font logiquement avec. L’apparition de Not, dernier punk à chien d’Europe selon ses propres dires, même si on verrait davantage son compagnon canin aux basques d’une petite vieille, a quelque chose de l’éléphant dans le magasin de porcelaine. Jean-Pierre, son frère, qui trime à vendre des matelas à la technologie révolutionnaire dans un des hangars de la zone, constitue le symbole de la réussite et de l’intégration de la famille, dont les parents tiennent le restaurant de La Pataterie, établissement curieusement désertifié. Les deux compères de Groland ne semblent pas s’intéresser réellement à leur sujet, préférant prendre la tangente et renouer ainsi avec l’escapade et les chemins buissonniers, lorsque Jean-Pierre est viré, pète les plombs avant d’être récupéré et ‘éduqué’ par son frère aîné à une existence libre et sans contraintes, hormis la pauvreté, la solitude, l’ostracisme et l’ennui.
Dès lors, de grand soir, envisagé comme la destruction par le feu des surfaces de la zone commerciale, il ne pourra bien sûr y avoir. Par amitié, on retiendra l’esprit libertaire et bordélique qui prévaut à l’ensemble, Not et Jean-Pierre comme des lointains parents de Jean-Claude et Pierrot, les deux marginaux des Valseuses en 1974. Bien sûr, le film a son côté punk, non seulement dans le look de Not savamment entretenu à la bière et à la sueur, puis dans la nouvelle dégaine de Jean-Pierre, mais aussi dans les concerts des Wampas, et surtout dans ces scènes de délire total : l’irruption au mariage, l’intrusion dans les maisons du lotissement. Dans ces instants, Benoît Delépine et Gustave Kertern semblent en complète roue libre, tout comme leurs acteurs débridés qui s’en donnent à cœur joie – l’inénarrable Brigitte Fontaine épluchant soigneusement ses patates restera comme une séquence culte du film. Culte peut-être, mais terriblement anecdotique et superficiel. Quitte à opter pour la dérision et le déjanté, autant être drôle et grinçant, caustique et innovant. Hélas, Le Grand soir parait en rester aux intentions, se perdant rapidement dans des sketches lourdingues et inopportuns qui manquent résolument leur cible.