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Taahz
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4,5
Publiée le 27 janvier 2025
Classique de SF qui continue d'inspirer bon nombre d'œuvres du genre. Blade Runner brille par son atmosphère sombre et humide, son questionnement sur l'humanité, et son final culte.
Ce film est une safe place pour moi, je pourrais le regarder sans arrêt sans me lasser. Une esthétique inspirante et rassurante malgré sa violence et son impressionnisme volontairement désagréable. Il m’a débloqué une passion jusque-là inconnue, le cyberpunk et ses inspirations de spleen sûrement trouvées chez Baudelaire. Un des derniers films de science-fiction sans effets générés par ordinateur, c’est une prouesse visuelle en tous points, surtout après avoir vu le making-of. Et le travail de Vangelis, monumental, qui pour moi n’a aucun défaut. Dans l’ensemble, le film ne respecte pas parfaitement le déroulement du roman, mais ça ne dénature pas l’œuvre pour autant. À voir au moins une fois dans sa vie. C’est un chef-d’œuvre.spoiler:
Mais quelle déception ce film ! C'est d'un ennui profond. Obligé vu que le scénario est rachitique, vu l'interprétation même pas digne d'une série B de la part de Rutger Hauer. Alors oui il y a ce monde futuriste de 2019 (risible quand on voit ce film de Ridley Scott pour la première fois en 2024) mais il est froid comme l'image, comme l'expression d'un replicant. "Blade runner" est peut être un chef d'oeuvre pour qui l'a vu en 1982. 40 ans plus tard, c'est très loin d'être le cas. Un très très petit 2/5.
Un chef d'oeuvre incontournable de la science fiction, un immense classique que j'ai vu une dizaine de fois et qui demeure dans mes films préférés toutes catégorie confondues.
Librement inspiré d'une oeuvre de Philip K. Dick, Blade Runner a bercé l'âme fantasy futuriste de toute une génération avant de tomber peu à peu dans l'oubli, à l'image de Dune (saga romanesque de Frank Herbert parue à partir de 1965, déclinée en film par David Lynch, 1984, et en série par John Harrison, 2000), remise au goût du jour par Denis Villeneuve (2021, 2024) qui réalisera la suite de... Blade Runner (2017).
Il est toujours amusant de retrouver ainsi des archives qui dépeignent ce que seront nos années contemporaines. Ici, les écrans d'ordinateurs sont toujours cathodiques et on fume encore au boulot en lisant des journaux en papier au format large.
Blade Runner n'est ainsi que le troisième film de Ridley Scott, qui a déjà marqué et la critique avec Les Duellistes (1977) et le public avec Alien (1979). Visuellement parfait dans son style rétro-futuriste décalé, l'impressionnante décoration des scènes d'intérieur, et ses plans où les couleurs au néon jouent avec l'eau, l'ombre et la lumière dans une atmosphère de nuit éternelle, le film a pourtant fortement vieilli dans sa narration, elle aussi très ancrée dans les années '80, tout comme la musique de Vangelis ou l'interprétation froide, mécanique et syncopée des acteurices.
Blade Runner garde malgré tout un intérêt pour son couple Harrison Ford/Sean Young et la thématique, oh combien actuelle, de l'intelligence artificielle à travers, notamment, le test inspiré de celui de Turing, qui sera de nouveau repris dans Ex Machina (Alex Garland, 2014).
Excellent film! Je m'attendais forcément à ce que ce film soit bien car le réalisateur de celui ci est quand même Ridley Scott, un des cinéastes les plus géniaux! Harrison Ford joue très bien son rôle comme si il était fait pour lui et l'ambiance de ce film est très particulière, vraiment extraordinaire! C'est, je pense, LE seul film que j'ai vu dont l'ambiance m'a aspiré dans le film. pour les amateurs de SF et de technologie, ce film est à voir absolument!
Ridley Scott, en plasticien de talent qu'il peut être parfois, frappe du sceau du cyberpunk le film noir. L'esthétique léchée n'a pas pris une ride. Les visuels futuristes et la bande originale vaporeuse de Vangelis participent à fabriquer un Los Angeles magnétique, poisseux, plongé dans la nuit, à la fois nonchalant et animé par une chasse à l'homme – ou au répliquant. Atmosphère réussie, mais qu'en est-il de l'histoire ?
Impossible de distinguer un humain d'un répliquant, sauf à lui faire passer le test Voight-Kampff, de plus en plus fastidieux et inefficace en raison des évolutions technologiques. Le post-humain rattrape l'humain, voire le dépasse. Deckard – dont la nature est suggérée à la fin – ne montre pas beaucoup d'émotion, lui qui traque des êtres jugés insensibles. Son développement personnel minimal nous détache de lui, et, par conséquent, de l'intrigue.
Le rythme engourdi du film se boursouffle d'une solennité d'écriture : il suffit de voir avec quelles lenteur et emphase Hauer donne ses répliques. À ce titre, il n'est guère étonnant que Villeneuve, amateur de bouffissures stylistiques, ait offert une suite au film… avant de se consacrer à l'une des trilogies de science-fiction les plus pompières du cinéma.
Surcoté. Ambiance Ridley Scott 80 captivante mais scenario prend des grosses libertés avec le livre. Du coup un peu décu. Harrison pas au top dans ce film là.
Excellent thriller de science-fiction. L'ambiance est incroyable, tout comme les décors néo-futuristes. Les effets spéciaux n'ont pas pris une ride. Pour un film de 1982, il fait vraiment très moderne. Nous sommes plongés dans un monde assez obscur : en effet, la plupart des scènes se passent de nuit ou dans la pénombre, ce qui ajoute un côté angoissant et oppressant non négligeable. Parfois, on est à la limite de l'épouvante ou du thriller horrifique. Ce film pose également la question de jusqu'où peut aller la science. On y trouve aussi une certaine philosophie sur la condition d'esclave, ainsi que le point final qu'est la mort.
Blade Runner : Quand les robots rêvent de moutons électriques et que la pluie ne s’arrête jamais
Imagine un Los Angeles où il pleut sans arrêt, où les néons clignotent comme s’ils avaient la gueule de bois, et où la technologie a tellement pris le dessus que même les humains sont devenus un peu trop artificiels. Ridley Scott te balance dans cet univers sombre avec un coup de pied au cul, et avant même que tu t’en rendes compte, t’es déjà en train de patauger dans les flaques d’acide de cette ville déprimante. Ici, tout est déglingué, à commencer par l’ambiance : t’es dans un futur où même les robots ont des états d’âme et où chaque coin de rue pourrait être l’endroit où tu croises ton double cybernétique.
Harrison Ford, avec son imperméable fatigué et son regard de mec qui n’a pas dormi depuis des lustres, incarne Rick Deckard, le type chargé de faire le ménage parmi les réplicants. Mais attention, ce n’est pas un simple job de flic : c’est un boulot qui te bouffe de l’intérieur, te laisse des doutes sur qui tu es vraiment, et te file des cauchemars même quand t’es réveillé. Et Deckard, c’est un peu le Han Solo des temps modernes, sans le vaisseau, mais avec une question existentielle qui le suit comme un chien mouillé : et si j’étais aussi un putain de robot ?
Parlons des réplicants, ces androïdes qui sont tellement bien foutus qu’ils te font oublier qu’ils ne sont pas en chair et en os. Rutger Hauer, dans le rôle de Roy Batty, te balance un monologue final qui te prend aux tripes, genre Yoda sous amphétamines. Ce mec, ou ce robot plutôt, est tellement charismatique que t’en viens à te demander si l’humanité n’est pas mieux représentée par ces machines que par les types qui les traquent. Ils sont beaux, ils sont profonds, et surtout, ils te renvoient en pleine face la question : c’est quoi, être humain ?
Ridley Scott te claque des visuels qui font baver. Chaque plan est un tableau, chaque scène une immersion dans un cauchemar cyberpunk. Les décors, la lumière, la pluie qui tombe sans arrêt, tout est là pour te plonger dans cette dystopie qui n’a rien de joyeux. C’est sombre, c’est oppressant, et tu sens que chaque goutte de pluie est là pour te rappeler que l’avenir, c’est pas du tout rose. La bande-son de Vangelis, avec ses notes synthétiques, te file des frissons et te fait comprendre que dans ce monde-là, les rêves sont aussi froids que le métal.
Blade Runner, c’est pas juste de la science-fiction avec des flingues et des courses-poursuites. C’est un film qui te balance des questions philosophiques en pleine tronche. Qu’est-ce que ça veut dire, être humain ? Est-ce qu’une machine peut ressentir des émotions ? Et si oui, qu’est-ce qui nous différencie vraiment d’elle ? Ridley Scott ne te donne pas toutes les réponses, il préfère te laisser cogiter là-dessus longtemps après que les lumières se soient rallumées. C’est un film qui te prend par la main, te fait tourner en rond dans les ruelles sombres de Los Angeles, et te laisse seul face à tes propres interrogations.
Blade Runner, c’est un voyage dans un futur qui fait froid dans le dos, où les humains ne sont plus vraiment humains et où les machines ont des rêves. Ridley Scott signe une œuvre magistrale, aussi bien visuellement que sur le plan philosophique. Ce film, c’est plus qu’une simple expérience cinématographique : c’est un miroir tendu vers notre propre humanité, qui te laisse avec une seule certitude : après ça, tu ne regarderas plus jamais un robot de la même manière.
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L'ambiance est vraiment folle, et les 20 dernières minutes avec le nexus au top mais c'est tout. Il y a un gros problème de rythme, l'enquête est tirée par les cheveux, l'histoire d'amour on y croit pas ça va trop vite (super la scène du baisé avec violence et sans consentement), les scène d'action sont mal faites, Harrison Ford joue mal bref je n'ai pas pu rentrer dans ce film "culte"
Une adaptation nébuleuse et peu accessible de l'univers déjà dense crée par Philip K Dick. On peine à comprendre les enjeux de cette intrigue pourtant prometteuse, noyée par la pluie diluvienne et la brume épaisse que Ridley Scott nous offre un peu trop à outrance.