12 Years a Slave
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4,3
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1 671 critiques spectateurs

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Truman.
Truman.

273 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2014
Le cinéma contemporain Hollywoodien semble beaucoup vouloir se pencher sur son lourd passé et principalement sur l'esclavagisme on notera par exemple Django ou encore le Majordome en 2013, les productions prônant la bonne parole anti-racisme ne sont donc pas manquante, ici avec 12 Years a Slave (marrant pour une fois le titre n'a pas été traduit) on suit le parcourt d'un homme noir né libre qui se fait kidnapper pour être fait esclave dans les champs de coton, et ceci pendant 12 ans comme son titre l'indique .

Steve Mcqueen jeune réalisateur prometteur signe ici son troisième long métrage, vu le sujet on pouvait avoir peur de sombrer dans le film larmoyant, pathos et ringard comme le Majordome, mais il n'en sera rien .
12 Years a Slave est une longue fresque sur l'esclavagisme et la vie d'un homme qui fera tout pour survivre a travers ses divers maitres, parfois gentils, parfois méchants .

Quand on a droit a un méchant maitre on semble a deux doigts de la caricature du personnage de Dicaprio dans Django, ici le méchant c'est l'acteur fétiche du réalisateur, Michael Fassbender .
Propriétaire d'un champ de coton, esclavagiste sadique et pervers sexuel mais pour couronner le tout comme si cela ne suffisait pas, il a une barbe rousse .

La force de ce film joue beaucoup avec son casting quatre étoiles offrant des performances parfois courte mais incroyable comme celle d'un acteur en pleine escalade dans le milieu, Paul Dano que l'on pouvait retrouver dans Prisoners, ou encore les divers rôles comme ceux de Benedict Cumberbatch, Paul Giamatti ou encore Lupita Nyong'o qui sont tout aussi bons .
L'acteur principal, Chiwetel Ejiofor est bon mais n'oublions pas le grand et majestueux rôle de Brad Pitt entre Jésus et Abraham Lincoln, du grand art .

Bien évidemment étant un film à Oscar les personnages sont souvent exagérés, pas mauvais pour autant mais ça en fait un peu trop sur les bords .
Mais ce n'est pas un film à Oscar qui en fait trop sur le fond, la musique ne vampirise pas la totalité des scènes, le coté larmoyant n'est pas trop appuyé et les propos ne sont pas au bord du cliché ringard .
On reste dans une certaine sobriété et ceci fait plaisir .

Le récit assez bouleversant et intense malgré un rythme posé baigne dans une magnifique réalisation, offrant une belle photographie lumineuse bourrée de scène ou les éclairages en jettent .
On retrouve aussi un super plan séquence ou une esclave se fait fouetter, une scène magistralement réalisée .

Steve Mcqueen signe ici une grande fresque dénonciatrice de l'esclavage, et il le fait avec poigne, un grand moment d'histoire et de cinéma malgré quelques maladresses .
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 26 janvier 2014
Je vais à contre-courant de ceux qui disent que ce film est écoeurant par ses nombreuses scènes de sadisme. Où les avez-vous vues ? 1 seule vraie scène de violence.
Film lénifiant avec tout un tas de dialogues raffinés, élaborés, philosophico-moralisateurs.
Je ne suis absolument pas rentré dans ce film qui m'a ennuyé, pas ému.
Certains acteurs surjouent, d'autres sont employés à côté de la plaque.
Bref, une déception de plus.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2014
Une approche de la réalité brutale mais sans chiqué ni musique neuneu. C'est du cinéma mais pas que, on est touché par la violence de l'esclavagisme et les images ne sont pas choquantes mais sans détour.

Chiwetel Ejiofor est étonnant, il alterne entre soumission et colère, son esprit lui appartient et il dissimule son savoir pour sauver sa peau. Michael Fassbender est un esclavagiste perturbé alcoolique et sadique, il est diablement bon. Paul Dano nous épate encore dans un rôle de sale type, ce jeune homme est un vrai caméléon. Lupita Nyong'o est bouleversante tout simplement.
Un réalisateur surdoué avec un thème abordé sous 2 angles différents cette année : McQueen avec authenticité et Lee Daniels avec distinction pour "Majordome" .

Un nouvel vague de réalisateurs talentueux dont Steeve McQueen fait, définitivement, partie.
cinoque
cinoque

13 abonnés 56 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 février 2014
Merci "Roger.O" pour votre critique et la citation avisée du Candide ! Enfin un avis pertinent sur ce médiocre film (et la piètre interprétation du rôle principal).
Glumdops
Glumdops

15 abonnés 195 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2014
"12 years a slave", de Steve McQueen, est un film cinq étoiles magistralement mis en scène par le cinéaste britannique, dont c'est seulement la troisième réalisation après "Hunger" et "Shame".
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 novembre 2016
Sans queue ni tête, mal filmé et mal joué on atteint un niveau de débilité proche des plus grands. Christopher Ray n'a qu'a bien se tenir.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 15 mars 2014
Très clairement, 12 Years a slave veut adopter le point de vue des victimes, mais il n’exécute ce projet qu’en leur confisquant toute forme de vie intérieure, voire de regard. Les Noirs n’existent pas davantage que les Blancs, ce que démontre exemplairement le sort réservé à Patsey, la jeune esclave qui a le malheur de plaire à son maître (Michael Fassbender) : elle se fait violer, puis reçoit des coups de fouet d’une violence extrême pour avoir demandé du savon dans la plantation voisine. Dans cette scène, on ne voit pas tout de suite Patsey qui crie, hors champ, mais Steve Mc Queen ne peut s’empêcher de scruter ensuite en gros plan le visage de Patsey, avant qu’un mouvement de caméra ne nous révèle sa chair lacérée. La mécanique du calvaire est déclinée ici en trois temps, mais c’est surtout la chute de la scène que je retiens : on voit le savon que Patsey a jeté dans l’herbe, sous l’effet de la souffrance. Voilà ce qui intéresse Steve Mc Queen : montrer les effets et les causes. "No trouble", comme dit Solomon en assistant à un lynchage, entre deux plantations.

Comme Lars von Trier, Steve Mc Queen est un fin plasticien : il ne résiste pas au plaisir esthétique que lui procure le fait de filmer un savon dans l’herbe ou de beaux paysages, monumentalisés en gravures. Les esclaves, les maîtres, ne sont pour lui que des figures à planter dans un décor, quel que soit l’enjeu de la scène à raconter. D’où cette impression de froideur glaçante ressentie presque à chaque seconde devant 12 Years a slave. La clé de cette méthode se trouvait déjà dans Shame : il y avait cette scène assez belle où Sissy (Carrey Mulligan) chantait New York New York dans un bar. Michael Fassbender était en larmes. Lorsque Sissy venait ensuite s’asseoir à sa table et lui demandait ce qu’il en avait pensé, il répondait simplement : « It was interesting ». Chez Steve Mc Queen, il faut ravaler ses larmes, les larmes ne l’intéressent qu’au terme du calvaire vécu par ses personnages : ce sont celles de Michael Fassbender à la fin de Shame, ce sont celles de Solomon Northup lorsqu’il retrouve son foyer. Les larmes sont tout ce que Steve Mc Queen concède à l’humanité qui souffre dans ses films. Pauvres larmes d'hommes.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2014
L’histoire de Solomon Northup, homme noir libre, enlevé à sa famille puis vendu comme esclave, est vraiment bouleversante. 12 ans durant, il va subir le racisme, l'humiliation, la cruauté et faire face à la torture aussi bien mentale que physique, mais gardera toujours l’espoir de revoir un jour les siens. Chiwetel Ejiofor incarne ce personnage de manière magistrale, tout en rage et en émotion retenue. A l’opposé, Michael Fassbender interprète son «maître» avec force et violence. Malgré la qualité de son casting et de sa mise en scène, Steve McQueen n’est pas parvenu à m’emballer totalement. Je m’attendais en fait à un drame bien plus percutant. Il lui manque donc un soupçon de puissance pour en faire un film grandiose malgré une identifié qui lui est propre.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 23 février 2014
1 étoile pour les acteurs. Sous quel prétexte (le devoir de mémoire? l'histoire?) peut-on faire un film qui n'est juste bon qu'à montrer des scènes horribles et interminables? Ahurissant qu'un film comme celui là soit autorisé!
scarface666
scarface666

204 abonnés 155 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2014
« 12 Years A Slave » fait partie de ces films qui prouvent qu’il ne faut pas absolument un scenario de fou pour nous offrir une expérience cinématographique des plus exquises. Réalisé par Steve McQueen, le film retrace les 12 années de servitude forcées de Solomon Northup, un noir libre, kidnappé pour le commerce de l’esclavagisme. Laissant derrière lui femme, enfants, et identité. Steve McQueen réalise un film plus classique que ne l’était ses précédant long métrage, Hunger et Shame. Des films, qui n’étaient pas forcément à la portée de tout le monde, visuellement et intellectuellement parlant. Ce changement radical de style avec « 12 Years A Slave » permet de toucher un plus large publique, mais toujours avec autant de talents et d’engagement. Les interprétations sont au top, comme le casting 5 étoiles, même si l’envie de citer tout le monde est là, je ne retiendrais que 4 noms : Chiwetel Ejiofor tient le rôle de Solomon Northup. Cet excellent acteur n’en est pas à sa première incursion dans le thème de l’esclavage. On l’a déjà vu dans le « AMISTAD » de Steven Spielberg. Un acteur trop cantonné aux seconds rôles depuis de nombreuse année, qui nous montre enfin de quoi il est capable. Paul Dano joue ici un maitre charpentier cruel, chargé de faire travailler les esclaves. Il fait un passage un peu éclair dans le film, mais il a littéralement crevé l’écran de par son jeu d’acteur irréprochable. Michael Fassbender est le propriétaire de Solomon dans la seconde partie. Déjà présent dans les deux autres films de McQueen, Fassbender montre encore une fois tout son talent grâce à des rôles plus différents les uns que les autres. Il atteint la folie totale ici pour notre plus grand plaisir. Enfin, Benedict Cumberbacht ! Il joue un propriétaire de plantation, un négrier dans le jargon. Il est bon et généreux. Un rôle complètement aux antipodes de ceux proposé habituellement à Benny, généralement cantonné aux Bad Guy. A noter aussi la présence éclair de Brad Pitt, qui même s’il n’est absolument pas l’attraction principale du film, a le mérite de venir ajouter un peu plus de prestige au casting déjà bien fourni. 12 Years A Slave suit une trame assez linéaire, celle de cet homme qui fait tout, malgré les injustices de la vie, pour faire face et survivre. Et c’était tellement puissant ! Si le film remporte des Oscars, il ne les aura pas volés ! A foncer voir d’urgences !
Noah N
Noah N

33 abonnés 210 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2019
Une histoire vraie vraiment touchante et marquante spoiler: d'un noir libre devenu esclave, se déroulant lors de l'esclavagisme des Noirs aux USA.
Les menaces racistes dites par Epps nous font bien froids dans le dos, Northup est courageux en essayant de rejoindre sa famille. Bref, je peux qualifier ce film comme un des meilleurs drames de tous les temps.
thierry T.
thierry T.

7 abonnés 110 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 janvier 2014
Film qui traite d'un sujet révoltant, qui apporte un témoignage du pire tant dans les propos et dans les actes avec un beau soin porté à la photographie. Le réalisateur s'est éternisé sur les traitements humiliant et punitifs sans pudeur dans le but de créer l'indignation. Cela fait son effet, mais on en sort surtout écoeuré. De nombreuses scènes sont à la limites du supportable. Enfin, ce Film est gâché par l'apparition (pourtant courte) de monsieur super-brad-pitt (producteur du film) avec son discours moralisateur du "bon blanc", discours qui ne colle pas avec l'époque, et qui nous donne surtout l'impression qu'il a eu besoin de passer devant la caméra pour donner son avis sur cette période, s'épancher sur les actes odieux de ces ancêtres, s'en porter juge, justifier sa position prise à l'égard des négriers comme pour se bonne conscience, comme pour s'excuser de toutes les horreurs qui nous ont été montrées dans le film. En prenant la place du super-héros, puisque c'est à lui que l'on devra un dénouement heureux, il pique presque la vedette a SALOMONE qui est pourtant au centre de cette histoire et qui subit pourtant les pires traitements.... J'ai trouvé ce choix de producteur indécent, irrespectueux vis à vis du personnage dont a été inspiré ce film. Brad se positionne un peu trop souvent en sauveur de l'humanité, à croire que son rôle dans world war Z lui ait vraiment monté à la tête.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 janvier 2014
Hyper déçu. J'espérais une vraie réflexion sur l'esclavagisme, sur les rapports maître/esclave mais tout cela est zappé au profit de scènes inutiles (tortures notamment). Et puis Brad Pitt en sauveur c'est franchement ridicule . On a vu mieux récemment dans le genre !
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2014
Déjà récompensé du Golden Globe du meilleur film, 12 Years A Slave est certainement l'un des films événements de ce début d'année. Après des années de silence sur le sujet, l'esclavage dans le sud des Etats Unis est désormais au coeur de nombreux long métrage depuis deux ans. Grand Favori des Oscar 2014, 12 Years A Slave est bien parti pour devenir la référence en la matière.

12 Years A Slave est le troisième film du réalisateur Steve McQueen. Non pas l'acteur revenu d'entre les morts mais un "jeune" metteur en scène remarqué depuis son premier film Hunger et encensé à nouveau par la presse pour son second film Shame. En adaptant l'histoire vraie de Solomon Northup, le réalisateur se frotte à l'histoire et s'installe définitivement parmi les réalisateurs qui comptent.

Image somptueuse et mise en scène impeccable, nous avons ici un grand classique en devenir.
De son histoire incroyable, le violoniste Solomon Northup en avait fait un livre. Privé de sa liberté et de sa famille pendant 12 longues années, il a vécu un véritable calvaire passant entre les mains de trois esclavagistes dont le terrible Edwin Epps. Un cultivateur de coton tortionnaire qui voyait ses esclaves comme ses choses qu'il éduquait à coups de fouet. Rapidement, Solomon se rend compte qu'il devra faire profil bas pour continuer à vivre, il accepte sa condition en attendant des jours meilleurs, ravalant sa rage jour après jour.

Le rôle principal de 12 Years A Slave est tenu par Chiwetel Ejiofor. Un acteur à la filmographie bien fournie et pourtant encore peu connu qui avait tout de même tenu la tête d'affiche de Dirty Pretty Things au coté d'Audrey Tautou. On avait pu aussi le voir dans Amistad de Steven Spielberg qui traitait déjà de l'esclavage. Autre révélation du film, la jeune Lupita Nyong'o est également remarquable dans le rôle de l'esclave favorite d'Edwin Epps qu'il n'hésitait pourtant pas à maltraiter. Ce salopard est brillamment interprété par Michael Fassbender, tête d'affiche des deux précédents films du réalisateur, encore une fois impeccable. A signaler aussi la présence de Brad Pitt dans un petit rôle crucial et producteur du film, Benedict Cumberbatch qui continue son ascension, Paul Dano (There Will Be Blood) dans un nouveau rôle cruel et Paul Giammatti à nouveau vendeur d'esclave comme dans La Planète Des Singes de Tim Burton.

12 Years A Slave est un film choc à plusieurs niveaux. D'abord par la violence de certains dialogues plein de mépris et de haine envers les esclaves mais aussi par la violence de certaines scènes de tortures physiques ou mentales. Steve McQueen joue avec les silences et les plans séquences pour imposer par moment une tension psychologique étouffante. A l'image de Django Unchained, le film ose montrer l'horreur de cette période qui ne semble aujourd'hui toujours pas reconnu comme il se doit.

On entendra certainement parler encore longtemps de ce 12 Years A Slave, non seulement car il est bien parti pour remporter l'Oscar du meilleur film mais surtout pour son message. Comme La Liste De Schindler ou La Vie Est Belle Pour la Shoah, le film de Steve McQueen est l'un des meilleurs témoignage de cette page honteuse de l'histoire des Etats Unis.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2014
La première qualité de « 12 years a slave », et pas la moindre, c’est de montrer l’esclavage dans sa vérité la plus froide et la plus cruelle. Un an après l’excellent « Django Unchained » de Tarantino, Steve McQueen remet l’esclavage au centre de l’actualité cinématographique. Mais là où Tanrantino faisait de l’esclavage la toile de fond d’un western lyrique, sanglant et somptueux, Steve Mc Queen prend le parti du réalisme. Ici, pas question de repeindre les murs avec le sang des esclavagistes, ici, les salauds ne sont pas punis, les vengeances ne s’accomplissent pas, la morale n’en ressort pas sauve. Ici, l’esclavage n’est pas une toile de fond, c’est LE sujet, LE personnage central du film. Je ne savais pas que des enlèvements de noirs libres étaient perpétrés au Nord pour être revendus au Sud, mais à bien y réfléchir, c’est tout sauf étonnant. La traite a été abolie, les navires ne débarquent plus d’Afrique avec la main d’œuvre pour les champs de coton. Les esclaves font peu d’enfants, et la seule manière de maintenir l’effectif (le cheptel, comme ils disaient), c’est l’illégalité, l’enlèvement, le trafic. Rarement, l’esclavage aura été traité avec autant d’acuité par le cinéma américain (je ne parle même pas du cinéma français qui n’a jamais évoqué la traite des noirs, à ma connaissance !). La mise en scène de Steve McQueen (que je découvre avec ce film) y est pour beaucoup. Outre une quantité de plans magnifiques, de paysages sublimes, un musique finement choisie et utilisée, il y a chez lui une volonté affichée de ne pas épargner le spectateur. Ca donne quelques scènes d’une violence psychologique à la limite du soutenable : la scène interminable de la corde, et pire, celle terrifiante du fouet qui va me hanter longtemps. Steve McQueen montre les chairs mutilées par le fouet pour ce qu’elles sont, difficile parfois de ne pas baisser les yeux. Le scénario est intelligent, il n’y quasiment pas de longueurs, le rythme est soutenu, essentiellement grâce à un montage qui joue très habilement avec les flashbacks et les flashforwards. Même si on sait (puisque c’est l’histoire vraie d’un homme qui a mis douze longues années à retrouver la liberté) comment le film va finir, le scénario nous leurre habilement puisque pendant tout le film, on n’arrive pas à envisager comment Salomon va se sortir de cette situation désespérée. Chiwetel Ejiofor et Lupita Niong’o sont les deux révélations de ce film et on entendra parler d’eux, peut-être aux Oscars dans pas longtemps. Mais au milieu d’un casting de premier ordre, c’est Michael Fassbender qui impressionne. Ce beau mec, bel acteur abonné plutôt aux blockbusters très grand public, incarne un des pires salopards que j’ai vu au cinéma depuis longtemps et il est in-cro-yable. Son rôle fait penser très fort à celui que tenait Ralph Fiennes dans « Schnindler’s list » et il le tient avec autant de force et de talent. Il signe là une énorme performance qu’il serait dommage de ne pas souligner au prétexte qu’il joue un immonde salaud ! Je ne trouve pas beaucoup de défaut à « 12 years a slave », à part une fin un tout petit peu larmoyante mais comment faire autrement avec un sujet comme celui là ? Non, décidément, je ne vois pas ce qui pourrait vous retenir de vous offrir ce grand moment de cinéma.
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