Blade Runner
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Brazzo VII
Brazzo VII

104 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juin 2026
Blade Runner (1982) est un monument de science-fiction et de dystopie qui a profondément marqué le cinéma. L’action se déroule dans un futur alternatif, en 2019 — ce qui est d’autant plus fascinant aujourd’hui, puisque ce “futur” est devenu notre passé, et pourtant rien de ce monde ne correspond à notre réalité. Le contraste rend le film encore plus troublant : une vision froide, pluvieuse, étouffante et profondément dépressive de Los Angeles.

Dans cet univers, les réplicants sont des androïdes quasiment indiscernables des humains, conçus pour des travaux dangereux et dont la durée de vie est limitée à seulement quatre ans. Cette contrainte dramatique donne tout son sens au récit, car elle les pousse à une quête désespérée de survie et de compréhension de leur propre humanité. Le scénario, à la fois simple et puissant, suit un “blade runner” chargé de traquer ces réplicants devenus fugitifs, mais l’histoire dépasse rapidement le simple cadre de la chasse pour devenir une réflexion sur la conscience, la mémoire et l’âme.

Ce qui impressionne encore aujourd’hui, c’est la qualité des décors et de l’esthétique. Pour un film des années 80, l’univers visuel est d’une richesse incroyable : mégalopole sombre, architecture écrasante, lumières néon et atmosphère cyberpunk avant l’heure. C’est beau, cohérent et totalement immersif.

La performance de Harrison Ford apporte une vraie densité émotionnelle au film. Dans un rôle volontairement contenu et presque mélancolique, il incarne un personnage fatigué, ambigu, dont les certitudes s’effritent progressivement. Son jeu tout en retenue renforce l’atmosphère froide du film, tout en laissant apparaître des fissures humaines essentielles qui donnent encore plus de poids aux thèmes abordés.

Enfin, le film doit énormément à Ridley Scott, qui a profondément influencé le cinéma moderne. Sa mise en scène, son sens du détail visuel et sa capacité à construire des univers denses et crédibles ont fait de lui une figure majeure du cinéma de science-fiction. Ici, il impose une vision artistique forte, presque picturale, qui a inspiré des générations de réalisateurs et redéfini ce que pouvait être un film de science-fiction adulte et philosophique.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2026
Avec Blade Runner, Ridley Scott ne crée pas seulement un univers de science-fiction : il invente un cauchemar mélancolique où le futur semble déjà rongé par la fatigue, la solitude et la fin des illusions humaines. Chaque plan possède une densité visuelle sidérante, entre pluie incessante, néons fantomatiques et architectures écrasantes qui donnent au film une beauté presque hypnotique. Harrison Ford traverse ce monde comme un homme vidé de lui-même, tandis que Rutger Hauer apporte au film une émotion tragique inattendue, jusqu’à ce monologue final devenu légendaire. Derrière l’enquête noire et les questionnements sur les réplicants, le film parle surtout de mémoire, de mortalité et du désir désespéré d’exister un peu plus longtemps. Un chef-d’œuvre visionnaire et profondément humain, dont la puissance esthétique et philosophique semble grandir à chaque revisionnage.
Noleon Kaeland
Noleon Kaeland

7 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 avril 2026
Tout devrait me plaire dans ce film pourtant, je l'ai attendu comme le monument de la science-fiction qu'il est réputé être ! Mais rien à faire. Je ne vois pas ce qu'il y a à aimer, à part les décors bien sûr !
Je me reprends. Il y a des monuments du cinéma qui nous donnent l'impression à la fin que l'on a raté quelque chose. On aurait dû aimer mais rien ne s'est déclenché. Et parfois il y a bien quelque chose que l'on a raté ! Alors on revoit le film et là, révélation ! ... Mais là... J'ai essayé de lutter contre ma première impression, de retourner le problème dans tous les sens... Mais les personnages n'ont aucune profondeur psychologique, l'action est fade (la chorégraphie des bagarres... bon.), l'ensemble est lent, il n'y a pas d'énigme sur laquelle se faire un peu les dents le temps que ça pète. Bref, on s'ennuie, et seul les décors époustouflants (costumes, couleurs, lumières, etc.) nous font nous tenir éveillés.
Enfin, je dis "éveillés", mais il y a bien une chose qui m'a réveillé d'un coup ! Je veux bien que le héros n'en soit pas un, que ce soit un anti-héros, quelqu'un de gris, entre le bien et le mal, comme tous les personnages du film. Mais ce film m'a fait assisté à l'une des scènes de viol les plus dérangeantes que j'ai vu : notre personnage principal qui pousse sa victime à lui demander de lui faire l'amour alors qu'elle pleure et qu'elle a peur. Ouah. Après ça, pour en avoir quelque chose à faire du héros il faut s'accrocher. Et justement, je n'ai pas voulu m'accrocher, car rien ne le justifiait. Avant ça, son seul trait caractéristique était d'être alcoolique, et après ça, je n'en avais pas grand chose à faire qu'il lui arrive des bricoles...
Enfin, le film se veut mystérieux, au début on a envie de rentrer dans l'énigme, de percer le secret des réplicants. Puis, la fin arrive, une fin ouverte, qui nous pousse à croire quelque chose d'important sur le héros. Mais, bon, je ne pense pas qu'on soit particulièrement des génies, mais au bout de 20 minutes de film on s'y attendait déjà...
Je veux bien croire que le film a vieilli, dans ses valeurs, dans l'originalité de son intrigue, mais je persiste à constater que les personnages et l'intrigue sont vides. On nous vend du rêve, mais on ne nous montre vraiment pas grand chose. Un peu comme ces colonies dans l'espace dont on nous parle sans cesse. Très prometteur !... Mais sans suite.
Eric Marathee
Eric Marathee

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2026
‌Blade Runner.
Le chef d'oeuvre ultime. Pour la salle obscure et le grand écran. Ostensiblement
graphique. Un environnement noir et une prise de vue sophistiquée. Une musique, Vangelis, complètement en prise avec le film et le spectateur. Des clairs obscurs, des contre-jours, des images saisies au vol, et maintenant l'oeil de la chouette dans l'appartement de Tyrrel. Il faut replacer le film dans son époque. Une rupture sans concession avec une science-fiction qui était devenue trop conventionnelle. Un futur pluvieux, sombre, violent, différent, dystopique. Et pour la première fois, on ne sait pas si les bons sont vraiment les bons. Je suis dérouté, d'un seul coup sans repères. Les scènes visuelles me scotchent au fond du siège, et ne peuvent plus sortir de ma mémoire. Léon et le test Voight-Kampf. Le flic 1 ,(Bryant) qui programme Deckard pour sa mission. Et maintenant Rachel et le test Voight-Kampf. Puis le flic 2 (Gaff) qui félicite un Deckard désabusé après que Zhorra, la danseuse aux écailles de serpent, a traversé les vitrines. JF Sebastien et son magasin de poupées. La partie d'échecs chez Tyrrel, le père.
J'en oublie forcément. Il y a un moment où on se demande si Deckhard ne va pas tuer Rachel. Cela dure seulement 3 secondes. Intenses.
Les acteurs sont étincelants. Harrison Ford est Deckard, Sean Young est Rachel. Rutger Hauer est Roy. Les autres aussi (Pris : Daryl Hannah, Gaff: Edward James Olmos, Léon : Brion James, Zhora : Joanna Cassidy , JF Sébastien : William Sanderson et Bryant : M. Emmet Walsh)
La scène finale, partiellement improvisée par Rutger Hauer, est renversante. Elle appartient à l'anthologie du cinéma.

Le film aura inspiré beaucoup d'autres œuvres, et inspire encore. C'est un film qui transporte. Et qui me fait encore rêver.
SofaVoyageur
SofaVoyageur

81 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 avril 2026
Blade Runner de Ridley Scott, une adaptation du roman "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" de Philip K. Dick, est un incontournable du cinéma de science-fiction.
J'ai vu la version "Final Cut" de 2007, magnifiée par son réalisateur et j'ai été impressionné par la qualité de la photographie.
Dès les premiers instants du film, on est pris par l'ambiance cyberpunk et fasciné par cet univers dystopique. C'est sombre, pluvieux, artificiel, mais en même temps très beau esthétiquement.
La bande originale est assurée par un pionnier de l'electro, le grec Vangelis. Sa musique amène à une meilleure contemplation de cet univers.
Blade Runner nous offfe un vrai moment de cinéma et nous fait méditer sur l'humanité et ses dérives.
Arkab Prior
Arkab Prior

3 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2026
Je suis fan de ce film depuis toujours. J'aime l'ambiance, les décors, la musique, l'histoire insensée, le personnage tourmenté, meurtrier et romantique du replicant Roy Batty, toutes les scènes où il apparaît. Le film date de 1982 et la nouvelle de Philip K. Dick de 1968. Il me semble que les thèmes concernant les androïdes sont tous là et que cette histoire n'a pas été surpassée.
Romain Saint-prix
Romain Saint-prix

37 abonnés 325 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 décembre 2025
N'étant pas fan des films de science-fiction, ce film partait avec un désavantage. Et ça n'a pas manqué : long. lent. ennuyant, mou, fade etc.
Le film ne m'a clairement pas emballé. Je reconnais que l'ambiance sobre, énigmatique et futuriste était pas mal. Mais à part cela, rien de concret et à se mettre sous la dent. Ce classique me laisse indifférent.
Shining80
Shining80

9 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2025
Grand classique du 7ème art, Blade runner est un peu un polar futuriste. J'adore l'ambiance sombre du film, ses bas-fonds, ses buildings, cette teinte bleutée/orangée sublimée par la magnifique BO de Vangelis. Harrison Ford paraît ne jamais avoir été aussi charismatique, tout comme Rutger Haueur, l'acteur fétiche de Verhoeven dans sa période néerlandaise. C'est donc un film unique que Ridley Scott nous propose, pas le genre de long-métrage de SF accessible type Star Wars mais au contraire une vraie oeuvre d'art riche, qu'il est intéressant d'analyser pour en tirer tous les messages cachés. À voir forcément, impératif pour tout fondement d'une culture cinématographique solide.
Mathieu CARTRON
Mathieu CARTRON

14 abonnés 328 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2025
C’est comme le bon vin avec le temps le film m’a véritablement transporté. La musique est véritablement un bijou des bandes originales de films. On s’aperçoit que des gadgets ne sont toujours pas créés . Une pure mer
MatthiouzMont
MatthiouzMont

4 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2025
J'ai moyennement aimé les trois premiers visionnage de ma vie, mais l'ambiance m'a toujours attiré.

À mon dernier visionnage j'ai ressenti que c'était un film contemplatif, très profond, qui touche plus les émotions que la compréhension.
Et après un tel régal, il est devenu pour moi classique.
Naram
Naram

150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 novembre 2025
Blade Runner est un film de SF se déroulant à Los Angeles en 2019. On y découvre une dystopie où les avancées technologiques ont permis la conquête spatiale et la création de réplicants, des androïdes dotés d’une conscience, identiques aux humains, mais avec une durée de vie très courte de 4 ans. Ils servent d’esclaves sur les autres planètes. Certains réplicants vont se révolter, devenant hors-la-loi, et se réfugient sur Terre en se cachant.

L’ambiance est froide : le soleil n’apparaît qu’au début avant de laisser place à l’obscurité pendant tout le film, avec des lumières tamisées. Le monde est surpeuplé, les rues toujours bondées. Tout paraît sale, bruyant, avec des bruits parasites en guise de bande originale, ce qui reflète le chaos de ce monde. Il pleut constamment, les personnages ont tout le temps de la sueur sur le visage. Cette humidité rend le film étouffant.

Dans cette ambiance pesante, nous allons suivre Rick Deckard, un « blade runner ». Alors qu’il voulait raccrocher, il se retrouve chargé de traquer et éliminer les réplicants hors-la-loi. En parallèle, les réplicants menés par Roy Batty cherchent à retrouver leur créateur pour prolonger leur vie. spoiler: Ironiquement, Roy Batty va le retrouver et le tuer en lui enfonçant les yeux, ce qui est symbolique sachant que c’est notamment
le regard qui permet de déceler les réplicants, ainsi qu’un test sur la compassion montré au début.

Ensuite, nous découvrons Sebastian, un humain atteint de la maladie de Mathusalem, qui accélère le vieillissement. spoiler: Une grande partie du film se déroule dans sa maison, très dérangeante, peuplée de robots inquiétants compensant sa solitude. Deckard va y retrouver Roy Batty, ce qui amène l’affrontement final. Deckard est surclassé, mais Roy va l’épargner à plusieurs reprises avant de le sauver d’une chute fatale. Roy livre ensuite un monologue poignant sur le temps et les moments « tears in rain ». Le film se termine sur une scène où Deckard trouve un origami de licorne, faisant allusion à son rêve plus tôt, ce qui amène le doute sur sa nature de réplicant ou d’humain
. C’est tout le débat du film : savoir ce qui fait un humain, avec une barrière réplicant/humain très fine, Roy faisant preuve d’humanité à la fin et déjouant ce pour quoi il était conçu.
Le film est lent et contemplatif, nous faisant pleinement ressentir l’atmosphère à travers nos sièges, ce qui constitue sa principale force.
l' A
l' A

8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 novembre 2025
Un classique qui a trop vieilli à mon goût, mais qui garde quand même quelques qualités intactes : la relation Deckard-Rachel qui touche encore vrai, et l'ambiance, sous la pluie et les néons, reste sacrément réussie même en 2025.
Christobalx
Christobalx

15 abonnés 389 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 octobre 2025
J'ai 'enfin' regardé le grand chef d'œuvre Blade Runner de R. Scott. Seulement, aïe aïe aïe ! Quel gâchis ! Il y avait pourtant tout. Le réalisateur, la photographie, l'image qui est belle pour l'époque il faut dire, les décors, les costumes, les acteurs un brin flippant en adéquation avec leur rôles, le scénario (le pitch) et l'ambiance glauque de cet univers qui apparament était jamais vu encore en 1982. Je note que Blade Runner a été fait avant Terminator, et si je devais les comparer visuellement, Blade Runner l'emporterait.
Maintenant les hics :
- beaucoup de dialogues tombent à plat tant ils sont débités lentement
- les scènes d'une lenteur absolue (je rejoins les personnes qui l'ont signifié)
- la musique qui parfois ne colle pas avec ma scène qui se joue
- H. Ford que je trouve décidément pas crédible pour jouer dans des films de ce type ou même dans Star Wars
- le personnage de Harrison qui force la replaçant à rester avec lui et à lui faire dire qu'elle le désire, pour ensuite couch3r avec elle, c'est plutôt limite, et avec une musique romantique qui ne colle pas à la scène encore, où ici, une femme/ replicant peu importe est forcée par un homme. Il n'y a rien de romantique. spoiler: À la fin du film, on revoit Rachel, Rick lui demande si elle l'aime. Il a un vrai soucis avec l'amour qu'il porte à cette replicant et avec les sentiments qu'elle peut lui porter. Il lui aussi "humain" en l'embrassant. Je doute qu'une belle histoire d'amour débute sur de telles scènes. Mais nous n'en saurontpas davantage car il n'y a pas eu de suite avant Blade Runner 2049 de Dennis V. Quelque 35 ans plus tard !! dont je n'apprécie pas le travail. J'ai essayé de regarder cette suite mais impossible de m'y émerger à cause du jeu d'acteur de R. Gosling... Donc Blade Runner reste une vraie déception malgré deux films.

- le nombre de scènes allongées et/ ou inutiles. Peut-être aussi parce que j'ai le director's cut, mais bcp de scènes inutiles tout de même !
- la version française pour le doublage est un désastre mais que j'ai bien ri par moments !!
Vraiment quel gâchis ! Chef d'œuvre qui a usurpé son titre..
- l'attaque du replicant (gymnaste à ses heures perdues) sur le blade runner : très années 80 donc ridicule mais très drôle !
- les scènes ridicules comme Roy passant la tête dans le mur pour parler à Rick, et j'en passe...
- je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer les ongles de Rutger H. rougis coupés en triangles... (acteur qui a d'ailleurs joué dans Smallville)
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 octobre 2025
Pourtant si les facilités sont nombreuse,au contraire ici ne pas trouver a redire sur la nature des images qui vous té peut en dire long sur la conquète spaciale;mais rare sont les élus à faire le ès bien bouclé en sommes.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2025
Ce film reste visuellement époustouflant, même aujourd’hui. L’univers futuriste qu’il dépeint est d’une cohérence remarquable : les gratte-ciel imposants, la pluie incessante et la saleté omniprésente créent une atmosphère sombre et immersive, parfaitement maîtrisée. Si la bande-son ne m’a pas totalement convaincue, force est de constater qu’elle s’intègre à merveille dans cet univers si particulier.
Harrison Ford y incarne un personnage au cœur d’un récit qui prend son temps, comme pour mieux nous plonger dans cette ambiance unique. Malgré un rythme parfois lent, l’intrigue et les scènes d’action savent maintenir l’attention du spectateur.
Côté scénario, l’histoire de fond reste assez simple, et on ne cherchera pas forcément une morale profonde. Pourtant, il s’agit indéniablement d’un très bon film, dont la qualité visuelle traverse les années sans prendre une ride.
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