Nymphomaniac - Volume 1
Note moyenne
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344 critiques spectateurs

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titicaca120

434 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2014
une narration subtile et une mise en scène magnifique avec une Stacy Martin éblouissante.
des petits chapitres qui nous racontent l'évolution de cette jeune fille, sa proximité avec son papa
ses rencontres furtives et passionnées, ses rencontres sans intérêt, sa vie son travail.
et le parallèle avec la pêche m'a beaucoup plu.
un très grand film.
brunetol
brunetol

208 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2014
Il est très difficile de se prononcer sur un film dont il est clair qu'on a vu seulement la première moitié - et la seconde s'annonce particulièrement gratinée, à en croire l'espèce de bande-annonce qui illustre le générique de fin de ce "Volume 1". Tout ce que je peux en dire, c'est d'abord que le film se situe dans la droite ligne du sublime "Antichrist", et très au-dessus du terne "Melancholia" et de la production cinématographique en général. Trier reste un maître inspiré qui revient en grande forme, et bien que "Nymphomaniac" ne recèle pas d'inventions formelles radicales comme ce fut le cas par le passé, c'est quand même du grand art. Le principe narratif chronologique en flashback, qui pourrait être scolaire, est transcendé par l'intensité du couple Skarsgard/Gainsbourg. Plutôt désespéré dans ses considérations philosophiques, le film est traversés de séquences burlesques irrésistibles, la meilleure étant une scène de constat d'adultère où Uma Thurman se déchaîne, un peu comme Kristin Scott-Thomas dans "Only God Forgives". Trier brasse les concepts, file de savantes métaphores mathématiques ou musicales, mais sans jamais nous laisser sur le bord de la route. Ça reste constamment passionnant, intriguant, le réalisateur pose des questions sacrément pertinentes sur les relations hommes/femmes, encore une fois très loin de sa réputation complètement fausse de misogyne.
Hâte de voir la suite pour confirmer (ou pas) qu'on tient déjà un des grands films de 2014.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 janvier 2014
Un premier volet qui tient bien ses promesses, un film qui donne de superbes roles a Charlotte Gainsbourg, Uma Thurman et surtout Christian Slater, que je n'avais plu vu a l'ecran depuis tres longtemps. Un film de Lars Von Trier, qui une fois de plus choque, mais le resultat s'avere tres plaisant.
Lyon W.
Lyon W.

24 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2014
Le film est évidement inabouti puisque coupé en deux. Ajoutons à cela le léger agacement de ne pas voir une director's cut mais une version probablement light/censuré des distributeurs. Donc qu'en penser?
...Il n'empêche que le film fonctionne. Tout d'abord, le sujet n'est pas tant la nymphomanie que le pouvoir que peut avoir une sexualité féminine en général et plus particulièrement libre de toute morale ou convention de la société. Dans le même temps, on se retrouve face à un personnage (Joe adulte/Gainsbourg) qui se maudit rétrospectivement. Les comédiens sont tous excellents dont Stacy Martin (Joe jeune/post-ado) pour qui c'est le premier film. Les chapitres déroulent tranquillement; on frôle le didactisme mais la mise en scène en joue habilement et nous mène bien intelligemment dans une narration intéressante. J'irai voir le volume II (en espérant tout de même y voir une version Lars Von Trier edited!).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 janvier 2014
Si vous lisez cette critique, c'est que vous vous demandez probablement si ce film vaut le coup d'être vu au cinéma. Ma réponse est oui mais je la décomposerai en trois temps.
Le scénario tout d'abord. Il est plutôt simple : une femme conte à un inconnu son histoire. Le scénario ne présente pas d'intérêt majeur : il n'y pas vraiment d'intrigue, pas de rebondissement, pas de géopolitique, pas plus qu'une stratégie (je réviserai peut-être cette partie en fonction du second volume).
Le deuxième élément qu'il me semble important d'aborder concerne la réalisation : je l'ai trouvée très bonne ! Les premières images, d'abord statiques, gagnent rapidement en dynamisme avec la musique de Rammstein. Lars von Tier nous présente un travail dans la continuité de ses derniers films. Le choix des plans, des mouvements de caméra et des couleurs aboutissent à une très belle réalisation. Les scènes de sexe sont bien réalisées et je les classerais dans le style "porno chic" d'Helmut Newton. Néanmoins, certaines personnes pourraient être choquées par certaines de ces scènes : une interdiction au moins de 16 ans me semblerait plus adaptée que celle de moins de 12 ans (tout du moins selon les critères du CSA).
Enfin, il y a un dernier point qu'il me semble intéressant d'évoquer : la réflexion à laquelle amène ce film. Je pense que c'est ce point qui m'a poussé à bien noter ce film et à le recommander. On ne connaît pas encore le dénouement mais ce film peut d'ores et déjà amener à de nombreux débats. Ce film ne traite pas véritablement de la nymphomanie en tant que maladie : j'ai le sentiment qu'il s'agit plutôt d'un réflexion d'ordre plus général. Pour ma part, je ne suis pas omniscient et je ne sais pas ce que pense Lars von Tier ; la seconde partie nous éclairera peut-être sur ce point. Ce film est-il misogyne, misandre ou tout simplement misanthrope ? Il me semble néanmoins intéressant d'aborder une question : comment s'enchevêtre le plaisir et l'amour ? Sont-ils indépendants, liés ou indissociables ? Beaucoup d'autres questions me viennent à l'esprit mais un long monologue philosophique n'a pas sa place dans cette critique.
issanissa1
issanissa1

20 abonnés 149 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2014
Evidemment, LVT est un cas a part, capable du pire comme du meilleur.
ici, c'est du très bon et le film n'est pas un porno provocateur mais une série de relations, filmées (pour la première partie) en cinq actes.
deux personnages centraux qui échangent d'une façon métaphorique leurs pulsions (par exemple l'un son amour pour bach, l'autre ses moments sexuels avec trois personnes bien distinctes etc).
le film, triste, beau, pas misogyne (en surface, ici, l'interprétation du spectateur est claire et VT nous fait penser à lynch, voir l' intro et le générique final sur une musique de rammstein,groupe que l'on entend dans lost highway)
je ne peux que me réjouir du remerciement en fin de générique de LVT à tarkovski, tellement proche du cinéma de ce dernier (voir aussi melancholia)
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2014
Lars Von Trier ne condamne jamais la nymphomanie, la banalise presque, afin que le spectateur se rende compte que cette maladie devient inconsciemment quelque chose de commun à l’heure actuelle. La mise en scène est subtile, les différents chapitres sont uniques en leur genre mais s’allient de manière cohérente. Toutefois, les scènes explicites et crues marquent quand même un trop plein sur la longueur. Il faudra vraiment faire part d’ouverture d’esprit pour aller voir cette œuvre, mais comme dans n’importe quel art, le goût est subjectif. Il est donc compréhensible qu’on puisse être retissant à aller voir ce film mais si l’on fait la démarche, il faut quand même avouer que c’est le genre d’oeuvre qui nous assène une claque et nous laisse empli de question à sa sortie…

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stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2014
Après sa recherche des mécanismes de la mélancolie qu'il faisait rapprocher avec l'arrivée de la planète Mélancolia, Lars Von Trier cherche à sonder les mystères la sexualité féminine à coup de métaphores et analogies douteuses (le titre renvoie à la nymphe et à la pêche à la mouche). Chaque film de LVT contient en son sein une part de génie dans la mise en scène et de la direction d'acteurs et de lourdeurs insupportables. Mais tout est question de proportion et ce qui fonctionnait dans Dancer in the dark, Breaking the waves, Europa et surtout Mélancholia son plus beau film, est ici raté dans son ensemble. Après une scène d'ouverture magistrale avec ses travellings dans un lieu mystérieux, le film s'enlise vite dans une collection énumérative d'aphorismes plus lourds les uns que les autres. Le discours philosophique au premier degré sur la dépendance sexuelle d'une belle adolescente et les allusions manipulatrices sur le problème feuj lassent vite. Nymphomaniac, volume 1, quand il n'est pas ennuyeux, insiste scolairement sur des ajouts de chiffres et une volonté manifeste de tout montrer (voir le dégueulasse avec sa collection de teubs!). Rien n'est vraiment appris et LVT semble se moquer de la sexualité des femmes, ou n'y rien comprendre. Heureusement, la performance de Stacy Martin est inouïe et la scène avec Uma Thurman, la meilleure du film, exceptionnelle. Malheureusement, si avec Melancholia LVT éblouissait, ici, en délaissant paradoxalement le dogme de la caméra portée à l'épaule, fatigue et ennuie vite (voir la laide scène dans le bureau de son ami). Mais il y aura, pour le sauver quelques belles idées et un sens réel de la mise en image.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 janvier 2014
Film très particulier. On ressent bien la volonté du réalisateur de traiter le sujet avec une vision artistique de la chose. Néanmoins, cela n'en reste pas moins perturbant par moment...
Lorry-James
Lorry-James

12 abonnés 218 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2014
D’une beauté âpre et d’une poésie folle, ce Nymphomaniac - Volume 1 s’avère être une réussite grâce à sa mise en scène inspirée ainsi qu’une écriture minutieuse et allégorique s’accordant même quelques touches d’humour. Si Charlotte Gainsboug et Stellan Skasgård sont impeccables, on soulignera surtout la performance de Stacy Martin, à la fois irrésistible et bluffante, sans oublier un Shia LaBoeuf plutôt à l’aise et une Uma Thurman s’illustrant magnifiquement dans un chapitre tragi-comique. Reste à savoir si la seconde partie se montrera aussi dense et recherchée, les images dévoilées lors du générique de fin semblent annoncées un spectacle encore plus extrême et désespéré.
vivien-b
vivien-b

65 abonnés 206 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2014
Bien moins trash et provocateur que sa sulfureuse campagne de promotion laissait augurer, la première partie de Nymphomaniac, projet fou de longue date d'un Lars Von Trier ayant accompli une oeuvre de 5h30 réduite à 2 films de 2 heures, révèle une sensibilité, une légèreté et même un humour plutôt surprenant et ludique vu les penchants barjos et sadiques du réalisateur d'Antichrist. Evidemment, on se doute bien que toute la noirceur du projet sera dévoilée à travers le deuxième Volume, adoubé d'une interdiction aux moins de 16 ans (ce qui fait que les gens de 12-15 ans ayant vu le premier ne pourront pas aller le voir (...)), qui semble virer dans une tournure sado-maso et auto-destructrice... Mais tout de même, les 5 premiers chapitres de l'histoire de Joe, jeune fille puis jeune femme tourmentée par son désir sexuel, sont remplis d'idées de mises en scènes et de morceaux de bravoures surprenants tels que le Chapitre 3 (pourtant sans aucune sexe de scène), qui voit une terrible scène gonflée d'humour noir où Uma Thurman démontre encore une fois son talent avec une performance impressionnante. C'est dans ces moments de brillance que Nymphomaniac dévoile son génie et sa cruauté mêlée de poésie. Si certains éléments restent toujours éprouvants et trashs (le chapitre 4, des pénétrations même pas cachées...), le film reste aussi toujours dédramatisé par le dialogue principal entre Joe et Seligman, vieil homme cultivé qui trouve celle-ci cabossée et couchée dans une ruelle. Alors que Joe lui raconte son histoire, Seligman ne porte jamais de jugement sur elle, mais au contraire la rassure, élève son histoire à des métaphores, essaye de lui faire retrouver sa foi en elle. C'est d'ailleurs précisément la suite de cette relation bienveillante qu'on peut attendre dans le Volume 2, qui s'annonce pour l'instant comme étant malheureusement particulièrement sombre... En attendant aussi la version complète pour rendre à l'oeuvre les 1h30 qu'on lui a pris, qui sans être apparemment très softs (principalement des pénétrations (intéressant... (?

, pourraient être intéressante pour... Prolonger l'expérience. Mais malgré tout, sous sa version cinéma, Nymphomaniac n'a rien d'un porno et s'annonce comme une grande oeuvre de Lars Von Trier, dont chacun des films voit toujours cette rencontre schizophrènique entre un grand cinéaste et un grand taré. Parce qu'il n'y a qu'un grand taré qui veut réaliser un film sur le sexe de 5h30 avec Shia Laboeuf de Transformers, Uma Thurman de Kill Bill et pourquoi pas Christian Slater d'Alone In the Dark d'Uwe Boll... Un bien beau mélange qui a bien meilleur goût que ce que pourrait avaler le personnage principal dans le film... Hum hum...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 février 2014
Difficile de commencer l'année avec un film aussi particulier. J'avais laissé Lars Von Trier il y a plus de deux ans avec l'excellent "Melancholia", et disons que j'attendais beaucoup son fameux Nymphomaniac, vendu comme une perle trash.
Enorme déception, en tout cas pour cette première partie. On dirait Bergman filmant du porno. C'est chiant, bavard, la photo est laide (si vous aimez le marron, le beige et le gris, en revanche, ce film est pour vous). Techniquement ce n'est pas une réussite. On a droit aussi à des scènes assez gore (une fellation et un cunnilingus très réels, un gros plan sur l'énorme langue de Shia Labeouf - en plus de son pénis plutôt turgescent, et un épisode scatologique avec Christian Slater)
Il y a aussi cette scène d'anthologie avec Uma Thurman, qui n'avait pas aussi bien joué depuis Pulp Fiction.
J'attends quand même de voir le second volet, qui me semble moins bavard et visiblement assez trash, si on se réfère aux extraits fournis dans le générique de fin.
Alexendr Clavel
Alexendr Clavel

18 abonnés 116 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2014
Et bien vraiment, LVT ne sait plus quoi faire, en voulant être original dans ces films , il en devient presque "Has Been" car montrer du sexe pour choquer cela ne choque plus personne.
Un film pas vraiment réussi mais pas non plus raté.

Le film est en revanche assez comique, je pense surtout à la scène avec Uma Thurman.

Je le conseille quand même juste pour se faire un point de vue sur l'évolution du réalisateur….
rikku2004
rikku2004

15 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2014
Quelle intro! Après la très jolie et poétique introduction de Mélancholia, Lars Von Trier a encore mis le paquet, et ça met directement dans l'ambiance.
Long plan noir, gouttes de pluie et vent en fond, et ça démarre avec une très jolie photo, on aperçoit une femme à terre dans une ruelle miteuse, puis musique à fond! On a là toute la contradiction de Lars Von Trier qui sait filmer la beauté comme personne et qui nous colle un son de Rammsteinn qui rappelle tout le second degré et l'humour de son cinéma. Le film est très bien construit, en chapitres indépendants, ce qui permet de ne pas lasser le spectateur. On passe de l'infinie beauté, le segment à l'hôpital, à l'hilarité avec le segment de la femme cocu (interprétée par l'excellente Uma Thurman). L'interprétation est plutôt convaincante, surtout la jeune Stacy Martin qui rend très bien le côté à la fois naïf et sulfureux du personnage. L'apothéose est atteinte dans le dernier segment, avec ce split screen très réussi montrant l'homme parfait, savant mélange de trois des amants de notre héroïne, Joe. Le montage cinéma est assez soft dans l'ensemble et j'ai hâte de voir ce qu'a filmé LVT pour son montage de 5H. Vivement la seconde partie!
Valerie Dupin
Valerie Dupin

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2014
Les bandes annonces ainsi que les photos de promotion nous amenaient à croire qu'il s'agissait du nouveau genre porno revisité par Lars von Trier. Il n'en est rien. Bien au contraire, ce film très personnel à la manière des contes des 1001 nuits, nous narre le parcours personnel sexuel d'une enfant jusqu'à son adolescence, passant par sa majorité puis sa vie de femme/mère jusqu'à l'âge "mur". Tout laissait croire que nous serions dans le voyeurisme, le complaisant, le sensationnel ou le convenu et bien non, Lars von Trier d'une façon très réaliste va puiser dans la découverte, la singularité, l'originalité, le fantasme et face au malaise de cette femme qui n'a pas assez de recul pour comprendre la complexité de sa situation et se désigne comme nymphomane, dans les théories de notre époque pour comprendre les difficultés sexuelles d'une femme d'aujourd'hui. Et si la nymphomanie n'était qu'un concept pour freiner et contraindre socialement le désir des femmes ? Lars von Trier jusqu'à la dernière scène, nous convainc que d'être une femme aujourd'hui, c'est se battre pour faire exister son humanité dans un monde d'homme. Un très beau film rendant hommage aux femmes et aux hommes qui tentent de vivre ensemble.
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