Nymphomaniac - Volume 1
Note moyenne
3,3
3914 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

344 critiques spectateurs

5
33 critiques
4
111 critiques
3
91 critiques
2
57 critiques
1
22 critiques
0
30 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Alice025

1 887 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2014
Nymphomaniac, Volume 1, est un film vraiment spécial, ci ce n'est original dans le bon sens du terme. Avant toute chose, ce n'est pas parce que ce film traite de la nymphomanie que c'est par conséquent un film pornographique. Les clichés, stop.
Le film est coupé en différents chapitres racontant la vie de Joe, interprétée par Charlotte Gainsbourg. Nous découvrons son enfance, sa jeunesse et sa vie en tant que jeune adulte. Dégoûtée par sa propre personne et son addiction au sexe, Joe raconte son histoire auprès du vieux et sage Seligman, qui l'a recueillie dans la rue. Ce n'est donc pas simplement du « cul », mais une forte et réelle addiction qui détruit cette femme autant qu'elle la couvre de plaisir.
Il y a effectivement beaucoup de scènes sexuelles mais rien n'est « sale ». Elles sont tournées de sorte à ne pas choquer, mais plutôt à accentuer l'histoire de Joe, sa vie, ses désirs, sa dépendance.
Les acteurs sont tous excellents, de Shia LaBeouf à Uma Thurmann, en passant par Stacy Martin... Tourner un film comme celui-ci doit être difficile.
De plus, l'ouverture du film sur du Rammstein est simplement géniale. Cependant, ce film comporte pas mal de lenteur et on a parfois l'envie de décrocher.
J'attends avec impatience le deuxième volume afin d'en apprendre davantage sur la vie de Joe, et sur quelle morale ce film va se finir. Car Nymphomaniac est tout de même un film étrange et difficile à cerner.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 janvier 2014
Ce film m'a laissé pour le moins assez sceptique... Je me demande vraiment ce que l'auteur a voulu nous dire, nous montrer ou nous prouver à travers cette (trop) longue première partie de "Nymphomaniac"... A priori, la nymphomanie est définie comme une "amplification pathologique des besoins sexuels chez la femme". On peut sans doute la comparer à l'alcoolisme ou à l'addiction aux drogues. Mais ici, on a affaire à une jeune femme plutôt apathique et mollassonne chez qui on ne décèle aucune passion, aucune manifestation visible de ce désir inassouvi. Maintenant, peut-être n'ai-je rien compris (ce qui est de toutes façons la cas), mais cette longue succession de copulations assez "soft" entrecoupées de dialogues asthéniques, peu convaincants et sans grand relief, centrés sur la pêche ou la musique de Bach, m'ont laissé un peu pantois. Sans compter qu'il y a quelques invraisemblances dans le scénario : par exemple, la scène de "dépucelage" au début du film est à la limite du ridicule... Ou encore la "scène du train"... Heureusement, la forme est un peu meilleure que le fond : il y a des touches d'humour malgré un sujet qui, au pire, aurait porté à la gaudriole (ce qui, Dieu merci, n'est pas le cas) et le jeu des acteurs est plutôt bon. Ceci est, bien sûr, un avis partiel qui devra être conforté par le visionnage de la 2ème partie. Rendez-vous, paraît-il, fin janvier.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2014
Amateurs de porno, passez votre chemin , Lars Von Trier vous a bien eu, il n'y a rien pour vous dans son film. En sale gosse roublard et joueur, il vous a fait croire, grâce à internet, que son film regorgerait d'actes sexuels non simulés, interprétés par des stars. Il a joué la promo à fond, flattant les bas instincts, multipliant les annonces de censure, plaquant sur son affiche ses acteurs photographiés en plein orgasme. Arrivés dans la salle, apparaît tout de suite un carton annonçant que la version que nous verrons est en partie expurgée, censurée.... Exit donc les plans gynécologiques et autres pénétrations. Faux ? Vrai ? Est-on encore dans le jeu ? Peut être... Tout de suite après le titre du film, un écran noir, durant une bonne minute, avec juste un petit bruit en fond, comme pour se laver la tête et les yeux de cette promo infernale, comme une page blanche sur lequel le vrai film va pouvoir enfin s'écrire.
Un homme un peu âgé, trouve dans une arrière-cour sombre une femme au visage constellé de coups. Il la ramène chez lui, appartement miteux et austère et s'occupe d'elle. Un dialogue s'instaure entre eux. Elle se dit nymphomane donc mauvaise et lui raconte vers où sa maladie l'emporte. Lui positive , ne voyant dans cette course au sexe qu'un parallèle entre son goût pour la pêche ou pour les oeuvres polyphoniques de Bach.
Cette première partie, divisée en cinq chapitres est tout simplement ébouriffante et stimulante pour tout spectateur qui aime se faire bousculer un petit peu et pas seulement se laisser conter une histoire. C'est foisonnant, dérangeant, agaçant, passionnant, vibrant, bandant (seulement intellectuellement), vivant. On a l'impression que Lars Von Trier est dans son laboratoire et cherche encore à inventer un nouveau cinéma. Il expérimente des formes narratives, les mixe en ajoutant des références aussi diverses qu'un traité de pêche à la mouche du 17 éme ou la musique d'un groupe de métalleux allemands peu recommandables. Il théorise (quelque fois de façon fumeuse), il agace (avec des redondance aux images trop illustratives), mais surtout il passionne par cette exubérance à filmer comme personne, se moquant des bien-pensants, des donneurs de leçons, des apôtres du bon goût. Oui, il est question constamment de sexe, sous un jour pas des plus aimables, mais ce que l'on retiendra surtout de cette première partie ce sont les échanges empreints de douceurs entre Charlotte Gainsbourg et Stellan Skarsgärd (impeccables) et surtout deux chapitres absolument fascinants : la mort du père et celui intitulé "Madame H" avec une Uma Thurman sublime dans une espèce de vaudeville cruel et grinçant.
La fin sur le blog
Danny N.
Danny N.

120 abonnés 305 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2014
J’ai déjà vu des films de Lars Von Trier mais j’ai été voir celui-là avant tout pour Christian Slater que je suis dans toute a carrière et parcours depuis 1998.
Depuis une dizaine d’années, ses films tous classés séries Z sortent directement en DVD ou en diffusion TV sur des chaines de la TNT…

Comme je m'y attendais, le film sort dans 130 salles en France : à Lyon j'ai été obligé de courir à UGC Confluence,
les autres UGC ont refusé de le prendre même UCG cité-ciné internationale qui prend d'habitude toutes les particularités
et VO... car le film sort uniquement en VO : je je pense pas qu'il a été doublé en Français...

Je ne pensais pas que Slater avait si peu de scènes vu qu’il joue le père de Charlotte Gainsbourg mais quelle intensité !
spoiler: les scènes de souffrance sur son lit de mort sont stupéfiantes et apportent une véritables évolution et point fort dans son CV dont il peut être fier ! un peu une renaissance !


Vu le destin de son personnage vers la fin de ce premier volet, je ne pense pas qu’il sera dans le seconde volet que j’irai quand même voir car c’est une expérience de cinéma rare et osée, qui sort des sentiers battus !

J’ai apprécié aussi l’évolution de jeu et de rôle de Shia Laboeuf qui montre qu’il en a dans le bide ! et dans la culotte car on dirait bien qu’il n’est pas doublé pour les scènes d’amour où on voit son pénis en action avec son visage juste derrière…

Charlotte n’a aucune scène de sexe elle-même puisque c’est toujours son personnage en plus jeune qui joue les scènes pornos mais dans le générique final, on a des images de ce que va être le second volet et là elle va être enfin en action !
certaines images semblent démentielles !

Même si la version livrée qui passe de 5h30 à deux parties de 1h 50 chacune est édulcorée, le réalisateur propose une vraie démarche de cinéma !

9 / 10
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2014
Une telle oeuvre divisera, c'est sûr. Pour ma part, c'est une belle réussite. Lars Von Trier y mêle drame et humour de façon étonnante au premier abord, convaincante par la suite. Le récit de Joe (urg) et son échange avec Seligman (Skarsgard) se suit assez bien et ne brise en aucun cas le rythme de l'ensemble. Ce qui est presque déroutant est que c'est justement ce dernier qui doit la convaincre qu'elle est une bonne personne. A noter l'excellente performance de Stacy Martin, une vraie révélation.
Sildenafil
Sildenafil

87 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2014
Il y a certains films qui nous éloignent de la fadeur générale qui émane de la grande majorité des films et qui nous disent que le cinéma peut être autre chose. Nymphomaniac en fait partie.
Cart2on
Cart2on

5 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2014
Lars Von Trier livre, comme toujours, un film esthétique et moralisant et, en bonus cette fois-ci, drôle.
Le pitch: une jeune femme blessée, recueillie par un vieux sage et curieux, raconte sa vie de nymphomane en plusieurs histoires. Le vieux en profite pour refiler ses interprétations et ses comparaisons oiseuses et souvent amusantes. Ce qui fait la qualité du film est la somme d'idées farfelues de von Trier.

Toute personne qui vous dira que le film est scandaleux ou pornographique est un réac de la première espèce ou/et un coincé du cul. Car comment un adulte du XXIème siècle pourrait-il être choqué parce qu'il voit un sexe par ci un autre par là (éventuellement qui se rencontrent)?
Dans le fond, la question que je me pose en attente du volume 2 est: quelle morale, qui point déjà, va proposer von Trier? Bien souvent, il m'a déçu à ce stade parce qu'elle était soit banale soit vieux-jeu.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 janvier 2014
Nymphomaniac fait parti de ces quelques films sur lesquels tout le monde a déjà un avis avant même de l'avoir vu (je ne déroge pas à la règle et j'avoue volontiers que j'étais pour défendre le projet.) Nymphomaniac est pourtant un film fonctionnant quasi uniquement sur le contraste et la nuance. Ainsi, Lars von Trier remet à leur place d'une manière très élégante et gentleman tout ceux qui l'accusaient (à grand tord) d'excès et de provocation ultime.

L'intro du film est une succession d'images poisseuses, humides, glauques, finalement très Tarkoskiennes (que LVT ne manque pas de remercier dans le générique de fin) dans l'esprit, introduisant directement une ambiance très particulière, à la limite du morbide.
Le film débute également par un jugement tout ce qu'il y a de plus extrême de la part de Joe sur elle-même ("I'm a bad human being"), jugement que Seligman va tenter de contraster quelque peu, persuadé que le mal incarné n'existe pas. Seligman occupe bien évidemment la place du personnage/spectateur, celui à qui l'on raconte et qui sait écouter, mais qui malgré tout ne se prive pas de donner son avis, de faire une sorte de critique en direct (ou d'auto-critique si on se place du point de vue de LVT) de l'histoire et de la manière de narrer de Joe... En gros, une critique du film Nymphomaniac.

Le premier chapitre (intitulé The Compleat Angler) est également le premier d'une longue liste de comparaisons/métaphores surexpliquées mais amusantes que LVT fait avec Joe. En l'occurrence, celle de la pêche à la mouche.
Nymphomaniac étant le récit de la vie de Joe de 2 à 50 ans, la première partie de l'oeuvre couvre donc logiquement et de manière mathématique la vie de Joe de 2 à environ 24 ans. La partie de l'enfance est assez vite ellipsée pour arriver directement au premier rapport sexuel de Joe. Forcément, moment attendu, voir redouté par le spectateur. Mais la grosse surprise c'est que LVT fait passer cette scène comme une lettre à la poste en utilisant habilement un élément qu'on ne lui connaissait que très peu ; l'humour. Car oui, Nymphomaniac est drôle et fait esquisser quelques sourires, voir même parfois quelques rires francs et non cachés de la part du public. Là est probablement le premier contraste de Nymphomaniac ; l'humour et le malaise, ou l'humour et la tristesse.

Quelques scènes de sexe cru et une fellation dans le train plus tard, Joe annonce que le chapitre 2 (intitulé Jérôme) sera beaucoup plus porté sur l'amour. Il s'agit là encore d'un autre contraste qui deviendra encore plus flagrant quand, au milieu de gros plans explicites de pénétrations, LVT réalise une scène toute droit sortie d'une mauvaise comédie romantique où Jérôme (Shia LaBeouf) apparaît à Joe tel un prince charmant devant le soleil (ce qui d'ailleurs pose quelques problèmes à Seligman au niveau de la cohérence de l'histoire. En effet, lui qui a quasiment trouvé un film par terre en bas de chez lui (à ce niveau là, on est pas loin de parler de found footage), il s'attend quand même à ce qu'il soit d'une certaine qualité.) Par ailleurs, ces retours à une quasi omniscience qui nous rappellent sans arrêt que nous sommes devant un film sont très fréquents. Le fait de donner une lucidité quasi permanente au spectateur est extrêmement bien vue car entraînant automatiquement une relativisation du malaise ressenti pendant la projection.
Le chapitre 3 (ou plutôt le chapitre de Uma Thurman) fait une transition tout simplement parfaite entre l'humour distant et l'ironie amère des deux premiers chapitres et le pur drame du chapitre 4. Uma Thurman, assez méconnaissable, y joue un numéro à la fois comique, cynique et dramatique, parfait en tant de chapitre central de cette première partie.

Le chapitre 4, Delirium, est donc lui totalement dramatique et particulièrement émouvant, racontant l'agonie du père de Joe avant sa mort. Ce chapitre, interlude noir et blanc au milieu d'un film en couleurs (là encore un très beau moment de contraste), est probablement le plus dérangeant de tous et, pourtant, il me semble que c'est le seul à ne contenir absolument aucun plan explicite de sexe. Ah, qu'il est malin ce Lars, toujours en train de nous taquiner ! D'ailleurs, selon moi, la véritable provocation de LVT n'est pas dans les scènes de sexe, ni même dans les gros plans explicites, mais bien dans tout ces petits détails qui nous rappellent sans arrêt qu'il y a un Lars avec le mot "FUCK" tatoué sur le poing derrière la caméra (le dialogue sur le prénom juif de Seligman ou encore l'apparition quasi inexpliquée au milieu du film des trois/quatre même plans dits "d'arrières-plans Windows" au milieu de Melancholia.)
Si le chapitre 3 était la parfaite transition entre humour et drame, le cinquième et dernier chapitre de cette première partie (au nom délicieux de The Little Organ School) est lui le parfait mix, le parfait contraste entre le sexe cru et la tendresse, la baise et l'amour. Le tout s'achève et vient se confirmer au moment précis où LVT décide de superposer le Bach de la scène de fin et le Rammstein du générique.

Si l'on peut par exemple regretter le fait que Lars von Trier ait totalement abandonné le style jump cut au profit d'un montage beaucoup plus classique, ainsi que d'une caméra beaucoup plus stable (mais qui offre également de superbes images et une sorte de mélange des formes que je trouve, pour ma part, particulièrement plaisant), Nymphomaniac est une grande réussite, un film audacieux, travaillé, touchant, bien loin des étiquettes "érotique" ou "porno" qu'on aimerait lui attribuer, et qui, loin de rabaisser l'image de la femme, lui offre une sorte de grâce et de frénésie (les hommes, obnubilés par leur désir de chair, sont beaucoup plus à plaindre que les femmes dans ce film.)
On ne peut souhaiter qu'une seule chose pour la seconde partie, c'est qu'elle continue dans cette direction. Adoptant le teasing propre aux séries TV américaine (il ne manquait plus que la voix grave annonçant "Next mounth, in Nymphomaniac") rappelant que le film a également bénéficier d'un travail marketing très très malin, Lars von Trier nous laisse quasi la bave aux lèvres. On meurt d'impatience, tel un junkie en attente de sa dose... Ou d'une nymphomane en attente de sexe.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 janvier 2014
Lars Van Trier aurait du appeler son film "Soporifiac" ou prend tes jambes à ton cou vu le nombre de spectateurs qui ont quitté la séance.
NoPopCorn
NoPopCorn

33 abonnés 286 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2014
Une version sensuelle de la pêche à la nymphe !
Très différent des derniers films de Lars von Trier, Nymphomaniac est une vraie claque en étant un film poétique et bien plus sensuel que ce que l'on pourrait penser.
En quelques mots, vivement le volume 2 !
Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 janvier 2014
Une fois de plus, incontournable, tant pour la perfection de la mise en scène, de l'originalité de traitement du thème et de la justesse des acteurs. Après l'excellent Melancholia, Lars Von Trier démontre à nouveau qu'il fait partie de ceux qui osent encore le cinéma radical et non consensuel, au même titre qu'un Gaspar Noé ou Leos Carax. Vivement la suite !
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2014
J'apprécie les films de Lars Von Trier en général, il a un style particulier.
J'avais hâte de voir son dernier opus.
Cela m'a à la fois plu et déplu.
Ce qui est pénible d'abord c'est qu'une fois le film terminé il faut attendre un mois pour voir la suite.
On voit d'ailleurs quelques extraits de cette suite au générique de fin et cela a l'air mieux.
Dans cette première partie on voit la jeunesse de l'héroïne et même si dans l'ensemble j'ai bien aimé, c'est certain que par moments c'est bien pénible (entre autres la femme de l'un de ses amants qui vient chez elle avec ses enfants puis son père à l'hôpital).
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 janvier 2014
Ce film était très bien filmé, belle interprétation de Shiah, et qu'est-ce que ça m'a fait plaisir de revoir ,
voila c'est tout ce que je peux faire comme commentaire, de LVT, je garderai en mémoire Dancer et Breaking qui pour moi étaient des beaux films, le reste de son oeuvre c'est comme dans un restaurant, ben c'est le reste :)
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 janvier 2014
Avec l'aide son confident, Seligman, Joe (Charlotte Gainsbourg) voudrait rétablir un ordre dans le chaos de sa vie: si, comme elle le dit, tous ses amants n'en font qu'un, alors où se trouve l'ordre caché sous le désordre apparent, où est le nombre premier? Qui détient la réponse? Le film de LVT nous fait croire, dans son dernier chapitre, à cette quête métaphysique inscrite sur fond de polyphonie de Bach. Il nous faire croire à une sorte d'accord parfait, d'harmonie enfin (re)trouvée. De la rencontre entre Joe et Jérôme (Shia Laboeuf), Seligman doute pourtant, mais le film nous emmène quand-même dans la chambre des amants, où tout commence comme une scène d'amour avant de basculer, de façon stupéfiante, dans le grand vide. C'est ce grand vide qui me fascine à la fin de Nymphomaniac, ce noir qui renvoie au début du film: pourquoi Joe ne jouit-elle pas? Et pourquoi a-t-elle été ramassée par Seligman? Nymphomaniac commence un peu comme Mulholland drive de Lynch: il s'agit pour un personnage de se relever pour partir vers l'inconnu. Chez Lynch, Rita trouvait Betty sur sa route et connaissait avec elle une véritable extase. Nymphomaniac dresse au contraire le constat d'une extase introuvable: "I can't feel anything". Etrange conclusion d'un film présenté comme sulfureux, voire porno et qui se termine pourtant sur le portrait d'une femme qui ne jouit pas. La suite sur mon blog.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 janvier 2014
Beaucoup de bruit pour rien. certes des scènes choc qui ont fait le buzz... Mais au delà de ça, un film ennuyeux et sans intérêt.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse