12 Years a Slave
Note moyenne
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 janvier 2014
Quelle est cette époque qui tient à surestimer systématiquement chaque film qui parle d'un sujet difficile? Pourquoi faut-il qu'on soit ébahi devant le faux courage d'un réalisateur qui ne formule aucun regard original ni même une réflexion autour de ses personnages? Complaisant, linéaire et sans surprise, le réalisateur se plait à décrire la violence de l'esclavagisme dans un réalisme obscène, comme si la vérité du sexe se résumait à l'imagerie porno. Souffrance, lenteur font de 12 years a Slave un film très prétentieux sur le sujet, sans relief.
Kevin dioles
Kevin dioles

78 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2019
12 ans d'esclavage, nous raconte l'histoire vraie de cet afro-américain Solomon Northup, bien adapté à la vie sociale de New York, enlevé en 1841, pour devenir esclave. Un témoignage sur ces riches propriétaires de plantations, aveuglés par leur plein pouvoir, par la luxure, aveuglés par leur richesse, par la haine qu'ils ressentent pour une race dite à cette époque inférieur. Ces esclavagistes, qui le dimanche prêchent les saintes paroles, une façon de réclamer le pardon, de se couvrir, de se donner du réconfort par des croyances religieuses. Une jeune femme de couleur, soumise, nue, attachée à un poteau, la violence d'un fouet qui orchestre des claquements sur son corps ensanglanté, ses yeux remplis de larmes, tournés vers le ciel, implorent de quitter cette vie dirigée par des âmes sataniques. Une caméra qui prend le temps de filmer le ressenti, la douleur de chaque instant. De longs plans rapprochés sur les visages exprimant la cruauté de cette existence, avec cette violence des mots, la violence des actes, qui règnent pour assouvir les plaisirs, démontrant l'existence d' une injustice faite par des hommes se disant instruis. Une composition d'acteur qui apporte un regard puissant sur cette époque effroyable, où la folie habitait cette race humaine autoritaire, possessif à tous les niveaux. Un film magistralement mis en scène par le réalisateur Steve Mc Queen. Dans le même genre: Amistad, La couleur pourpre, Django Unchained, Mission.
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 174 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 janvier 2014
Film inutilement violent, édifiant à souhait, sans intérêt. On se doutait que l'esclavage était une abomination, on ressort de ce film comme on y était entré, on n'y a rien appris d'intéressant. Une perte de temps désagréable en plus.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2014
Voila un film majeur sur l'esclavagisme, film tiré du "roman" publié dans les années 1850 par la victime....
La construction du film linéaire délivre de forts moments d'émotions et ne peut pas provoquer une révulsion face à de méthodes extrêmement barbares, seuls les nazis ont fait pire sans soute.....
Le film est basé sur l'intimité d'un homme qui livre se secrets de détention
Sans entrer dans les détails, il y a de magnifiques plans séquences ( les gospel à l'enterrement vers la fin, la scène de la pendaison (une parmi d'autres), la scène du fouet où les maitres se disputent, etc.....)
Le film est relativement lent, autant dans le rythme, que les dialogues, et la mise en scène alterne avec brio, les scènes d'horreur et les plans statiques de paysages, bayous, champs de cotons, ciels.....
pas mal d'extérieur et de soleil dans la lumière, et le contraste saisissant sans doute voulu par le réalisateur entre la douceur du Mississipi et les violence des rapports avec les esclaves....
Je dois dire qu'on ne sort pas indemne d'un tel film, et que l'on hésite entre larmes et culpabilité....
La musique est elle très (trop ?) discrète......
Le point de vue réaliste et émotionnel choisi par Steve Mc Queen, ne peut pas ne pas faire penser à la farce ironique de Tarentino....L'opposition de style est claire, et le message ici passe sans équivoque......
Voila à mon avis un film à ne pas rater et à partager avec conviction......
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2014
Il y a à peine un an, Quentin Tarantino abordait l'esclavage dans Django Unchained et parvenait à le renverser par la simple force de son Cinéma. Cette année, celui de Steve McQueen délivre une œuvre qui sera sans doute considérée comme définitive sur le sujet. Adaptée des mémoires de Solomon Northup, 12 Years a Slave impose deux vérités: il s'agit du plus grand film de McQueen, et il est également évident qu'il fera partie de ce que l'année 2014 nous a offert de plus impressionnant.
Northup a eu la chance de pouvoir vivre libre dans l'état de New York dès 1841, avec sa femme et ses deux enfants. Une chance qui va rapidement lui être reprise, quand il est abordé par deux prétendus artistes qui, en réalité, vont le droguer et le revendre comme esclave à la Nouvelle-Orléans. Peu enclin à se laisser traiter de la sorte, Northup va vite se rendre compte que la moindre tentative pour réclamer sa liberté pourrait le conduire à une bien cruelle destinée.
Tel qu'il l'avait fait pour traiter le combat mené par Bobby Sands en prison dans Hunger, ou bien alors l'addiction sexuelle de son héros dans Shame, Steve McQueen affronte l'esclavagisme de la manière la plus frontale possible. En résulte un choc proprement traumatisant, absent de tout pathétisme auquel un thème pareil pourrait facilement mener. Nul manichéisme ou simplification primaire, juste le plus honnête témoignage sur l'esclavagisme. Le metteur en scène parvient en quelques séquences à en résumer toute l'horreur. En particulier cette scène de pendaison, qui prend une tournure vertigineusement complexe par sa simple réalisation.
Ses personnages présentent également tous une densité absolument incroyable, chacun dévoilant une profondeur inouïe. Où l'ambigüité partage même le martyr des plus meurtris, et où on décèle une humanité bien vivace dans le regard ou le comportement des bourreaux. Et McQueen a pris le soin de confier les rôles à des acteurs qui font la différence. Chiwetel Ejiofor est prodigieux en Northup, Michael Fassbender bluffant de sauvagerie dans le rôle du glaçant maître Edwin Epps. On retiendra également la révélation Lupita Nyong'o, poignante en Patsey. Et Benedict Cumberbatch qui apporte subtilité à son personnage de William Ford, premier "propriétaire" de Northup.
Certains films ont peut être osé aborder cet horrible chapitre de l'Histoire des États-Unis (Amistad, Beloved, Amazing Grace, et le dernier Tarantino donc). Certains ont même su marquer le Cinéma. Mais aucun avant 12 Years a Slave n'aura su le faire de manière si indélébile.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juin 2015
Un Film Coup de Poing. Inspiré de faits réels, le Réalisateur Steve McQueen livre ici un magnifique film sur l’Esclavage en suivant le parcours d'un afro-Américain violoniste qui devient un esclave pendant 12 ans. Grace a une très belle Mise en Scène en passant par une belle BO composer par Hans Zimmer qui est accompagne d'une superbe reconstitution de l'époque. Ensuite le Scénario est Bouleversant et Captivant en nous réservant sont lot de Séquences Choquantes et Dur mais qui n'oublie pas de nous émouvoir avec quelques moments assez touchants. Enfin la Distribution est Magistral avec notamment l'acteur principal Chiwetel Ejiofor qui livre ici une formidable performance d'acteur dans la peau de Solomon Northrup,accompagnée de seconds rôles de qualité tels que Michael Fassbbender,Benedict Cumberbatch,Paul Giamatti,Paul Dano,Brad Pitt et l'actrice Lupita Nyong'o qui est excellente pour son premier rôle au cinéma en étant comme l'une des révélations du film. En Conclusion, 12 Years A Slave est un film Bouleversant et Dérangeant qui fait parti de l'un des meilleurs films de 2014 dont les nombreuses récompenses obtenues sont totalement justifier pour ce Chef D'Oeuvre Cinématographique a découvrir d'urgence.
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2014
Après deux bijoux de cinéma Hunger et Shame, Steve McQueen revient pour un troisième film tout aussi aboutit et puissant. Le film traite de l'histoire incroyable, vraie et monstrueuse de Solomon Northup et McQueen en plus de livré un récit poignant sur ces sombres années continue à développer les thèmes qui lui son chère comme la dégradation du corps et de la mise à l'épreuve de l'esprit. Il y a vraiment une filiation très proche avec sa filmographie dans cette histoire que lui seul pouvais lui rendre justice comme il le fait, il évite le manichéisme autant que possible, il ne se pose pas en moralisateur et il ne traite pas son sujet de façon académique, il s'évertue simplement à retranscrire l'horreur qui à été vécu par ses hommes et femmes qui ont été victime d'esclavage mais en y mettant une émotion et une âpreté qui nous met face à la condition humaine dans ces plus bas aspects et c'est nous spectateur qui nous posons en moralisateurs et qui nous nous blâmons pour les crimes qui ont été commis dans le passé. On est totalement immergés dans l'histoire et on assiste impuissant à l'injustice et la monstruosité des actes commis, on passe par les mêmes processus que le personnage principal. Chaque coups de fouet est un supplice autant pour les personnages que pour nous, les personnages sont totalement déshumanisé, comme Solomon à qui on le prive de sa famille, de son nom et de sa liberté. Il est d'ailleurs terrifiant de voir qu'une grande part de la déshumanisation ce fait aussi par le personnage principal au point qu'il se sente parfois responsable de son sort spoiler: ( lorsqu'il demande pardon à sa famille )
mais il est aussi intéressant de voir que parfois Solomon n'est pas aussi admirable qu'on le pense notamment au début lorsqu'il croise un esclave dans une boutique et qu'il se souci moins de sa condition que du prix de la robe de sa femme spoiler: ou encore lorsqu'il abandonne sans ce retourner son amie au prix de sa liberté
. C'est la que l'on voit que le film ne cède pas au manichéisme car chaque personnage est ambivalent comme le premier esclavagiste qui achètera Solomon, ce n'est pas un homme mauvais dans le fond mais il exploitera sans scrupules ces esclaves. Le sujet est donc clairement la condition humaine qui peu à la fois être bonne mais aussi être cruel. En soit le personnage de Epps, le second esclavagiste est sans aucun doute le personnage le plus déshumanisé du récit, il est impitoyable, cruel et terrifiant mais pourtant il éprouvera une obsession maladive pour une de ses esclaves qui rend cet homme imprévisible et fascinant car à de rares occasions il pourra faire preuve "d'humanité" avec une scène furtive ou il se montre paternel, tendre et affectueux avec une enfant noir qu'il porte dans ses bras et celle-ci ravi ne semble pas ce rendre compte du genre d'individu avec lequel elle rigole et s'amuse, ce qu'il semble montrer que cet homme était aussi capable de bonté comme des pires atrocités. Il y a aussi une dénaturation de la religion car les trois passages de la bibles qui sont lu sont parallèlement dit avec une femme qui pleure la perte des ses enfants, un chant raciste et une ode à la torture. Le traitement de ce sujet est donc intéressant et soulève une question intéressante comment ces êtres humains qui ont été maltraité et humilier peuvent-ils encore croire et se tourner vers dieu ? Alors que malgré tout Solomon n'obtiendra jamais justice et que les circonstances de sa mort son pour le moins floue et cache de véritable zones d'ombres. Le sujet est donc incroyablement dur et émouvant, il y a de vrais émotions dans ce film qui à été fait avec respect par des gens concernés. Le casting tout d'abord est parfait même dans les plus petits rôles mais ont retiendra surtout un Benedict Cumberbatch très juste, une jeune actrice sensationnel à suivre de très près la talentueuse Lupita Nyong'o mais les deux monuments du film sont clairement Chiwetel Ejiofor qui livre une performance poignante et sensible, et Michael Fassbender qui est totalement habité et qui livre une prestation remarquable qui arrive par moment à faire jaillir un éclair d'humanité grâce à la subtilité de son jeu . Ils n'ont clairement pas volé leurs nominations aux oscars. Sinon la réalisation de McQueen est brutale et sans concessions, il nous montre les pires horreurs sans détourner le regard comme cette scène effroyable d'une demi-pendaison filmé en plan séquence fixe pendant quelques minutes ou des enfants joue autour du pendu ce qui créer un décalage malsain, cette scène est limite insoutenable. Steve McQueen sait exactement comment faire durer ses scènes pour que celles-ci soient difficile à regarder comme les scènes de coups de fouets en particulier la dernière qui atteint un paroxysme de violence et de fureur. Sa mise en scène est donc vraiment ingénieuse et sert le sujet à merveille certains plans d'une beauté onirique tranche avec le violence du propos ce qui instaure une ambiance poisseuse et hypnotique soutenu par un montage parfait et fluide qui évite la linéarité. Mais parfois en raison de son montage on n'a pas l'impression que douze années ce sont passer et autre petit défaut la musique est bien trop pompeuse. Mais hormis ces deux petits défauts il ne fait aucun doute qu'on a affaire au premier chef d'oeuvre de 2014, un film sombre, violent et brutal qui pose un constat désespéré de l'homme. C'est aussi un film profondément humain et émouvant qui insinue l'espoir de jour meilleur mais malheureusement le racisme existe toujours aujourd'hui malgré les erreurs que cela à commis dans le passé. En conclusion Steve McQueen prouve que c'est un grand cinéaste, qui continue à explorer sa vision d'auteur avec succès et son 12 Years A Slave est la troisième réussite d'une filmographie courte mais parfaite qui à encore de belles heures devant elle et le succès aux oscars est presque assuré.
Roger O.
Roger O.

15 abonnés 37 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 février 2014
"En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais- tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois ? - J'attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. - Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t'a traité ainsi ? - Oui, monsieur, dit le nègre, c'est l'usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : " Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. " Hélas ! je ne sais pas si j'ai fait leur fortune, mais ils n'ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible. "

C'est Voltaire qui a écrit ces quelques lignes dans Candide en 1758.

En 2014, Steve Mac Queen nous tartit pendant 2h13 pour nous "apprendre" la même chose, avec des cris, du sang, des acteurs qui roulent des yeux, des esclaves chantant si bien leur souffrance dans les champs de coton ... et un Brad Pitt grotesque en Jésus-Christ Superstar qui vent tout arranger à la fin, où tout le monde pleure et se serre bien fort dans les bras.

Le très puritain Steve Mac Queen, qui considérait déjà dans Shame que la sodomie était l'abomination de la désolation, nous fait à présent le coup du film à Oscars qui veut donner des leçons (c'est vrai que la culture générale des Américains...) et il ose comparer les malheurs (bien réels évidemment) de son peuple avec les malheurs des autres populations qui sont, à côté, de la roupie de sansonnet: " 5 ans de guerre en Europe et des centaines de films; 400 ans d'esclavage des Noirs et quelques films seulement." Franchement, je trouve ce genre de propos assez déplaisants et, à tout prendre, je préfère Django unchained.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 janvier 2014
Quel ennui ! 12 years a slave prouve une fois de plus que bons sentiments et grand cinéma ne coïncident que rarement.

Tout est malheureusement très lourd et très fadasse dans ce troisième film de Steve McQueen. Les méchants y sont très prévisiblement méchants, les opprimés sont tous très gentils. Le soleil se couche (on a donc droit à plusieurs couchers de soleil), la lune brille la nuit, l'eau coule, la nature est belle, et le Noir se laisse gagner par l'irrépressible besoin de chanter un gospel.

La progression de l'histoire est édifiante, le film didactique et profondément académique, jusqu'à ses choix de cadres, de mouvements de caméra ou... la suite ici :
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 janvier 2014
J’avoue ma surprise, je m’attendais à un grand film sur un tel sujet et je n’ai vu que prétextes à des scènes de violence qui n’ont que l’excuse du surréalisme pour les admettre. En 1840, les grands propriétaires sudistes étaient depuis longtemps dans la logique d’acheter de la main d’œuvre issue directement du trafic d’esclave, trafic auquel des marins français ont d’ailleurs été mêlés avant 1848. La plupart traitaient ces gens comme nous traitions nos animaux de ferme ce qui est devenu un crime de nos jours mais Il n’y avait nul sadisme en dehors de cas isolés. Or, dans ce film nous avons à faire à des déséquilibrés gravement frustrés de surcroît, femmes et hommes compris. Nous avons donc pour moi changé de sujet et l’intervention d’une sorte de Messie qui permet une fin heureuse, du moins pour Solomon, m’a encore plus convaincu de ce changement. Je comprends très bien la motivation de Steve McQueen et je ne doute pas une seconde de sa sincérité. Malheureusement, sa façon outrancièrement démonstrative de filmer a dénaturé ses propos. Ce n’est plus la lutte contre l’esclavage qu’il dénonce, c’est l’atroce perversité humaine lorsque que aucune loi ne protège l’ensemble d’une société. Dans ces conditions, la mise en scène, l’accompagnement musical, les bruitages sont un supplice permanent pour le spectateur éduqué et raffiné. McQueen aurait dû rester dans le social, il s’est pris pour Tarantino : grosse erreur. C’est souvent comme cela quand on est jeune, qu’on a une histoire à raconter à tous pour qu’elle n’arrive plus jamais et qu’on veut faire partager ses souffrances pour les atténuer. On en fait dix fois trop et le mieux devient l’ennemi du bien.
Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 décembre 2020
Entre les notes, les échos que j’en ai eu, les oscars (3 dont celui du meilleur film), le casting et l’œuvre dont c’est tiré ça annonçait du lourd et ça donne envie. On m’a même prévenu que c’était à chialer, et bien de larmes il n’y a pas eu.
Seulement voilà, à trop avancer ses pions ils se font bouffer, et ça accouche d’une souris comme on dit. Bon c’est pas exactement ça mais il faut dire que je m’attendais à mieux. On sent que les scénaristes d’Hollywood sont à court d’idées, donc ils prennent des histoires où ils peuvent. Celle-ci est bonne, mais n’a rien d’exceptionnelle (malheureusement), en plus elle est juste racontée, comme plaquée sur pellicule. Certes la force du long métrage est de rester sobre, juste, sans trop de pathos ni verser dans le larmoyant. Oui mais du coup on se prive de pas mal de choses : des sentiments par exemple, il y en a mais pas tant, et pas si forts car rien ne les amène à se développer. On n’a pas tant d’empathie pour les esclaves car leur parcours ne nous est pas conté. Pareil pour Solomon dans un sens car on ne saisit pas comment il se retrouve là, on ne sait pas trop à quoi il pense pendant 12 ans. Certes on peut s’en douter, mais à ne rien représenter ainsi on finit par suivre son parcours bêtement, ça fait limite reportage et c’est décevant.
Pour continuer dans la sobriété le jeu des acteurs est dans le ton, les dialogues et la musique aussi, bien que parfois cette dernière sonne moins bien. Les décors sont beaux par contre, la trame également, même si elle demeure classique et devinable (dès le titre) mais pas le montage, plus alambiqué sans raison (et là ça ne suit pas le ton général). Le rythme est lent et colle à l’ambiance, les longueurs étant peu présentes ça aide, mais là aussi rien ne s’emballe et cette tempérance, si elle ne fait pas forcément décrocher, finit de dépassionner le thème. Celui-ci justement me parait facile, les récompenses et les critiques dithyrambiques semblent suivre un mouvement de contrition. Des longs métrages sur l’esclavage il y en a eu pas mal déjà, certainement aussi bons mais sans tant de congratulations, pourquoi ? L’époque est au pardon donc on charge quand on peut pour montrer qu’on comprend et qu’on est désolés à l’excès ? Ridicule, s’excuser des fautes d’autres pour faire bien c’est de l’obséquiosité hypocrite.
Au final ce film est bien, mais juste bien, sans plus, rien ne le fait s’élever aussi haut que beaucoup le font. Pour preuve tiens le casting : Brad est là 5 minutes maxi, et son apparition est bien commode, il résout tout d’un coup et tout seul alors que Solomon devrait être échaudé par sa 1ère expérience ratée, Cumberbatch ? 7 minutes on va dire, et sa dette on sait pas d’où elle sort, Paul Dano et Giamatti on les zappe tant ils sont peu présents, Fassbender est déjà plus régulier mais on ne sait rien de lui, ni de la gamine de couleur qu’il porte quand ses esclaves reviennent. Bref ça manque de finitions, de clairvoyance et de finesse. C’est pas fini en somme, même la conclusion, en trop petits caractères, ne nous révèle pas ce qu’il advient des actions menées, les répercutions qu’elles ont eu ou auraient pu avoir.
On reste dans le réalisme, certes c’est bien, mais ça ne nous emporte pas, donc loupé pour l’empathie et l’émotion. Dans le genre je préfère limite Django Unchained, c’est dire.
poulaitt
poulaitt

18 abonnés 361 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2014
Un film en temps réel pour le malheureux spectateur qui a pensé que cette histoire cauchemardesque, incroyable (mais partiellement vraie) et dramatique serait émouvante et apporterait un point de vue différent des nombreux films traitant de l'escavagisme antérieur à la guerre de sécession. Loin s'en faut, on souffre énormément par ampathie devant toute cette violence que subissent les esclaves, on est excédé par le droit de vie et de mort que s'octroient les dirigeants des plantations, mais le fait que le héros soit au départ un homme libre n'apporte pas pas grand chose à la réflexion ; qu'on enlève un homme à ses terres natales ou à sa vie d'homme libre revenant au final au même. Reste des plans statiques excessivement longs (mais bien filmés), des coups de fouets de boucherie pénibles à voir et des personnages bien inutiles, quoi que joués par d'excellents acteurs, car pas assez exploités.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 janvier 2014
Bon, ça n'est pas politiquement correct de dire du mal d'un film qui traite de l'esclavage, mais franchement "12 years a slave" de Steve Mc Queen ne vaut que pour la qualité de l'éclairage et des prises de vue. Grosse machine repentante et larmoyante bien huilée à la mode Hollywoodienne, ce film n'a que deux ambitions : faire pleurer et faire du fric, la première entraînant la seconde. Pour être à la hauteur de la gravité de la question, il eut fallu y introduire un minimum d'âme, comme dans le cinéma d'auteur français ou dans le cinéma indépendant style Sundance. On a donc une mécanique voyeuriste et mélo typique du blockbuster US, bien armée pour décrocher l'Oscar. Ça se passe dans les plantations de coton du sud. Mais le film aurait plus sa place dans un champs de navets!
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2014
C'est une histoire vraie qui fait froid dans le dos : celle de Solomon Northup, violoniste Noir et né libre, qui se fait enlever du jour au lendemain par des esclavagistes qui le revendent dans le Sud, là où l'esclavage est encore au goût du jour un peu avant la Guerre de Sécession. Parce que c'est une histoire vraie, parce que ça parle d'esclavage et parce qu'il y a un casting en béton, le film a tout pour plaire tout en parlant d'un sujet grave. Mais Steve McQueen n'est pas le genre de réalisateur qui reste sur de tels acquis et ses partis pris de mise en scène sont toujours aussi radicaux, quitte à faire des plans déconcertants qui ralentissent le rythme du film. Mais si sa mise en scène est ce qui dessert parfois le film, c'est aussi, paradoxalement, ce qui fait sa force. Certains plans fixes (dont celui de nuit entre Solomon et son maître, Edwin Epps) et certains longs plans (comme celui où Epps force Solomon à fouetter une autre esclave) sont vraiment prenants et participent vraiment à notre immersion au cœur de cette histoire à l'écriture soignée qui nous fait passer douze années dans la vie d'un homme sans que l'on s'en rende compte. Filmé dans de superbes décors de la Louisiane, "12 Years a slave" pose un regard violent et sans concessions sur l'esclavage, offrant même différents points de vue sur cette situation à travers les divers seconds rôles du film, tous très bons (Benedict Cumberbatch, Brad Pitt, Paul Dano) mais malheureusement peu présents. Beaucoup plus présents et imposant franchement leur présence, on trouve Chiwetel Ejiofor, impliqué dans un rôle difficile mais intense et bien évidemment Michael Fassbender qui donne à son personnage de négrier sadique (qui préfère tout de même une de ses ouvrières à sa femme !) des nuances qui le rendent encore plus imprévisible.
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2014
Bien entendu, on sait dès le départ que Solomon Northup va sortir vivant de cet enfer puisqu’il s’agit d’une adaptation tirée d’une histoire racontée par cet homme. Celà permet de regarder ces images insoutenables. Les scènes de torture physique et psychologique sont filmées sans concession. Les scènes sont longues, s’étirent pour bien nous montrer l’horreur, comme celle de la jeune femme fouettée par Solomon et par Epps, gros plan sur le dos lacéré, gros plan sur le visage de la jeune, gros plan final sur les mains liées.

Le premier sentiment en regardant ce long métrage est l’injustice. l’injustice face à l’esclavage, L’injustice face à cet homme enlevé, torturé et vendu comme esclave. Esclave que personne ne respecte, (sauf le premier maitre). Esclave qui travaille dans les champs de coton, fouetté pour travailler plus vite, battu quand le "maître" en a envie, violé quand le maître en a envie. On souffre de la perte de dignité, des sévices, des humiliations que subissent ces femmes et ces hommes.

Le réalisateur a concentré son film sur le traitement que l’on fait à ces esclaves. Les esclavagistes sont montrés comme des sadiques pervers. Le réalisateur filme tout, les corps nus, abimés, violentés, décharnés….Tout ceci sans tire larmes, ni mélodrame. Les décors sont soignés, les paysages sont beaux, les lumières de la Louisiane sont belles.

Le casting est impressionnant, même si certains grands noms n’apparaissent que quelques scènes. Chiwetel Ejiofor est bouleversant. Michael Fassbender est au top en méchant, sadique, imprévisible.

12 years a slave est un film classique qui dénonce l’esclavagisme et la non punition des blancs. Cette violence met mal à l’aise. Un beau film

Une machine implacable à Oscars….
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