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fasskinder
33 abonnés
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2,0
Publiée le 10 février 2012
Après la vague du cinéma asiatique, on est dans la vague du cinéma d'auteur latino avec tous ses tocs, les personnages maniaques, solitaires, bizarroïdes, qui ont toujours une femme qui les aime en secret (ou presque) et qui changent à l'arrivée d'un élément perturbateur, c'est du déjà-vu cent mille fois mais bon...
Un petit film léger et absurde qui est ma foi fort sympathique. Ça ne restera sans doute pas dans la anales du cinéma, mais on passe un agréable moment. Alors pourquoi s'en priver ?
Ricardo Darin met tout son talent au service d'une histoire improbable mais qui nous touche comme chaque fois ou un coeur blessé s'ouvre à nouveau à l"altérité.
C'est surtout la présence du talentueux et charismatique Ricardo Darin, déjà vu dans des registres bien différents dans "Dans ses yeux" et "Les Neuf Reines", en misanthrope grognon mais au coeur gros comme une pastèque qui m'a attiré ; bien que l'histoire qui conjugue absurde, poésie et tragi-comique n'est pas mal non plus pour appâter le spectateur. C'est parfois un peu répétitif mais quelques belles séquences bien dans la veine que le film représente suffisent largement à très bien faire passer l'heure et demie qu'il dure.
El Chino (2011) est une sympathique comédie dramatique Argentine qui met en scène un duo que tout oppose, typique d’un buddy-movie où l’on y retrouve un quincaillier argentin célibataire, asocial et grincheux aux côtés d’un chinois ne parlant pas d’autre langue que la sienne. Le film démarre de façon originale (basé sur un fait divers) où une vache tombée du ciel s’écrase sur un bateau où était réunit un couple d’amoureux. La fiancée décédée, suite au drame, son compagnon quant à lui décide de se rendre en Argentine pour y retrouver son oncle mais les ennuis vont le poursuivre et il va trouver refuge chez le fameux quincaillier acariâtre. Ne pouvant se comprendre, une certaine amitié va tout de même naître entre les deux protagonistes, au grès de nombreux quiproquos. Le film de Sebastián Borensztein séduit par sa simplicité, son humour et ses acteurs (même si on l’aurait aimé plus fun, plus décomplexé voir décalé), mention spéciale à Ricardo Darin qui confirme tout le bien que l’on pense de lui.
On est maintenant tellement habitué à la grande qualité du cinéma argentin qu'on a presque tendance à faire la fine bouche lorsqu'on en trouve un qui "n'est que" sympa, amusant et plaisant. C'est le cas de ce film réalisé par Sebastian Borensztein, le fils de Tato Bores, un comédien humoriste très connu en argentine. On y retrouve, une fois de plus, Ricardo Darin qui interprète cette fois-ci le rôle d'un quincailler, quinquagénaire célibataire, maniaque, bougon, mais aussi, à sa façon, généreux et accueillant. Ayant recueilli un chinois perdu dans la capitale argentine, il ne sait comment s'en débarrasser "proprement" mais, en même temps, il apprend qu'une vie solitaire n'est peut-être pas la panacée. Ricardo Darin est formidable (comme d'habitude), on sourit souvent, que demander de plus ?
EL CHINO ressemble à une fable, d'une simplicité lumineuse, autour d'une situation absurde, savoureusement drôle. Il faut voir ce film en en sachant le moins possible, sous peine d'en gâcher le plaisir. Sebastián Borensztein, dont c'est ici le premier long métrage, offre une réalisation léchée à partir d'une trame simple, construite autour de l'idée d'un certain sens du non-sens, rejoignant la synchronicité jungienne. L'essentiel du récit se déroule dans le long de la rue ou dans la maison-échoppe d'un ferrailleur argentin. Les dialogues, limités par un barrage langagier majeur, occupent une place modeste, et un caractère répétitif imprègne l'ensemble. Cependant, on ne s'ennuie pas; le scénario sait enchaîner les petits événements, le ton général amuse et la relation avec le chinois se développe insensiblement, de manière assez saugrenue. La sobre beauté de l'image, de la musique, ainsi que la fluidité des scènes, toutes pertinentes, maintiennent l'attention. Certains aspects paraissent un peu lourds à avaler (l'amourette insistante, les couilles de taureau, le chinois qui ne retient pas un mot d'espagnol). Ca passe, juste. Un humour absurde et quelques clichés tendres traversent la petite histoire, soutenue par le jeu de Ricardo Darin (remarqué dans Dans Ses Yeux), qui incarne à la perfection ce personnage bourru, un peu cabossé, limite cynique mais digne et honorable. Construit autour de cet acteur, dans un rendu d'une grande finesse, très soigné, EL CHINO offre un joli moment de détente. Même s'il n'est ni renversant ni novateur, ses qualités propres le rendent attachant.
Une très jolie comédie dramatique qui s’appuie sur deux valeurs éprouvées : le couple improbable et le misanthrope au grand cœur. On retrouve ces clichés au long du film mais celui-ci est tellement bien agrémenté de cocasseries, de finesses, d’émotions discrètes que l’on accroche immédiatement à cette comédie douce-amère. La mise en scène est soignée et les trois acteurs principaux sont magnifiques, Ricardo Darin survolant les scènes de son génie. Un des plus grands acteurs de sa génération, trop méconnu en France.
Très beau petit film, léger et un brin poétique, qui n'est pas sans rappeler le cinéma de Tati, où l'humour surgit de l'observation des situations. Situations décalées et anecdotiques qui sont d'ailleurs au centre de l'intrigue, le personnage principal, un vieux célibataire bourru, collectionnant les faits divers tragico-comique. On passera sur les quelques plans d'effets spéciaux ratés pour ne retenir que du bon, à commencer par les acteurs, hyper expressifs sans en faire des tonnes, l'histoire, simple et touchante et bien menée, et l’atmosphère générale, qui nous fait quitter la salle avec un petit sourire de satisfaction. Tout simplement bien foutu et agréable.
Voici là une nouvelle surprise que nous envoie le cinéma argentin. Cette fois, c’est un étrange fait divers qui est adapté en un film, l’histoire d’un chinois arrivant à Buenos Aires et se faisant aidé par un autochtone lunatique. La rencontre pleine de hasards entre ces deux êtres solitaires devient rapidement une source d’émotions et de questions sur le sens de la vie (chance ou destin? Amour impossible ou refus de la vie à deux ?). Le rôle principal est tenu par Ricardo Darrin, sans doute le meilleur acteur sud-américain, qui nous avait peu habitués à des rôles aussi décalé que celui de ce quincailler replié sur lui-même. L’humour de ce long-métrage est déroutant, mêlant le burlesque et la légèreté, mais son rythme est inégal au point de risquer de sembler long par moments.
Un joli film qui mélange , l'humour , l'absurde et l'émotion. Le personnage de ce quincailler bougon et solitaire est tout à fait crédible. L'arrivée de ce chinois va le forcer à s'ouvrir au monde et à oublier le deuil de sa femme à qui il vouait une dévotion paranoiaque. Beaucoup d'humour avec ce chinois qui ne commet que des bévues. Le final est très astucieux, où nous comprenons tout l'enchainement improbable et absurde qui a fait que ces deux personnes se rencontrent.Les hasards de la vie, la fatalité, le sens de la vie, le bonheur, toutes ces questions sont abordées avec finesse et délicatesse. Une jolie mise en scène qui évite toujours le sentimentalisme .
la rencontre des deux personnages,l'un homme bourru et l'autre chinois perdu en argentine ne parlant pas un mot d'espagnol.Les petites touches humoristiques viennent ponctuer cette petite histoire sympathique mais qui reste tout de même un peu longuette et sans véritable contenu.
Une belle surprise de cette nouvelle année 2012. Une histoire peu commune, pourtant tirée de faits réels avec de vraies émotions sans chi-chis et un duo d'acteurs qui n'ont carrément rien à voir. J'ai adoré cette rencontre improbable, qui au fil du temps, se transforme en lien très fort. Il y a cette petite touche dans la réalisation qui nous fait esquisser quelques sourires, et ce n'est pas pour me déplaire. On pourrait classer ce long métrage comme une comédie dramatique et c'est assez étonnant de voir un lien entre l'Argentine et la Chine, et une nouvelle fois de voir à quels points les services administratifs ne sont pas au point. Même si il manque quelques petites choses pour en faire un film presque parfait, "El Chino" s'impose comme un petit ovni du cinéma moderne (ce n'est pas le seul hélas). C'est juste, avec une photographie et une ambiance sympa et le temps passe très vite. A voir. 13/20.