Saya Zamurai
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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2012
Un drôle de zèbre, ce Matsumoto Hitochi ! Il forme, depuis plus de deux décennies, avec son acolyte Masatoshi Hamada, un duo comique de la télévision japonaise, adulé par les amateurs de pop culture. Et en plus, il tourne ! Saya Zamuraï est son troisième film, très, très compliqué à caractériser, un peu comme si Gilliam, Kitano, Tarantino et Kurosawa s'étaient incarnés en un seul cinéaste. Comprenez qu'on y trouve un enchevêtrement de styles, avec une dominante burlesque, tendance tragique. Tenu de faire (sou)rire un enfant prince, qui vient de perdre sa mère, le héros de l'histoire, samouraï déclassé et pathétique, doit inventer chaque jour un sketch, avant de devoir se soumettre au seppuku traditionnel, si jamais il échoue au bout d'un mois. Ses tentatives sont déplorables, cela va sans dire, malgré l'aide de ses deux gardes et de son adorable petite fille, bien plus adulte que lui et qui est la vraie vedette du film. Matsumoto joue sur le comique de répétition, tout en respectant les codes du film féodal, avec un sens de l'image ébouriffant. Déjà séduit par l'entreprise, malgré ou grâce à son traitement absurde, on est littéralement cueilli par un épilogue saisissant, qui tire les larmes. Ludique, tendre, cruel, et d'une originalité folle, Saya Zamuraï est sans conteste le film le plus frappé de 2012. Et l'un des plus jouissifs.
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2013
Après avoir, dans Big man Japan, utiliser les films de monstres pour nous faire profiter de son imagination extravagante, Hitoshi Matsumoto utilise un autre élément clef de la culture japonaise, la place des samourais au sein de la société féodale, comme vecteur à sa nouvelle folie qui, cette fois, réussi à faire intelligemment passer du rire aux larmes. Après une introduction bien rythmée, le récit va se figer autour d’un humour de répétition burlesque complétement déjanté, que l’on trouver assez lourde mais qui s’avère être une réflexion profonde sur le rôle du spectacle comique à travers le drame que vit ce personnage marginalisé, le tout pour s’achever sur une des conclusions les plus poignantes vues au cinéma depuis fort longtemps. Cette petite perle surprenante aurait vraiment mériter d’être mieux diffusée tant sa magie est envoutante.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2012
Peu de réalisateurs japonais donnent dans l'onirisme drôle et décalé, mis à part bien sûr Takeshi Kitano tendance "Kikujiro". On retrouve dans ce personnage et cette personnalité de l'acteur-interprète les aspects qui caractérisent Kitano: poésie douce-amère, personnage bougon mais tendre. L'histoire a un côté fable avec un anti-héros, un méchant sans vergogne et une triste injustice. Le film réussi son pari, ce n'est pas du moralisateur bien au contraire. Ce qui est véhiculé, c'est une poésie fort sympathique qui nous permet de découvrir un auteur inconnu dans nos contrés. Une belle surprise.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 janvier 2014
entre le burlesque et la finesse, cette comédie dramatique nous donne le sourire bête et intelligent. Un film d'auteur plein de subtilités pour une mise en scène tout à fait simpliste mais audacieuse. du rire au larme, mastumoto est à la recherche de l'humour parfait qu'il parvient sans trop de mal à atteindre. Jolie
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 août 2020
De toute évidence, nous n'avons pas le même humour que les japonais !
Le film est lent et sans intérêt (même si le synopsis me plaisait).
Reste une belle réalisation, un bon casting, des personnages attachants et des mélodies réussies. 2,9/5
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mars 2012
Saya Zamuraï (2011) est un projet fou, au scénario rocambolesque et dont le résultat final relève plus du burlesque qu’autre chose. Le film narre l’histoire d’un samurai sans sabre, répudié et errant misérablement sur les routes aux côtés de sa fille. Condamné à mort par un seigneur, ce dernier lui offre cependant l’opportunité de s’en sortir sain et sauf s’il parvient à relever un défi, celui de redonner le sourire au jeune prince. Il a un mois pour y parvenir, soit un essai par jour à travers lequel il va se mettre en scène dans diverses situations cocasses afin de parvenir à relever le défi qui lui est imposé. Hitoshi Matsumoto nous livre ici une comédie absurde où les sketchs s’enchaînent les uns après les autres à un rythme effréné. Interprété tout au long par Takaaki Nomi, un inconnu repéré à la télévision japonaise (initialement ce devait être Hitoshi Matsumoto qui devait camper le rôle principal), ce dernier s’avère tout bonnement hilarant en incarnant un clown malgré-lui où sa fille n’aura de cesse de lui répéter qu’il ferait mieux de se "seppuku" (suicide rituel chez les samurais) tant il lui fait honte. A leurs côtés, on appréciera tout autant les seconds rôles, tels que Ryô (la joueuse de shemizen), Rolly (le pistolero) & Fukkin Zen-Nosuke (le "chiroprac-tueur").
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2016
Belle histoire que nous raconte Hitoshi Matsumoto à travers ce ronin qui, durant trente jours, va tenter de faire rire le jeune fils d'un daimyo local. En cas d'échec, c'est l'obligation de se faire seppuku. Cette intrigue rappelle, dans son concept, celle des "Mille et Une Nuits" dans laquelle Shéhérazade devait inventer chaque nuit une nouvelle histoire à conter au sultan Shahryar afin que ce dernier ne la condamne pas à mort.
Si le début peut paraître un peu long à se mettre en place, cette comédie dramatique aux accents tragiques tient bien ses promesses. On passe du rire aux larmes facilement et il y a ce léger suspens qui nous rend impatient de voir ce que le personnage va inventer, chaque jour, comme nouvelle farce pour faire rire l'enfant. Autre point fort du film: les personnages sont tous très attachants, notamment le principal protagoniste dont le sort nous émeut.
Un joli conte japonais, certes loin d'être parfait mais qui a le mérite de faire vibrer notre corde sensible.
Fbienne D
Fbienne D

16 abonnés 95 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2012
Un curieux conte japonais qui démarre comme une farce, avec une belle collection de scènes aux différents ressorts comiques. L'émotion y prend place jusqu'à la conclusion étonnamment bouleversante. J'ai beaucoup pensé à Kitano qui aime aussi mêler la farce à la tendresse et à la violence.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2014
Un samouraï binoclard sans sabre qui fuit, sa petite fille le poursuivant qui n'arrête pas de lui dire de se suicider, trois personnages barjes, une joueuse de shamisen, un garçon efféminé armé de pistolets et un chiropracteur complètement con qui ne serviront strictement à rien par la suite dans l'intrigue, un début peu banal pour un film en effet peu banal...
Une comédie burlesque à la japonaise peu banal, où notre protagoniste a trente jours pour faire décrocher à un jeune prince apathique depuis la mort de sa mère un sourire sinon seppuku qui joue beaucoup sur le gag de répétition (l’enchaînement des tentatives malheureuses sanctionnées à chaque fois de la réplique “Le seppuku reste prononcé!” dite d'un ton tonitruant est hilarant !!!) et sur quelques personnages très bien croqués à l'instar de la petite fille, qui est la plus adulte d'entre tous, et des deux geôliers qui vont tout faire pour aider le samouraï sans sabre à s'en sortir. Au passage, la fin est très étonnante.
L'ensemble s’essouffle quelques fois, on se demande vraiment ce que vient foutre la joueuse de shamisen, le garçon efféminé armé de pistolets et le chiropracteur complètement con, dommage qu'ils participent pas directement à l'intrigue car ils avaient du potentiel, les ruptures de ton sur la fin arrivent un peu trop comme un cheveu dans la soupe pour ne pas paraître lourdes ; enfin c'est très loin d'être parfait...
Reste que le côté décalé de la chose, la fin très étonnante bien sûr, et les personnages les mieux croqués, qui sont très attachants, font de "Saya Zamuraï" une oeuvre loin de manquer d'inventivité qui mérite d'être vue.
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2012
Cela commence curieusement , mais ensuite , on est pris par le pesonnage principal , et cela m' a donner un vrai bonheur.
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 729 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2012
Décalé et délirant, ce conte fait preuve d'un comique burlesque indéniable et d'un univers que l'on apprécie découvrir. Si le rire est au rendez-vous, je n'ai malheureusement pas été ému par la fin de ce film qui mérite, de par son originalité, le détour.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2020
Cette tragi-comédie aux forts accents burlesques nous embarque dans le Japon féodal, où un samouraï déchu – extraordinaire Takaaki Nomi – a 30 jours pour redonner le sourire à un prince enfant qui ne se remet pas de la perte de sa mère. Passé ce délai, il devra se faire hara-kiri (ou seppuku) c’est-à-dire se suicider publiquement par éventration. Aidé dans son épreuve par sa toute jeune fille et par deux geôliers qui se prennent d’amitié pour lui, il va devoir rivaliser d’inventivité. Farce étrange et attachante, Saya zamuraï offre une réflexion sur le pouvoir des amuseurs et la pression de devoir faire rire chaque jour son public. Sa fin surprenante fait basculer le film dans une dimension inattendue.
Sebmagic
Sebmagic

201 abonnés 1 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mai 2012
C'est une honte terrible que ce film sorte uniquement dans 9 salles sur toute la France. Ayant la chance d'habiter Caen et d'avoir Le Lux à proximité (cinéma d'exception), j'ai pu voir ce film et je plains tous ceux qui en sont privés. Hitoshi Matsumoto livre ici une oeuvre à la fois hilarante et poignante, maîtrisée de bout en bout. Un bijou cinématographique ! Saya Zamurai raconte l'histoire de Kanjuro Nomi, un samouraï sans sabre en fuite depuis plus de 2 ans avec sa fille. Alors qu'il est recherché, il se fait arrêter par un seigneur qui le condamne au seppuku (peine de mort) à moins de réussir à faire sourire le jeune prince, attristé par la mort de sa mère. Chaque matin pendant 30 jours, Nomi se produit donc devant le prince et met en scène un nouveau spectacle pour le faire rire. Un film merveilleux, poétique, drôle, humain et inhabituel qui nous fait passer du rire aux larmes. Dès le début, le film fait rire par l'intermédiaire des 3 chasseurs de primes : O'Ryu la joeuse de shemizen, Pakyun l'homme aux pistolets et Gori-Gori le "chiroprac-tueur". Ces trois personnes entrent en scène de façon très insolite et j'avais un peu l'impression de me retrouver devant un Tarantino ! Le style, la musique, et le montage m'y ont automatiquement fait penser, ce qui m'a permit de penser que le film allait être bon. Alors qu'on pense que Saya Zamurai va traîner en longueur avant que l'histoire qui nous préoccupe n'apparaisse, le scénario nous rassure immédiatement en entrant rapidement dans le coeur de la trame. A partir de là, les personnages insolites et décalés font effet (Gori-Gori est hilarant à ne jamais rien comprendre), le personnage principal ne cesse de nous faire sourire à travers ses petits sketches face au Prince, et c'est paradoxalement tout le drame du film : le personnage fait rire toute la salle de cinéma mais ne parvient jamais à dresser le moindre sourire sur le visage du prince. Au fur et à mesure que les jours passent, le spectateur est de plus en plus attaché au personnage, on réalise tristement que Kanjuro Nomi fait tout ça pour sauver sa vie, mais également sa fille qui le traite de moins que rien. Derrière le "bouffon du roi" apparaît doucement un homme accablé, un samuraï à qui on doit le respect et qui se sent obligé de s'humilier en public pour sauver sa peau. Le visage de l'acteur, Takaaki Nomi, garde désespérement un aspect triste et morose qui ne font qu'augmenter la dimension dramatique du personnage. Tout au long du film, on ne cesse de le soutenir, comme le font d'ailleurs tous les habitants du village (même ceux qui initialement souhaitaient le tuer) en rendent l'histoire à la fois drôle et terrible. Le spectateur est partagé entre le rire et les larmes et j'ai ressenti de multiples émotions incroyables. Certains passages sont d'une tristesse affreuse et le film traite son personnage avec tant de poésie qu'on ne peut qu'être touchés. D'autant que la fin laisse sur le cul et aborde un aspect du personnage principal très touchant : le sens de l'Honneur. Je ne révèlerai pas cette fin, évidemment, mais elle est pleine de suspense et le geste du Seigneur, notamment, est touchant. Outre le casting et les personnages extrêmement réussis, le film se démarque par une BO envoûtante. La plupart des musiques du film ne font que le rendre plus beau encore, certains morceaux pouvant rappeler du Ennio Morricone tandis que d'autres, plus doux, accentuent le tragique de la trame avec profondeur. Le montage du film est également réussi, commençant par faire défiler les 15 premiers jours très rapidement, avec un effet comique de répétition : "le seppuku reste prononcé !", pour ensuite prendre son temps et nous montrer des spectacles de plus en plus élaborés. Nomi se donne énormément de mal pour relever le "défi" et c'est poignant. Bref, c'est un genre de cinéma qu'on n'a pas l'habitude de voir mais Hitoshi Matsumoto démontre avec Saya Zamurai toute la beauté et l'excentricité du cinéma japonais. Pour moi c'est un petit chef d'oeuvre, et je trouve déplorable qu'il ne passe que dans 9 petites salles en France, contrairement à des bouses comme Twilight qui vont remplir leurs 500 salles. Vraiment navrant.
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2012
Drôle de film ! Il fallait oser et Hitoshi Matsumoto s’en est chargé. Les premières minutes sont très décalées voir trop. Elle introduise un sentiment de film absurde alors que le film évoluera sur un ton très différent et beaucoup plus sérieux. L'enchainement des jours et des tentatives pour faire rire le prince sont plus ou moins loufoques, plus ou moins drôles mais réussissent à ne pas nous lasser. C'est vers les derniers jours que l'on s'attend à un dénouement sans pour autant savoir à quoi il ressemblera. Un film qui joue sur le compte à rebours et qui nous surprendra beaucoup, notamment par son côté émotion et relationnel.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 mai 2012
Un samouraï déchu est condamné à se faire seppuku. Le seul moyen d'en réchapper : réussir à faire sourire un jeune prince, à raison d'un gag/sketch par jour pendant un mois. Ainsi donc, les 2/3 du film consistent en une série de sketchs burlesques un peu répétitifs. Certains sont vraiment très drôles, aidés en cela par le physique de l'acteur principal et par un vrai sens du cadre. D'autres le sont beaucoup moins, et semblent ratés, à moins qu'ils soient volontairement déceptifs, dans le but de tisser une métaphore du cinéaste/comique Matsumoto faisant face à la peur de ne pas réussir à faire rire. Déceptive, la fin l'est également, et probablement de façon trop brutale pour ne pas sortir de la salle un peu dubitatif ; on n'est d'ailleurs pas aidé par la dernière scène, gentiment cliché. Comédie qui se saborde volontairement en cours de route, ou mélo nécessitant de commencer par le rire afin d'arriver à ses fins ? Mais à quelles fins ? Le début de "Saya Zamuraï", loufoque et typique d'un certain humour grand guignol japonais, est en totale opposition avec la fin, mélancolique, tragique, spirituelle, si bien qu'on a l'impression d'avoir changé de film entre temps. Un scénario rachitique rafistolé à grand coups de gags inégaux, et soudain un sérieux à toute épreuve dans le dernier tiers du film. Cette bipolarité aurait été un peu plus intéressante s'il y avait vraiment du fond là-dessous, or ce n'est pas le cas : les enjeux dramatiques demeurent les mêmes tout le long du film. "Saya Zamuraï" n'est au fond qu'un petit film de clown triste, un clown nommé Hitoshi Matsumoto.
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