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poet75
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2,5
Publiée le 18 mars 2013
Un beau film de Fernando Trueba, tourné dans un somptueux noir et blanc, qui explore les mystères de la création et les rapports si particuliers qui s'instaurent entre l'artiste (ici un sculpteur) et son modèle. Ce thème était déjà bien présent dans le splendide "Renoir" de Gilles Bourdos sorti il y a quelques semaines et, bien sûr, dans "La belle noiseuse", le chef d'oeuvre de Jacques Rivette. Dans ce film-ci, malheureusement moins réussi, moins abouti que les deux films précédents, il y a néanmoins beaucoup de scènes très intenses et très captivantes, et en particulier toutes celles où l'on voit le sculpteur (Jean Rochefort) au travail avec son modèle (Aïda Folch). Mais le film est en quelque sorte pollué par d'autres scènes qui n'apportent rien ou presque rien au récit: ainsi les scènes avec le parachutiste, avec le soldat allemand, avec les enfants, le curé, etc. Toutes ces scènes m'ont semblé inutiles, voire sans intérêt. Il aurait mieux valu, me semble-t-il, se concentrer davantage sur le travail de l'artiste comme l'avait si bien fait Jacques Rivette dans "La belle noiseuse".
Ce film n'est pas d'un grand intérêt . On s'ennuie même si Jean Rochefort tente de sauver les meubles . Pourquoi le noir et blanc plutôt que la couleur. La scène ou le curé emmène les petits dans les bois est ridicule . La scène avec le soldat allemand : pas d'intérêt.
Littéralement porté par Jean Rochefort, magistral, et la jeune Aida Folch, vraie révélation, hommage à Massimo Trueba, le frère du réalisateur, et à d'autres artistes. Le recours au noir et blanc veut appuyer sur la nostalgie de cette époque et de la fin de vie du vieil artiste..mais j'aurais autant aimé une couleur qui magnifierait la nature au sein de laquelle le film est tourné comme dans le récent Renoir...dans la série des films mettant en scène l'artiste et son modèle j'ai préféré la Jeune Fille à la Perle, faute d'avoir vue la Belle Noiseuse présenté comme le modèle du genre.
Un film qui retrace la relation entre un sculpteur et sa muse de façon sensuel et harmonieuse que la beauté du noir et blanc met en valeur sur chaque plan. Jean Rochefort y est excellent tout comme la jeune Aida Folch.
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1,0
Publiée le 8 juillet 2021
Tout d'abord il y a beaucoup de nudité dans L'Artiste et son modèle. Bien que la plupart du temps ce ne soit pas de la nudité sexualisée si l'on écarte un peu de voyeurisme qui se manifeste à un moment donné. Mais ce n'est pas nécessaire car dans ce cas la fille est là pour prouver cela. En fait il s'agit de nous montrer la vision des choses du personnage masculin principal Jean Rochefort qui est sculpteur et c'est encore raté car on ne comprend pas grand chose dans cette histoire. Il y a différents points de vue sur la vie et ce qu'elle peut représenter ou ce qu'elle est. Il y a aussi un détournement de l'histoire d'Adam et Eve ce qui pourrait être trop direct et une comparaison que le film lui-même n'hésite pas à faire ce qui est navrant...
L'idée de départ était ambitieuse, trop pour le réalisateur me semble-t-il. Effectivement, comme dit dans d'autres commentaires, la pertinence du noir et blanc n'est pas démontrée. Le film manque de force. Les dialogues sont trop faibles, et certains passages sont dignes de téléfilms de France 3. C'est dommage, car les 2 acteurs principaux sont beaux et talentueux.
Etrange film que celui-là, le noir et blanc lui prête une touche esthétique qui lui sied d'ailleurs assez bien. L'histoire d'un sculpteur qui trouve le temps emmerdant, dans sa France occupée et dont la femme a la généreuse idée de recueillir une jeune fille, échappée d'un camp de réfugiés. Cette adorable espagnole, prête à beaucoup pour gagner quelques sous, accepte de poser pour le sculpteur en usant de patience et de complicité malgré le caractère bourru de l'artiste aux bacchantes. Jean Rochefort prouve une fois de plus que sa seule présence à l'écran crève quasiment ce dernier, Claudia cardinale surprend dans ce rôle d'ancien modèle soucieuse de l'épanouissement de son bougon de mari et Aida Folch, que je ne connaissais pas, se montre authentique et de surcroit courageuse, puisque posant régulièrement dans le plus simple appareil. Etrange film que celui-là, lent, lumineux, mais répondant à l'exigence que le spectateur lui demande, celle de la présence constante de l'émotion.
Tourné en noir en blanc (superbe photographie), l'histoire se déroule dans les Pyrénées-Orientales pendant la seconde Guerre Mondiale (1943). Jean Rochefort (dont c’est l'un des derniers films à 82 ans) joue un sculpteur renommé qui retrouve l’inspiration à l’arrivée d’une jeune femme espagnole (échappée d’un camp de réfugiés). Sa femme (Claudia Cardinale, 74 ans) était autrefois son modèle. Ce film était depuis longtemps en gestation chez Fernando Trueba et il souhaitait le tourner en France. Il a d’ailleurs écrit le scénario avec Jean-Claude Carrière. Grand admirateur de Picasso, Trueba est fasciné par les ateliers d’artistes [dont ceux des photographes Brassaï (1899-1984) et Henri Cartier-Bresson (1908-2004)]. Le film est lent, sans musique (sauf à la fin) et essaye de décrire le processus de création… .
Ouille !! Bien trop lent et ennuyeux !! Le synopsis alléchant ne fait pas tout ! Trop de longueurs, trop de silences... Cinéma un peu trop esthétique et intellectuel pour moi !!!
J'ai hésité entre excellent(4,5) et chef d'oeuvre mais j'ai mis 5 étoiles parce que ce film est unique et d'une finesse si agréable... La photographie est magnifique, le noir et blanc magnifie les formes et nous conduit à regarder les détails dont Trueba a ici tant de souci. Le film est lent sans être long, les acteurs sont excellents, mais faut-il le préciser tant ils n'ont, je pense, plus rien à prouver. Les silences ont du sens, les dialogues ont leur place, l'équilibre est juste. Il y a quelques heures, en sortant de la salle de projection, je me suis dit qu'il fallait absolument que je comble mes lacunes quant à la filmographie de Fernando Trueba. J'y allais surtout pour Rochefort, je suis sortie conquise par le tout. N'hésitez pas...
Fernando Trueba livre un joli film sur le sens de l’art et celui de la vie quand celle-ci est bientôt terminée. La rencontre entre Jean Rochefort et Aida Folch est triste et lumineuse.
Film très plaisant à voir (3,5) mais sans comparaison avec Renoir (5). Admirable esthétique du noir et blanc avec son tempo détendu (4). Magnifique interprétation de J. Rochefort dans ce rôle atypique (4,5) où il tire l'optimum d'un scénario (2,5) peu consistant, chargé de stéréotypes, aux personnages et situations sans caractère . La chute finale est incongrue (1).