Après s'être rapidement croisés sur "Feux croisés", R. Mitchum et R. Ryan s'affronteront de manière plus marquante dans ce film produit par H. Hughes (qui remake là une de ses productions muettes) et qui a épuisé pas moins de 5 réals. Il en résulte un film à la mise en scène pas forcément bien identifiée mais solide, proposant un affrontement tendu et prenant entre un flic et un criminel. Rien de bien neuf si ce n'est le casting donc et une certaine propension à exposer la corruption rampante des institutions (là encore, rien de bien neuf mais pour l'époque, ça reste assez bien vu). Un polar nerveux, bien rythmé, qui manque sans doute un peu de scènes fortes mais qui se révèle prenant de bout en bout. Les acteurs sont bons, l'intrigue est bien menée et c'est divertissant. D'autres critiques sur
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3,5
Publiée le 12 décembre 2012
Dans les annèes 50, après avoir momentanèment laissè au "privè" le soin d'accomplir sa dure besogne, le policier reprend son poste dans le commissariat du coin! Dans cette sorte de purgatoire, il a tout le temps de rèflèchir au sens de sa mission et à l'ambiguïtè de sa fonction sociale! On trouve de semblables policiers pensants dans "Racket" de John Cromwell! Si le ton est plus dur dans ce film noir souvent amer, c'est parce que Cromwell a mis une bonne dose d'ènergie! Avec son statut de classique du genre et sa distribution solide (le capitaine de police Robert Mitchum et surtout le mafieux Robert Ryan, dont la première rencontre dans le film est superbe), "Racket" en donne au spectateur pour son argent avec de très belles images nocturnes (on s'y balade dans les rues...) et des scènes d'action sans fioritures (on s'y bat sur les toits...) et suffisamment dètaillèes pour mettre les personnages en valeur! Mais aussi pour son casting fèminin, avec l'une des grandes prêtresse du film noir: Lizabeth Scott qui n'hèsite pas à dire ce qu’elle pense et qui pousse même ici la chansonnette ("C'est un charmant moyen de passer la soirèe car personne - je l'avoue - ne m'a plus comme vous"). Un film mèchamment vigoureux qu’il faut voir uniquement en version originale, la version française ètant particulièrement mèdiocre...
Plutôt désolant ce policier, Mel Ferrer a chaussé ses plus gros sabots pour le réaliser. C'est basique, mou et sans surprise. Le trio vedette assure une de leurs pires prestations snif.
La série noire de John Cromwell ne poursuit qu'un objectif : dénoncer la corruption de fonctionnaires de police et de justice à cause de laquelle la pègre gère impunément ses affaires. Pour mettre un terme à la situation, les auteurs dénichent un officier de police intègre et déterminé. Robert Mitchum, droit dans son costume et ses principes, est ce flic modèle ; il a en face de lui Robert Ryan, homme de main d'un mystérieux potentat du crime organisé et crapule intégrale. Dans ce film qui s'apparente plus à la chronique policière qu'au film de gangsters, en raison notamment de ses intentions didactiques, on ne peut pas dire que le scénario soit particulièrement imaginatif. Déjà affaiblie par la mise en scène et la direction d'acteurs un peu terne du réalisateur, l'intrigue fait dans la simplicité, à partir de personnages univoques incarnant, soit la citoyenneté, soit l'incivisme pour le moins, et ne révèle rien -le pouvoir de nuisance des organisations mafieuses- que de très élémentaire. Au point d'être démonstrative, à l'image du personnage de Robert Ryan, qui en fait un peu trop pour nous convaincre qu'il est un type détestable et décidément un très mauvais Américain que guette, à condition que la société se réveille, un juste châtiment.
On fait pas dans les belles manières, le caïd est pourri, les divers représentants de la justice sont pourris, bref tout le monde est pourri au Royaume du Danemark sauf les flics qui sont tout blancs tout propres, et bien évidemment en particulier le Big Boss des tout blancs tout propres joué par Robert Mitchum. Les deux Robert, Mitchum et Ryan, se contentent de caricaturer des personnages déjà caricaturaux sur le papier tout comme le reste de la distribution. L'absence de rythme, celle de situations, de tension, la surabondance de dialogues, le terne qui règne en dictateur sur tous les points de la mise en scène rendent encore plus catastrophique ce qui était de toute façon un naufrage sans cela.
Cromwell n'est pas à proprement parler une pointure du film noir pourtant sa réalisation tient bien la route et si son rythme n'est pas celui qui fait la caractéristique principale des chefs d'oeuvre du genre , le récit a de l'allure et la mise en scene est précise et rigoureuse.
Polar fifties de serie Z qui s'avère très pénible à regarder. Mise en scène inexistante, acteurs beaucoup trop monolithiques et qui surjouent, y compris Robert Mitchum, scénario incompréhensible... Désolé mais j'ai trouvé ce film noir vraiment mauvais et excessivement daté!
Pas du grand film noir mais quand même sympathique à regarder. On plonge dans l'univers du monopole de la ville par les gangsters. J'ai bien aimé les combats qui ont l'avantage d'être tourné sans un son, plutôt réaliste. Un film très "classique".