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Un visiteur
5,0
Publiée le 21 novembre 2013
Je ne comprends pas ceux qui crient aux scènes de cruautés, certes chacun à son avis sur la corrida, mais on ne montre même pas directement des animaux se faire tuer (je ne suis pas pour mais ça reste une tradition, Orson Welles a fait un documentaire sur la corrida, et ce n'est pas pour autant un monstre). Ce film est d'une grande beauté, et il est très surprenant, comparé aux autres adaptations de Blanche Neige qui ont été faites récemment. Je ne dirai rien en ce qui concerne ceux qui disent "si vous voulez voir un film muet cool allez voir The Artist".. Ca n'a rien à voir. Bref, une belle surprise, très émouvante.
Dotés d’une superbe photographie et d’une excellente prestation des comédiens, ce film muet espagnol qui a été tourné en noir et blanc se trouve être une bien agréable surprise. L’intrigue qui s’avère surtout intéressante dans sa seconde partie est celle d’une fille de toréro qui, martyrisée par sa marâtre, se voit recueillie par une troupe de nains qui se trouve être des matadors ambulants. Evidemment et vu son titre, "Blancanieves" puise son inspiration du côté de "Blanche-Neige" ou encore du fameux "Freaks" de Tod Browning. Outre la bonne tenue de son casting et son joli atout visuel, on notera aussi une mise en scène qui ne manque pas d’élégance et qui fait d’ailleurs énormément penser à celle de "The Artist". Une très belle réussite qui a par ailleurs remporté pas moins de dix goyas en Espagne en 2013.
pas aimer car j'ai appris que 9 taureaux ont été réellement tué pour ce film! Il existe pourtant des moyens avec images de syntèse ou autre pour éviter de la torture animal!
Exercice de style assez vain et creux, surtout bien trop long et délayé, faisant s'éterniser des scènes anecdotiques (celle avec le coq, notamment). On ne s'explique pas vraiment les intentions de l'auteur à recourir aux codes du film muet (format, cadre et omniprésence d'une musique pompière et tapant sur les nerfs) pour mettre en scène une adaptation à la sauce ibérique (flamenco et corridas) du conte des frères Grimm : Blanche-Neige. Passée la séquence inaugurale où l'arène devient le lieu de toutes les tensions exacerbées, point d'orgue de la grandeur, puis de la décadence, du célébrissime torero et de se femme, le film s'enlise rapidement, ne fait guère preuve d'inventivité, encore moins de poésie et d'allégorie. Tout se limite à la (pâle) copie de la chronologie événementielle du conte d'origine. Il n'y a ici aucun véritable travail sur la bande-son, limitée à une succession d'habillages musicaux 'folkloriques'. C'est donc l'antithèse plate et laborieuse du chef d’œuvre portugais Tabou. On peut également formuler quelques réserves sur la diligence d'un ex torero réduit à l'infirmité à enseigner les rudiments du métier à sa petite fille, tout comme le fanatisme sadique des aficionados et le cérémonial associé à la tauromachie, déjà au début du vingtième siècle, peuvent davantage rebuter qu'intéresser. Hormis le personnage de la méchante marâtre, on note peu d'approfondissement chez les autres (le père, la fille et les nains). Quelques plans travaillés sur l'esthétique noir et blanc ne suffisent hélas pas à sauver ce film d'un ennui certain.
Après "The Artist" voici un autre film muet en Noir et Blanc... Après les critiques dythirambiques dans les médias pros on ne peut qu'être assez déçu malgré toutes les qualités certaines de cette oeuvre. Le réalisateur offre là son second film après "Torremolinos" (2005). A la différence de Hazanavicius sur "The Artist" Pablo Berger ne tente pas vraiment de moderniser le Noir et Blanc, il assume le grain d'image en tournant en Super 16 afin de se rapprocher au plus près du grain des années 20. Placé le conte de Blanche-Neige dans le mileu de la tauromachie des années 20-30 est en soi une vraie originalité, l'exotisme apporte un regard nouveau ; cependant on remarque que le rapport avec le conte reste très très libre. Le film est magnifique, le Noir et Blanc a toujours un attrait aussi sublime et envoûtant néanmoins plusieurs choses font que ce film ne devrait pas mériter des opinions aussi enjouées... Au début, le second mariage arrive bien vite si on compare à l'enfant qui est toujours bébé dans les couloirs de la maternité. Lors du trépas de la grand-mère le surjeu de l'actrice est assez grotesque. Parfois très réaliste, parfois plus dans le conte le film trouve rarement le juste milieu passant d'un genre à l'autre. Mais le plus gênant, d'autant plus pour un film muet, reste la musique souvent inadéquate notamment et, surtout, lors des passages les plus dramatiques. Sinon le film est magnifique dans sa forme, un peu de freaks, de poésie, d'humour noir, et ce mélange tauromachie/flamenco qui ajoute un sel non déplaisant. En résumé ce film est loin d'être le chef d'oeuvre que veulent bien nous faire croire les professionnels de la presse, mais il ne faut pas non plus rester hermétique à un film qui sort des sentiers battus, qui ne manque ni d'audace ni de charme. Notons d'ailleurs la perfection, la sublime tristesse du tout dernier plan.
Le problème avec ce film espagnol est qu'il vient beaucoup trop tard après The Artist. Il reprend la même forme (hasard ou copiage ?) : noir et blanc, muet, que de la musique et image carrée. Il y a donc un effet de surprise en moins. Par contre, l'idée de retranscrire le conte de Blanche-Neige en Espagne au début du XXè siècle et dans le milieu de la tauromachie est plutôt originale.... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-blancanieves-114677569.html
Mal découpé, ennuyeux, expressionniste jusqu'à la nausée, Blancanieves prend le conte de Grimm pour le transposer à la corrida. Pourquoi pas Hansel et Gretel sur la lune et Cendrillon chez les Chtis ? Il faut voir la torera manger une pomme sans reconnaître sa mère pour mesurer le ridicule assumé de l'entreprise.
Vous avez aimé The Artiste vous allez adorer Blancanieves. Film magnifique touchant émouvant très bien joué un bijou A voir très vite vraiment trop beau
Le cinéma muet espagnol ne possède pas un patrimoine des plus immenses. C’est pourquoi la venue de Blancanieves, un peu moins de 90 ans après l’arrivée du parlant, a de quoi intriguer. L’histoire, c’est celle de la petite Carmen, fille de toréro paralysé, confiée à une belle-mère des plus détestables. Après une enfance tumultueuse, Carmen et devenue une très jolie femme. Prise en chasse par le majordome de la maîtresse de maison, elle manque de peu la noyade, sauvée par une troupe de nains saltimbanques. Ces derniers la recueillent et la guident inconsciemment vers son passé – qu’elle a désormais oublié, remplacé par le nom de Blancanieves… Quand l’on peut voir un peu partout Blancanieves comparé à The Artist – deux films qui n’ont pas plus à voir que deux longs métrages parlants de genres différents avec une nationalité différente –, il y a de quoi s’offusquer. Ceux qui ne savent rien du cinéma en ses premières années pourront toujours s’émerveiller à la vision de ce qu’ils considèrent comme inédit : l’audace du réalisateur consistant à ressusciter une époque déchue ne doit en rien constituer une assurance de qualité. Et pour sûr, le long-métrage de Pablo Berger n’a vraiment rien de bien extraordinaire. Si l’on devait attribuer une seule et unique qualité à Blancanieves, cela serait probablement la singularité de son aspect « adaptation » – puisque sous ses airs caliente, le film est aussi un dépoussiérage du mythe de Blanche-Neige et les 7 nains, pour la troisième fois en très peu de temps. Aussi, le charme de la joyeuse bande itinérante de nains parvient sans mal à retranscrire l’univers des années 20… La retranscription du conte se mêlant alors plutôt bien à l’Espagne des toréros, l’enjeu de Blancanieves en ressort plutôt réussi. Scénario convaincant, donc. Par ailleurs, les interprétations de comédiens sont en tous points satisfaisantes, du premier rôle au plus petit. De Macarena Garcia (belle découverte) aux sept nains en passant par l’excellente Maribel Verdu (Tetro, Le Labyrinthe de Pan). Si Singin’ in the Rain abordait avec humour la maladresse des acteurs de muet à s’adapter au parlant, Blancanieves démontre que l’inverse demeure bien plus aisé. De plus, Pablo Berger ne tombe à aucun moment dans le piège de l’anachronisme involontaire. Cependant, il est certain que Blancanieves à tend à jouer de sa singularité – au 21ème siècle, j’entends – pour délaisser les simples mais indispensables bases de la mise en scène. Si quelques scènes impressionnent par la tension qu’elles dégagent, le film dans son ensemble s’avère trop peu passionnant pour côtoyer l’excellence de bout en bout. Il s’en dégage ainsi certaines longueurs quelque peu décevantes. D’autant plus que les quelques trouvailles esthétiques que l’on attribuera au long-métrage finissent par lasser, faute d’être régulièrement exploitées. En résulte un style visuel plutôt intéressant, qui repose tout de fois trop sur la beauté naturelle du noir et blanc granuleux. En conclusion, Blancanieves – s’il confirme la tendance des films de patrimoine à revenir plus nombreux dans les salles – n’a rien d’une très grande surprise en ce qu’il n’a finalement pas grand-chose d’extraordinaire si ce n’est sa carrure de film muet. Le long-métrage s’avère toutefois plutôt bon, merveilleusement mis en musique par Alfonso de Vilallonga dans une bande-originale qui donne envie de taper du pied, au rythme des pas de danse.
Blancanieves est une jolie réécriture du conte de Blanche-Neige. Pourtant le film peut ne pas séduire à cause de ses nombreux aspects vieillots : La narration est transposée dans le sud de l'Espagne, dans les années 20. Le film est tourné en noir et blanc et met en scène la tradition des toréadors, en plus de celles des foires. Et pourtant on se laisse prendre au jeu. Pas un grand film mais en tout cas joli, et un vrai exercice dans le genre.
Pfff ouais très classique au niveau de l'histoire. Un film bien foutu pour enfant, un peu resucé de The Artist (image carrée - encart de texte) avec de vagues inspirations de la Strada. Gentil mais en tant qu'adulte, j'ai trouvé ça long... et sans surprise. Voire surfant sur des clichés sans les repenser ou les raviver.
Un conte poétique cruel, sans dialogues, dans un sublime noir et banc, rythmé par une superbe bande son teintée de flamenco : magique et émouvant. Une œuvre rare.
Voici un film propre à réconcilier tous les publics, le grand, amateur de films plutôt légers et l'intello, aimant l'originalité et les références. (C'était déjà le cas il y a deux semaines avec le "Django unchained de Quentin Tarantino"). C'est du cinéma, du vrai, mais dans un genre auberge espagnole ( je sais, c'est facile), chacun pouvant grappiller ce que bon lui semble. "Blanca nieves" est l'adaptation du conte des frères Grimm "Blanche-Neige", façon originale et à la vraie sauce hispanique. C'est un film muet, en noir et blanc mais pas un pastiche des films des années 20 comme "The artist" l'an dernier. Sur le canevas du conte bien connu, le scénario brode une histoire aux accents espagnols certains, avec corridas, flamenco mais aussi, et c'est là où il se démarque de la pâle copie du cinéma des années 20, avec des thématiques et des clins d'oeil totalement contemporains. Blanche-Neige est ici la fille d'un grand toréador paralysé dont la deuxième épouse règne en marâtre sur un domaine perdu. Bien sûr, elle sera la cible meurtrière de sa belle-mère et sera recueillie par des six nains (oui 6 !) toréadors. Si l'on retrouve tous les éléments essentiels du conte, des nains à la pomme empoisonnée, l'ensemble est d'une toute autre portée que les versions récentes venant d'Hollywood. Y'a pas à dire, j'ai beau ne pas être un aficionado de la corrida, qu'est ce que c'est cinématographique quand même ! Surtout dans ce film-ci, où toute sa gestuelle, sa dramaturgie, est magnifiée par une image somptueuse au service d'une histoire mélodramatique à souhait mais totalement prenante. En plus d'un très ludique jeu de piste autour des contes célèbres (Cendrillon, la belle au bois dormant, Alice au pays des merveilles, ...), Pablo Berger décape un peu le machisme ambiant à l'univers tauromachique en faisant de son héroïne, un toréador. La fin sur le blog http://sansconnivence.blogspot.fr/2013/01/blanca-nieves-de-pablo-berger.html
Dans un noir et blanc magnifique, Pablo Berger décide de revisiter complètement le conte de Blanche-Neige, qui est ici transportée dans le monde de la tauromachie, en Espagne, pendant les années 20. Un projet assez original et vraiment convaincant, donnant au passage une véritable leçon de mise en scène.entre le cinéma soviétique à la Eisenstein, Vertov et toute la clique et un autre plus contemporain. Le film est réellement magnifique d'un point de vue formel, même s'il en oublie parfois son scénario. Un très bel essai, qui plaira surement plus aux passionnés de cinémas mais qui mérite visionnage!
Même procédé que pour "The Artist", un film muet, en noir et blanc, tel qu'ils étaient fait à l'époque. Et quelle réussite. Un véritable pari, bien au-delà du simple détournement de conte ou du concept poussé à l'extrême. En reprenant le mythe de Blanche-Neige dans l'univers de la tauromachie dans les années 1920, l'auteur explore les zones d'ombres de cette histoire et la transforme en une grande histoire tragique. Bourré de symboles et de références, porté par une musique de grande qualité, le dépaysement est garanti. Un beau voyage pour un projet plus risqué et plus brillant que son homologue français surestimé, multi-récompensé (Peut-être trop) et qui aurait mérité à être beaucoup plus exposé.