Une Histoire d'amour
Note moyenne
1,7
477 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

113 critiques spectateurs

5
8 critiques
4
7 critiques
3
19 critiques
2
23 critiques
1
33 critiques
0
23 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2014
"Les histoires d'amour sont des planètes privées. Elles se volatilisent quand leurs habitants les ont quittées . Elles obéissent à des lois inconnues du reste de l'humanité., inconnues même de ceux qui les ont habitées". C’est par cette jolie métaphore tirée du roman de Régis Jauffret, « Sévère » qu’Hélène Fillières ouvre son film. Ainsi elle tente de clore d’entrée la polémique née autour du livre puis du film sur l’utilisation du fait divers survenu le 28 février 2005 où le riche banquier Edouard Stern avait été rétrouvé mort de quatre balles dans son appartement de Genève. La suite a révélé la nature sado masochiste des rapports que Stern entretenait avec sa maîtresse Cécile Brossard. La fin d’un prince de la finance ensseré dans une combinaison de latex attisa immédiatement tous les fantasmes et ce ne sont pas moins de trois livres de fiction qui ont été directement inspirés de cette sordide histoire. Hélène Fillières actrice vedette de la série Mafiosa s’intéresse immédiatement au sujet qu’elle décide de porter à l’écran pour sa première réalisation. Un rapprochement pas si surprenant quand on pense à la sexualité compliquée de Sandra l’héroïne de Mafiosa. Malgré l’environnement sulfureux du film, Hélène Fillières réussit parfaitement à nous faire oublier son contexte pour nous plonger au cœur de cette relation amoureuse sans issue qui détruit à petit feu les deux amants. Chacun se méprend visiblement sur les intentions de l’autre, le banquier pensant que la jeune femme n’en veut qu’à son argent et cette dernière caressant peut-être le rêve fou qu’une telle relation destructrice puisse évoluer avec le temps sur des eaux plus calmes. Le film pose de multiples questions sur le pouvoir et son rapport avec la mort . Le banquier reclus dans son obsession de tout contrôler montre à plusieurs reprises sa souffrance face à son incapacité à l’empathie qui se traduit par un besoin irrépressible d’humilier ses proches en public. La scène du restaurant avec l’avocat joué par Jean-François Stévenin est à ce sujet très éloquente des conflits internes qui minent le banquier. Cette insassiabilité qui trouve un maigre éxutoire dans les rapports de domination sexuelle qu’il exige de la jeune femme amène progressivement le banquier à jouer avec la mort pour envisager une issue possible à son dilemme intérieur. C’est ce que n’a pas su voir la jeune femme qui n’était peut-être au final là que pour être l'instrument du geste libérateur inconsciemment voulu par le banquier. Mais comme le dit si bien la métaphore introductive « Les histoires d’amour sont des planètes privées » et personne ne peut se mettre à la place des protagonistes. Hélène Fillières dirige merveilleusement ses deux acteurs, parfaits dans leurs registres respectifs, les amenant exactement au ton juste dans chacune des scènes, notamment Laetitia Casta qui démontre ici de manière définitive ses aptitudes de comédienne après un apprentissage que l’ancien mannequin a voulu patient et graduel. Quant à Benoît Poelvoorde il ajoute une couleur de plus à sa palette d’acteur protéiforme dans un registre déjà affleuré en 2005 dans le très inquiétant « Entre ses mains » d’Anne Fontaine. Le choix esthétique de décors glaçants tout à la fois raffinés et impersonnels éclairés en clair-obscur renforce l’irréalité de cette descente aux enfers dont on devine les ravages dans le regard faussement serein de la jeune femme . La musique d'Etienne Daho qui rappelle souvent celle de Brian Eno est complètement raccord avec l'atmosphère distillée par la caméra de la réalisatrice. Un grand premier film d’une auteure qui n’a pas peur d’affirmer son point de vue, injustement boudé par une partie du public et de la critique .
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 janvier 2013
Vraiment septique à l'égard de ce film. Je me suis rendu dans les salles obscure avec hésitation. Et puis là, le couple tombe. Laeticia C. et Benoit Poelvoorde! Tout deux, dans un jeu impeccable (et pourtant je ne suis absolument pas fans de cet acteur). LE sujet laisse penser à un film, ou vulgarité, voyeurisme... règneront en maitre. Mais Hélène Fillière à fait plus fort que cela. Elle arrive a seulement nous faire percevoir une sorte d'approche (qui bien évidemment souligne le rapport amoureux), mais sans que l'on assiste à de la psychologie de quartier, des cancancs. Juste des images et un silence (qui je le reconnais et quand même parfois pesant et longuet) soulignant la douleur de l'être. Apres la projection, on a l'impression ; que la réalisatrice n'a pas encore tout ses repères sur son style. Amenant ici, par exemple. Un coté un peu "morbide" (le mot est bien trop fort, mais je n'ais pas trouvé autre) au niveau de la fascination de ses deux être. Car oui c'est une histoire d'amour, mais c'est une histoire au parcours assez chaotique et plutôt dérangeant. Du coup, là ; ou le film aurait pu nous transporter (et ceux, même par son sujet) ; se veut plutôt "glacial" (mais peu être était ce le but). MAis quant je vois qu'il s'agit de sa première réalisation, il y a quand même du potentiel. Apres, à elle ; de trouver sa place.
Donc, là ; ou le film aurait du toucher le spectateur et peut être aussi le faire réfléchir. N'arrive même pas à émettre quelconque émotions, trouble ou empathie envers les acteurs. LE pari était osé, mais beaucoup trop risqué pour une premiere réalisation. Bref, j'en ressort déçu ; même si je reconnais que le film aurait pu posséder (si il avait été vu autrement, notamment par un perso masculin par exemple^^) quelques choses e plus poignant et prenant. Car là, on est presque prit d'ennuit (pour ne pas dire que l'on l'ait).
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2015
Un film intéressant, très personnel. Il ne faut pas s’attendre à une reconstitution linéaire de l’affaire Stern, dont le film est librement inspiré. Il s’agit plus d’un exercice de style, d’une interprétation libre, comme un morceau de free jazz. Il n’y a pas vraiment de chronologie dans le récit mais plutôt des flash, des séquences qui s ‘enchaînent. On n’essaie pas du tout de comprendre ou de rentrer dans la psychologie des personnages. Les séquences sont bien filmées esthétisantes à souhait, comme des pages de magazines féminins de haut de gamme. C’est beau, c’est très bien éclairé (bravo au chef opérateur) .Poelvoorde et Casta sont deux personnages un peu perdus. Le thème de l’argent , du rapport de force est récurrent . Poelvoorde est abject avec les gens, sur-puissant, un peu mégalo paranoïaque. Casta est faible, dans le besoin, et utilise le sexe SM comme un moyen de s’affirmer. Dans les séquences SM elle prend possession du sur-homme, les rôles se retournent. Mais ce n’est qu’illusion ; le banquier lui promet 1 million de dollars, mais c’est comme un leurre, un fantasme, ils savent tous deux que cette promesse n’ira pas au bout. Ils sont quelque part aussi instable, aussi « fou » l’un que l’autre. Leur dérive est suicidaire, une sorte de descente aux enfers. Pour elle cette illusion de « parvenir » , de s’en sortir est dangereuse, comme un poison qui va l’envenimer petit à petit, et l’amener au pire, comme un coup de poker , un banco mortel. Le film par ces touches « impressionnistes », indirectes arrive bien à nous faire passer cette sensation. Il comporte tous les éléments nécessaires, filmés devant nous, comme un puzzle. Les deux acteurs principaux sont excellents, tout en sobriété, avec une retenue qui donne la profondeur nécessaire au film. La scène finale SM est sublime. Casta qui talque Poelvoorde, comme un rituel antique de passage dans l’autre monde. On a l’impression d’une préparation égyptienne pour une momie. Poelvoorde se laisse faire, il sait qu’il n’a que ce qu’il mérite, il est enfermé dans son latex comme dans un sarcophage. A noter aussi l’intéressant et mystérieuse apparition de Philippe Nahon, l’acteur fétiche de Gaspar Noè, excellent, qui symbolise un peu les « affaires » opaques du banquier, , un monde qui échappe à l’escort-girl, on n’en saura pas plus, mais cela existait. A noter aussi la formidable bande son de Etienne Dao, qui n’est pourtant un de mes chanteurs favoris, mais qui sait trouver là l’ambiance exacte, le juste son pour accompagner ce récit trouble, par une mélodie envoutante, et lancinante. Superbe. Un beau film, un bel exercice de style, qui démontre pour ce premier film un vrai talent, la personnalité forte de Hélène Fillières, sur un sujet très difficile à traiter.
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2013
Un film remarquable en tout point, présence exceptionnel des acteurs, de la musique et d'une mise en scène impressionnante. Tout semble calculé au millimètre pour retranscrire un scénario rare et difficile a composer au cinéma. Du grand art même si parfois la tension baisse par moment.
JCOSCAR
JCOSCAR

131 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2013
Une Histoire d'amour est un drame qui finit mal. Un film dans une atmosphère glauque où la musique est à la mesure de cette intrigue. Une relation étrange entre un homme riche en souffrance sexuelle et une fille de joie qui lui apporte ce qu'il recherche ...
surfnblue
surfnblue

85 abonnés 1 856 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 février 2014
J'aime pas trop Poelvoorde mais je me suis dit que Casta allait relever le film.
Ok, elle est encore jolie, mais elle joue mal. Lui aussi d'ailleurs.
L'ambiance est lourde. Le scénario est prise de tête. On s'ennuie à mourir.
Bref, une grosse grosse perte de temps.
Dès fois, on regrette Tom & Jerry, au moins, on se marre.
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2013
Dans cette relation morbide sado-maso entre un banquier arrogant et déshumanisé et sa belle et sulfureuse maîtresse, on aurait aimé plus de psychologie et moins de froideur esthétique rehaussée par des décors design luxueux. On a bien du mal à s’identifier ou simplement s’intéresser à des personnages traités avec autant de recul et de distanciation. La faute au parti-pris de la réalisatrice et sûrement pas celle de Benoît Poelvoorde, excellent dans un rôle où l’on ne l’attendait pas, ni celle de Laetitia Casta, en progrès constant mais qui doit maintenant acquérir plus de discernement dans ses choix. Difficile également de comprendre la présence de Richard Bohringer dans une composition faussement intériorisée dont le scénario aurait pu faire l’économie. Finalement on se prend à rêver d’un remake traité par Nagisa Oshima, le maître incontesté de la passion charnelle transgressive.
scrabble
scrabble

36 abonnés 467 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 janvier 2013
ouh la la !!! quelle catastrophe. heureusement que le film est court on a moins à subir le très mauvais scénario.
Olso
Olso

19 abonnés 49 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 janvier 2013
Alors c'est ça un ratage ?! Le pire film de l'année à ce jour. Malgré sa courtesse, il est
pire que froid : chiantissime. La stylisation, les images semblent plus importantes pour la réalisatrice que l'histoire, les émotions. Une étoile, pour la musique de Daho. Film à fuir.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2013
J'avais un peu peur en allant voir ce film, à cause du sujet, mais ne faut il pas être ouvert et essayer de comprendre ? Et je dois dire que le regard d'hélène fillières est dans une sorte d'intelligence sans crainte de morale ou autre peur légitime.....
La réalisatrice soigne sa photo, le jeu des acteurs et fait une esquisse psychologique, ou une approche non pas d'un univers SM mais de la relation particulière entre deux êtres qui cherchent une vérité , un ailleurs que la lourdeur sociale ou la lourdeur du couple semble voiler....
Le film n'a pas d'apriori, peu de scènes choquantes non plus, il a peu d'acteurs , mais laetitia Casta et benoit Poelvoorde y sont excellents.....
Je crois que la seule chose qui puisse éloigner les spectateurs, c'est le sujet, pour le reste le film a d'indéniables qualités et un format court agréable.....
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 janvier 2013
Un film très froid. Il est donc assez dur de se sentir toucher par lui. Toutefois les acteurs sont assez convaincants, notamment Poelvoorde assez inquiétant.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 31 août 2014
Je ne vais pas m’attarder sur cette histoire d’amour qui finit mal ! L’histoire de ces personnages est très superficielle. On ne sait rien d’eux, le pourquoi d’une telle relation. Je ne parle pas du personnage insignifiant de l’avion Reda Kateb ! L’environnement est très épurée, froid, antipathique. Antipathique comme les personnages. Je me moque complètement de leur histoire. Si tant est, il y en avait une ! Toutefois, je tiens à saluer la prestation de Benoît Poelvoorde mis à nu dans les deux sens du terme. Dommage que ce don de soi ne soit pas au service d’ « une histoire d’amour » plus maîtrisée, plus profonde avec plus de ressorts dramatique.
Patricemarie
Patricemarie

49 abonnés 1 280 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 juillet 2013
Laetitia Casta n'a jamais su jouer, sa seule solution est de donner dans le "porno chic", et même avec un luron comme Poelvoorde, elle réussit à plomber le film.
Elle aurait surement pu jouer dans l'Ennui, mais le rôle était déjà pris.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 septembre 2013
Le CSA a été bien indulgent en ne donnant qu’un simple avertissement à ce film d’Hélène Fillières. Une Histoire d’amour aborde avec lourdeur, les relations sexuelles tarifées, le sadomasochisme, l’infidélité et la violence. Même si rien n’est à proprement montré, le trouble occasionné dérange. Alors que Casta est excellente, Poelvorrde lui déçoit. Une Histoire d’amour devait être un film ambitieux, il est juste malsain.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2013
Une homme riche rencontre une jeune femme et s'établit entre eux une relation sado-maso. Le film tiré d'une histoire réelle est très sobre dans sa réalisation. La plupart des plans sont des travelling avant ou arrière ou latéraux, le tout sans trop de musique. Les scènes s'enchainent sans coutures. Cela peut désarconner, mais c'est ce qu'il m'a plu. Il n'y a pas d'explications psychologiques et c'est encore mieux. Poelvoorde et Casta sont simplement prodigieux dans leurs rôles.
C'est clairement pas un film grand public, mais plutôt une belle réussite.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse