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the_fan_of_inception
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2,5
Publiée le 24 janvier 2015
Si on a vite fait de le considérer comme un réalisateur de ''films à Oscar'' suite à Truman Capote puis Le Stratège, "Foxcatcher", troisième long-métrage signé Bennet Miller a fait parler de lui lors du dernier festival de cannes où il remporta le prix de la mise en scène, à tort ou à raison selon certains. S'inspirant d'une histoire vraie (devenu un terme abusif), "Foxcatcher" retrace l'histoire de l'assassinat d'un champion de lutte américain par son entraîneur milliardaire. Bien qu'il ne fasse jamais se fier aux bandes-annonces (vendant souvent l'objet filmique sur les deux-trois grosses scènes du film), celle de ce long-métrage nous insufflait un certain intérêt dans son ambiance glauque et dérangeante, à mi-chemin entre les derniers David Fincher (Millenium, Gone Girl) ou le Xavier Dolan de "Tom à la ferme". En réalité, il est un peu plus sobre dans son contenu, bien que la photo hallucinante de Greig Fraser (déjà à l'oeuvre sur "Zero Dark Thirty") embellit cet espace isolée, hostile et glaçant (dans tous les sens du terme). Au centre du récit, un trio d'acteurs à la justesse de jeu: Channing Tatum en catcheur bourrin mais naïf; Mark Ruffalo en grand frère sage et un Steve Carrel méconnaissable et à contre-emploi dans son rôle de milliardaire inquiétant et mimétique. Une relation tout aussi ambigue tant sur l'admiration autant que l'amitié va se jouer entre ce dernier et le frère de la future victime (à savoir Tatum). Cependant, si le tout est très bon sur la première heure, prenant bien le temps de poser son atmosphère, développer ses personnages; le tout se perd en cours de route sur une seconde partie plus inégale mais tout de même marquée par quelque fulgurance sublimes (spoiler: la libération de l'écurie à la mort de la mère castratrice du milliardaire ): le bestiaire 80's n'est que peu exploité (mis à part un écran de télé et la chanson ''Fame" de David Bowie), les objectifs fixés en début de film sont vites expédiés (spoiler: les J.O. de Séoul 88), tout comme l'assassinat de Dave, le tout sans aucune explication (bien qu'il n'en n'ait pas donné lui-même, DuPont a été déclaré psychotique paranoïaque et schizophrène ni indication temporelle : on a l'impression que le film a été conçu seulement que pour un public au courant de toute l'affaire. Sans être un ratage complet, "Foxcatcher" aurait su rattraper sa deuxième partie branlante par un ajout d'explications et l’approfondissement d'un relation élève/maître qui faisait le sel de notre intérêt pour ce film.
Le film s'est d'abord jeté dans l'arène en mai 2014. Très remarqué à Cannes, il est reparti du festival avec le prix de la mise en scène. Dès les premières minutes de Foxcatcher, cette récompense se montre comme une évidence. Un sens inouï du détail et une maitrise totale de l'image. La photographie est magnifique. L'ombre et la lumière, les plans larges et les gros plans, le gris et le dorée, bref le contrôle des contrastes est sublime. Tout est parfaitement cadré, en plus d'être esthétique le décor nourrit le propos. Cette splendide mise en scène installe avec subtilité et netteté les éléments du récit. Ce qui accentue sa longueur.
Le parcours vécu par Mark Schultz est atypique, les relations avec son frère et son mentor sont singulières. Il est comme un renard à la fois déterminé et égaré, le frangin Dave est comme un chien de garde à l'affut et fidèle, son entraineur qui se revendique comme un aigle a plus des allures de vieux loup solitaire. John du Pont est vraiment fascinant. Riche de patrimoine mais pauvre d'amis et d'entourage. Sa passion pour la lutte ne semble qu'un prétexte pour entretenir une forme de vie sociale. Steve Carell est incroyable, il donne toute la dimension pathétique à ce rôle, une vraie performance. Mark Ruffalo aussi est méconnaissable. Frère et père de famille très en retrait, Dave Schultz se laisse finalement entrainer aux jeux.
Au fur et à mesure, Foxcatcher délasse la part tragique de son histoire. Avant d'atteindre ce chaos saisissant, les rounds s'accumulent et s'étendent. Et malgré cela le film ne manque pas de répit, bien au contraire. Le rythme lent sert à poser le récit avec précision mais traîne en longueur. Le chemin parcouru en un peu plus de deux heures aurait pu être aussi riche et progressif avec quinze ou vingt minutes de moins.
Cette longueur ce fait d'autant plus ressentir si on ne rentre pas complètement dans l'histoire. Ça m'est très personnel, mais c'est à peu près mon cas. Si Steve Carell dévoile un John Dupont fascinant et très intime, les deux frangins restent relativement obscurs. Channing Tatum et Mark Ruffalo sont pas mauvais du tout, mais comme certains point hermétiques du récit, les desseins de ces gars sont fins et enfouis. Le scénario n'en est pas moins maitrisé et constructif.
A travers une mise en scène éblouissante et pleine de génie (l'une des plus marquantes de ces dernières années), Bennett Miller raconte avec la manière une sombre aventure. Celle de trois types confrontés à leur propre désarroi et à un combat intérieur.
Ce qu'il y a de remarquable dans Foxcatcher, c'est la manière dont son metteur en scène Bennett Miller parvient à dépeindre sur le même tableau toute la densité d'une opposition et d'une unification. C'est, en effet, ce fade mélange entre une lutte et une étreinte qui fonde les codes du film : lutte et étreinte entre John Du Pont et Mark, entre Mark et Dave puis entre Dave et Du Pont. Ce balancement constant entre les différents rapports de force en présence constituent à eux seuls l'ampleur du film de Miller porté par les performances à la fois décolorées et magistrales de Steve Carell, Tatum et Ruffalo, au milieu d'une lutte fratricide pour une gloire tant écoeurante que splendide ; et cette nuance représente assez bien l'image de Foxcatcher dans son ensemble.
L'univers de la lutte, mis en valeur par trois acteurs au top : Channing Tatum, Mark Ruffalo et Steve Carell. Malgré un début un peu poussif, "Foxcatcher" mettant un certain temps à démarrer, une fois lancé, difficile de ne pas être pris par cette histoire passionnante. Les scènes de lutte sont bien faites, réalistes. L'aspect le plus réussi du film reste l'intensité mise en scène pour montrer la force des relations unissant les personnages entre eux, pour le meilleur comme pour le pire. A voir.
"Foxcatcher" est une expérience difficile à décrire. Construit autour de 3 acteurs qui livrent chacun la performance de leur vie, ce huit clos dans la majestueuse propriété de John Du Pont est marquée par une ambiance lourde et intense, comme si chaque souffle était audible. Steve Carrel est certes le principal responsable de ce phénomène, grâce à un personnage aussi énigmatique que glacial, mais également Channing Tatum, sorte de brute épaisse qui parle peu mais non dénué de fragilité. Seul son frère, incarné par Mark Ruffalo, semble humain dans ce trio, plus ouvert, plus généreux, et avec une belle petite famille. On semble assister à un combat entre 3 légendes, qui, si elles travaillent ensemble la majeure partie du film, semble vouées à se confronter. Ce sentiment est palpable et monte crescendo, via plusieurs événements notoire, que je ne spoilerais pas ici, et ce jusqu'au dénouement final, un des plus marquant de l'histoire du cinéma. La fascination autour de John Du Pont est prenante, même si ma petite déception est que l'on en sait relativement peu chez lui, à part que la lutte est son obsession et que sa mère ne le cautionne pas, car "ce n'est pas un sport aussi noble que l'équitation", le blessant dans sa fierté et le poussant dans ses derniers retranchements. Au final, une oeuvre qui laisse un sentiment très étrange, avec cette impression d'avoir vu un film vraiment atypique. De mon côté, une chose est sûre, elle m'a marquée, et c'est bien là l'essentiel.
Après Truman Capote et Le Stratège, Bennett Miller vient ajouter un nouveau long-métrage en plus de sa filmographie peu épaisse. Un film qui n'est pas des moindres, comme ses autres, puisque celui-ci et reparti avec le Prix de la Mise en Scène au dernier Festival de Cannes.
Le réalisateur décide alors de mettre en scène la tragique histoire qui lia les frères Schultz, deux lutteurs au rang olympique, au milliardaire John du Pont, passionné de lutte. Ce dernier va alors les accueillir dans son gigantesque manoir pour qu'ils s'entraînent au sein de son complexe, Foxcatcher.
Et c'est là où l'on reconnaît que le dernier jury du Festival de Cannes ne s'est pas trompé puisque la mise en scène est simplement formidable. En effet, le réalisateur ne s'attarde pas trop sur la dérive du plus jeune lutteur pour essentiellement se concentrer sur la relation vénéneuse qu'il entretient avec le milliardaire, homme très obsessionnel. La première partie du film de révèle être tout en finesse, pose les bases de la relation mais pâtit d'un rythme vraiment très lent qui laissera indifférent le spectateur. Ce n'est que dans la deuxième partie du film, lorsque le grand frère arrive à Foxcatcher, que tout peut commencer à s'embraser ce qui en devient vraiment passionnant. Le réalisateur y insuffle ce rythme lent qui en devient très inquiétant tout comme cette relation pour le moins douteuse, permettant au film de vraiment décoller.
Cela n'aurait pu être possible sans l'interprétation magistrale de son trio d'acteurs, à commencer par un Steve Carell totalement métamorphosé et incroyable en homme tourmenté et obsédé par la réussite vis à vis du regard de sa mère, campé par une Vanessa Redgrave juste. Channing Tatum, qui interprète le plus jeune des frères lutteurs, a aussi quelque peu évolué, notamment dans son jeu d'acteur qui se révèle vraiment époustouflant et sans fausse note tout comme Mark Ruffalo qui incarne son grand frère, ou plutôt la voie de la sagesse, dans une situation plus que tendue.
Foxcatcher est donc une nouvelle réussite pour son réalisateur qu'il faut tout de même nuancer puisque le rythme du film peut nuire à l'ensemble projeté mais se rattrape par une incroyable performance d'acteurs qui se révèle être bienvenue dans un film assez noir, dérangeant, destructeur et complexe par la relation qu'il traite, un pouvoir oppressant dans deux vies qui vont radicalement changer.
Un film tiré d'une histoire vrai... Cela n'est pas une garanti, la preuve, on s'ennuie quand même pas mal. Le jeu des acteurs est par contre très bon ce qui sauve un peu le tout.
Foxcatcher se présente comme une reconstitution de l'histoire troublante des frères Schultz et John Du Pont. Le film est basé sur une succession de faux rythmes caractérisant la schizophrénie du milliardaire. Chaque image possède sa force et fait passer un message. Le jeu d'acteur est exceptionnel, autant de la part de Steve Carell que de Channing Tatum. Sans doute des rôles à Oscar.
Bennett Miller (Capote, Le Stratège) fait de cette histoire vraie un récit fascinant et pesant de manipulation et de paranoïa. Steve Carell , méconnaissable et loin de ses rôles habituels de "mec sympa", est bluffant dans la peau de ce milliardaire lunatique et en mal de reconnaissance. Nommé à l'Oscar du meilleur acteur cet année, il est entouré de Channing Tatum et de Mark Ruffalo (New York melody), parfaits eux aussi. Le réalisateur offre à ses trois acteurs de très beaux rôles sombres et complexes.
Foxcatcher, c'est, avant d'être cette terrible affaire de crime, le récit d'une relation malsaine et trouble entre un athlète et son coach, mais aussi d'une rivalité entre frères, le plus jeune ayant l'impression de vivre dans l'ombre de son illustre aîné. La personnalité parano et mégalomane de Du Pont - qui tient à se faire appeler Golden Eagle (l'Aigle Doré, rien que ça!) - tantôt souriant, tantôt colérique, pèse sur le film comme une menace qui ne connaît pas de trêve. Foxcatcher nous entraîne dans l'Amérique des années Reagan, celle d'avant les JO de Séoul, où le patriotisme s'exprime dans le monde cruel du sport, et de la lutte en particulier. Si j'ai regretté quelques longueurs, Foxcatcher est un indispensable de cet hiver, un film très inspiré et oppressant
En Bref : 15/20. Bennett Miller est un artiste. Et Steve Carell est un excellent choix.
Je n'ai pas accroché. Le rythme est trop lent et les critiques avaient vendu un truc qui a mis mes espérances trop haut. Et puis la lutte..... ct pas un film pour moi mais au moins les acteurs jouent tres bien
Malgré quelques petites longueurs et une réalisation parfois un peu trop répétitive, Foxcatcher s’impose comme un film solide, réussissant à trouver le ton juste pour parler d’une histoire qui reste finalement assez mystérieuse. Les trois acteurs principaux sont excellents, avec une mention spéciale à Steve Carell, méconnaissable et glaçant.
"Foxcatcher" est-il le film du mois ? Peut-être ... mais pas pour moi Non pas que je n'ai pas aimé le film. Mais il m'a laissé insensible.
Peut-être parce que la bande annonce avait déjà largement défloré l'histoire de ce trio improbable : un milliardaire schizoïde qui se met en tête de sponsoriser l'équipe américaine de lutte (Steve Carell), un champion testotéroné en quête d'un père et d'un titre de champion du monde (Channing Tatum), son grand frère qui lui sert de coach mais aussi de repoussoir (Mark Ruffalo). Parce que la réalité est plus glaçante que le film qu'elle inspire. Parce que l'histoire progresse sans surprise dans des décors glacés jusqu'à un dénouement prévisible et largement spoilé. Parce qu'on nous a rabattu les oreilles avec les prouesses des acteurs, alors que le maquilleur de Steve Carell a, selon moi, plus de mérite que Steve Carell lui-même dont le jeu se résume à une seule mimique. Un grand film ? Peut-être .... so what ?
Egalement nominé aux Oscars, « Foxcatcher » retrace l’histoire vraie de l’équipe de lutte libre créé par John E. du Pont, un très riche fils à maman qui va faire connaissance avec les frères Schultz pour que ces derniers puissent gagner une réputation pour l’équipe Foxcatcher aux JO de Séoul de 1988. Présenté comme un film de combat américain, on assiste en faite à un déroulement des faits de cette histoire (qui se termine d’ailleurs très mal) dans une ambiance froide et digne d’un drame. Jouer par des acteurs de qualité (Mark Ruffalo, Steve Carell et Channing Tatum), le film inspire une profonde lassitude par sa narration à la fois lente et noire. Pourtant, ceci semble être le reflet d’un réalisme puissant laissé par le réalisateur qui malgré ses intentions délivre un film remplit de petites émotions. C’est parfois brutal mais absolument pas dynamique, hors c’est ce qui était attendu ! Très peu de fond sonore et décors aussi glaciaux que captivant, il est difficile de ne pas rester de marbre devant un tel film. Mais en s’y plongeant bien (ce qui devrait être très difficile) on remarque que la lutte n’est qu’un simple environnement dans lequel grandit un véritable affrontement psychologique entre les personnages. Malheureusement, ce combat n’est pas assez présent ! Le spectateur se préoccupera plus sur la beauté des personnages que de l’écriture du film, or, pour un faire un bon film il faut marquer des points partout. Ainsi, « Foxcatcher » se rabat sur les défaites de l’équipe et sur un dénouement tragique. Le reste n’est probablement pas fait pour un spectateur lambda qui ressortira démoralisé mais réfléchit.