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    12 Years a Slave
    note moyenne
    4,3
    25100 notes dont 1763 critiques
    répartition des 1763 critiques par note
    452 critiques
    766 critiques
    308 critiques
    131 critiques
    63 critiques
    43 critiques
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    1763 critiques spectateurs

    maxime ...
    maxime ...

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    4,5
    Publiée le 23 novembre 2018
    Bouleversant, si je ne pouvais employé qu'un seul terme se serait celui-ci. Pour avoir vu 12 Years a Slave au cinéma il y'a près de cinq ans, ma vive émotion de m'y replongé ce soir atteste du sentiment qu'il m'a laissé ... Steve McQueen est un très grand réalisateur, Shame et Hunger l'atteste, ce dernier également ! Le procès qui incrimine ce réalisateur vis à vis de son approche est d'ailleurs selon moi soit cynique au possible ou totalement insensible ... L'Empathie n'est pas un " sentiment facile ", bien au contraire ! La mise en scène et les choix de narrations sont très soignée et magnifie l’esthétique du film dans sa généralité, la musique de Hans Zimmer s'inscrit dans cette idée aussi. Je suis en revanche un tantinet plus circonspect avec les comédiens. Chiwetel Ejiofor est hors de causes, il est celui par qui la magie opère, bien plus que dans mes souvenirs au demeurant. Il m'a beaucoup ému ! Lupita Nyong'o est elle aussi dans cette veine, son sort nous déchire et nous accable ... La violence autour d'elle m'a bougé comme rarement. Si ces deux acteurs m'ont époustouflés Michael Fassbender lui m'a déçu ... Il tartine sa composition de ridicule à force d'en faire des caisses et des caisses et perd en présence et en prestance. Les autres acteurs eux ne sont que de passages et c'est selon moi le petit bémol du film ... Car hormis ce désagrément 12 Years a Slave est un film fort et révoltant sur les limites de ces hommes et femmes brisés par cette abomination qu'est l’esclavagisme ! Je vais revoir les précédents films de cet auteur et cherché à me procuré Les Veuves que j'ai manqué au cinéma.
    yohanaltec
    yohanaltec

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    5,0
    Publiée le 26 janvier 2014
    Steve McQuenn signe sûrement l'un de ses plus beaux films avec 12 years a slave. Les images du film sont absolument dûrs et la prestation de l'acteur principal est fabuleuse. Un choc.
    nathaliewell
    nathaliewell

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    1,5
    Publiée le 22 janvier 2014
    Film incroyablement vide ! Il ne suffit pas d’avoir un sujet (aussi émouvant soit-il) pour réussir à faire un bon film. Des plans d’une longueur interminables, des dialogues qui frôlent le ridicule, des scènes d’une inertie incroyable. qui enlevent toute crédibilité à cette histoire. Cette obligation permanente à vouloir nous émouvoir ne réussi finalement qu’à nous exaspérer.. En ce qui me concerne, les acteurs ne réussissent pas à me toucher, par contre ils réussissent bien à me lourder ce qui rend le film encore plus long qu’il ne l’est. C’est tellement formaté pour aller aux Oscars que cela en devient pitoyable.
    Raphaël O
    Raphaël O

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    5,0
    Publiée le 2 juin 2014
    Basé sur une histoire vraie, ce troisième film de Steve McQueen est superbement mis en scène, poignant, pourvu d'un excellent casting et magistralement interprété. Un chef-d'œuvre.
    titicaca120
    titicaca120

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    4,0
    Publiée le 24 janvier 2014
    un film sur l'esclavage qui nous montre la cruauté des propriétaires et de leurs épouses sur une population apeurée et résignée. des scènes chocs très dures filmées avec brio. pendaison, fouet, viol le quotidien de ses pauvres gens après des journées entières de dur labeur. le jeu des acteurs est prodigieux surtout celui de la jeune esclave noire et du maitre des lieux. ces étendues de champ de coton donnent vraiment une envie de vomir.
    ConFucAmuS
    ConFucAmuS

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    4,5
    Publiée le 22 janvier 2014
    Il y a à peine un an, Quentin Tarantino abordait l'esclavage dans Django Unchained et parvenait à le renverser par la simple force de son Cinéma. Cette année, celui de Steve McQueen délivre une œuvre qui sera sans doute considérée comme définitive sur le sujet. Adaptée des mémoires de Solomon Northup, 12 Years a Slave impose deux vérités: il s'agit du plus grand film de McQueen, et il est également évident qu'il fera partie de ce que l'année 2014 nous a offert de plus impressionnant. Northup a eu la chance de pouvoir vivre libre dans l'état de New York dès 1841, avec sa femme et ses deux enfants. Une chance qui va rapidement lui être reprise, quand il est abordé par deux prétendus artistes qui, en réalité, vont le droguer et le revendre comme esclave à la Nouvelle-Orléans. Peu enclin à se laisser traiter de la sorte, Northup va vite se rendre compte que la moindre tentative pour réclamer sa liberté pourrait le conduire à une bien cruelle destinée. Tel qu'il l'avait fait pour traiter le combat mené par Bobby Sands en prison dans Hunger, ou bien alors l'addiction sexuelle de son héros dans Shame, Steve McQueen affronte l'esclavagisme de la manière la plus frontale possible. En résulte un choc proprement traumatisant, absent de tout pathétisme auquel un thème pareil pourrait facilement mener. Nul manichéisme ou simplification primaire, juste le plus honnête témoignage sur l'esclavagisme. Le metteur en scène parvient en quelques séquences à en résumer toute l'horreur. En particulier cette scène de pendaison, qui prend une tournure vertigineusement complexe par sa simple réalisation. Ses personnages présentent également tous une densité absolument incroyable, chacun dévoilant une profondeur inouïe. Où l'ambigüité partage même le martyr des plus meurtris, et où on décèle une humanité bien vivace dans le regard ou le comportement des bourreaux. Et McQueen a pris le soin de confier les rôles à des acteurs qui font la différence. Chiwetel Ejiofor est prodigieux en Northup, Michael Fassbender bluffant de sauvagerie dans le rôle du glaçant maître Edwin Epps. On retiendra également la révélation Lupita Nyong'o, poignante en Patsey. Et Benedict Cumberbatch qui apporte subtilité à son personnage de William Ford, premier "propriétaire" de Northup. Certains films ont peut être osé aborder cet horrible chapitre de l'Histoire des États-Unis (Amistad, Beloved, Amazing Grace, et le dernier Tarantino donc). Certains ont même su marquer le Cinéma. Mais aucun avant 12 Years a Slave n'aura su le faire de manière si indélébile.
    leprince
    leprince

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    0,5
    Publiée le 28 janvier 2014
    Quelle est cette époque qui tient à surestimer systématiquement chaque film qui parle d'un sujet difficile? Pourquoi faut-il qu'on soit ébahi devant le faux courage d'un réalisateur qui ne formule aucun regard original ni même une réflexion autour de ses personnages? Complaisant, linéaire et sans surprise, le réalisateur se plait à décrire la violence de l'esclavagisme dans un réalisme obscène, comme si la vérité du sexe se résumait à l'imagerie porno. Souffrance, lenteur font de 12 years a Slave un film très prétentieux sur le sujet, sans relief.
    islander29
    islander29

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    4,0
    Publiée le 23 janvier 2014
    Voila un film majeur sur l'esclavagisme, film tiré du "roman" publié dans les années 1850 par la victime.... La construction du film linéaire délivre de forts moments d'émotions et ne peut pas provoquer une révulsion face à de méthodes extrêmement barbares, seuls les nazis ont fait pire sans soute..... Le film est basé sur l'intimité d'un homme qui livre se secrets de détention Sans entrer dans les détails, il y a de magnifiques plans séquences ( les gospel à l'enterrement vers la fin, la scène de la pendaison (une parmi d'autres), la scène du fouet où les maitres se disputent, etc.....) Le film est relativement lent, autant dans le rythme, que les dialogues, et la mise en scène alterne avec brio, les scènes d'horreur et les plans statiques de paysages, bayous, champs de cotons, ciels..... pas mal d'extérieur et de soleil dans la lumière, et le contraste saisissant sans doute voulu par le réalisateur entre la douceur du Mississipi et les violence des rapports avec les esclaves.... Je dois dire qu'on ne sort pas indemne d'un tel film, et que l'on hésite entre larmes et culpabilité.... La musique est elle très (trop ?) discrète...... Le point de vue réaliste et émotionnel choisi par Steve Mc Queen, ne peut pas ne pas faire penser à la farce ironique de Tarentino....L'opposition de style est claire, et le message ici passe sans équivoque...... Voila à mon avis un film à ne pas rater et à partager avec conviction......
    Alice025
    Alice025

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    5,0
    Publiée le 22 janvier 2014
    Magnifique. Le meilleur film sur l'esclavage que j'ai vu, l'année 2014 commence en parfaite beauté ! Cette histoire inspirée de faits réels va littéralement vous transporter et vous bouleverser. Plus le temps va passer, plus vous allez monter crescendo en émotion. L'esclavage est traité ici de manière extrêmement brutale et violente. C'est à travers le personnage de Solomon que nous découvrons cette abomination, et son désespoir personnel. Né en homme libre, arraché à sa famille et vendu comme esclave, Solomon va donc subir un calvaire pendant 12 longues années. Ce n'est pas seulement son calvaire, mais aussi celui de tous ses camarades. Les paysages rentrent parfaitement dans leur contexte, et les plans de cadrage sont fabuleux car ils choquent. Certaines scènes me restent vraiment à l'esprit, comme la longue scène de « pendaison ». Elle a l'air interminable et tellement cruelle qu'on se sent très mal à l'aise. Les tortures, le manque d'hygiène, les pendaisons, les humiliations, les coups de fouets et j'en passe, autant de choses horribles qui nous sont montrées avec une telle intensité qu'il est parfois difficile de regarder sans se cacher les yeux. Prêt à tout pour s'en sortir, quitte à se plier aux exigences des négriers et à faire bonne figure dans l'espoir de survivre, non plutôt de vivre, nous partageons avec douleur cette triste histoire. L'intensité atteint son summum jusqu'aux dernières scènes, aux dernières minutes du film, où je n'ai personnellement pu contenir mes larmes. Pas un acteur n'est mauvais, mais je lève mon chapeau à Michael Fassbender incarnant un homme infâme, dénué de sentiments, seulement rempli de colère et de cruauté. Son jeu d'acteur est exquis tant il est cruel. « 12 Years a slave » est nominé 9 fois aux Oscars. Eh bien il mérité de remporter non un, mais plusieurs prix. Majestueux, choquant, cruel, bouleversant, émouvant, portant à réflexion... Autant de qualificatifs ne suffiraient pas pour décrire un tel film.
    gorbi1312
    gorbi1312

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    2,5
    Publiée le 23 janvier 2014
    Moyen oui. Mc Queen nous fait un film à Oscar, un peu formaté. A t'il eu des ordres, ou est-ce délibéré de sa part, en tout cas, on ne retrouve pas ici tout la puissance de l'auteur de Hunger. La déception est là, l'Esclavage, une Histoire vrai, un Réalisateur avec une identité forte, on s'attendait à autre chose. Les scènes fortes sont bien présentes, mais par salves, et Mc Queen ne donne pas à son film une ambiance dramatique, inhumaine, écœurante. Pour être dur, on frise parfois le romantisme, et le final est limite ridicule. Pas dans les faits, mais dans la mise en scène et le jeu d'acteur. Trop classique pour être Le grand film attendu donc, il n'en reste pas moins un bon film, avec un Fassbender dingo et la découverte Lupita Nyong'o. Chiwetel Ejiofor parait quand à lui écrasé et un peu perdu par l'enjeu. Il aura peut être l'oscar ? Mince alors.
    Flaw 70
    Flaw 70

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    5,0
    Publiée le 26 janvier 2014
    Après deux bijoux de cinéma Hunger et Shame, Steve McQueen revient pour un troisième film tout aussi aboutit et puissant. Le film traite de l'histoire incroyable, vraie et monstrueuse de Solomon Northup et McQueen en plus de livré un récit poignant sur ces sombres années continue à développer les thèmes qui lui son chère comme la dégradation du corps et de la mise à l'épreuve de l'esprit. Il y a vraiment une filiation très proche avec sa filmographie dans cette histoire que lui seul pouvais lui rendre justice comme il le fait, il évite le manichéisme autant que possible, il ne se pose pas en moralisateur et il ne traite pas son sujet de façon académique, il s'évertue simplement à retranscrire l'horreur qui à été vécu par ses hommes et femmes qui ont été victime d'esclavage mais en y mettant une émotion et une âpreté qui nous met face à la condition humaine dans ces plus bas aspects et c'est nous spectateur qui nous posons en moralisateurs et qui nous nous blâmons pour les crimes qui ont été commis dans le passé. On est totalement immergés dans l'histoire et on assiste impuissant à l'injustice et la monstruosité des actes commis, on passe par les mêmes processus que le personnage principal. Chaque coups de fouet est un supplice autant pour les personnages que pour nous, les personnages sont totalement déshumanisé, comme Solomon à qui on le prive de sa famille, de son nom et de sa liberté. Il est d'ailleurs terrifiant de voir qu'une grande part de la déshumanisation ce fait aussi par le personnage principal au point qu'il se sente parfois responsable de son sort spoiler: ( lorsqu'il demande pardon à sa famille ) mais il est aussi intéressant de voir que parfois Solomon n'est pas aussi admirable qu'on le pense notamment au début lorsqu'il croise un esclave dans une boutique et qu'il se souci moins de sa condition que du prix de la robe de sa femme spoiler: ou encore lorsqu'il abandonne sans ce retourner son amie au prix de sa liberté . C'est la que l'on voit que le film ne cède pas au manichéisme car chaque personnage est ambivalent comme le premier esclavagiste qui achètera Solomon, ce n'est pas un homme mauvais dans le fond mais il exploitera sans scrupules ces esclaves. Le sujet est donc clairement la condition humaine qui peu à la fois être bonne mais aussi être cruel. En soit le personnage de Epps, le second esclavagiste est sans aucun doute le personnage le plus déshumanisé du récit, il est impitoyable, cruel et terrifiant mais pourtant il éprouvera une obsession maladive pour une de ses esclaves qui rend cet homme imprévisible et fascinant car à de rares occasions il pourra faire preuve "d'humanité" avec une scène furtive ou il se montre paternel, tendre et affectueux avec une enfant noir qu'il porte dans ses bras et celle-ci ravi ne semble pas ce rendre compte du genre d'individu avec lequel elle rigole et s'amuse, ce qu'il semble montrer que cet homme était aussi capable de bonté comme des pires atrocités. Il y a aussi une dénaturation de la religion car les trois passages de la bibles qui sont lu sont parallèlement dit avec une femme qui pleure la perte des ses enfants, un chant raciste et une ode à la torture. Le traitement de ce sujet est donc intéressant et soulève une question intéressante comment ces êtres humains qui ont été maltraité et humilier peuvent-ils encore croire et se tourner vers dieu ? Alors que malgré tout Solomon n'obtiendra jamais justice et que les circonstances de sa mort son pour le moins floue et cache de véritable zones d'ombres. Le sujet est donc incroyablement dur et émouvant, il y a de vrais émotions dans ce film qui à été fait avec respect par des gens concernés. Le casting tout d'abord est parfait même dans les plus petits rôles mais ont retiendra surtout un Benedict Cumberbatch très juste, une jeune actrice sensationnel à suivre de très près la talentueuse Lupita Nyong'o mais les deux monuments du film sont clairement Chiwetel Ejiofor qui livre une performance poignante et sensible, et Michael Fassbender qui est totalement habité et qui livre une prestation remarquable qui arrive par moment à faire jaillir un éclair d'humanité grâce à la subtilité de son jeu . Ils n'ont clairement pas volé leurs nominations aux oscars. Sinon la réalisation de McQueen est brutale et sans concessions, il nous montre les pires horreurs sans détourner le regard comme cette scène effroyable d'une demi-pendaison filmé en plan séquence fixe pendant quelques minutes ou des enfants joue autour du pendu ce qui créer un décalage malsain, cette scène est limite insoutenable. Steve McQueen sait exactement comment faire durer ses scènes pour que celles-ci soient difficile à regarder comme les scènes de coups de fouets en particulier la dernière qui atteint un paroxysme de violence et de fureur. Sa mise en scène est donc vraiment ingénieuse et sert le sujet à merveille certains plans d'une beauté onirique tranche avec le violence du propos ce qui instaure une ambiance poisseuse et hypnotique soutenu par un montage parfait et fluide qui évite la linéarité. Mais parfois en raison de son montage on n'a pas l'impression que douze années ce sont passer et autre petit défaut la musique est bien trop pompeuse. Mais hormis ces deux petits défauts il ne fait aucun doute qu'on a affaire au premier chef d'oeuvre de 2014, un film sombre, violent et brutal qui pose un constat désespéré de l'homme. C'est aussi un film profondément humain et émouvant qui insinue l'espoir de jour meilleur mais malheureusement le racisme existe toujours aujourd'hui malgré les erreurs que cela à commis dans le passé. En conclusion Steve McQueen prouve que c'est un grand cinéaste, qui continue à explorer sa vision d'auteur avec succès et son 12 Years A Slave est la troisième réussite d'une filmographie courte mais parfaite qui à encore de belles heures devant elle et le succès aux oscars est presque assuré.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    1,0
    Publiée le 23 janvier 2014
    J’avoue ma surprise, je m’attendais à un grand film sur un tel sujet et je n’ai vu que prétextes à des scènes de violence qui n’ont que l’excuse du surréalisme pour les admettre. En 1840, les grands propriétaires sudistes étaient depuis longtemps dans la logique d’acheter de la main d’œuvre issue directement du trafic d’esclave, trafic auquel des marins français ont d’ailleurs été mêlés avant 1848. La plupart traitaient ces gens comme nous traitions nos animaux de ferme ce qui est devenu un crime de nos jours mais Il n’y avait nul sadisme en dehors de cas isolés. Or, dans ce film nous avons à faire à des déséquilibrés gravement frustrés de surcroît, femmes et hommes compris. Nous avons donc pour moi changé de sujet et l’intervention d’une sorte de Messie qui permet une fin heureuse, du moins pour Solomon, m’a encore plus convaincu de ce changement. Je comprends très bien la motivation de Steve McQueen et je ne doute pas une seconde de sa sincérité. Malheureusement, sa façon outrancièrement démonstrative de filmer a dénaturé ses propos. Ce n’est plus la lutte contre l’esclavage qu’il dénonce, c’est l’atroce perversité humaine lorsque que aucune loi ne protège l’ensemble d’une société. Dans ces conditions, la mise en scène, l’accompagnement musical, les bruitages sont un supplice permanent pour le spectateur éduqué et raffiné. McQueen aurait dû rester dans le social, il s’est pris pour Tarantino : grosse erreur. C’est souvent comme cela quand on est jeune, qu’on a une histoire à raconter à tous pour qu’elle n’arrive plus jamais et qu’on veut faire partager ses souffrances pour les atténuer. On en fait dix fois trop et le mieux devient l’ennemi du bien.
    poulaitt
    poulaitt

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    2,0
    Publiée le 13 février 2014
    Un film en temps réel pour le malheureux spectateur qui a pensé que cette histoire cauchemardesque, incroyable (mais partiellement vraie) et dramatique serait émouvante et apporterait un point de vue différent des nombreux films traitant de l'escavagisme antérieur à la guerre de sécession. Loin s'en faut, on souffre énormément par ampathie devant toute cette violence que subissent les esclaves, on est excédé par le droit de vie et de mort que s'octroient les dirigeants des plantations, mais le fait que le héros soit au départ un homme libre n'apporte pas pas grand chose à la réflexion ; qu'on enlève un homme à ses terres natales ou à sa vie d'homme libre revenant au final au même. Reste des plans statiques excessivement longs (mais bien filmés), des coups de fouets de boucherie pénibles à voir et des personnages bien inutiles, quoi que joués par d'excellents acteurs, car pas assez exploités.
    cylon86
    cylon86

    Suivre son activité 1333 abonnés Lire ses 4 430 critiques

    4,0
    Publiée le 25 janvier 2014
    C'est une histoire vraie qui fait froid dans le dos : celle de Solomon Northup, violoniste Noir et né libre, qui se fait enlever du jour au lendemain par des esclavagistes qui le revendent dans le Sud, là où l'esclavage est encore au goût du jour un peu avant la Guerre de Sécession. Parce que c'est une histoire vraie, parce que ça parle d'esclavage et parce qu'il y a un casting en béton, le film a tout pour plaire tout en parlant d'un sujet grave. Mais Steve McQueen n'est pas le genre de réalisateur qui reste sur de tels acquis et ses partis pris de mise en scène sont toujours aussi radicaux, quitte à faire des plans déconcertants qui ralentissent le rythme du film. Mais si sa mise en scène est ce qui dessert parfois le film, c'est aussi, paradoxalement, ce qui fait sa force. Certains plans fixes (dont celui de nuit entre Solomon et son maître, Edwin Epps) et certains longs plans (comme celui où Epps force Solomon à fouetter une autre esclave) sont vraiment prenants et participent vraiment à notre immersion au cœur de cette histoire à l'écriture soignée qui nous fait passer douze années dans la vie d'un homme sans que l'on s'en rende compte. Filmé dans de superbes décors de la Louisiane, "12 Years a slave" pose un regard violent et sans concessions sur l'esclavage, offrant même différents points de vue sur cette situation à travers les divers seconds rôles du film, tous très bons (Benedict Cumberbatch, Brad Pitt, Paul Dano) mais malheureusement peu présents. Beaucoup plus présents et imposant franchement leur présence, on trouve Chiwetel Ejiofor, impliqué dans un rôle difficile mais intense et bien évidemment Michael Fassbender qui donne à son personnage de négrier sadique (qui préfère tout de même une de ses ouvrières à sa femme !) des nuances qui le rendent encore plus imprévisible.
    Badaask
    Badaask

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    4,5
    Publiée le 2 février 2014
    Steve McQueen n'est pas inconnu au bataillon et ça serait dégueulasse de résumer sa carrière à un seul film. Car avant de connaître le succès fulgurant avec "12 Years A Slave" il avait aussi réalisé Hunger et Shame. Très bon aussi. Même s'il faut reconnaître que son nouveau film est de loin le meilleur de sa courte filmographie, il est indéniable qu'il avait déjà un don pour la réalisation. Dès ses débuts. C'était quelque chose à mettre au clair car beaucoup de personne dans la salle pensaient voir en ce film le coup de chance d'un débutant. Bref j'attendais beaucoup de ce film et je n'ai pas été déçu. Le metteur en scène aime bien prendre le temps. Il installe bien ses personnages sans se précipiter. Peu de réalisateur le font de nos jours. C'est de plus en plus rare. Il arrive pendant deux heures à nous captiver. Il rend son film émouvant et terriblement frustrant. On est révolté face à tant d'injustice. La colère, la haine prend le pas sur tout le reste. McQueen a une patte assez reconnaissable. Une photo magnifique, de beaux plans, bien cadrés (presque poétique) en contraste avec une réalité crue, parfois à la limite du supportable. C'était le cas avec Hunger par exemple. Ici les actes de cruautés sont ignobles et répugnants. On ne compte même plus les coups de fouets. On a qu'une seule envie. La vengeance. Qui n'arrivera jamais. C'est ça qui rend le film vraiment émouvant. On pleure ces pauvres gens qui n'ont rien fait de mal. Beaucoup des émotions ressenties sont dû aux prestations incroyables des acteurs. Chiwetel Ejiofor est déchirant, juste dans son jeu et Fassbender, véritable enfoiré dans le rôle du tortionnaire dévoile une nouvelle facette dans son jeu d'acteur. Du plus petit rôle jusqu'au principal, les acteurs sont impressionnant tellement ils aident à rendre cette histoire vraie poignante et bouleversante. Le film se termine en apothéose et de la plus belle des manières. Seul regret. À montrer toutes ces horreurs, le réalisateur veut dénoncer et non montrer. Et cela c'est différent. Car dénoncer va souvent de paire avec l'intention de "changer" le spectateur après sa sortie en salle. Il en fait un film moralisateur nous rendant comme responsable de tous les actes commis par nos ancêtres. Dommage mais ça n'enlève en rien la qualité du film. Autre déception. Hans Zimmer. Ses compositions n'arrivent pas à rivaliser avec la beauté des images. N'y allons pas par quatre chemins, "12 years A Slave" est un film à ne pas manquer. Il est excellent. McQueen confirme son statut de cinéaste indépendant à suivre de très très près. Un grand moment de cinéma. Par contre le film est assez dure donc ce n'est pas pour tout le monde. Les plus sensibles, abstenez vous. Mais les autres, vous pouvez y aller les yeux fermés. Donc n'attendez plus.
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