The Double...de Richard Ayoade, d’après Dostoïevski. Comment pitcher cette histoire bizarre ? Simon est un peu un souffre douleur, introverti, maladroit, que ce soit dans son boulot ou sa vie privée. Débarque un nouveau collègue qui est son sosie, et aussi tout ce qu’il voudrait être, à savoir son contraire.La mise en scène est hystérique, parfois marrante, parfois bien faite, mais au final trop c’est vraiment trop. Même si Ayoade ne s’essouffle pas au milieu de tous ces artifices, le film devient carrément lourdingue au bout d’une demi heure. Ca rappelle un peu Kafka dans l’univers barré, mais on pourrait y trouver aussi un peu de Brazil, un peu de Delicatessen, un peu de Lynch, un peu de Polanski, et toutes ces références plus qu’apparentes font que ce «Double» n’a pas vraiment d’identité propre.A côté de cela, l’image est superbe, la photo magnifique, le montage parfait, la faiblesse principale étant la matière première du scénario...dommage, bien essayé !L’intérêt principal du film reste bien sur Jesse Eisenberg, génial dans ce double rôle, génial tout court, génial tout le temps. A ses côtés Mia Wasikowska qui s’en sort plutôt bien après son trip vampirique chez Jarmush, et son rôle d’adolescente vengeresse chez Cronenberg. C’est un film pour les curieux, les rats des salles obscures ! Sinon, je ne recommande pas pour ceux qui vont rarement au cinéma.