842 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
102 critiques spectateurs
5
27 critiques
4
34 critiques
3
19 critiques
2
16 critiques
1
3 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Fritz L
220 abonnés
767 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 5 septembre 2015
Cela aurait pu s’appeler « Brève rencontre », « La délicatesse » ou encore « Coup de foudre à Nottingham», mais le choix du réalisateur s’est porté sur « Week-end », ce moment de la semaine, (parfois) déshabillé de toutes contraintes, où tout semble possible, où l’on trouve le temps de se retrouver. Un arrière goût d’adolescence, pour aborder ce moment de vie en montagne russe, prenant son envol dès le vendredi soir, atteignant l’apogée le samedi et amorçant une descente plus ou moins dure le dimanche.
C’est exactement ce que va vivre Russel, en rencontrant dans une boîte gay, Glen. Sans le savoir, un week-end surprenant les attend, et c’est ce qu’Andrew Haigh nous propose dans son film qui diffère par le ton et l’esprit de ce genre de productions par trop calibrées et ressassant toujours les mêmes clichés. Pas de militantisme, pas de scènes de sexe ostentatoires, pas de prosélytisme, encore moins de larmoyant. « Week-end » est vraisemblablement l’un des plus juste et des beaux films d’Amour produit à ce jour.
En opposant les personnalités de Russel et de Glen, l’un gay mais pas trop (au moins aux yeux de tous) et l’autre extraverti et cash, une alchimie se met en place, poussant l’un et l’autre à exprimer leurs refoulements, leurs peurs, et au final leurs envies. Les sentiments sont là… Bien évidemment ils feront tout pour ne pas se quitter durant ces deux jours, partageant tendresses et délires, sexe et complicité, la complémentarité est évidente. Mais nous ne sommes pas dans une comédie romantique, le ton est souvent grave et la destinée de chacun déjà bien « figée dans le béton ».
C’est justement en abordant cette histoire par tous ces petits moments intimistes, où le monde extérieur tient de l’agression, qu’Andrew Haigh construit cette histoire. Des petits matins vaseux, aux repas sur un coin de table, des transports en commun aux scènes de rue, « Week-end » distille le banal et dévoile la vraie intimité, loin de toute représentation. Il s’en dégage une épure de sentiments, des effluves sensitifs, un charme aussi puissant exalté par l’attachement de ces deux êtres qui naît sous nos yeux ! « Week-end » est aussi un film très pudique qui ne cherche pas l’émotion à tout prix, encore moins la guimauve. Il va à l’essentiel comme la scène de la gare où ce qui apparaît être l’ultime échange entre Russel et Glen est couvert par le bruit des trains, ne dévoilant que quelques mots indispensables, ceux que l’on attendait…
Andrew Haigh a impulsé à son film clairvoyance et réalisme, il dépasse la cadre d’une histoire d’amour gay, ici, c’est l’amour tout court qui prévaut. Et cette Amour, Tom Cullen et Chris New le portent prodigieusement. Ils mettent en relief les personnalités, les failles et les qualités de Russel et Glen. Ils incarnent leur intériorité avec finesse et énormément d’élégance.
Très belle histoire d'amour homosexuel !! J'aurais vraiment voulu accrocher car le projet du film est très louable : montrer de façon réaliste et parfois crue que l'amour entre deux garçons n'a rien de choquant et n'est pas différent des autres histoires d'amour mais je n'ai pas réussi à adhérer ! Je me suis ennuyé et malgré toute ma bonne volonté je ne garderai pas un souvenir impérissable de ce film (contrairement aux films d'Eytan Fox par exemple)
Magnifique film-flash entre deux êtres qui vont s'apprendre l'un de l'autre durant un week-end. Du ton cru de cette rencontre à la pulsion, on attend d'abord du plus salace, voire du sordide. Sauf qu'on va virer en quelques plans et une explication brève à une adhésion totale. Emotion grandissante... La manière de filmer y est pour beaucoup (le champ contrechamp pendant les paroles décisives, ou la plongée sur la petite silhouette qui se retourne, repart...). Mais sans doute en premier l'assortiment des deux acteurs principaux, soit Russel, un jeune sans référence parentale précise, réfléchi, souvent partagé entre intime et public et Glen, le gars de passage qui dit ce qu'il veut de lui, un tantinet hâbleur, attention, c'est le plus surprenant ! Des scènes affectueuses de défi, d'autres un peu hot avec le recours aux expédients pour monter très haut, mais jamais porno décérébrées ni même homo collectionneur frotti frotta. Le regard de Andrew Haig se veut frais sur ces êtres livrés corps et âmes, parce que c'est plus fort qu'eux et parce que c'est leur heure. L'homosexualité version amour universel, une merveille à offrir aux homophobes !
que dire? un film prenant, sur le thème gay , sans concessions , sur une histoire... une rencontre , collant parfaitement a la réalité de notre société. Une réalisation efficace soutenue par des dialogues et des comédiens hors pairs : pari gagné car que l'on soit hétéro gay , cela nous plonge dans nos propres sentiments, a des moments que la plupart d'entre-nous ont vécu , passant de nos angoisses a l'amertume, de la frustration à l'espoir. tout cela en évitant les clichés. bref un film sublime à découvrir
Quel film sublime! je ne connaissais ni le réalisateur, ni les acteurs et suit tombé sur ce film un peut par hasard. Quelle découverte. Du talent à l'état pur, d'une finesse et d'une densité rarement atteint, servi par deux acteurs exceptionnels. Un chef-d'oeuvre!
Quand on rencontre Tom Kullen (même pour un week-end) on ne fait pas tant le difficile. Cette histore d'amour est certainement envoutante mais cella laisse l'effet des gens qui passent et s'en vont avant que n'opère leur charme (réf. Drieu La Rochelle "Une femme à sa fenêtre") On a tout de même un peu de mal à adhérer et voilà pourquoi ce genre de rencontre n'est pas fait pour durer. Ce qui est palpitant c'est de partager les heures de passion et de s'oublier. Les bons momments n'ont qu'un temps alors autant en profiter pleinement et se dire que l'on aura pas de cicatrices. Brokeback Mountain était beaucoup plus construit dans le genre et nous montre, justement, les effets secondaires dévastateurs pour les bleus à l'âme. (Ravi d'avoir retrouvé T. Kullen dans " The Last Days on Mars")
Au début je voulais voir Week-End de Jean Luc Godard puis par erreur je suis tombé sur ce Week-End . Alors globalement ce film n'est pas mauvais, les acteurs sont par exemples parfaits, la réalisation reflète la petite production indé rien de bien moche ou bien beau donc . Ensuite le récit est très sincère dans sa vision de l'homosexualité, on y voit la vraie face des gays, loin des grandes folles que vous voyez a la télé et ça c'est plaisant . Par contre surement car je ne suis pas gay (?) j'ai pas compris le fond du film en dehors de nous montrer deux gays qui bavardent de bout en bout . A mes yeux il manque un vrai fond, une vraie idée, un vrai truc histoire de cibler tout spectateur, c'est surement touchant (?) mais pas pour moi . Sympa mais sans plus .
J'ai découvert ce film via la série Looking (HBO) dans la même veine et du même réalisateur. Très beau film, d'une totale simplicité, notamment scénaristique malgré les questions de très grande importance qui traversent le film, et pourtant bouleversant. Quelques maladresses ou longueurs au détour d'une scène (au début) qu'on lui pardonne très vite, pour ses acteurs si justes, sa manière si douce et belle de filmer sa ville, une sorte de cité anglaise jamais vue comme ça. Un film auquel on pense longtemps.
Il est des films sans autre prétention que de raconter le plausible. Pas d'effets spéciaux, pas de monstres. Juste deux êtres humains et leurs contradictions face à un sentiment qui fait autant envie que peur.
Je ne suis pas très porté sur le cinéma gay (bien que je le sois moi-même) car bien trop souvent à mon goût les scénarios tournent souvent sur le coming-out ou juste la sexualité. Ici avec "Week-end" ce fut différent : une rencontre, une relation s'installe. La fin est belle ... à vous de le découvrir.
Un film très profond et très sincère pour ce qui est des sentiments. Ce n'est pas le meilleur que j'ai vu mais au moins pour être franc les émotions sont là. Encore resté sur ma fin pour celui la mais bon film en tout cas !
Un film d'un matérialisme dégoûtant, jeunisme, superficialité abyssale, colle si bien à notre époque tout fric-physique .. les gestes des acteurs sont maniérés et obscènes, pareil a ceux d'un modèle main d'un télé achat.. ici vous pourrez voir le vieux mug trop fashion que j'ai déniché dans le vide grenier du coin! trop "IN"! je bouge de façon nonchalante et sexy dans mes vêtements façon american apparel, et tapote sur mon macbook mon moi intérieur, ça me donne l'air beaucoup plus profond.. mon regard vide perdu dans le paraître! se film m'a donné la gerbe, il en a fait rêver d'autres, chacun son point de vue