Nymphomaniac - Volume 1
Note moyenne
3,3
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344 critiques spectateurs

5
33 critiques
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111 critiques
3
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 janvier 2014
Nymphomaniac est par moments assez incroyable mais j’ai de la peine à vraiment m’enthousiasmer pour ce long métrage du fait de son côté trop inégal et du peu d’émotions qu’il m’a fait ressentir. Il se pourrait bien que le second volet soit plus intense. Ou pas…
virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2014
Mon dieu que ce fut laid laid moche moche et long! N'en déplaise aux intello bien pensant qui me traiteront de coincée du cul (remarquez la poésie de leur écriture, tout à fait cohérente avec le film!), c'est bien un film porno ke le réal nous livre ici (désolée mais quand on voit des sexes, sperm, coits etc...c pas un film historique!!). Ms pourquoi pas ! C' est sa vision de l'amour surement, un moyen encore pour choquer, traiter de sous sujets sarcastiques, ennuyants aussi. Ca n'est qu'un pétard mouillé (ohhh le joli jeu de mots!!) qui agace au final. Mais c bien du Lars tout craché (oh un autre jeu de mot!!), on adhère ou pas. C aussi dc le risque que l'on prend en y allant. J'ai pris volontiers ce risque car j'ai aimé Antichrist, pourtant aussi cru et violent émotionnellement ms qui tenait la route au-dela des scèbnes chaudes justement, Breaking the wafes (idem) ms là, c creux et vain, le sujet n'est que le cul ok ms pourquoi en parler de façon aussi laide? L'image est moche, minimaliste au possible ms on sait aussi que c le choix du réal. Seulement, cela accentue l'effet crade et vide du sujet. Rien n'est fait pour apporter un peu de souffle, de respiration même, de lumière. Il pousse ainsi à l'extrême le formalisme. Ce choix peu anodin de rejet d'éléments beaux, vibrants, de décoration, de mouvements, finit par plomber le sujet et même le jeu des acteurs, pourtant assez exceptionnels il faut le dire. Mention à Charlotte Gainsbourg, tjs aussi elle lumineuse et même mal filmée et amochée. J'aurai juste envie d'aller voir le 2ème film pour elle, qui devrait avoir plus de scènes ds le tome 2. Quant à l'actrice qui joue Joe jeune, elle est très bien ms si antipathique que le spectateur ne peut pas adhérer à sa vie (misérable?), si terne (comme l'image). Et quelle est moche! Désolée, mais cela ne fait que rajouter au dégout qu'inspire ce film, accentué par des personnages tous aussi laids, gras, bedonnants, soufflants, mus par uniquement leurs bas instincts, comme cette nympho paumée ki cherche à prouver kel est juste une mauvaise personne pour qui l'amour est bêtifiant et inutile. C 1 certaine vision ms si basique du réal au final. Par contre, car il ya du +++ (si si!!) : les dialogues, mêmes parfois les + abscons, sont assez intéressants, voire pertinents, second degré aussi, les sortes de métaphores faites par le vieux bonhomme qui l'accueille sont pas mal parfois, shia leboeuf révèle un vrai talent (pour ca, le réal sait sy prendre). Ms ca ne suffit pour y adhérer. C dommage car c osé, c original ms trèèè manipulateur et énervant. On a aussi l'impression que les acteurs sony là pour dire : j'ai joué ds un film de Lars!!!! Définitivement nannnn, au secours!
annastarnomberon
annastarnomberon

148 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2014
Avec ce film, c'est clair et net, Lars von trier nous prend et nous retourne. Je l'ai vu hier et j'y repense sans cesse depuis. C'est fou, je m'attendais à un « simple » objet de provoc, et je réalise que dans ce film il y a presque tout : de la brutalité, de la douceur, de la profondeur, de la légèreté, de l'amour, de la solitude... Pour quelqu'un qui pensait qu'on aurait juste droit à des péripéties sexuelles gratuites et glauques, autant dire que je suis extrêmement surprise. Déjà, ce qui fait la force du film, c'est la perfection avec laquelle LVT maîtrise l'art de la narration et du suspense. La scène d'ouverture nous montre la couleur... On commence avec des travellings d'une lenteur et d'un calme déstabilisants, pour, subitement, être tirés de cette torpeur par un morceau de métal qui nous explose aux oreilles. On passe de la tranquillité inquiétante à l'incompréhension effrayante, et ça y est, on est plongé dans un bain dont on n'a aucune envie de resortir. Ensuite, le film se déroule sous la forme d'une discussion entrecoupée de flashbacks en puzzle qui s'avère totalement captivante. Le découpage des épisodes est bien choisi, les dialogues entre les deux personnages qui en parlent ne sont pas artificiels mais apportent une dimension tantôt ludique, tantôt émouvante et tantôt poétique au récit de la vie de cette femme qui n'a fait que s'autodétruire.
Oui, car contrairement à mes (maigres) attentes, il y a de l'introspection. Ce film, la manière dont il est monté, tout cela a un sens que je n'aurais pas osé espérer : on essaie de comprendre comme cette femme en est arrivée à se haïr autant. Il y a du descriptif : on suit son parcours, ses premières expériences sexuelles, les réussies et les ratées, on suit la construction de son rapport au sexe. Mais, en parallèle, on a aussi quelques scènes qui nous offrent des bribes d'interprétation. Rapidement (et à la différence d'un film comme Jeune et jolie par exemple, qui évoque certains thèmes semblables), ce personnage nous touche, il nous bouleverse. On n'est pas dans l'unique registre froid et contemplatif. Oh non, et parfois on est même surpris de passer par des émotions aussi transcendantes, comme lors de la scène où Joe évoque sa solitude. Pour autant, si LVT nous donne le moyen d'humaniser et d'entrer en empathie avec son personnage, ôtant donc au film une certaine gratuité apparente, il ne tombe pas non plus dans le prémâché -même si les explications qui s'amorcent semblent assez basiques-, le pathos ou le niais. Les passages introspectifs ne sont jamais en décalage avec le reste. Ils sont justes « justes ». Pour les scènes de sexe, je ne vois pas grand chose dont on pourrait se plaindre. Elles nous présentent une palette de sexualités très large et approfondie, je trouve le film sincère et crédible là-dessus (plus que La vie d'Adèle par exemple puisque j'en suis à comparer). Je reste subjuguée par la prestation de Stacy Martin, qui fait corps avec son personnage au charisme magnétique. Et que dire de Shia Laboeuf ? Je ne le connaissais pas sous cet angle mais je crois que sa carrière de grand acteur est définitivement lancée. D'ailleurs, certaines scènes sont si envoutantes que cela en devient perturbant, c'est pour ça que la fin du film est hallucinante de maîtrise : après nous avoir plongé dans une scène captivante, forte, intime et lourde de symboles, on nous coupe net. Si bien que nous aussi, spectateurs, sommes en en quasi-situation d'addiction, nous sommes entièrement remis à la fiction, et l'idée qu'il faille attendre un second volet pour voir la suite paraît horriblement frustrante voir insurmontable.
Enfin, ce film, même s'il son propos est assez lugubre et dur, est aussi emprunt d'une grande sensibilité et d'une certaine douceur. La présence de ce vieil homme comme interlocuteur est une belle trouvaille car il apporte une bienveillance à la fois décalée et agréable au milieu de scènes qui relatent une histoire fort pessimiste. À l'inverse de certaines scènes, la narration n'est jamais sévère avec l'héroïne grâce à ce vieux qui, par ses mots et ses métaphores, ne cesse d'humaniser l'héroïne qui se pense pourtant inhumaine. Et c'est très beau ! Je ne pensais vraiment pas dire ça, mais Nymphomaniac contient à peu près tout ce que j'attends d'un film quand je vais au cinéma. Vivement la suite.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2014
"Nymphomaniac" relate le parcours sexuel "original" d'une femme de A à (presque) Z (pour aller jusqu'à cette dernière lettre, il faudra s'attaquer au volume 2)... Lars Von Trier exploite des scénarios originaux et parfois malsains ou provocants sur grand écran avec des approches intéressantes qui flirtent, et même plus, avec une grande philosophie. On se contentera de la version censurée diffusée au cinéma pour le moment, rendant la chose moins "pornographique" mais tout autant perverse. Le film nous entraîne facilement dans ce récit sexuel déboussolé, et attire la curiosité du spectateur à tel point que l'on se sentira obligé de voir (avec impatience) la seconde partie. Le scénario absorbe et prend forme sous une réalisation d'apparence simple, qui laissera finalement place à de belles scènes talentueuses (notamment celle d'Uma Thurman) avec un certain esprit théâtral. De l'émotion saupoudrée d'humour, des dialogues philosophiques qui creusent une profondeur scénaristique, bref du bon Lars Von Trier (qui s'affaiblira malheureusement sur son volume 2).
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 9 janvier 2014
Un scénario ultra-calibré, une réalisation à la danoise. Von Trier propose une première partie de son film en deçà de qu'on attendait. Difficile d'avoir un avis sur l'oeuvre tant qu'on a pas vu la suite.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 janvier 2014
Navrant, prétencieux et ennuyeux. Plusieurs hommes, venus seuls sans doute voir un porno se sont endormis. Leurs ronflements ont un peu distrait le reste des spectateurs. A éviter.
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 janvier 2014
Peu de temps après la dernière polémique provoquée par Lars Von Trier au Festival De Cannes, le réalisateur avait surpris son monde en annonçant vouloir réaliser un film pornographique. Nouvelle provocation ou vraie envie ? C'est ce que tout le monde se demandait alors. Ce 1er janvier est enfin l'occasion de découvrir ce qu'avait réellement en tête le metteur en scène qui explore tous les genres à sa manière.

Un avertissement en début de film nous met tout de suite en garde : la version de Nymphomaniac que l'on s'apprête à voir est une version censurée et coupée en deux avec l'accord du réalisateur mais sans sa supervision. Quelle drôle d'idée de sortir ainsi une oeuvre amputée qui ne donne qu'au final un simple aperçu du film que Lars Von Trier avait en tête et que nous ne pourrons découvrir dans son intégralité uniquement au moment de sa sortie en blu-ray et DVD.

Dès les premières secondes du film, on voit déjà que Lars Von Trier n'a rien perdu de ses travers. Trente secondes de plan noir avec le bruit de la pluie dans une gouttière, puis quand apparaît l'image c'est encore pour traîner au milieu des toits et des flaques jusqu'à arrivé au corps d'une Charlotte Gainsbourg visiblement mal au point. C'est lent et mou tout comme le dialogue qui va suivre entre l'actrice et Stellan Skarsgard. Un tel contraste avec la chanson de Rammstein qui sert de générique ! Heureusement d'ailleurs qu'il y a cette chanson car le réalisateur est plutôt avare en musique jouant beaucoup avec les silences ou les bruits d'ambiances.

Lars Von Trier n'a pas l'habitude de faire des films comme les autres et c'est toujours avec un peu de crainte qu'on franchit le pas de la salle. Dans sa version tronquée on constate que le réalisateur a choisi de faire de la nymphomanie une grave maladie mentale dont l'héroïne interprété par Charlotte Gainsbourg a extrêmement honte. Elle va se confier à l'homme qui l'a trouvé blessée dans la cours. Leur discussion d'un ennui mortelle compare la nymphomanie à la pêche à la ligne. On est pris de stupeur en voyant que très sérieusement le réalisateur illustre les propos de ses personnages avec des images de documentaires de la même façon que Les Nuls avaient pu le faire en déconnant dans La Cité De La Peur.

Les spectateurs attirés par la promesse de scènes pornographiques seront vraiment frustrés par cette version courte et censurée. Toutes les scènes sont vraiment très soft et ne parviennent même pas à égaler le niveau d'un téléfilm érotique de RTL9. Rien d'excitant ne se dégage de ses relations sexuelles où le plaisir semble exclu. Là ou ses passages auraient pu nous sortir un peu de l'ennui on est au final pas plus intéressée par celle ci que par les interminables scènes de dialogues au point de se demander si le réalisateur a déjà vu un porno dans sa vie.

Avant de vraiment prendre le rôle principale dans le second volet, Charlotte Gainsbourg est pour l'instant la narratrice de sa vie. C'est la mannequin et actrice débutante Stacy Martin qui prend tous les risques dans cette première partie en incarnant la jeune Joe. Si l'actrice est doublée pour toutes les scènes trop hot, elle passe quand même la majorité du film nue ou dans des tenues très sexy. En confident, Stellan Skarsgard fidèle de Lars Von Trier est triste à mourir, on le préférait largement dans les films Marvel. Surprenant de retrouver ici Shia Laboeuf qui sorti de Transformer a fait des pieds et des mains pour aller tremper son biscuit dans le film de Lars Von Trier. Il y est totalement transparent. Ce n'est pas le cas d'une Uma Thurman totalement folle et habitée par un personnage qui en fait carrément trop en apprenant que son mari la quitte.

Avec un tel sujet il y avait matière à faire un film beaucoup plus léger et amusant. Lars Von Trier a préféré en faire un drame aussi ennuyeux que l'était déjà son pseudo film d'horreur Anti-Christ. Reste à voir ce que nous réserve la seconde partie du film ou la version intégrale pour juger totalement ce nouveau long métrage mais ce premier segment à largement de quoi nous dissuader de poursuivre l'expérience.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 janvier 2014
Honnêtement je suis très déçu de ce film. Je ne m'attendais pas à quelque chose d'extraordinaire mais les bandes annonces avaient laissées entrevoir un film assez original. Le jeu d'acteur n'est pas mauvais mais le récit est beaucoup trop long pour des scènes qui pour la plupart n'ont aucun intérêts. Quand les scène sont bonnes, elles ne sont que malheureusement trop courtes. Je m'attendais à voir un film qui sort de l'ordinaire mais ce n'est pas le cas. La bande annonce quant à elle est très mauvaise (lorsqu'elle est présente). Bref, passez votre chemin il y a de meilleurs films à voir en ce moment au cinéma.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 janvier 2014
Comme j'ai pu l'entendre, la branlette intellectuelle au sens propre du terme se prête bien à ce film. Difficile d'aimer ou non ce film, mais davantage être dans la réflexion du scénario, des dialogues et des images. Les quelques images du volume 2, interpellent par leur violence. On a quand même envie d'en savoir davantage pour comprendre. Ceux qui souhaitent le voir doivent avoir en tête que c'est une femme qui sa vie et l'acceptation de la nymphomanie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 janvier 2014
C'est du très bon.

Je m'attendais à un film bien plus choquant que ça mais en fait "ça passe très bien", c'est "long" et "dur" à certains moments mais ça reste "très jouissif" de voir un réalisateur tenter des trucs qui sont assez surprenants en plus d'être réussis.
Le casting est super, tout comme la mise en scène (même s'il y a des petites erreurs de raccord) et la narration est bien travaillée. En plus d'être intelligent dans son propos, le film se veut poétique et philosophique sur bien des aspects (l'amour, la vie, la mort, etc...).

J'ai hâte de voir la suite.
David F
David F

30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2014
L'un des meilleurs films de Lars Von Trier, d'une grande justesse. N'écoutez pas ceux qui parlent de film "sulrureux" ou de "pornographie", car finalement ce film est très moral, mystique et a un regard très juste et bienveillant. C'est rare. Le travail sur le son dans la scène d'ouverture est bluffant. Vivement la 2eme partie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 janvier 2014
Ce premier volet laisse présager l'inattendu pour la suite. Sexe, violent, dérangeant, fort!!! L'érotisme du film est très bien travaillé, à tel point qu'il agit sur le spectateur avec une grande violence, et une grande intellectualité. Lier le sexe à la science, à l'allégorie, à la métaphore, sans que tout cela paraisse ridicule, ça relève limite de l'exploit. Le casting est parfait, Lars Von Trier dirige ses acteurs à la perfection, on assiste à un vrai moment de cinéma. Le seul petit souci que rencontre ce film, c'est la façon de tenter de masquer le sexe par des images, pour tenter d'alléger les séquences pouvant être choquantes. C'est le point un peu obscur du scénario, cette intellectualité a un rôle tout aussi complexe qu'intéressant, mais est-elle là pour alléger ou pour renforcer la violence du sexe? Le volume 2 apportera sûrement ces réponses.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2014
Une certaine appréhension m'accompagnait en allant voir ce premier volet.

Une première image, noire pendant quelques secondes, avec comme seul accompagnement le bruit du ruissellement de l'eau et le grincement d'une roue rouillée. D'emblée l'atmosphère est lourde et pesante. Les images qui suivent sont glaciales, voire angoissantes et pourtant fascinantes. Un peu irréelles, aussi, avec ces flocons de neige et la caméra qui s'accroche aux bords des toits pour descendre jusqu'au plus bas des murs en briques mouillés d'eau. Visuellement sinistre et malgré tout, très beau, tant au niveau des couleurs que de l'ensemble des détails qui accrochent le regard.

L'impertinente bande-son de ces premières images prend aux tripes.

Puis, l'horreur avec le corps meurtri d'une femme allongée sous la pluie. Pas d'ambulance, pas de policier non plus. Elle ne veut rien. Juste un thé au lait qu'elle accepte d'un homme venu la secourir.

Commence alors ce tête à tête magnifique grâce à ce remarquable duo d'acteurs. Charlotte Gainsbourg et Stellan Skarsgård. Du grand art.

Elle se raconte. Des feuilles de frênes de son enfance à son adolescence perturbée pour devenir une mauvaise femme. Comme elle dit. Lui, écoute et commente, donne son avis parfois, mais ne juge jamais.

La mise en scène est tout simplement éblouissante de bout en bout. Autre détail auquel je ne m'attendais pas. Rire. De bon cœur, qui plus est, et à plusieurs reprises.

Uma Thurman nous entraine dans le tourbillon vertigineux de son incroyable talent.

"Un chapitre" en noir et blanc m'a ému aux larmes et reste un grand moment d'amour.

L'histoire, est formidablement mise en valeur et prend pied au travers de divers objets présents dans la pièce dans laquelle l'homme a recueilli la jeune femme. Il parlera de la pêche pour tenter un parallèle avec les histoires sexuelles. De la suite de Fibonacci. De la musique de Bach également.

Le sexe dans tout ça ? Juste là pour tenter de pallier un grand mal de vivre et une immense solitude.

Le film est davantage un poignant et magnifique portrait de femme.

Pas une faille dans le casting de Stacy Martin qui joue la vie d'adolescente, narrée par Charlotte Gainsbourg à Shia LaBeouf tout à fait à l'aise. Je le reconnais volontiers. Christian Slater, Jamie Bell, Willem Dafoe sont à l'unisson.

Il faut le génie de Lars von Trier pour réussir un tel pari avec une œuvre qui aura été amputée pour une meilleure diffusion et ce, avec l'accord du réalisateur mais sans sa participation. Pour la suite, il faut attendre le 29 janvier.

Juste le temps de mieux apprécier le chef d'œuvre que représente ce premier "volume".
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 janvier 2014
Quels sont les limites entre l’art et la provocation ? Comment pourrait-on s’appuyer sur cette dernière pour créer une nouvelle expression qui correspondrait aux attentes de l’homme contemporain ? L’érotisme pourrait peut-être forger un nouveau langage qui serait bien compris par le grand public ? En effet, le film Nymphomaniac de Lars Von Trier pourrait bien donner des réponses à ces questions, mais un grand nombre de faiblesses ne pouvait correspondre ni aux attentes des spectateurs ni aux critiques qui souhaiteraient découvrir un nouveau film d’arrière- garde. S’appuyant sur ces pensées nous tâcherons de montrer les points positifs et les faiblesses de ce film.
En commençant par le titre, sa composition lexicologique nous paraît fort intéressante. En effet le mot Maniakos en grec désigne un être mentalement malade et obstiné sur quelques idées fixes. Cependant cet individu n’est pas forcément stupide. Quant au mot nymphomane, tout le monde le connaît bien. L’apparition de ce mot enlève toute idée vulgaire et nous fait penser au style de ce film. Par ailleurs, l’étymologie grecque de ce titre renvoie à une idée savante.
Joe, contrairement à ce qu’elle prétend, elle n’est pas nymphomane. En effet, elle est à la quête de quelque chose d’imprécis et elle n’éprouve jamais un grand plaisir. Par ailleurs, elle ne regrette jamais ses actes dans son passé.
Seligman , ressemble aux narrateurs des romans de Zola. E, en effet, il connaît moins d’éléments que le spectateur et c’est un observateur neutre qui ne porte aucun jugement. On pourrait croire que c’est le lien entre le spectateur et le personnage.
La scène d’exposition nous introduit dans l’ambiance de ce film et nous suggère bien son contenu et la misère morale de son protagoniste.
Ces éléments positifs nous paraissent intéressants et font partie de film, mais ils ne peuvent pas présenter sa vraie valeur ou son poids réel.
Comme nous avons dit, Joe reflète bien la provocation et elle ne communique pas avec le spectateur. En effet, il s’agit d’un mur qui nous sépare avec elle et c’est cela qui nous fait penser qu’il s’agit d’un individu sans sentiments et vide de toute idée.
Cette provocation est renforcée par son égoïsme qui atteint les limites d’une maladie, ainsi que par son excentrisme qui ne présente rien d’intéressant. Cependant nous souhaitons que le deuxième volume de ce film donne une réponse à toutes ces questions que nous posons indirectement.
Ces faiblesses, nous font oublier ses qualités et quelques fois nous croyons que ses limites avec un film pornographique ne sont pas toujours claires. Il s’agit des scènes vulgaires et choquantes qui deviennent plus évidentes lorsque on constate que la protagoniste est un individu maladroit et naïf.
Le film nymphomaniac, malgré ses éléments positifs, présente un grand nombre de faiblesses qui ne lui permettent pas d’attirer l’attention d’un public averti. Par ailleurs, même le public large ne peut apprécier ce film. Cependant nous espérons que le deuxième volume pourrait bien rectifier ces maladresses. Par ailleurs nous regrettons l’intervention de la censure qui n’ajoute rien de positif à une œuvre d’art.
ISAO12
ISAO12

66 abonnés 1 047 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2014
Encore un film sans profondeur ou l'exhibition de filles nues est le seul moyen d'attirer le chalan.
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