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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 janvier 2013
5 étoiles pour ce film parce que je ne me retrouve pas dans ce "dézinguage" de certaines critiques. 5 étoiles parce que, pour une fois, voici un 1er film français ambitieux. Sûrement pas sans défaut, mais sacrement gonflé et ambitieux. Le parti pris est assumé, le film est sans concession. Rien dans ce film n'est "fabriqué pour plaire", et cela nous change des films concept censés fédérer le public. Au moins Hélène Fillières (que j'adore comme actrice, tellement belle, élégante et mystérieuse) affiche sa singularité par un film à la radicalité assumée. Elle a du cran cette fille. Quand j'entends décors glacés, film froid et que je lis : "du sous-Lynch", je dis que c'est vrai. Le film est glacé et glaçant, comme la solitude de ces deux êtres, que rien n'arrive à apaiser. Et c'est vrai il y a du Lynch, du Cronenbergh, du Gus Van Sant...Et si ce 1er film nous venait d'ailleurs (film scandinave par ex) on serait sûrement moins impitoyable....On crierait peut être à la découverte...Pourquoi vouloir comprendre qui sont les personnages, pourquoi vouloir de la psychologie là où la clé est dans le mystère ? Pourquoi expliquer ? Et que faudrait il expliquer ? C'est un film qui fait confiance à l'intelligence, qui pose question. C'est un film Lacanien aussi...sûrement trop peu en phase avec le "marché" mais à qui la faute ? Sûrement pas à l'ambition d'Hélène Fillières car, c'est certain, voilà une sacrée réalisatrice. Vivement son prochain film !
"Une histoire d'amour", film tiré de l'affaire Stern, souffre de nombreux défauts malgré deux acteurs qui se révèlent surprenants tant leur jeu est excellent, en particulier Benoît Poelvoorde remarquable dans le rôle du banquier pervers et psychopathe ! C'est donc d'autant plus dommage quand on détient cet atout comme point de départ ! En effet, la mise en scène très stylisée façon images de mode glacées dans des intérieurs au design clinique s'essouffle vite et ne suffit pas à donner une âme au film qui est une suite de scènes répétitives sans véritable construction, sans évolution sauf à fortiori dans l'exécution finale et pour cause ! Il est facile de nous montrer Richard Borringer comme un pantin inerte revêtu de son manteau en toutes circonstances jusqu'à en abuser et devenir très lourd ! Tout comme cette curieuse absence de figurants comme si ces deux "amants" vivaient dans une ville fantôme ! Le spectateur n'a de plus, jamais les clés pour pouvoir entrer dans la psychologie des deux personnages très perturbés et névrosés qu'on retrouve seuls puis tout à coup à deux, sans savoir pourquoi, où et même quand on se situe ! Trop de zones d'ombre finissent par lasser et décourager jusqu'à nous priver de tout l'intérêt que cette histoire aurait pu déclencher... Et donc l'ensemble devient vite inutile, stérile par manque d'imagination et de surprises qui auraient sans doute permis de donner toute la force attendue qu'essaient cependant de faire passer, mais en vain, nos deux héros !
Le film aurait du s'appeler "froid". La réalisatrice a choisit la facilité en restant à la surface de son sujet. On ne saura donc rien sur la névrose des personnages, le pouvoir économique, la soumission, l'emprise, le désir... Le pire c'est que quand on dit ça, on entend limite condescendant "ah tu veux des explications ? de la psychologie ? comprendre les personnages" ? Gus Van Sant est mon réalisateur préféré et il ne fait pas ça. Là c'est vide et lisse comme une pub chic : des personnages sans profondeurs et caricaturaux prononcent des mots creux, dans des décors ultra sobre et design (même les acteurs ne semblent pas vraiment prendre de plaisir avec leurs jouets de cuir, incarner leurs phrases...). Tout est surligné pour qu'on comprenne bien la solitude, la douleur, la recherche de la lumière, la passivité du mari... Bref, tout cela ne va pas très loin parce qu'elle n'en fait pas grand chose. On cherche vainement une petite place dans cette peut être fascination de la réalisatrice pour son sujet ? Dans le fait divers (affaire Stern), Jauffret s'étonnait que la meurtrière soit si séductrice avec son physique banal. Ici on se demande comment on peut rendre si peu excitante la divine Casta ?? (et dont le rôle semble trop grand pour elle pour jouer la violence/faille/névrose face à la puissance de Poelvoorde). C'est d'autant plus dommage que l'idée de jouer avec les clichés sado/maso ne fonctionne pas vraiment. Par certains côtés on est dans du sous-Lynch ou sous-Gandrieux ("Sombre" que j'adore et auquel j'ai pensé). Mais il n'y a là ni chair, ni amour et juste l'apparence du mystère.
A partir d’une histoire réelle et de son interprétation, Hélène Filières signe un film qui a pour lui une vraie volonté de s’en tenir à un projet. Mais il manque beaucoup trop de choses et certains choix sont trop étranges pour que ce soit un film réussi.
Le problème du film, c’est que le scénario tourne en rond. Il ne se passe presque rien et le peu de choses qui arrivent reviennent sans cesse. Les personnages sont assez vides d’émotion, tout ce qu’on voit, c’est un homme qui veut se faire gifler par sa maîtresse. Un scénario complètement vide. La réalisation n’est pas excellente non plus, il fait tout noir pendant la plupart du temps et on ne voit presque rien. C’est dommage car le film est servi par deux grands acteurs. Benoît Poelvoorde est bon. Ce n’est peut-être pas son meilleur rôle mais il s’en sort assez bien. Laetitia Casta est excellente.
On aura bien du mal à résumer de façon intéressante Une histoire d'amour, car celui-ci en effet ne raconte pas à proprement parler une histoire. Nous n'avons pas affaire à des personnages construits non plus, mais à des pantins peu caractérisés qui se débattent avec des phrases toutes faites concoctées par une scénariste égoïste dans ce faux-scénario. Égoïste oui, car si Hélène de Fillières (qui signe le scénario et la réalisation de cette adaptation hasardeuse) sait qui sont ses personnages, leur background, leurs désirs, etc., elle ne partage aucune infospoiler: ... La suite sur Plog Magazine, les critiques des ours
http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2013/01/1h20-sortie-le-9-janvier-2013-un-film.html
Dans cette relation morbide sado-maso entre un banquier arrogant et déshumanisé et sa belle et sulfureuse maîtresse, on aurait aimé plus de psychologie et moins de froideur esthétique rehaussée par des décors design luxueux. On a bien du mal à s’identifier ou simplement s’intéresser à des personnages traités avec autant de recul et de distanciation. La faute au parti-pris de la réalisatrice et sûrement pas celle de Benoît Poelvoorde, excellent dans un rôle où l’on ne l’attendait pas, ni celle de Laetitia Casta, en progrès constant mais qui doit maintenant acquérir plus de discernement dans ses choix. Difficile également de comprendre la présence de Richard Bohringer dans une composition faussement intériorisée dont le scénario aurait pu faire l’économie. Finalement on se prend à rêver d’un remake traité par Nagisa Oshima, le maître incontesté de la passion charnelle transgressive.
Que dire? Que dire si ce n'est qu'il n'y a ici aucun film. Aucun film, aucun personnage, aucune histoire. Anecdote. "Une histoire d'amour", titre mensonger (le pitch l'est aussi, méfiance!) puisqu'il n'y a absolument aucune trace d'amour dans ce film, s'approche, dans le meilleur des cas, du vidéoclip (nombreux sont les travellings sur la musique électro-jazzy d'Étienne Daho). La vacuité du scénario (un fait divers ne suffit parfois pas à faire un film) et des dialogues fait écho aux silences des acteurs, qui n'ont rien à se dire, et rien à faire. Le seul personnage véritable du film est un chat. Filmé dans des décors froids et sans âme (un magazine de voiliers de luxe dégage plus de chaleur), le seul mérite de ce premier film est d'être plutôt joli : les amateurs de métal, de néons et de béton seront ravis. C'est bien triste. "Une histoire d'amour" ressemble a un accident, une excroissance vide du système de financement français et ne servira pas, hélas, en ces temps de remise en question par l'opinion, à le défendre.
Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2013/01/1h20-sortie-le-9-janvier-2013-un-film.html
Sado et Maso sont dans un grand studio. Maso tombe à l'eau, qui donc reste ? Une vision d'un fait divers mortel, cavalière, mais qui vaut bien celle de Régis Jauffret dans son livre "Sévère" et de Hélène Filières dans l'adaptation ironiquement (?) intitulée Une histoire d'amour. Déjà, en exergue, cette phrase sentencieuse donne le ton : "Les histoires d'amour sont des planètes privées." Dans ce cas, pourquoi faire un film dans une affaire dont ne connait pas véritablement les tenants et aboutissants ? Les mystères de l'âme humaine et de la passion fascinent mais ne souffrent pas d'explications. Hélène Fillières n'en cherche pas, livre des éléments dans une narration déconstruite, stylise à outrance dans des tons gris et noirs, élude toute émotion, introduit des personnages périphériques sans étoffe (le compagnon de la jeune femme, l'homme dans l'avion). L'atmosphère délétère fascine et agace dans cet ouvrage qui tourne à vide et se nourrit de fausses audaces sulfureuses. Poelvoorde impressionne, Casta intrigue. Glacial, désabusé, Une histoire d'amour est un objet sophistiqué, sans âme et auto-destructeur. Comme cette relation sordide entre un banquier et une call girl. Qui n'appartiendra jamais qu'à eux.
Un film remarquable en tout point, présence exceptionnel des acteurs, de la musique et d'une mise en scène impressionnante. Tout semble calculé au millimètre pour retranscrire un scénario rare et difficile a composer au cinéma. Du grand art même si parfois la tension baisse par moment.
Pour un premier film, Hélène filières fait fort. Un film glaçant, impressionnant de maîtrise formelle (ce qui fait du bien dans le cinéma français du moment). Alors oui, il est difficile d'être totalement touché par le film, mais la prestation des deux interprètes restera. Les 5 étoiles que je donne sont sans doute excessives mais devant le ton des critiques presse tellement à côté de la plaque, au moins cela fera une moyenne plus acceptable et proche de la réalité.
En Forgeant on devient forgeron. Un Face fort, très fort, d'une extrême sobriété en dialogues. Une Photo magnifique épurée avec des contrastes avec des tons flamands contemporains. Une belle composition musicale d'Etienne Daho servant bien le film. En revanche, on reste sur sa faim, on ne rentre pas dans ce qui est esquissé, la personnalité névrotique du "Prince noire" de la Finance, son rapport au masochisme, son rapport à l'argent, sa morbidité et pour aller plus loin richesse et déviance, sur les origines du mal rongeant ce portrait de malade aisé. Sauf à lire le dossier de presse ou lire le roman de base ou le fait divers genevois que vient faire le personnage incarné par Bohringer ? fallait il offrir quelques de minutes de dialogue au passager voisin lors du retour de l'héroine...? En un moment on frôle le scénario...le face à face ne suffit pas. On gardera de très bonnes intentions...pas évident de choisir ce sujet pour un premier film, néanmoins il peut énoncer de belles réalisations à l'avenir, si l'on oublie plus que le cinéma n'est pas qu'œuvre d'art mais aussi conte ou histoire.
film emmerdiffiant, sombre, et déstiné a un public réduit garder vos economie surtout en periode de crise, pour un autre film j'ai quitter la salle avant la fin L'année commence mal pour le cinéma français avec un navet pareil Encore un film français qui va quiiter l'affiche avant que la colle soit seche !