Michael Kohlhaas
Note moyenne
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269 critiques spectateurs

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Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 août 2013
Ni la question morale -intéressante elle- , ni le travail de composition -remarquable- de Mads Mikkelsen, suffisent pour donner du rythme à ce film esthétiquement plutôt prétentieux, tant la lumière (on ne peut pas plus sombre), les gros plans comme fil conducteur du montage,
le bruitage (le bruit du vent et des mouches devient agaçant) les quelques subtiles morceaux de musique et l'excessive sobriété des décors... s'imposent pour essayer de sortir du rang de films de l'époque féodale.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 août 2013
Un grand film habité par un grand acteur. Une belle histoire de justice, de principe, de fierté, réalisée avec retenue, sobriété et pourtant beaucoup de grandeur. Images sublimes (tant panoramiques que gros plans), acteur charismatique, seconds rôles parfaits, accompagnement musical travaillé. Du bel ouvrage qui manque peut-être un peu d’émotion. En revanche un défaut inacceptable probablement dû à la post-synchronisation : des dialogues difficilement audibles… un défaut très français.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 août 2013
Le refus du réalisateur à toute forme de sensationnalisme, lyrisme, action, a de quoi rebuter, au premier abord. De fait, Michael Kohlhaas n'est pas un film facile. Pourtant, au fur et à mesure que l'histoire se déroule, on découvre un grand nombre de fulgurances, des scènes étonnantes, visuellement inoubliables, ces Cévennes froides et venteuses, cette photographie audacieuse qui respecte la lumière du soleil et des nuages, cette émotion qui naît de la naissance d'un poulain ou d'une petite fille qui court dans une forêt. Mads Mikkelsen est littéralement prodigieux de charisme, à la fois émouvant et dur, rugueux. Toute une panoplie d'acteurs de talent, inconnus ou vedettes, l'entourent. Mentions spéciales à Mélusine Mayance, petite demoiselle qui se durcit tout au long de l'histoire, ainsi qu'à Denis Lavant en prédicateur à la fois sobre et exalté, et Roxane Duran en princesse entièrement vêtue de noir, froide et émouvante, remarquablement sévère et ambiguë. Ce film vous hante longtemps après l'avoir vu. Ce n'est toutefois pas un film pour tous les yeux, il nécessite sans doute une certaine connaissance cinématographique ainsi qu'un esprit ouvert et intuitif.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2013
Un beau film en plein mois d'août. La magnifique photographie de Jeanne Lapoirie accompagne celui-ci de bout en bout. Arnaud des Pallières signe une mise en scène sans effets spéciaux, voire à l'économie, toute en finesse et sobriété extrême, sans manquer de hardiesse pour autant. Il en va de même pour les décors et les costumes qui ne définissent pas d'une façon appuyée l'époque à laquelle se déroule l'action. Une vague référence à la Reine de Navarre, sœur du roi de France peut nous rapprocher du XVI ème siècle, même si le scénario nous ramène sur bien des points, hélas, à n'importe quelle époque. Injustice et corruption sont au cœur d'un scénario qui aurait mérité de ne pas passer inaperçu au dernier festival de Cannes. À l'exception du passage "explosif" avec l'excellent Denis Lavant, beaucoup de silences, laissent place aux bruits de la nature, aux galops des chevaux ou aux chocs meurtriers des arquebuses. La violence est omniprésente et la colère comme repliée en elle-même. Pour mieux nous entraîner dans cette aventure, qui nous tient en haleine du début à la fin du film, Arnaud des Pallières s'est entouré d'un casting de choix. Le toujours excellent Bruno Ganz mais également Amira Casar, Sergi López et Roxane Duran dans des rôles dits, secondaires. Mads Mikkelsen incarne Michael Kohlhaas. Tour à tour, amoureux fou de sa femme, incarnée par la belle Delphine Chuillot, il se montrera désemparé et particulièrement émouvant à sa disparition. Père attentif avec la délicieuse Mélusine Mayance dans le rôle de sa fille. Homme intègre et pourtant floué dans son bon droit, guerrier et meneurs d'hommes, il se battra jusqu'au bout, par principe et simplement pour faire valoir ce que de droit. Mads Mikkelsen n'en finit plus de surprendre et d'éblouir par son incroyable talent, une formidable présence, et un charisme tout à fait exceptionnel.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 août 2013
C'est un film exceptionnel. Le scénario est parfaitement cohérent, la mise en scène époustouflante : chaque plan est parfait, la photo est magnifique, Des Pallières fait beaucoup d'ellipses intelligentes, il y a de la violence mais pas d'étalage de force ou de barbarie, les acteurs sont impressionnants, Mads Mikkelsen évidemment mais aussi tous les seconds rôles notamment Mélusine Mayance qui joue sa fille. La question centrale "jusqu'où aller pour ses principes notamment celui de justice" est parfaitement actuel. Michael Kohlaas c'est en quelque sorte un Tarantino intelligent, épuré, subtil. Il y a longtemps que je n'avais pas été aussi épatée par une réalisation. Et c'est un film français.
Marc  Régis
Marc Régis

52 abonnés 244 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2021
Superbe film!!! Des grands moments de cinéma... Film élégant et raffiné dans un décor âpre, violent. Et l'éternel thème justice/injustice. Peut-on se faire justice soi-même? Qui rend la justice? Et donc, la raison d'être de l'Etat... Sujets toujours d'actualités.
Pascal C.
Pascal C.

32 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2013
superbe film sur l'itinéraire d'un homme noble et courageux. Quelle époque ! Se rend on compte ?
Sensibilité, force et noblesse. Tout en intériorité éclatante. À voir absolument pour ceux qui s'intéressent à l'homme, l'être humain et son chemin.
6nematod
6nematod

18 abonnés 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2014
Joli film dramatique, qui prend son temps pour poser les scènes, les paysages, l'histoire...
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2013
Première question, pourquoi prendre un acteur danois, pour jouer un cévenol du 16ème siècle ?
Si quelqu'un a la réponse ......
L'accent bien lourd plombe les deux heures du film.....
Comme si ce n'était pas suffisante, l'action va à deux à l'heure et est dynamitée par une musique assoupissante, soi disant du moyen Age....
J'ai eu l'impression de suivre une course de formule 1 avec des deux chevaux.....
Attention, ne parlons pas trop vite, ne bougeons pas trop vite, ne pensons pas trop vite.....
Le résultat est si soporifique qu'il fait passer "Les landes " avec Marie Gillain pour un thriller monumental.....
Seul Denis Lavant dans son intervention place un contexte historique et dialectique à cette platitude....
En fait seule la dernière scène émouvante nous réveille après deux heures de courses de gros bourrins dans les landes sauvages, de tirs à l'arbalète sans cible désignée et avec un "son d'ambiance" pompeux à chaque instant.....
A tel point que chaque moment de silence exprime le vide de la mise en scène....
Si vous avez un petit roupillon à faire , n'hésitez pas, le film ne vous réveillera pas.....
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 août 2013
Le thème de l'homme qui, étant victime d'exactions et ayant épuisé tous les recours possibles, estime qu'il n'a plus d'autre choix que de s'ériger lui-même en justicier de sa propre cause, ce thème a déjà été abordé bien des fois au cinéma et tout particulièrement dans nombre de westerns. "Michael Kohlhaas" précisément, au fil de plusieurs de ses scènes, a tout à fait l'allure d'un western, avec ses hommes chevauchant leurs montures dans des paysages cévenols qui, par moments, ressemblent à s'y méprendre à certains paysages de l'ouest américain. Avons-nous donc affaire à un thème rebattu et à un film manquant d'originalité? Pas du tout, car même les thèmes ou les sujets les plus ressassés peuvent apparaître comme nouveaux pour peu qu'on sache leur donner une couleur ou un ton inédit. Or ce qui fait, à mon avis, l'originalité de "Michael Kohlhass", c'est que le thème de la justice y est abordé d'une manière très précise en résonnance avec la foi chrétienne et avec des références bibliques. C'est un théologien en effet qui, au coeur même du film, dans ce qui m'a semblé en être la scène la plus significative, rappelle à l'insurgé Michael Kohlhaas les exigences de la foi chrétienne et lui fait en quelque sorte sentir ainsi dans quelle folie il s'est engagé.
Mais reprenons les faits depuis le début sans bien sûr dévoiler la totalité de l'intrigue et en se gardant de raconter l'issue vertigineuse du récit. Arnaud des Pallières a adapté un roman d'Heinrich von Kleist en le transposant dans les Cévennes du XVIe siècle. Un marchand, Michael Kohlhaas, en route vers une ville pour y vendre des chevaux, se trouve arrêté dans sa course par une barrière. C'est un seigneur local, un baron, qui, au mépris de toutes les règles, a pris la décision d'exiger un péage de quiconque veut passer sur ses terres. Michael Kohlhaas s'insurge mais se voit contraint de laisser en gage deux de ses chevaux jusqu'à ce qu'il revienne et s'acquitte de la somme due. Mais, à son retour, il découvre que ses chevaux ont été terriblement maltraités et que le valet qu'il avait chargé de leurs soins a disparu. On le retrouvera plus tard, blessé, mordu par des chiens qu'on a lâché sur lui. Michael Kohlhaas demande justice, mais il n'obtient rien. Il finit même par envoyer sa femme intercéder pour lui auprès d'une princesse. Mais la violence n'épargne rien ni personne et, en désespoir de cause, Michael Kohlhaas ne voit plus d'autre issue que de prendre les armes, que d'entraîner à sa suite les paysans de la région et que de se venger par la guerre.
Michael Kohlhaas qui lit la Bible, qui connaît l'Evangile, sait bien qu'il y est exigé le pardon des ennemis, mais son appétit de justice l'emporte sur toute autre considération. A quel prix? Au prix du sang! Est-il permis de se faire justice soi-même et, pour ce faire, d'entraîner avec soi des hommes qui le paieront de leur vie? Le théologien qui interpelle Michael Kohlhaas lors de la scène la plus importante du film lui pose ces questions. Au nom de la justice, Michael Kohlhaas n'a-t-il pas ouvert la porte à mille injustices plus graves encore que celle qu'il a lui-même subie?
Ce film puissant apparaîtra peut-être à certains un peu trop sage, un peu trop classique, dans sa réalisation. Il y a aussi, ici ou là, l'une ou l'autre scène quelque peu confuse, il faut l'admettre. Mais ces défauts mineurs sont largement compensés par la force de ce récit, par les plans superbes qui émaillent le film d'un bout à l'autre, et aussi et surtout par le jeu des acteurs, à commencer bien sûr par le danois Mads Mikkelsen, impressionnant dans le rôle titre. Mais les autres acteurs et actrices ne sont pas en reste: ainsi la fillette qui joue de le rôle de l'enfant de Michael Kohlhaas; elle apparaît à la fois comme une fille aimante et comme un reproche vivant pour un père qui a emprunté des chemins de désastre!
Piwi47
Piwi47

63 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 juin 2013
« Michael Kohlhaas » est le troisième long métrage du réalisateur français Arnaud des Pallières. Présenté en sélection officielle au 66ème Festival de Cannes, le film a hélas bénéficié des critiques presses les moins enthousiastes de toute la compétition.

Synopsis Allociné : Au XVIè siècle dans les Cévennes, le marchand de chevaux Michael Kohlhaas mène une vie familiale prospère et heureuse. Victime de l’injustice d’un seigneur, cet homme pieux et intègre lève une armée et met le pays à feu et à sang pour rétablir son droit.

Porté par une ambition à la « Braveheart », on peut dire qu’Arnaud des Pallières a osé mettre en boîte un projet couillu et risqué, à tel point qu’on se demande parfois où et comment le metteur en scène français a trouvé créanciers pour financer son film.
Mais l’audace, la démesure et la surprise de ce long métrage sont malheureusement ses seuls saluts.

Car si « Michael Kohlhaas » est un film aride, rude, sec, et brillamment mis en scène – des panoramiques somptueux, quelques plans gracieux avec un cadrage au plus près des personnages pour laisser le spectateur imaginer ce qu’il se passe hors champs, une très bonne spatialisation géographique, un éclairage judicieux – il n’en demeure pas moins qu’un long et poussiéreux pensif sur la justice au sens noble du terme. Beaucoup de litanie pour pas grand-chose, en somme.

Mads Mikkelsen est comme à son habitude impérial en marchand de chevaux vengeur. La barrière des langues théorique ne l’empêche à aucun moment de porter « Michael Kohlhaas » sur ses épaules. L’acteur danois révélé au monde grâce à « Casino Royale » excelle une fois de plus, en livrant une prestation remarquable et émouvante. Dans « Michael Kohlhaas », la caméra de Arnaud des Pallières épouse en effet à merveille les contours de l’imposante stature de son comédien.

Bilan : « Michael Kohlhaas » est un film courageux et intelligent, porté par un Mads Mikkelsen au sommet, qui arbore des thèmes saisissants comme la désobéissance à la hiérarchie pour faire valoir ce que de droit, mais qui se montre un peu frigide dans le traitement du message véhiculé.
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2014
Un Mads Mikkelsen grandiose qui parle français en plus, des décors naturels somptueux, un excellent casting, une superbe réalisation, un bon scénario mais voilà c'est là que ça coince, un bon scénario, bien travaillé mais trop long, trop lent, qui traîne en longueur en faite, ça casse le tout, et on a du mal à entrer dedans entièrement du coup.
riri2
riri2

29 abonnés 263 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 août 2013
De l'excellente réflexion de Heinrich von Kleist sur la justice et la révolte, Arnaud des Pallières nous propose quelque chose de totalement abscons sans émotion, sans rythme et sans spectacle.

Certes, Arnaud des Pallières a du talent (mise en scène, image) masi on se demande ce qu'il a voulu faire avec ce film : si il a aimé la nouvelle, on dirait que cela ne l'intéresse pas du tout et le film passe totalement a côté de l'histoire.

Les personnages sont désincarnés, tout se passe du point de vue de Michael Kohlhaas peu personnifié. De nombreuses prestations sont très mauvaises (notamment la princesse), seul Denis Lavant dans le rôle de Luther est performant.

Le film s'étire en longueur, avec très peu de parole. Les paysages sont beau, la mise en scène parfois sublime mais dès qu'il s'agit de filmer l'histoire et les actions, Arnaud des Pallières s'enlise à filmer en gros plan...

Bref, je n'arrive pas trop a comprendre ce que l'on peut ressentir devant un tel film... Ni apathie ni empathie, ni réflexion ni spectacle, Michael Kohlhaas est un sacré raté...
Kana57
Kana57

59 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 janvier 2014
D'un Ennui Mortel,il ne se passe rien sa traine en longueurs,et manque d’éclairage
Fort dommage car le sujet de la Vengeance avait de quoi faire
Ciné2909
Ciné2909

93 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 décembre 2013
Adaptation d’une nouvelle d’Heinrich von Kleist qui a déjà fait l’objet d’un film à la fin des années 1960, Michael Kohlhaas trouve une belle incarnation en la personne de Mads Mikkelsen. Malgré sa stature et le talent qu’on lui connait, il parvient difficilement à nous sortir de la torpeur dans laquelle on est plongé. La faute à une réalisation austère d’Arnaud des Pallières et même apathique lors des rares scènes d’action ce qui ne facilite pas la compréhension de l’histoire. Difficile donc de rester devant cette quête de justice qui ne nous épargne pas de longueurs ce qui apporte évidemment beaucoup plus d’ennui que de plaisir.
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