Avec son scénario chétif, A coeur ouvert avait intérêt à être réalisé avec originalité et talent pour que le notre, de coeur, palpite. Parce que cette histoire d'un couple de chirurgiens dont l'amour fusionnel est mis en péril par l'alcoolisme de l'un et la maternité de l'autre menaçait fort de ne pas tenir la route sur 90 minutes. C'est bien le cas, et la réalisation de Marion Laine, malheureusement, renforce une impression d'artificialité alors que la volonté est de parvenir à un sommet de romantisme, désir symbolisé par les dix dernières minutes oniriques du film, ridicules au possible. Edgar Ramirez et Juliette Binoche forment un couple bien charnel, auquel on croit, mais dans cette fiction stéréotypée et figée dans ses bonnes intentions, ils ne peuvent que surnager avec leurs qualités de comédiens sans pouvoir sauver quoi que ce soit. A coeur vaillant, ce n'est pas toujours possible.
Joli titre de film Le seul point positif de ce film.Histoire cousu de fil blanc pour ces deux chirurgiens vraiment pas credible , pas tres bien joue , au scenario previsible qui veut emouvoir mais qui au final irrite presque tout au long du film.
L intérêt du film vient surtout du parallèle qui est fait entre la dépendance amoureuse et la dépendance à l alcool. En laissant son amant se détruire et en fermant les yeux sur l état de ce dernier, le personnage joué par la toujours impeccable Juliette Binoche court a sa perte et se détruit elle même à petit feu. Un film cependant un peu trop classique à mon goût et gâché par une fin vraiment bâclée.
Elle n'a pas le moral Binoche, pour nous jouer ça ! Une fois habitué aux séquences de cœurs ouverts (au sens propre), on a une bluette dépressive assez bien jouée.
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3,5
Publiée le 25 octobre 2020
À cœur ouvert est un film dramatique français réalisé en 2012 par Marion Laine. Avec des personnages façon Claude Sautet à l'hystérie passionnelle. Si le scénario manque souvent de quelque chose les acteurs Juliette Binoche et Édgar Ramírez sont convaincant dans leurs rôles. Un film déchirant et beau sur l'amour, l'alcool et le confort qui n'est pas faciles. Ce n'est pas un chef-d’œuvre mais un bon film...
À cœur ouvert. C'est exactement ça. On tient un très beau film sur le couple et ce qui l'accompagne : le sexe, le quotidien, la grossesse, les doutes, les moments d'euphorie et de déprime. Le scénario en tant que tel n'offre rien de neuf (un homme alcoolique pète les plombs et délaisse sa femme enceinte), mais il est ici traité de manière très romantique, évitant toujours le piège ultime : la niaiserie. Si le film est gorgé de poésie (les scènes de la vie de tous les jours sont les plus réussies de ce point de vue - des bisous sous une couche de plastique, des regards qui en disent long, une folie contagieuse), la violence crue est très présente et ce, du début à la fin. La réalisation, qui pourrait paraître fade car peu novatrice (première partie sur le bonheur du couple, deuxième sur ses déboires), est ponctuée de scènes oniriques qui permettent au spectateur de faire un véritable voyage des sens (la très belle scène rêvée de la noyade en bâteau). Cela dit, au-delà des qualités citées, la clef de la réussite du film réside dans son casting. Binoche et Ramírez sont épatants de justesse. La tension est parfois terrible entre eux (scène de dispute très hard, scène à l'hôpital émouvante) et c'est justement cette tension qui fait toute la force du film : ça crie, ça pleure, ça chante, ça cogne et ça s'apaise parfois... On est loin du traitement superficielle et ultra-cliché des films américains. "À cœur ouvert" frappe fort et sonne juste. Et si les critiques presse lui reprochent sa fin neuneu, je vous dis tout le contraire : la fin est très réussie et laisse le spectateur dans un doute jouissif... Je ne vous en dis pas plus!! Mais je vous le conseille très fortement.
Pour son deuxième long-métrage, Marion Laine retombe une nouvelle fois dans le drame et dans nos cœurs. En effet, après Un cœur simple en 2008, c’est au tour d’A cœur ouvert de venir s’installer dans les salles obscures françaises. Après un résultat plutôt satisfaisant pour son premier film, que pouvons-nous attendre de celui-ci ?
L’amour au cinéma a toujours été une question existentielle. Pour de nombreux réalisateurs ces amours futiles, complices, âpres et parfois tendus ont toujours su se démarquer d’un classique mélodrame en donnant au passage une simplicité étonnante et inégalable à ces couples.
Malheureusement Marion Laine n’assume pas cet héritage et laisse ses acteurs en roues libres, jouant à leur guise une partition mal orchestrée. Le duo Juliette Binoche/Edgar Ramirez est peu convaincant dans A cœur ouvert où leur amour recherche à l’instinct et de façon masochiste cette autodestruction qui amène les personnages à des réflexions impossibles et difficilement envisageable. L’un, partisan de la théorie du complot contre sa propre personne et obnubilé par l’alcool et l’autre, femme se mentant à elle-même et à son entourage tout en regardant son couple, son futur enfant et son avenir foncer droit dans le mur ne réussissent pas à donner de la consistance au film. Nos deux acteurs principaux tombent donc dans un pathos pourtant complètement évitable au départ.
Aujourd’hui il y a l’amour, et l’amour de Marion Laine. Si le premier est universel, pas toujours facile à vivre mais diablement émouvant (comment ne pas évoquer ici Blue Valentine de Dereck Cianfrance), celui de la réalisatrice se démarque par ses faux-semblants et ses pirouettes pas toujours inspirées. A cœur ouvert tourne inlassablement en rond et donne ce tournis tant redouté aux spectateurs qui recherchaient sans doute une vision plus véritable d’un amour pourtant parfait à la base qui sombre petit à petit dans le chaos, jusqu’au point de non-retour.
Si on devait néanmoins féliciter Marion Laine sur une chose, ce serait le scénario. Inspiré et engagé, le postulat de départ étonne et laissait présager une belle aventure, dans la même verve que les plus beaux drames français.
Loin de là et après un film brouillon par sa mise en scène, c’est surtout la conclusion rapide d’A cœur ouvert qui surprend. Simpliste et déguisé en sorte d’échappatoire au véritable enjeu du film, ce final résonne encore dans nos têtes comme un coup de massue péjorativement parlant. Tomber dans le monde des rêves pour expliquer l’idylle tant convoité ne passe vraiment pas et donne au film A cœur ouvert son côté fantastique, comme si au fond, un amour comme celui-là n’existait pas et n’existera jamais tant il est difficile de le mettre en œuvre d’un point de vu rationnel.
A cœur ouvert est le résultant d’un film inachevé et mal orienté. Marion Laine se délaisse de ses idéaux et ne convainc pas à cause d’une fin trop vite conclue. Si la réalisatrice est indéniablement bonne scénariste, il en faudrait plus pour faire à nouveau chavirer nos cœurs.
"no es posible !" comment Marion Laine a su attirer dans ses méandres scénaristiques une actrice telle que Juliette Binoche ? un acteur tel qu'Hypolite Girardot ? je peux comprendre qu'Edgar Ramirez ne sachant pas bien lire le français ait pu accepter à coup de "es un actor formidable" mais pour le reste .... On s'ennuie au fil de l'alcool qui remplit le sang de l'acteur principal, son serviteur Carlos ... pardon; Edgar affublé d'un autre prénom dans le film : Javier. On s'ennuie ferme, coma ethylique assuré, d'ailleurs je préconise trois bons verres de sangria avant de visionner ce film histoire d'éclater de rire aux très rares moments de comédie présents dans l'histoire. Que dire ? Juliette Binoche est une si belle et bonne actrice qu'il m'est difficile d'approuver son choix, voir ses derniers choix cinématographiques. Juliette fait de la moto, Juliette fait la fête, Juliette rit, Juliette opère à coeur ouvert et réussit, Juliette est enceinte, gardera gardera pas ? Sur M6 il y a des années de ça, je regardais les séries B le mercredi avant d'entamer mes devoirs de littéraire passionnée. L'erreur est humaine ..... idem pour Marion Laine. N'ayant pas vu son premier opus, je me laisse le troisième pour me décider mais concernant celui-ci, je ne peux pas conseiller d'y aller. C'est assez mauvais. Et cette fin complétement tirée au ridicule. Une séance de ciné remboursée, ça n'existe pas ? dommage ! ça devrait.
Ce film est une description de l'amour fou au quotidien. Ces deux chirurgiens, joués par . J. Binoche et E. Ramirez sont amoureux fou l'un de de l'autre, partage tout, même leurs heures de travail. Pourtant, il y a un truc qui cloche. L'homme boit un peu trop. Surement pour relâcher la pression. La femme fait de même, elle fait la fête, sort, se détend. Mais elle fixe des limites. L'homme ne sait pas le faire. Et petit à petit, c'est la déconvenue dans le couple. Pourtant le meilleur, le chirurgien va être mis au placard et devenir l'ombre de lui-même. Et encore une fois, c'est la femme qui prend les choses en main, qui le sauve, qui s'adapte. Bref, une belle histoire de couple. La vie au quotidien. Un joli film.
Un amour passionnel, un amour tourmenté, un amour fou. Je salut le jeu des acteurs splendide ensemble, Juliette Binoche et Edgar Raminez. On ressent toutes et je dis bien toutes les émotions en vivant avec ce couple. Certes, une problématique d’alcoolisme est présente mais ce que j'en retient c'est l'amour entre ces deux personnes. J'étais complètement sous le charme des deux acteurs, de la simplicité de Mila et le charme de Xavier avec son accent espagnol. Ce film est beau et je vous le conseille vivement.