Le Policier
Note moyenne
3,0
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27 critiques spectateurs

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pitch22
pitch22

198 abonnés 692 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 avril 2012
Ennuyeux, horrible... néanmoins très pensé et relativement bien foutu (d'où une critique sérendipitive a posteriori), HASHOTER (Le Policier) fait double figure. Sa structure clairement bipartite, peu dense, associée à un rythme en défaut, prive l'histoire d'une fluidité qui aurait compensé son manque de force. Le premier tiers, plutôt plaisant, laisse présager d'une teneur intéressante; malheureusement, la suite accuse des longueurs et le rythme se perd jusqu'à l'irruption d'un certain suspense qui finit par décevoir. L'impression de pesanteur se trouve accentuée par le refus de toute musique extérieure au récit (on aura donc un instant de pop-rock, un live au violon sur fond de trafic et trois chansonnettes). Yaron, le policier sexy, frustré par une meuf enceinte façon baleine, se révèle attiré par les jeunes filles pures; cette émotion intime va entrer en résonance... Shira la révolutionnaire juive, version chic mais pure et dure, tire tout le long la tronche car, si derrière des apparences glaciales, c'est bien l'amour qui tisse les liens du jeune groupe commando, une lucidité cinglante doit toujours primer sur les sentiments, affaiblissants... Têtue. Deux phases, deux missions: d'un côté fusent une jovialité juteuse, une convivialité raisonnable, alliées au sens du devoir, non sans préjugés et agressivité réprouvables (racisme et machisme) -c'est le groupe validé par le pouvoir; de l'autre s'étale sécheresse d'esprit (le feu sous la glace), calcul, non-dits et la haine ravalée -c'est le groupe de révoltés, honni et déclaré immature par ce même pouvoir. On montre que les flics ne sont pas que des bourrins animés par un goût pour les rapports violents, d'une manière démonstrative un peu lourde; en même temps on montre leurs accès de violence, un préjugé raciste anti-arabe (c'est maigre) et quelque machisme. Les révolutionnaires radicaux, eux, en nombre restreint, paraissent en parallèle bien fades, moins spontanés, à tendance asociale et sectaire. Cependant, la façon dont ils gèrent les situations imprévues vient insensiblement craqueller leurs certitudes; leur entêtement se voit menacé par des puissances irrationnelles. Pourtant, les uns et les autres se révèlent animés d'une certaine cérébralité commune, caractérisée par un sens du devoir inflexible et par une légimation de l'usage de la violence. Par conséquent, entre le groupe d'intervention policière et le groupe commando suicide, on ne tombe pas dans le manichéisme. Pour preuve, la mise en opposition vise autant à trancher qu'à réunir jusqu'à l'absurde: elle devient donc miroir. En cela, le plan final est destiné à marquer l'esprit. Malgré tout, au-delà du trouble engendré par la confrontation à des figures terroristes atypiques, en l'occurence juives crypto-bourgeoises, LE POLICIER semble conservateur-compatible. En effet, il ne possède aucune charge séditieuse, au-delà d'une dénonciation rabattue de la corruption des très riches et du leitmotiv sur l'exploitation des opprimés. Le groupuscule passe pas mal de temps sur son manifeste, et nous on s'ennuie. A côté de CECIL B. DEMENTED (uniquement pour l'aspect blonde terroriste décoiffante), ce film ne possède aucune force climactique soutenue. Parce que le petit groupe terroriste partage avec la clique d'ultra riches le même côté glacial et calculé, faussement spontané, l'histoire les rassemble dans une même figure pathétique. Soit, on dénonce au passage l'indifférence, la morgue et la prétention méprisante des riches mais, à ce niveau, on tombe dans l'inanité et le ridicule. De plus, on ne montrera rien de la pauvreté extrême en Israël (à part un clodo comme y en a partout), justement pour éloigner la figure arabe cliché; or cela façonne une vue désincarnée. Enfin, parce qu'il se fait terroriste, le discours des révoltés devient quasi inaudible, irrecevable, du moins mal réceptionné. L'attente d'une vraie tension se retrouve douchée par une enfilade de scènes bien trop calmes. En tous cas, l'ensemble dépeint une société figée, sclérosée, recroquevillée sur elle-même. LE POLICIER vise surtout l'ironie et l'absurde, à l'image de ce groupe d'ados-punks casseurs qui se trompent carrément de cible. Mais à part quelques passages, ça reste très morose (le seul moment drôle, le t-shirt avec un imprimé français, c'est dire). La bande-annonce peut tromper son monde. Tout ça pour une ridicule attaque au jus d'orange... En lieu de confrontation d'ennemis, c'est l'absurdité qui rejoint le pathétique. Le jeu d'acteur, passable, et les modestes qualités esthétiques du film, soutiennent un propos bancal et ambigu. Certes, Yaron ne verra plus les choses de manière aussi tranchée, mais pour nous le bouleversement n'est pas au rendez-vous. Impression de semi-ratage.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 avril 2012
Un film qui commence sur le ton de la satire pour finir dans un bain de sang et une montée d'émotion. Belle réussite dans un paysage cinématographique décidément bien prometteur.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 avril 2012
Me suis ennuyee terriblement, long, lent, sans interet aucun.
2 histoires sans lien, ce soldat si heureux, si content de lui, de sa vie, de sa famille, de ses muscles surtout! On a très vite compris tout ça, mais ça dure une heure montre en main.

Les critiques sont trompeuses et je ne m'y fierais plus.
shimizu
shimizu

13 abonnés 229 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2012
Malgré ses quelques longueurs, ce film est surprenant. Scindé en deux parties, il nous montre deux mondes totalement opposés, d'un point de vue qui a l'honnêteté d'être volontairement caricatural, sans toutefois aller trop loin. Jusqu'à la nausée, quand on voit ce groupe de policiers fascinés par leurs muscles et leur virilité, additionnant les bavures et les trahisons. Jusqu'à la bouffonnerie, quand on voit ces petits gosses de riches farcis de slogans ridicules, qui croient qu'ils vont changer le monde avec deux revolvers, face à l'une des armées les plus entraînées qui soient. Les acteurs parviennent à donner une vérité et un élan à ces personnages trop figés au départ. C'est grâce à eux que le film n'est pas trop démonstratif et ennuyeux, bien qu'il soit encore trop formel. Ces deux mondes inconciliables finissent par se rencontrer, lors d'une tuerie qui sera aussi courte que glaçante. Avec une mise en scène neutre, parfois carrément plate (mais sans doute est-ce volontaire), Nadav Lapid nous montre un Israël déchiré entre deux extrêmes. Un pays qui n'est plus un pays, mais un succédané de milieux qui se détestent les uns les autres. Une vision claire et sans concession, encore un peu trop carrée toutefois.
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 avril 2012
Tous les films israéliens que nous voyons depuis quelques années traitent, de façon plus ou moins appuyée, du conflit israélo-palestinien. Ce n'est pas du tout le cas ici. Cette fois ci nous sommes devant un conflit social interne dont même les médias ne parlent jamais. Le film commence très bien. Portrait d'un policier des forces spéciales, jeune, beau, macho, entretenant avec ses collègues de travail une amitié virile (très ambiguë...) et bientôt père de famille. De belles images, un bel acteur, un scénario et une mise en scène maitrisée et efficace pour un premier film. Et puis patatra. Le récit bifurque vers un groupe de jeunes terroristes bourgeois idéalistes et tout s'écroule...
La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-le-policier-102831152.html
stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 avril 2012
Enorme claque ! Le Policier est un immense premier film qui nous oblige instantanément à prendre position en même temps qu'il nous immerge dans une authentique expérience de cinéma. Il y a d'abord ce soleil radieux, ces hommes corpulents, ces claques incessantes, terribles, sur des épaules grassement huilées, presque écoeurrantes : il y a l'élite, la compétition, le meilleur des mondes possibles ; viennent ensuite quelques révolutionnaires, les idéaux mêlés aux convictions politiques, l'envie d'en vouloir aux riches, la haine in situ, c'est à dire partout, surtout ici : en Israël. Entre ces deux réalités que sont l'opulence des premières minutes et celle, beaucoup plus sombre, des préparatifs de l'attaque terroriste se trouve une scène, incongrue, comme surgie de nulle part : un groupe de punks, comme sorti d'un rêve, s'acharne violemment sur une voiture, sous le regard hébété de la jeune kamikaze. Scène hallucinante, jonction parfaite entre les deux pôles de ce film sans concessions. Si l'approche de Nadav Lapid peut à juste titre sembler caricaturale - énormément de forcing dans l'exposition des caractères, à gauche comme à droite - elle est avant tout à prendre d'où elle vient. Car peu de cinéastes indigènes sont parvenus à dresser le constat de leur pays en leur temps, surtout avec autant de sens de la mise en scène. Long métrage frontal, précis et bouleversant Le Policier réserve sont lot d'audaces filmiques et idéologiques, montrant deux pôles également développés dans leur durée mais ne pouvant empêcher le spectateur de choisir. Trêve de prosélytisme : allez voir le premier film de Nadav Lapid pour vous faire votre propre opinion. Un très grand choc, pour ma part.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 avril 2012
La forme élaborée
ne sauve ni le message (caricatural), ni l'intrigue (sans rélle surprise). Je me suis ennuyé, mais pas autant que ceux qui sont partis en cours de projection.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2012
Au delà de la beauté formelle des plans de paysages, de corps musclés et bronzés, ce film perd souvent de sa force en empruntant ça et là, des impasses scénaristiques elliptiques et troublantes. Le croisement de deux histoires, à priori aussi caricaturales l'une que l'autre, n'intervient qu'à la fin du film et nous apparaît alors comme très artificiel. On retiendra cependant de ce film la description sans concession du petit monde de la police d'élite, avec ses petites lâchetés et sa camaraderie de façade, une froideur glaçante de la caméra, un usage subtil du silence et de l'attente.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 mars 2012
[...] Je te le dis, opprimé toi aussi par ce voile démocrate qui cache les vilenies, les hypocrisies, les haines et les abus, je te le dis, nous n'avons pas à nous combattre nous deux mais à combattre ensemble. Sauras-tu seulement m'écouter, un seul instant, une seconde inouïe dans le prisme du monde, seulement t'ouvrir et me laisser entrer une seule fois ? Ce sont eux les meurtriers ; vois leurs mains ensanglantées et leur cœur de métal d'où la serrure s'est refermée de l'intérieur. Ce sont eux qui nous feront nous tuer... C'est nous aimer qu'il faut, nous aimer [...]
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mars 2012
La critique a encore frappé, en portant aux nues (Le monde, Télmérama, etc.) ce film très moyen et assez ennuyeux. Il vaut mieux en avoir lu un résumé, sinon on est assez largué par les coqs à l'âne du récit. Ce film est peut être assez audacieux vu d'un point de vue israélien, malheureusement vu d'ici, rien ne passe.
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mars 2012
Decevant ce film, il y a que la fin qui est interressante.
velocio

1 540 abonnés 3 502 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2012
Après une scène d'ouverture étonnante qui voit 5 ou 6 hommes pédaler au milieu du désert, l'israélien Nadav Lapid, dont c'est le premier long métrage, nous entraine sur 2 histoires liées à la violence. L'une concerne une unité anti-terroriste face à la gestion d'une bavure qu'elle a commise. L'autre nous montre un groupe de jeunes contestataires d'origine bourgeoise qui ne supportent pas qu'Israël, parti d'un socialisme à base égalitaire, soit devenu un des pays les plus inégalitaires et qui séquestrent quelques milliardaires à l'occasion d'une fête de mariage. Lapid a tout fait pour que ces policiers et ces contestataires ne puissent pas échanger d'idées : si c'était le cas, dit-il, des changements radicaux se produiraient, comme en Egypte. Israël n'en est pas (encore) là. Si le fond du film est excellent, la réalisation pêche au moins sur 2 points : trop de temps passé sur la fascination des corps chez les policiers; des phrases sentencieuses et caricaturales dans la bouche des jeunes révolutionnaires. Au final, on s'ennuie un peu !
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