Blade Runner 2049
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Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2017
Un remake à la fois fidèle et distinct de l'original. On retrouve un film mature à l'atmosphère envoûtante qui fait le choix de la contemplation et de la narration, qui se donne le temps. Les scènes d'actions sont peu nombreuses et on aurait même pu en éviter certaines (la bataille pêre fils est complètement artificielle). Les clins d’œils sont nombreux et agréables, davantage que les nombreux placements de produits (Atari, Peugeot, Sony). Visuellement c'est épatant, la Rachelle reconstituée est bluffante et le bureau du créateur, inspiré. Le sujet a peu évolué depuis le premier : l'humanité, l'intelligence artificielle, l'âme, l'autre. C'est ce manque de nouveauté (ainsi qu'un manque de consistance dans les dialogues) que l'on peut reprocher. Nous avons tout de même l'occasion d'assister à une sorte de Her 2.0 puisque l'IA en image de synthèse vit ici une histoire d'amour avec... un répliquant, autre Frankenstein moderne. Le retournement de situation n'est pas à la hauteur de ce que Villeneuve a fait de mieux (Incendie, Premier contact) mais reste au dessus de ce que la plupart des conteurs contemporain ont à offrir.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 octobre 2017
Ce film est une aubaine pour les insomniaques et les médecins. Désormais contre les troubles du sommeil on ne vous prescrira plus Zopiclone ou Zolpiden mais Blide Runner ! Effets garantis et en plus sans effet secondaire. Un joli pied de nez à la médecine !

A défaut d'avoir un succès dans les salles de cinéma, le DVD risque de très bien se vendre dans toutes les pharmacies !
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2017
Malgré tout son talent, on pouvait légitimement avoir des doutes quand à la capacité de Denis Villeneuve à venir réaliser une suite au chef d'oeuvre culte de la SF d'anticipation qu'est Blade Runner. Hormis le fait qu'une telle entreprise soit aberrante à entendre, pourquoi faire une suite à Blade Runner ? Le style épuré du réalisateur canadien laissait penser qu'il n'était pas l'homme de la situation même si son côté côté froid et très carré était en accord avec l'esprit du premier film. Mais après une première tentative pas vraiment concluante avec la science-fiction dans Arrival, oeuvre bancale et peu inspirée passé son premier tiers assez fantastique, on pouvait se dire que ce Blade Runner 2049 risquait d'être un des plus gros ratés de 2017. Pourtant, comme bon nombre de critiques s'accordent à le dire, un miracle a bien eu lieu.

La principale bonne idée du film est d'ailleurs de ne pas avoir voulu s'imposer comme une suite à proprement parlé. Même si des liens seront fait avec le premier film, ils restent au final assez minime, l'intrigue venant s’intéresser au destin d'un nouveau protagoniste et adopte par la même occasion une tonalité et un propos relativement différent de son aîné. Se refusant à n'être qu'une pale copie du précédent opus, Blade Runner 2049 développe son propre univers, étend et modifie celui déjà mis en place pour l'amener vers des confins inexplorés jouant sur la mélancolie de son message plutôt que de s'imposer comme un objet poseur à la gloire de la nostalgie éprouvée face à l'oeuvre culte de Ridley Scott. Une telle cassure avec l'oeuvre d'origine pourrait même perturber le fan qui rejettera par la même occasion cette suite, passant à côté des formidables choses qu'elle a à offrir.

Ici il ne s'agit plus de venir interroger la condition humaine par le biais d'un affrontement symbolique entre deux individus, le premier Blade Runner reposant beaucoup sur les questionnements qui découlent de la quête de Deckard et de Roy, l'un remettant en cause sa place dans le monde tandis que l'autre cherche à l'affirmer pour contrer sa propre mortalité, ni même de questionner la nature de son protagoniste. Par bien des aspects, Blade Runner 2049 est une oeuvre moins ample, spontanée et avant-gardiste que le premier opus. Mais le film n'a pas la prétention de prétendre à tous ça, sacrifiant les interrogations pour une approche plus définitive recentrant ses enjeux à une échelle plus humaine, presque individuelle. On ne soulève plus des questions aux proportions majeures pour favoriser l'émotion. Car derrière son apparente froideur, se cache une oeuvre plus sensible et tragique que ne l'était le film de Scott. Villeneuve laisse volontairement de côté la charge politique et les grands enjeux (probablement pour ouvrir les portes d'une suite) pour se recentrer sur le parcours de son héros.

A travers son protagoniste, Villeneuve brosse une fresque souvent bouleversante sur la signification d'une vie. Restant fidèle à ses thématiques, il les met au cœur de son récit pour interroger l'identité et le fantasme à travers les rêves de ses personnages. Chaque individus du récit est guidé par la quête d'un idéal que ce soit à travers la recherche de perfection des antagonistes ou tout simplement trouvé une connexion émotionnelle dans le cas du protagoniste. Ce qui mue sa soif de vérité découle de son besoin de trouver quelqu'un pour qui il représentera quelque chose, la vie ne prenant sens qu'à travers ceux qui sont là pour la chérir. Dénué de véritables connexions, les personnages sont des fantômes monolithiques déconnectés des uns des autres et qui se plongent dans leurs désillusions pour donner un sens à leurs rêves et obsessions. Ceci est parfaitement symbolisé par la relation entre K et sa petite amie virtuelle, qui ne sert avant tout que de fonction pour alimenter les questionnements du personnage principal et qui apporte une perspective intéressante au propos d'ensemble. C'est aussi mis en avant par Luv, personnage enfermé dans son complexe du père qui cherche à trouver grâce aux yeux de son créateur.

Embourbés dans leurs fantasmes, les personnages alimentent l'esthétisme du film dans une société régit par la soumission et la beauté. Les réplicants n'étant que des humains sans le moindre défaut, à la plastique parfaite et soumis au bon vouloir des autres. Habile réflexion sur les rapports humains, Blade Runner 2049 interroge surtout le rapport à l'image de son spectateur, entre des figures féminines ultra-fantasmées et un protagoniste qui est synonyme de perfection masculine, il vient dresser une parabole pertinente sur le rapport au corps. Le fantasme venant se confronter à la réalité et le vrai s'entre-mêle au faux. Dans ses derniers instants, Blade Runner 2049 apparaît donc comme une formidable oeuvre sur la désillusion, le temps qui passe et l'effervescence des souvenirs. Il est même particulièrement brillant lorsqu'il soumet son spectateur à cette même désillusion lorsqu'il utilise les ressorts de son récit de manière totalement attendu avant de redistribuer les cartes de façon très intelligente dans son dernier tiers. Après on pourra lui reprocher d'être trop explicatif sur certains points, ou encore d'avoir des figures antagonistes beaucoup trop caricaturales donnant un côté un brin trop manichéen au récit. De plus, les raccords de l'intrigue avec le premier film peuvent paraître accessoires, le film aurait pu exister sans finalement faire référence au premier Blade Runner. Mais ce sont de petits défauts qui n'entachent pas le brio mis à l'oeuvre.

Car en dehors de son scénario savamment écrit, Blade Runner 2049 peut aussi compter sur deux arguments de poids, son casting et sa réalisation. Le casting est excellent, même les rôles les plus caricaturaux trouvent des acteurs suffisamment talentueux pour leur donner une substance. On pense notamment à Jared Leto qui même si peu présent arrive à donner un aura fascinant à son personnage malgré ses limites d'écritures. Mais la vraie force du casting vient de Ryan Gosling. L'acteur est quasiment dans chaque plans et s'impose par son charisme mais aussi par l'incroyable dextérité de son jeu. Souvent monolithique, il arrive avec force et subtilité à immiscer le doute chez son personnage et l'humanise grâce à une performance fiévreuse qui passe surtout par un intense jeu sur le regard. L'acteur prouve surtout qu'il est une des figures les plus tragiques du cinéma actuel, arrivant avec justesse et émotion à retransmettre l'humanité chez un personnage avec des prestations souvent minimalistes. Il est bouleversant. Dans une moindre mesure, Harrison Ford impressionne aussi, laissant son ego de côté pour une présence qui sait s'effacer. L'acteur n'a pas été aussi humble et digne dans son jeu depuis un certain temps déjà, offrant une performance plus sensible et moins iconisée.

Pour ce qui est de la réalisation, Denis Villeneuve et Roger Deakins se sont surpassés. Car ici plus que jamais, Villeneuve doit beaucoup à son directeur de la photo qui à totalement recrée l'univers de Blade Runner tout en étant fidèle au film d'origine. Il se décentre de l'aspect trop urbain et ténébreux du premier pour y apporter une diversité bienvenue dans les décors. On y découvre la neige et des environnements parfois plus lumineux. Deakins délaisse les teintes bleutés et la nuit pour des couleurs plus organiques, des teintes plus orangés et beaucoup plus dans ce qui fait ça marque de fabrique. Deakins à une vraie fascination pour les couleurs chaudes et arrive habilement à les utiliser pour créer des ambiances froides, notamment grâce à un traitement de la lumière très diffus, laissant souvent les personnages et les décors dans la pénombre pour justement jouer des contrastes car c'est à travers la lumière que se reflètent les ombres. Son association avec Villeneuve en est d'autant plus brillante car le metteur en scène s'est parfaitement comment canaliser le style de son chef op pour le soumettre à sa mise en scène. Denis Villeneuve marque le film de son empreinte avec son identité qui transpire dans chaque plans avec son travail très précis sur la symétrie, notamment avec son travail très pointu sur les lignes de fuites, pour offrir un rendu vertigineux. Le film est somptueux et bourrés d'idées visuelles absolument géniales souvent d'influences japonaises mais parvenant à créer une identité visuelle assez unique. Villeneuve marque les textures pour un rendu palpable qui souligne le travail sur les corps et donne un aspect authentique à l'univers. Tout paraît réel et marquer par le temps grâce à ce travail minutieux sur l'image qui donne l'impression de pouvoir être toucher, le visage de Gosling y dévoile même toute ses nuances. Mais Villeneuve ne s'arrête pas là et offre des idées de mise en scène audacieuse comme une des scènes de "sexe" la plus hypnotique et touchante de récentes mémoires mais aussi des morceaux de bravoures à l'efficacité imparable. Aussi très contemplatif, il sait faire respirer son film offrant un blockbuster au rythme lent mais jamais ennuyeux grâce à une science du montage précise qui favorise l'ambiance et le jeu des acteurs plutôt que la frénésie de l'action. Une atmosphère qui se révèle d'ailleurs fantasmagorique et apaisante qui nous donne l'impression d'être dans un rêve, parfaite souligné par le score entêtant et inspiré d'Hans Zimmer et Benjamin Wallfish.

Blade Runner 2049 ne marquera pas le cinéma de la même manière que le film de Ridley Soctt avait pu le faire, mais il laissera une marque indélébile aux spectateurs qui saura s'y risquer, ne serait-ce que pour sa prouesse visuelle. Le film de Villeneuve est beau à s'en damner mais il cache surtout une oeuvre sensible et bouleversante sur les liens humains et l’effervescence des souvenirs. Réflexion sur les fantasmes face à la réalité, Blade Runner 2049 trouve un propos beaucoup plus touchant et tout aussi universel que son aîné même si il n'en n'as pas la spontanéité ou l'aspect avant-gardiste. Reste un blockbuster flamboyant comme on en voit que trop rarement qui s'est autant divertir que faire réfléchir dans un spectacle qui fait vibrer par la maestria de son savoir-faire. Ne confondant jamais la nostalgie à la mélancolie, le film s'affranchit de la meilleure manière possible de son héritage pour trouver sa propre voie et offrir une oeuvre qui se révèle différente mais tout aussi pertinente. On restera longtemps avec ses sublimes visions en tête et le souvenir de K, un des protagonistes les plus attachants et mieux écrit depuis très longtemps dans un blockbuster. Car Blade Runner 2049 ne révolutionnera pas l'industrie cinématographique ou la manière de faire les films, mais saura hanter les souvenirs et marquer de son empreinte les spectateurs parce qu'il est, comme son aîné, un grand film.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 octobre 2017
2h43 pour ça?
Ok la musique, on se retrouve sur le premier film, sinon c'est très long pour pas grand choses!
dommage!
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2017
Clairement l'un des films que j'attendais le plus cette année à égalité avec "Dunkerque" de Christopher Nolan et "Split" de M. Night Shyamalan et ceci pour une double raison. D'abord parce qu'un nouveau long-métrage de Denis Villeneuve, l'une des plus sûres valeurs montantes du cinéma hollywoodien contemporain, vaut toujours le déplacement et je tenais aussi à voir comment il assumait un héritage aussi massif que celui du "Blade runner" de Ridley Scott alors que sa filmographie jusqu'à aujourd'hui regorge uniquement d'oeuvres personnelles et singulières. Résultat, on a là un film qui s'inscrit parfaitement dans la continuité de son prédécesseur, à la fois cohérent dans son écriture et rempli de touches dans le style habituel du réalisateur notamment au niveau de la plupart des plans et de la photographie. Une première partie au rythme très lent, bien à lui et loin des standards classiques, au scénario complexe et pas toujours évident à suivre mais une seconde moitié aux enjeux dramatiques plus appuyés et accessibles. Une mise en scène absolument sublime, une ambiance lourde mais moins anxiogène que dans l'opus de 1982. Le casting est imposant à souhait, Ryan Gosling toujours aussi monolithique mais dans un rôle taillé pour son jeu, Harrison Ford plutôt plaisant à voir dans cette nouvelle incarnation de l'un des personnages les plus emblématiques de sa filmographie et bien moins mécanique que dans "Star wars 7, le réveil de la Force", Robin Wright, quant à elle, semble donner un nouveau souffle à sa carrière après "Wonder woman", un film qui me permettait aussi de découvrir enfin la charmante Ana de Armas. Une oeuvre difficile à aborder, paradoxale, au charme onirique, à la fois vaporeuse et d'un réalisme cru et glaçant avec cette description d'un possible monde futuriste grave et sombre. Un film qui mérite clairement un second visionnage (comme le précédent long-métrage). Puissant, contemplatif jusqu'à l'extrême, marquant.
robinou20
robinou20

2 abonnés 201 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 novembre 2017
Le pire film de l'année. Interminable, c'est la première fois que j'ai failli m'endormir au cinéma et quatre personnes sont sortis de la salle. C'est un échec total.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 octobre 2017
Je vois le thème de la filiation, de la réalité de l'existence, de la réalité de l'âme, la quête de ses origines dans un univers dystopique fidèle au premier Blade Runner mais plus ambitieux visuellement, esthétiquement, philosophiquement. Enormes inerties et dialogues sibyllins qui pour les plus simples d'esprit apparaîtront comme des longueurs, ce film n'est pas un divertissement, c'est une oeuvre d'art.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2017
Je n’attendais pas grand-chose de ce Blade Runner 2049. Faire une suite, trente cinq ans après, d’un des films cultes de la SF (et sans doute l’un des meilleurs), semblait pour beaucoup s’apparenter plus à du blasphème et/ou à de l’inconscience qu’à un pari fou. Surtout qu’aux manettes on retrouve le québécois Denis Villeneuve, qui, malgré un relativement bon moment, ne m’avait pas pleinement convaincu avec son Premier contact l’an passé. Contre toute attente, j’ai beaucoup aimé. Sans parler de chef d’oeuvre et sans attendre les sommets du premier opus, on est là devant un des meilleurs films de SF de ces dernières années. La mise en scène est solide, parfois virtuose, jamais plombante. Techniquement, c’est superbe. C'est même époustouflant. L’univers du film de Ridley Scott est respecté. Si d’aucuns trouvent le scénario trop faible (co-écrit par le scénariste d'origine), j’ai pour ma part bien apprécié le récit. Un bon suspens, des rebondissements, une certaine émotion. Même si l'action est plutôt lente. Et surtout une ambiance sombre et lourde qui colle parfaitement. S’il faut trouver des défauts, j’en vois peu. L’ensemble est peut être un peu trop long et aurait gagné en densité avec trente, voir quarante-cinq minutes de moins. Avec peut être aussi une petit erreur de casting. Ryan Golsing a beau joué une machine plus humaine qu’un humain, il reste un peu trop monolithique et au final peu convainquant. Mais on retrouve avec plaisir Harrison Ford (même si le rôle, paradoxalement, ne serre pas à grand-chose), Robin Wright, Jared Leto et Hiam Abbass. En résumé, un très bon divertissement qui nous fait passer un bon moment. Même s'il faut s'en détacher, il faut mieux tout de même avec vu le Blade Runner d’origine pour apprécier pleinement celui-ci. Finalement, une bonne surprise...
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2017
Un mot d’avertissement au lecteur : votre serviteur est l’un des rares cinéphiles encore en activité qui considère “Blade Runner” comme un simple bon film de SF, loin d’être un chef d’œuvre absolu, et ce après l’avoir même cordialement méprisé à sa sortie en 1982 du fait de la trahison infâme du magnifique roman de Philip K. Dick (“Do Androids Dream of Electric Sheeps?”). Pire encore, votre serviteur considère Denis Villeneuve comme un réalisateur largement plus talentueux que Ridley Scott, et ayant déjà laissé à l’histoire du Cinéma plus de grands films que ce dernier au cours de toute sa carrière. Ceci posé, qu’en est-il de ce “Blade Runner 2049”, dont la sortie était à la fois attendue et redoutée par quasiment tous ?

Eh bien, il s’agit définitivement d’un film de Villeneuve et non d’un film de Ridley Scott, ici simple producteur (ouf !), et on y retrouve toutes les qualités de son cinéma : une véritable ampleur de la narration, un sens de l’esthétique renversant, une élégance permanente de la mise en scène qui magnifie la moindre scène, une direction d’acteur impeccable, offrant d’ailleurs ici à Ryan Gosling son meilleur rôle dans un registre assez inhabituel et très émouvant. Ne manquent cette fois, et c’est certainement un problème, que les fulgurances habituelles, qui transpercent en général le rythme patient de la narration. En outre, et les innombrables fans de “Blade Runner” auront certainement allumé un cierge, il s’agit de l’un des rares sequels d’un film-culte ne trahissant ni l’esprit ni la lettre de l’original. Car si le scénario est assez simple cette fois, il ne constitue jamais une répétition du premier film, ni une extension superfétatoire des mêmes thèmes : au contraire, en poussant un cran plus loin l’ambiance post-apocalyptique de “Blade Runner”, grâce à des paysages et des ambiances régulièrement bouleversants, il en prolonge l’atmosphère mortifère, voire désespérée en en renouvelant les défis : dans les meilleurs moments de “Blade Runner 2049”, on frôle les sommets de certains films de Tarkowski, avec quand même, bémol non négligeable, certainement moins de “profondeur philosophique”. Soulignons aussi le véritable “plus” qu’est la superbe histoire d’amour avec le personnage virtuel de Joi, qui déplie un cran plus loin les intuitions du “Her” de Spike Jonze, et nous offre l’une des plus belles séquences du film, celle de la superposition entre l’image d’une femme et la chair d’une autre, dans un moment superbe de sensualité et de trouble émotionnel.

Il faut néanmoins admettre que tout “Blade Runner 2049” n’est pas de ce niveau, et que le film échoue à être le chef d’œuvre absolu qui se dessinait : une tendance à complexifier la narration par des personnages et des situations inutiles, ainsi qu’une indéniable confusion entre une lenteur bienvenue de scènes contemplatives éblouissantes et un évident manque de détermination à faire progresser la narration, font qu’on s’ennuie un peu au long de ces 2h45 démesurées. C’est dommage, et ce d’autant que la toute dernière partie du film est réellement puissante.

En résumé, “Blade Runner 2049” est un peu en deçà de ce qu’il aurait pu être, mais reste est une preuve indiscutable de plus du talent de Denis Villeneuve, et un film supérieur à son prédécesseur, … même s’il faudra sans doute attendre quelques décennies pour que cette idée soit admise !
publicEnemies
publicEnemies

17 abonnés 26 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 octobre 2017
C'est lent, plat pas de rythme, rien point positif de magnifique décort est une qualité d'effet spéciaux mais ça fait cher la sieste
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 janvier 2018
Un scénario qui tient sur le bout d'un ongle, surimpression d'effets studio et une lenteur affligeante (interminable). On espère tout le long que l'ensemble va prendre de l'épaisseur (les personnages, le rythme, l'histoire, même une petite surprise quoi ...) mais non !
Quelques personnages toutefois intéressants, à part cela ... rien. Même la bande son est pas terrible. Vu le 1er à sa sortie, c'était autre chose. Certainement que Gosling n'est pas l'acteur qu'il fallait et pas aider par un Ford nerveux comme un plat de nouilles désormais. Bref, mauvais ! 1.5/5 (juste pour avoir essayé).
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 octobre 2017
Que c'est long et qu'est ce qu'on s'ennuit !! J'avais adoré premier contact mais là Villeneuve s'est manqué!! Scénario déjà vu et revu aucun suspens .. Aucune tension...Une bande son certes proche de celle de vangelis mais qui ne sert en rien les images et un Ryan Gosling fidèle à lui meme dans son jeu peu expressif !! Bref n'allez pas voir le film si vous êtes fatigués .... Sieste assurée ...
tony-76

1 152 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2017
« Chercher la vérité ». Il aura fallu 35 ans pour renaître Blade Runner de ses cendres... Impossible de trouver un blockbuster plus attendu que Blade Runner 2049. Non seulement il s'agit de la suite à l'une des plus grandes fresques de science-fiction du septième art, mais en plus elle est réalisée par le cinéaste canadien Denis Villeneuve. Celui qui avait attiré tant de monde devant ses nombreux films avec un brillant Prisoners, un troublant Enemy, un compétent Sicario ou encore un pertinent Arrival ! Ridley Scott - créateur de l'opus phare et ici producteur - laisse contrôler Denis Villeneuve de cette suite pour en financer un blockbuster intelligent. Denis Villeneuve change sans cesse de registre et nous étonne une fois de plus avec son nouveau long-métrage de science fiction en apportant une âme à ce projet ! Si on connaît bien le réalisateur, le public est rarement déçu du résultat. Sa vision de l'image complétement sidérante magnifiée par le directeur photo Roger Deakins, sa mise en scène précise et soignée en élaborant plusieurs couleurs spoiler: (le blanc, le bleu ou encore le orange)
dominantes quasi apocalyptiques. On est beaucoup plus près d'un Mad Max : Fury Road que d'un Ghost in the Shell. Une esthétisme exemplaire, ce qui rend Blade Runner 2049 : une œuvre unique dans l'industrie cinématographique ! En revanche, ce qui fait parfois défaut dans les longs métrages de Villeneuve, c'est le scénario. Cela empêchait Arrival et Sicario d'obtenir la médaille d'or ! Blade Runner 2049 ne fait pas exception à la règle, alors que l'intrigue spoiler: en mode Star Wars : The Force Awakens est à la fois une suite et une reprise du modèle original, le récit de Villeneuve s'apparente au film noir
doté d'un rythme lent et d'une musique qui campe l'atmosphère. Hans Zimmer respecte l'esprit de son aîné (Vangelis) ! Celle-ci s'avère fabuleuse et les frissons ne manquent pas à l'appel... Le scénariste Michael Green prend souvent la place de Hampton Fancher (du premier Blade Runner) car Green ramène sa philosophie assez prétentieuse à la Alien Covenant à propos spoiler: de la création et du rôle de Dieu.
Il est clair que cette suite possède un sentiment de redondance mais il n'est pas tellement dérangeant en soi ! Les clins d’œil sont très présents faisant honneur au classique de 1982 et il serait préférable de revoir ce dernier afin d'avoir toutes les subtilités pour ceux qui ne connaissent guère ou pas assez le film... spoiler: Les interrogations sur les souvenirs ne portent pas vraiment sur les enjeux mais sur la construction de l'histoire.
C'est un désir nostalgique. En effet, une nostalgie avec la présence du vétéran Harrison Ford ! De retour dans la peau de Rick Deckard, jouant avec beaucoup de sensibilité son personnage spoiler: en ressassent son passé en y apportant quelques réponses... Il est néanmoins regrettable qu'il n'apparaît qu'à la dernière partie (après 2h de visionnage) !
Le nouveau Blade Runner version 2049 s'agit du charismatique Ryan Gosling avec son regard glaçant, pénétrant et inexpressif digne d'un Drive ou d'un Only God Forgives et très loin du film musical La La Land ! Son premier blockbuster est à la hauteur de notre attente ! Jared Leto s’investit pleinement (même aveuglément) spoiler: en fabricant de réplicants mais clairement sous-exploité comme le Suicide Squad de David Ayer...
L'imposant catcheur David Bautista (007 Spectre) fait une entrée physique remarquable spoiler: mais aussi de courte durée...
En revanche, Sylvia Hoeks se révèle étonnante spoiler: en piquant la prestation de Leto qui est ainsi dire, son bras droit !
Cette femme ira loin. La ravissante Ana de Armas spoiler: est là pour entretenir une relation émouvante avec l'officier K alias Joe.
Et Robin Wright n'est pas dans son meilleur rôle... Le cinéaste n'aura jamais réuni autant de personnages féminins dans un même film ! Bien sûr, l'action a une spoiler: (petite)
place ! Il ne faut pas se fiez aux bandes annonces qui en dévoilent trop, se laisser surprendre est un choix judicieux parce que les scènes d'action demeurent rapides mais elles sont prenantes et très efficaces spoiler: en mode Star Wars : The Force Awakens est à la fois une suite et une reprise du modèle original, le récit de Villeneuve s'apparente au film noir 0
s'avère la plus longue, en tension ! Tout cela pour vous dire que Blade Runner 2049 possède tous les atouts du blockbuster intelligent et d'un véritable succès à venir. Même s'il ne déloge en aucun cas le classique de 1982, ce nouveau film fait bien plus que recycler les thèmes mis en place. L'élève Denis Villeneuve a failli dépassé son maître Ridley Scott. On risque de se rappeler pendant très longtemps de Blade Runner 2049... Une belle réussite !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 octobre 2017
Grosse déception ! Le film n'est pas un navet, mais comparé à Blade Runner... Il avait fort à faire pour atteindre le niveau du premier, et peut être que j'en attendait trop, surtout après avoir lu toutes ces critiques si positives.
Ce film est plat ; je veux bien que ce ne soit pas un film d'action mais on a tout de même un chasseur de répliquants, et ça doit bouger un peu plus. Ces rares moments sont bien trop courts, vraiment expédiés. Les longueurs s'accumulent, il y a de l'abus et ce n'est plus poétique comme dans la version de 1982.
Visuellement il y a eu du travail avec des ambiances variées, trop, au point de se perdre dans le film et de jamais s'y sentir vraiment ; on reste à l'extérieur à observer des décors qui semblent fermés, manquants de détails. A trop suggérer et masquer, ben on ne voit jamais rien.
Je ne comprends pas ce que certains critiques ont trouvé au jeu de Jared Leto. On dirait une caricature d'acteur, sans subtilité. Ryan Gosling manque un peu de personnalité, mais surtout son personnage se montre beaucoup trop effacé. Robin Wright se démarque largement des autres par la supériorité de son interprétation.
Et la musique : quelle musique ? Il n'y en a pas ! Tout ce qu'on a ce sont des sons pour reproduire l'ambiance du film des eighties - réussi pour ça il est vrai, mais volume trop fort - en dehors des extraits d'Elvis entre autres. La SEULE, l'unique vraie musique de film est la reprise d'un morceau - de Vangelis pour rappel - du film culte (celui des 80's quoi!) !
Les dialogues ne volent pas haut, et le scénario permettait beaucoup plus que ce qu'on a eu.
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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 octobre 2017
Visuellement très réussie, cette suite de Blade Runner, arrivée bien trop tard, est aussi époustouflante que soporifique. Tout y est cousu de fil blanc, la réflexion est aux abonnés absents. Une très bonne sieste. Et Ryan Gosling est toujours aussi mauvais.
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