End of Watch
Note moyenne
3,8
3970 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

458 critiques spectateurs

5
45 critiques
4
181 critiques
3
144 critiques
2
45 critiques
1
23 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 novembre 2012
L'acteur film pendent tout le film sa bouge beaucoup, l'histoire est simple. 2 flics qui ce promène ....
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 janvier 2013
Immersion dans une patrouille filmée à la mode"live"... On s'y croirait. Sans doute proche de la réalité. Chicanos blacks ... Cops. Rien ne manque à ce cocktail hyper réaliste. Dommage que la fin soit aussi triste. À voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 avril 2013
Un the shield filmé en cam embarqué, acteurs simples bien dans leurs rôles, et vision réaliste du taff de flic dans certains quartiers de l.a.

Un bon moment de passé en résumé.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 décembre 2019
Le cinéma de David Ayer m'a à une époque convaincu; il fallait donc que je vois End of Watch depuis un petit bout de temps, la présence de Jake Gyllenhaal dans le rôle principal aidant bien à la détermination de trouver le bon moment. Et s'il est venu, surement que je lui ai accordé du temps trop tard pour l'aimer : désormais au courant des excès visuels du réalisateur et de son manque d'esthétisme flagrant, la pilule ne pouvait que très mal passer.

Ayer, comme à son habitude friand de vulgarité et d'excès en tous genres, réserve pour son film ses pires effets bling-bling pour représenter une culture de la rue qu'il caricature constamment, en montrant notamment la bande de petits voyous parler comme des charretiers sans un pet d'intelligence à revendre; ses antagonistes, s'ils sont très eu développés, sont rendus désagréables par la stupidité des dialogues qui leur sont assenés, ces derniers renvoyant à ce qu'on trouve de pire dans les clichés des polars à tendance expéditive.

C'est cliché, constamment attendu et d'une laideur visuelle qui détruit tout le sens de la démarche : le projet étant à la base de nous présenter une sorte de faux documentaire sur le quotidien des policiers dans les quartiers chauds de Los Angeles, David Ayer, surement trop peu inventif pour une telle démarche, aura décidé de céder à la facilité en mêlant son found-footage like à une caméra à l'épaule ramenant le cinéaste dans l'intrigue et faisant comprendre, dès l'introduction et ses multiples plans non filmés par Gyllenhaal, que l'on se trouve devant une oeuvre qui n'aura pas eu l'imagination nécessaire pour ses ambitions poussées.

En ressort un drôle de résultat des plus laids, qui ne trouve bien sûr aucune crédibilité artistique : détruire totalement un procédé artistique jeune en l'imitant au travers d'une mise en scène qui manque elle-même de travail traduit au final l'incapacité d'Ayer à tenir une caméra de façon convenable. Imiter le style found-footage n'est pas inexorablement synonyme de réalisation parkinsonienne et d'absence de direction artistique : c'est présent dans la majorité des mauvaises productions du genre, celles qui ne feront pas date, mais ne peut-être employé pour un film qui se veut de base en dehors des clous du cinéma, plus proche du réel et de ses horreurs.

Que l'on prenne Taxi Driver ou le récent Les Misérables, montrer le quotidien d'une ville en proie au crime et à la malhonnêteté n'est pas obligé de passer par des insultes ou cette caméra à l'épaule constamment tremblotante, aux petits mouvements et cutée trop rapidement pour qu'une seule scène ne prenne de l'ampleur; il arrive, à quelques rares exceptions (quand Peña maîtrise sous le regard amusé de son acolyte un voyou de bas étage, le tout par un plan fixe qui dure suffisamment longtemps), que certaines nous reviennent en tête pour autre chose qu'un souvenir de bouillie numérique infâme : ces séquences là permettent de sortir la tête de l'eau, de respirer un peu en se rappelant qu'on est en train de regarder un film avec un véritable message, pas seulement une oeuvre clipesque et vulgaire à la laideur affirmée.

L'on aura beau tenter de trouver des explications au mélange entre caméra de flics, de gangsters (caméra rajoutée n'importe comment) et de l'équipe de technique de l'oeuvre, il n'en viendra aucune autre que celle déjà citée plus haut, le manque d'investissement et d'invention technique de son réalisateur médiocre, preuve avec End of Watch qu'il n'a finalement pour seul talent que de broder des histoires convenables (bien que jamais bien marquantes) sur un milieu particulier et finalement peu expérimenté dans le cinéma international, le crime bling-bling de l'Amérique des banlieues.

On retrouve, bien sûr, cette photographie chaude et sableuse qu'il affectionne tant lorsqu'il s'agit de mettre en scène ses conflits favoris, flics contre voyous, sans pour autant que le montage pressé ou sa mise en scène hasardeuse ne lui rende jamais justice, et l'on en vient à se dire, au bout d'un moment, que cette histoire n'a plus de sens que pour suivre l'avancée des deux personnages principaux, bien campés par leurs acteurs respectifs sans moments de gloire dont on se souviendra, et non plus pour chercher un message, une réflexion portant sur le travail de ces forces de l'ordre placées devant un mur infranchissable, une organisation criminelle ultraviolente qui aurait pu, si le film avait été plus ambitieux, questionner à la façon d'un Troupe d'Elite le bienfondé d'employer certaines méthodes expéditives (très rares ici) pour contenir un mal auquel on pourrait, d'une certaine manière, finir par ressembler.

En ressort l'impression de voir du remplissage amené par l'emploi de la caméra des gangsters, qui n'a d'utilité véritable que celle d'amener des personnages caricaturaux qu'on pourra un peu plus identifier au moment du règlement de compte final, certes intense mais convenu et plombé par des incohérences facilement évitables (à part en ayant de graves problèmes de vue, autant de fusils mitrailleurs canardant en même temps ne peuvent pas rater deux cibles à une distance aussi rapprochée, même tenus par des incapables).

Partie de l'intrigue qui va pointer un autre défaut de l'oeuvre inhérent au genre auquel elle se rattache, la fameuse manie de ceux qui filment à des moments improbables, voir dangereux. S'il tente de l'expliquer en positionnant des caméras sur le pare-brise des voitures, ou même en filmant par le prisme du réalisateur certaines séquences d'action, il n'empêche qu'End of Watch se prend de multiples fois les pieds dans le tapis en reproduisant le schéma d'un genre cinématographique n'ayant pas duré pour une bonne raison : jusqu'à preuve du contraire, le found-footage, et tous ses dérivés, apportent plus au spectateur de paresse visuelle sur fond de scénario sympathique qu'une expérience véritablement éprouvante et artistiquement réussie, cachant, très souvent, le manque de talent flagrant des équipes qui mettent en oeuvre des long-métrages voués à n'exister que quelques mois, avant de retomber dans l'oubli des pages défilantes du streaming.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2024
Un polar brutal et nerveux (malgré un scénar léger) qui nous plonge dans le quotidien de deux flics dans les quartiers chauds de LA, interprétés par le solide duo Gyllenhaal/Peña. 3,25
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2018
« End of Watch » indique la couleur dès le titre : ce sera une tragédie. Pour son troisième film, David Ayer développe une fois de plus un scénario dans le South Central où il a grandi (comme d’ailleurs des actrices du film). Décrivant ce qu’aurait pu être la routine de deux flics dans un secteur des plus dangereux, l’action se passe au contact de gangs blacks, plus ou moins dangereux, des mexicains donnant dans l’abomination de préférence sanglante, mais aussi à sauver des personnes du quotidien comme trois enfants dans un incendie. Un jour, ils mettent les pieds où il ne faut pas. Commence alors une décente aux enfers où chaque épisode dépassera le précédent, soit en horreur, soit en violence, le tout entrecouper de scènes en dehors du travail où les deux flics se retrouvent avec leur famille. Ces moments remarquables (le mariage, la danse, la scène d’amour d’une grande douceur, le dîner) apportent une respiration à la fois juste et émouvante, renforçant en creux l’intensité hors du commun de ce film. Car c’est un des propos inattendu d’un buddy movie policier : montrer que ces types qui vivent l’enfer au quotidien, doivent, le soir venu, faire fonctionner leur couple. Ainsi les scènes d’actions sont renforcées dans leur impact et l’ensemble est extrêmement réaliste. Jake Gyllenhall (qui est aussi producteur exécutif) et Michael Peña sont parfaits, improvisant les blagues et bon mots qui sonnent juste, et la dernière, à la fin du film, apporte une note particulière, qui liée au contexte, devient aussi drôle qu’émouvante. La direction d’acteur est précise apportant une justesse de ton inusitée dans les deuxièmes rôles, dont se détachent Natalie Martinez et Anna Kendrick, les épouses, et la musique de Graeme Revell habille l’ensemble avec contraste et justesse. Le seul regret concerne la caméra live, procédé dit réaliste, mais qui fini par donner le mal de mer au spectateur. Cette fausse bonne idée, issue du cinéma d’épouvante, empêche « End of Watch » de s’élever au rang de chef d’œuvre.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 février 2013
Les acteurs sont bons. On trouve des scènes intéressantes pleines de testostérones, des images chocs, du bon son et de l'émotion. Tous ces ingrédients devraient en faire un excellent film mais ce n'est pas suffisant, c'est bon mais pas excellent.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2013
Loin d'être un inconditionnel des Found footage, je dois reconnaître que « End of Watch » fût une sacrée surprise. Finalement décidé par d'excellentes critiques malgré une bande-annonce des plus banales, j'ai tout de suite été plongé dans cet univers que David Ayer connaît si bien, son récit et sa mise en scène coup de poing s'avérant d'emblée d'une impressionnante efficacité. Pas de fioritures ni de grands discours, juste deux flics banals avec des conversations banales dans le quotidien de tous les jours : cela pourrait être ennuyeux, on ne voit pas un instant le temps passer, le réalisateur exploitant remarquablement le procédé de la caméra embarquée pour nous offrir une virée aussi puissante que parfois spectaculaire, le tout magistralement interprété par Jake Gyllenhaal et Michael Pena. Seul regret : que l'ami David ne soit pas allé jusqu'au bout de sa démarche audacieuse à travers une fin légèrement convenue (on était si près !), sans oublier deux portraits très réussis, mais qui auraient probablement gagné a être un peu plus « corrompus » sur les bords. Qu'importe, « End of Watch » reste une brillante plongée réaliste dans le milieu policier, une bombe de polar faisant également la part belle aux truands : une vraie réussite.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2012
Scénariste de "Training Day" et de "Fast and Furious", réalisateur des "Bad times" et "Au bourt de la nuit" David Ayer a déjà prouvé qu'il était un des meilleurs maitres du polar outre-atlantique... Et il signe avec son troisième long métrage un autre grand film du genre. "End of watch" est une expression de la LAPD qui sert de mention à la fin du registre des interpellations et qui signifie (dans le jargon) également la mort d'un policier en mission ; un titre parfait donc... La première force du film est son réalisme jusque dans les détails, sans aucun doute grâce au conseiller technique issu de 15 ans de sevrice au LAPD. Le Found fountage est ici moins pénible (moins "granuleux"), le système de la caméra embarquée (existante sur les voitures de patrouille américaine) en plus du désir de filmer du policier donne un intérêt certain et ajouté encore au réalisme. Le scénario est toujours d'une efficacité redoutable, montre que le plus dure est qu'un policier ne sait jamais sur quoi il va tomber, même lorsqu'on part pour aider une vieille dame à passer un coup de fil ! Un des rares films policiers qui place des flics de base, des flics de terrain en première ligne. Un des plus bel hommage sur le métier de policier. Certe on peut tiquer sur l'incroyable accumùulation des grosses affaires en si peu de temps mais ça reste un quartier chaud de Los Angeles et les impératifs d'un film oblige à condenser les affaires. Néanmoins, outre des acteurs de très grand talent, ce film est de haute volée sans omettre une bonne dose d'humanité et d'émotion.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2013
En difficulté dans sa carrière de réalisateur, D. Ayer joue avec la mode du moment du found footage en narrant les aventures de 2 jeunes flics qui opèrent dans les bas-fonds du sud de LA. Grand fan de la série "Southland", je ne suis donc pas trop surpris par l'approche du film en ce qui concerne son immersion mais le montage epilleptique couplé à des plans débullés, c'est juste pas possible et la conséquence directe, c'est que c'est illisible. Alors certes c'est rythmé et l'impression de bordel ambiant est bien rendue mais c'est aussi très brouillon avec une spatialité pas toujours très bien gérée. De plus, Ayer n'est pas clair avec son concept de mise en scène qui mélange found footage et plans de pure mise en scène. Toutefois, son scénario plonge dans les méandres d'une humanité en perdition avec brio, sa description de l'envers du décor de la Cité des Anges fait froid dans le dos et il a des acteurs en très grande forme devant la caméra. Au final, un film roublard qui en met plein la vue, qui a des choses intéressantes à dire mais brouillon au niveau de la forme et dont le final m'a fortement déplu. A voir tout de même. D'autres films sur
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2014
Dans le genre largement balisé du buddy movie, version buddy cop film, End of Watch figurera plus qu'honorablement mais sera assez vite oublié. Rien de vraiment original en effet, ni le mixage ethnique de l'équipage de flics, ni l'alternance vie privée, vie professionnelle, ni les poursuites de
voitures toutes sirènes hurlantes, ni les échanges de tirs, maintenant à l'AK47 certes, ni la médaille, ni même la guerre des polices! Les méchants sont ici des blacks féroces ou des hispanos cruels, la toile de fond, les quartiers périphériques de L.A., rien de nouveau donc. La paire d'acteurs fait le job, mais le scénario pas vraiment gonflé par l'humour ou le deuxième degré, finit parfois par nous barber tant il est prévisible. Belle trouvaille, enfin, de caméra portée par l'un des deux protagonistes, pour rapprocher le spectateur de l'action.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2012
David Ayer a toujours tenu à procurer au cinéma qu’il écrit et/ou réalise une authenticité appuyée. De son expérience personnelle en tant que Marines et son enfance dans le quartier de South Central (quartier de Los Angeles où l’action principale de End of Watch se déroule) il a su tirer une vérité première qu’il tend à retranscrire cinématographiquement ; même si le facteur fiction force à caricaturer certains traits fondamentaux.
De cette démarche, End of watch en est le parfait résultat. Une immersion totale au cœur des quartiers difficiles de Los Angeles et ce n’est pas le peu de connotations réac qui effacent la force et la vérité de son récit.
L’immersion formelle quant à elle, se fait par la force d’une mise en scène où l’angle choisit, chaque plan, est le reflet subjectif d’une caméra toujours justifiée dans la narration, ici celle de Brian Taylor (Jake Gyllenhall), là les caméras embarquées dans les voitures de police… De ce fonctionnement, douloureux pour le spectateur lors de certaines scènes en tout début du film (aucun plan stable, voire brouillon), naît une immersion indéniable.
Si cette sensation de promiscuité est en premier lieu à mettre au crédit de la mise en scène c’est à niveau égal de l’interprétation des comédiens.
Jake Gyllenhall magnétise l’écran à chacune de ses apparitions et forme avec Michael Pena un duo à inscrire dans les plus crédibles des cops movies. Le reste du casting impressionne également de vérité dans le jeu.
Le film flirt donc avec le polar nihiliste qui parle d’hommes, dans une ambiance ancrée au plus proche de la réalité. Si on peut émettre un bémol sur la compilation d’« affaires » auxquelles le duo se confronte, on passe facilement outre par l’intensité de la mise en scène de D. Ayer, fidèle à ses précédentes réalisations. End of watch procure donc une intensité rare, une sorte d’adrénaline dont la forme même du film contribue à cette immersion. Une fois le procédé le film dévoile toute son intensité.
http://requiemovies.over-blog.com/
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2013
Mis à part le "Redacted" de De Palma, je n'ai jamais vu un film présenté comme "filmé en caméra vidéo par ses protagonistes" qui fonctionne réellement, sans doute simplement du fait de l'impossibilité pour le spectateur de croire qu'un personnage ne lâche jamais sa caméra même confronté aux pires dangers. Ce mode de narration, assez stupide finalement, et esthétiquement pénible, est l'un des seuls réels défauts de "End of Watch", film coup de poing à la gloire du flic ordinaire des quartiers chauds de Los Angeles. L'on pense forcément à The Shield, lui aussi filmé et monté de manière très agitée pour nous faire coller au quotidien, et vivre le stress des jeunes cops exposés chaque jour aux pires turpitudes du comportement humain : "End of Watch" ne souffre nullement de la comparaison avec le petit chef d'oeuvre de la télé, même s'il lui manque la complexité morale de ce dernier, du fait du choix scénaristique de ne faire ici qu'une pure apologie du travail des forces de l'ordre. Car ce qui empêche le film de sombrer dans le simplisme manichéen, c'est la grâce de son duo d'acteurs central, Gyllenhaal et Peña, qui incarnent avec un mélange rare de légèreté et d'intensité deux amis ordinaires perdus dans l'enfer angelino. Et ce jusqu'au final très éprouvant, qui fait que "End of Watch" restera longtemps dans les mémoires.
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2013
Un film magistral de par son scénario, sa mise en scène et son interprétation. Avec cette « fin de tournée » que les paresseux promoteurs du film en France n’ont pas daigné traduire, David Ayer poursuit son règlement de compte avec la police, dénonçant la corruption qui la gangrène. Après ses brillantes réussites purement scénaristiques (Training Day, entre autres…), Ayer s’était mis aussi à réaliser ses scénarios. Fait avec autant de brio que certains de ses précédents films (Bad Times, Au Bout De La Nuit), End Of Watch, gravit encore un échelon dans l’excellence. Cette fois-ci, Ayer ne dénonce pas ouvertement. Il le fait de manière plus subtile, de manière indirecte. Ainsi, la fin tragique du tandem des deux flics héroïques trouve un écho accusateur dans les menaces répétées de représailles faites aux deux héros par certains de leurs collègues. L’inclusion dans le film des images de vidéo amateur prises par les protagonistes eux-mêmes est astucieuse. L’inclusion des images prises par le FBI l’est encore plus. Elles approfondissent l’accusation de corruption faite par Ayer. Ce n’est pas seulement la Police qui est en cause, l’Etat l’est aussi. Et la grande pompe déployée à la fin aux funérailles souligne un élément qu’Ayer n’avait pas encore dénoncé : l’hypocrisie collective. Puissant.
Freaks101
Freaks101

174 abonnés 619 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2013
Des films sur le quotidien des flics, il y en a déjà eu. Pourtant celui ci se différencie de « l’élite de Brooklyn » ou des « Flics ne dorment pas la nuit », puisqu’il aborde le sujet sous un angle positif, sans déprime ni états d’âmes. Ce partis pris lui valu d’être taxé de fascisme par une partie de la critique américaine, tout comme « L’inspecteur Harry » en son temps. Hors à la différence du héros du film de Siegel, nos deux gardiens de la paix ne sortent jamais des clous. Droit dans leurs bottes, ils font leur job en suivant les règles comme de vrais boy-scouts. Tout juste pourra t’on leur reprocher leur côté tête brûlé ou leur excès de zèle. C’est de là que le film tire son originalité. Ayer filme le tout dans le style caméra emporté, c’est à la fois agaçant et très efficace, surtout dans les scènes d’action. Sa manière de montrer certains quartiers de L.A., tentaculaires, cauchemardesques et plein de danger, rend le tout percutant. Peut être s’attarde t’il trop parfois sur les moments de la vie intime des protagonistes, quitte à donner à son récit quelques longueurs.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse