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Monsieur Crocodeal
6 critiques
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1,5
Publiée le 8 septembre 2026
Quelle déception...
Voilà ce que je retiens de mon 1er (et à mon avis unique) visionnage d'un film qu'on m'a présenté comme culte à bien des égards.
C'est bien simple, j'ai rarement vu un film aussi mal monté, tant dans le rythme que dans la mise en place des personnages, de l'univers et de tout ce qui compose ce qu'on regarde.
Mon problème principal vient du montage. Il est tantôt psychédélique, tantôt lent, avec des longueurs focales inadaptées dans énormément de scènes ou de plans (un plan serré qui mériterait un grand-angle et vice versa), un cut sur une réplique, un autre cut en pleine scène d'action, un regard dans une direction alors que le déplacement n'est pas dans cette direction dans la scène suivante... C'est absolument illisible, je pèse mes mots.
C'est une bouillie visuelle qui m'a obligé à passer en VF pour que mon cerveau ne vomisse pas à force de gérer les sous-titres et l'image en même temps.
À noter aussi des transitions en fondu complètement inadaptées et des ralentis x4 d'un kitsch absolu.
Ridley Scott nous montre tout, mais ne nous explique rien. Tout s'enchaîne avec l'acharnement de notre cerveau qui essaye de comprendre ce qu'il voit. Et dans ce genre de situation, deux solutions : soit notre univers est si original et créatif qu'il faut prévoir un film plus long, plus lent, voire une trilogie, soit on enlève quelques éléments du scénario pour le rendre plus lisible.
Ici, aucun des deux.
On subit des personnages qu'on ne comprend pas, dont les motivations et les caractères ne nous apparaissent limpides qu'après avoir lu une critique ou regardé une vidéo d'analyse sur YouTube. Ce n'est pas normal.
Et il n'a aucune excuse. Star Wars est sorti en 1977, Shining en 1980. À chacun son style, certes, mais un montage amateur n'empêche pas de faire les choses correctement. Ce type avait réalisé Alien, et on dirait que quatre ou cinq réalisateurs se passent la caméra à chaque seconde. Bon sang, comment peut-on dire que ce film est un chef-d'œuvre avec un montage aussi horrible ?
Pour les décors, parlons-en. Certains plans sont impressionnants, les paysages de cette ville futuriste sont vraiment bien réalisés, mais ils sont trop rares et sont coupés à une vitesse si étrange.
Certaines scènes frôlent le nanar, notamment le combat final et la scène avec l'androïde féminine. C'est presque à en rire tant c'est ridicule.
Les costumes sont dignes d'une blague. Il y a toujours trop de choses à l'écran. Il veut tellement rendre son idée vivante que chaque plan extérieur est coupé toutes les 1,5 seconde par un passant, une lumière ou un son.
J'ai d'abord cru que je regardais une parodie tant le film fait kitsch et nanardesque.
Je n'arrive même pas à retirer un bon point à Harrison Ford, qui est anecdotique au possible, surtout quand on voit sa performance dans Star Wars et Indiana Jones, sorti un an plus tôt.
Pour résumer : Décors et idées titanesques pour une soupe imbuvable et difficilement digérable.
"Blade Runner" représente à mes yeux l'apogée de ce que peut nous offrir la science fiction au cinéma. Une oeuvre majeure du 7ème art, contemplative, qui marque la rétine par son ambiance et ses visuels absoluments dingues renforcé par la BO envoutante de Vangelis mais égalements par ses thematiques existensiels, poétiques. Un film d'une noirçeur et d'une beauté à tomber par terre. Un chef d'oeuvre absolu de Ridley Scott et dans mon top 3 de mes films all time.
La principale qualité de ce long-métrage repose sur son atmosphère étouffante marquée par un esthétisme sombre parfaitement maîtrisé. En 1982, Ridley Scott signe un thriller futuriste dont le scénario reste pourtant minimaliste : un policier (Harrison Ford) doit éliminer de méchants androïdes. La réalisation est vraiment soignée avec des effets spéciaux et des décors qui nous plongent dans un monde crépusculaire de science-fiction rarement égalé. L’action peu présente laisse la place à une réflexion plus subtile sur le comportement humain de ces robots dépourvus de fonctions émotionnelles. Bref, une œuvre considérée comme culte confirmant le véritable lancement de la carrière du cinéaste britannique.
J'ai revisionné ce film récemment et ça prend pas un coup de vieux. L'ambiance cyberpunk, la pluie incessante, les néons dans cette ville sombre, c'est du très lourd. La direction artistique est dingue et la musique de Vangelis colle parfaitement à l'atmosphère. Au niveau du rythme, il faut aimer : c'est très lent, contemplatif, parfois un peu lourd dans le déroulement, mais ça installe une vraie tension. Harrison Ford fait le job sans trop en faire, mais c'est surtout Rutger Hauer qui vole la vedette. Son monologue final reste un classique absolu. Les thèmes abordés sur la mémoire et la condition humaine sont super bien traités sans qu'on nous mâche le travail. Même si la science-fiction sombre et les récits d'époque très marqués dans leur style ne me passionnent pas toujours autant que des grands classiques plus traditionnels, il faut reconnaître que la réalisation est impeccable. Un excellent film même si ce n'est pas forcément un chef-d'œuvre absolu que je me referais en boucle tous les mois.
Blade Runner de Ridley Scott vs Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick
Dans un monde pollué, où les espèces animales sont quasi éteintes, les humains, appâtés par les promesses de colonisation spatiale, fuient la Terre pour échapper à leur condition d’esclaves ; faisant le chemin inverse, des androïdes fuient l’espace pour échapper à l’esclavage et vivre libres. Un chasseur de primes, parmi les humains restés sur Terre, gagne sa vie en éliminant les androïdes, dans l’espoir de pouvoir un jour se payer un animal réel, symbole de richesse et de réussite dans ce monde dévasté.
« Étrange et fascinante destinée que celle du livre, martyrisé et révélé par son adaptation », note l’auteur Étienne Barillier dans la postface. La renommée du long-métrage ira jusqu’à pousser les éditeurs à remplacer le titre du roman par celui du film, que Scott avoue n’avoir jamais lu, tandis que Dick meurt avant la sortie du film, ne pouvant donc assister à la première transposition d’un de ses romans à l’écran.
Blade Runner constitue une adaptation complexe : reprenant la structure narrative du roman, il en élude des pans entiers pour lui être remarquablement fidèle à d’autres moments. Scott fait d’abord de son héros un personnage solitaire, conforme aux héros de son cinéma. Sa femme, ainsi que son but d’acquérir un animal vivant, sont supprimés ; en résulte un héros, ou antihéros, purement scottien. Un policier solitaire d’abord, qu’on croirait sorti d’un film de Melville, qui sied à l’ambiance de film noir des années 40. Le film, symbole du néo-noir, le transpose dans un univers cyberpunk, porté par la musique mêlant jazz et synthé de Vangelis. Déshumanisé ensuite, pour servir la thèse de son réalisateur, la possibilité que Deckard soit un réplicant est sous-entendue à divers moments du récit.
Le long-métrage développe un élément mineur du roman : la compagnie Rosen, renommée Tyrell, qui conçoit les androïdes, renommés réplicants. Dans le film, les Nexus-6 viennent sur Terre, sous l’influence de Roy Batty, pour retrouver leur créateur et échapper à leur dégénérescence programmée. Cette rencontre prométhéenne entre Frankenstein et la créature est également un élément purement scottien, qu’il développera encore plus dans son diptyque très personnel Prometheus-Alien Covenant (2012-2017) via le personnage de David, androïde et fils spirituel d'un magnat de l'exploration spatiale qui prend conscience de ses capacités et mène une expédition spatiale vers les confins de l'univers. Cette fascination du réalisateur pour le robot capable de devenir humain est traitée de manière autrement plus intéressante par Dick. Les androïdes sont différents des humains, incapables d’empathie et finalement assez peu résistants face à Deckard ; ils fascinent pourtant en interrogeant une société déshumanisée qui contrôle les naissances, abrutit les peuples via la télévision et une thérapie érigée en religion, et établit comme citoyens de seconde zone les individus les plus affectés par la pollution. Ils sont autres, ils n’accèdent pas au statut humain.
Ridley Scott oriente le roman vers les éléments les plus cinématographiques et fait de Blade Runner un film d’action néo-noir. Perdant beaucoup de l’univers du livre et limitant ses thématiques, il lui donne un univers visuel fascinant et sûrement conforme à la vision graphique de Dick.
Je comprends pourquoi Blade Runner est considéré comme un film majeur de la science-fiction, mais personnellement, je n’ai pas réussi à m’y attacher. J’ai admiré son univers visuel, qui reste impressionnant malgré les décennies. La ville futuriste paraît vivante, oppressante et crédible, et l’esthétique du film a influencé une grande partie de la science-fiction moderne. Cependant, j’ai souvent eu l’impression que le film privilégiait son ambiance au détriment de son récit. Là où certains spectateurs voient une expérience contemplative et philosophique, j’ai parfois ressenti de la lenteur et une certaine distance émotionnelle. J’avais du mal à m’investir pleinement dans l’histoire et dans le parcours des personnages. Pourtant, je reconnais que le film soulève des questions intéressantes sur l’identité, la mémoire et ce qui définit l’humanité. Les réplicants semblent parfois plus humains que les humains eux-mêmes, ce qui pousse le spectateur à remettre en question ses certitudes. C’est probablement cette réflexion qui explique la réputation du film. Malgré cela, je suis resté davantage admiratif que passionné. J’ai eu le sentiment de regarder une œuvre importante pour l’histoire du cinéma plutôt qu’un film qui me touchait réellement. En ce sens, mon expérience ressemble davantage à celle que j’ai eue devant Citizen Kane : je respecte énormément le travail réalisé, mais l’émotion et l’implication personnelle ne sont pas au même niveau que l’admiration intellectuelle. Au final, Blade Runner m’a davantage intéressé pour ce qu’il représente dans l’histoire du cinéma que pour le plaisir que j’ai pris à le regarder. Je reconnais sa qualité et son influence, mais je n’ai pas ressenti la fascination que beaucoup de spectateurs semblent éprouver devant lui.
Blade Runner (1982) est un monument de science-fiction et de dystopie qui a profondément marqué le cinéma. L’action se déroule dans un futur alternatif, en 2019 — ce qui est d’autant plus fascinant aujourd’hui, puisque ce “futur” est devenu notre passé, et pourtant rien de ce monde ne correspond à notre réalité. Le contraste rend le film encore plus troublant : une vision froide, pluvieuse, étouffante et profondément dépressive de Los Angeles.
Dans cet univers, les réplicants sont des androïdes quasiment indiscernables des humains, conçus pour des travaux dangereux et dont la durée de vie est limitée à seulement quatre ans. Cette contrainte dramatique donne tout son sens au récit, car elle les pousse à une quête désespérée de survie et de compréhension de leur propre humanité. Le scénario, à la fois simple et puissant, suit un “blade runner” chargé de traquer ces réplicants devenus fugitifs, mais l’histoire dépasse rapidement le simple cadre de la chasse pour devenir une réflexion sur la conscience, la mémoire et l’âme.
Ce qui impressionne encore aujourd’hui, c’est la qualité des décors et de l’esthétique. Pour un film des années 80, l’univers visuel est d’une richesse incroyable : mégalopole sombre, architecture écrasante, lumières néon et atmosphère cyberpunk avant l’heure. C’est beau, cohérent et totalement immersif.
La performance de Harrison Ford apporte une vraie densité émotionnelle au film. Dans un rôle volontairement contenu et presque mélancolique, il incarne un personnage fatigué, ambigu, dont les certitudes s’effritent progressivement. Son jeu tout en retenue renforce l’atmosphère froide du film, tout en laissant apparaître des fissures humaines essentielles qui donnent encore plus de poids aux thèmes abordés.
Enfin, le film doit énormément à Ridley Scott, qui a profondément influencé le cinéma moderne. Sa mise en scène, son sens du détail visuel et sa capacité à construire des univers denses et crédibles ont fait de lui une figure majeure du cinéma de science-fiction. Ici, il impose une vision artistique forte, presque picturale, qui a inspiré des générations de réalisateurs et redéfini ce que pouvait être un film de science-fiction adulte et philosophique.
Avec Blade Runner, Ridley Scott ne crée pas seulement un univers de science-fiction : il invente un cauchemar mélancolique où le futur semble déjà rongé par la fatigue, la solitude et la fin des illusions humaines. Chaque plan possède une densité visuelle sidérante, entre pluie incessante, néons fantomatiques et architectures écrasantes qui donnent au film une beauté presque hypnotique. Harrison Ford traverse ce monde comme un homme vidé de lui-même, tandis que Rutger Hauer apporte au film une émotion tragique inattendue, jusqu’à ce monologue final devenu légendaire. Derrière l’enquête noire et les questionnements sur les réplicants, le film parle surtout de mémoire, de mortalité et du désir désespéré d’exister un peu plus longtemps. Un chef-d’œuvre visionnaire et profondément humain, dont la puissance esthétique et philosophique semble grandir à chaque revisionnage.
Tout devrait me plaire dans ce film pourtant, je l'ai attendu comme le monument de la science-fiction qu'il est réputé être ! Mais rien à faire. Je ne vois pas ce qu'il y a à aimer, à part les décors bien sûr ! Je me reprends. Il y a des monuments du cinéma qui nous donnent l'impression à la fin que l'on a raté quelque chose. On aurait dû aimer mais rien ne s'est déclenché. Et parfois il y a bien quelque chose que l'on a raté ! Alors on revoit le film et là, révélation ! ... Mais là... J'ai essayé de lutter contre ma première impression, de retourner le problème dans tous les sens... Mais les personnages n'ont aucune profondeur psychologique, l'action est fade (la chorégraphie des bagarres... bon.), l'ensemble est lent, il n'y a pas d'énigme sur laquelle se faire un peu les dents le temps que ça pète. Bref, on s'ennuie, et seul les décors époustouflants (costumes, couleurs, lumières, etc.) nous font nous tenir éveillés. Enfin, je dis "éveillés", mais il y a bien une chose qui m'a réveillé d'un coup ! Je veux bien que le héros n'en soit pas un, que ce soit un anti-héros, quelqu'un de gris, entre le bien et le mal, comme tous les personnages du film. Mais ce film m'a fait assisté à l'une des scènes de viol les plus dérangeantes que j'ai vu : notre personnage principal qui pousse sa victime à lui demander de lui faire l'amour alors qu'elle pleure et qu'elle a peur. Ouah. Après ça, pour en avoir quelque chose à faire du héros il faut s'accrocher. Et justement, je n'ai pas voulu m'accrocher, car rien ne le justifiait. Avant ça, son seul trait caractéristique était d'être alcoolique, et après ça, je n'en avais pas grand chose à faire qu'il lui arrive des bricoles... Enfin, le film se veut mystérieux, au début on a envie de rentrer dans l'énigme, de percer le secret des réplicants. Puis, la fin arrive, une fin ouverte, qui nous pousse à croire quelque chose d'important sur le héros. Mais, bon, je ne pense pas qu'on soit particulièrement des génies, mais au bout de 20 minutes de film on s'y attendait déjà... Je veux bien croire que le film a vieilli, dans ses valeurs, dans l'originalité de son intrigue, mais je persiste à constater que les personnages et l'intrigue sont vides. On nous vend du rêve, mais on ne nous montre vraiment pas grand chose. Un peu comme ces colonies dans l'espace dont on nous parle sans cesse. Très prometteur !... Mais sans suite.
Blade Runner. Le chef d'oeuvre ultime. Pour la salle obscure et le grand écran. Merveilleusement graphique. Un environnement noir et une prise de vue sophistiquée. Une musique, Vangelis, complètement en prise avec le film et le spectateur. Des clairs obscurs, des contre-jours, des images saisies au vol. L'oeil de la chouette dans l'appartement de Tyrrel. Il faut replacer le film dans son époque. Une rupture sans concession avec une science-fiction qui était devenue trop conventionnelle. Un futur pluvieux, sombre, violent, différent, dystopique. Et pour la première fois, on ne sait pas si les bons sont vraiment les bons. Je suis dérouté, d'un seul coup sans repères. Les scènes visuelles me scotchent au fond du siège, et ne peuvent plus sortir de ma mémoire. Léon et le test Voight-Kampf. Le flic 1 ,(Bryant) qui programme Deckard pour sa mission. Et maintenant Rachel et le test Voight-Kampf. Puis le flic 2 (Gaff) qui félicite un Deckard désabusé après que Zhorra, la danseuse aux écailles de serpent, qui traverse les vitrines. JF Sebastien et son magasin de poupées. La partie d'échecs chez Tyrrel, le père. J'en oublie forcément. Il y a un moment où on se demande si Deckhard ne va pas tuer Rachel. Cela dure seulement 3 secondes. Intenses. Les acteurs se sont donnés le mot et sont meilleurs les uns que les autres. Harrison Ford est Deckard, Sean Young est Rachel. Rutger Hauer est Roy. Les autres aussi (Pris : Daryl Hannah, Gaff: Edward James Olmos, Léon : Brion James, Zhora : Joanna Cassidy , JF Sébastien : William Sanderson et Bryant : M. Emmet Walsh) La scène finale, partiellement improvisée par Rutger Hauer, est renversante. Elle appartient à l'anthologie du cinéma.
Le film aura inspiré beaucoup d'autres œuvres, et inspire encore. C'est un film qui transporte. Et qui me fait encore rêver.
Blade Runner de Ridley Scott, une adaptation du roman "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" de Philip K. Dick, est un incontournable du cinéma de science-fiction. J'ai vu la version "Final Cut" de 2007, magnifiée par son réalisateur et j'ai été impressionné par la qualité de la photographie. Dès les premiers instants du film, on est pris par l'ambiance cyberpunk et fasciné par cet univers dystopique. C'est sombre, pluvieux, artificiel, mais en même temps très beau esthétiquement. La bande originale est assurée par un pionnier de l'electro, le grec Vangelis. Sa musique amène à une meilleure contemplation de cet univers. Blade Runner nous offfe un vrai moment de cinéma et nous fait méditer sur l'humanité et ses dérives.
Je suis fan de ce film depuis toujours. J'aime l'ambiance, les décors, la musique, l'histoire insensée, le personnage tourmenté, meurtrier et romantique du replicant Roy Batty, toutes les scènes où il apparaît. Le film date de 1982 et la nouvelle de Philip K. Dick de 1968. Il me semble que les thèmes concernant les androïdes sont tous là et que cette histoire n'a pas été surpassée.
N'étant pas fan des films de science-fiction, ce film partait avec un désavantage. Et ça n'a pas manqué : long. lent. ennuyant, mou, fade etc. Le film ne m'a clairement pas emballé. Je reconnais que l'ambiance sobre, énigmatique et futuriste était pas mal. Mais à part cela, rien de concret et à se mettre sous la dent. Ce classique me laisse indifférent.
Grand classique du 7ème art, Blade runner est un peu un polar futuriste. J'adore l'ambiance sombre du film, ses bas-fonds, ses buildings, cette teinte bleutée/orangée sublimée par la magnifique BO de Vangelis. Harrison Ford paraît ne jamais avoir été aussi charismatique, tout comme Rutger Haueur, l'acteur fétiche de Verhoeven dans sa période néerlandaise. C'est donc un film unique que Ridley Scott nous propose, pas le genre de long-métrage de SF accessible type Star Wars mais au contraire une vraie oeuvre d'art riche, qu'il est intéressant d'analyser pour en tirer tous les messages cachés. À voir forcément, impératif pour tout fondement d'une culture cinématographique solide.