Rengaine
Note moyenne
2,8
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175 critiques spectateurs

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Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2012
http://lecinemaduspectateur.wordpress.com/2012/11/25/rengaine/ | La France se complait dans l’illusion d’une rengaine utopique. Elle se repose sur des acquis moraux issus du XVIIIe siècle, mais qui n’ont cependant toujours pas permis d’inclure le brassage culturel qu’elle est devenue. « Liberté Egalité Fraternité » est sans doute cette phrase répétée sans cesse et qui devient la rengaine d’un pays multiethnique. Rachid Djaïdani questionne habillement les valeurs républicaines de la France et montre avec un réalisme voulu l’application du vœu constitutionnel. Dans un bar, une chanteuse ratée chante pourtant le vrai : « Je vois la mosquée de ma maison/Je vois l’église de ma maison/Je vois la synagogue de ma maison/J’entends les guerres, j’entends les guerres ». La réalité est bien là, la France est forgée non pas par un peuple mais par des peuples qui cohabitent dans un espace restreint et dont les modes de vie s’entrechoquent. La guerre n’est plus visible par les armes ou par le bruit, mais le conflit silencieux qui s’est mis en place est plus pervers et plus dangereux. La religion entraîne un communautarisme qu’il n’est pas dur de voir dans les rues parisiennes en se baladant rapidement. On se rend compte alors qu’il y a bien sur une mixité mais qu’il n’y a quasiment aucun mélange. « Rengaine » a pour but de confronter la France à ce qu’elle devrait être. En quoi l’union de Sabrina (seule fille d’une famille musulmane) et Dorcy (noir chrétien) devrait soulever tant de débats et de problèmes ? Le racisme est encore bien présent en France, mais pas forcément où l’on croit. Les conflits majorités-minorités ne sont plus d’actualité, il faut maintenant penser en minorités contre minorités. Le rejet de l’autre est perceptible seulement au moment d’une union puisque l’inclusion d’un nouvel individu au sein d’une famille est un évènement qu’il faut pouvoir encaisser. Ce raisonnement amène d’ailleurs un certain absurde lorsqu’un des frères explique à son ami noir qu’il est impossible, presque éthiquement, que sa sœur se marie avec un noir. Comment expliquer que les caractères physiques gommés pour lors de relations amicales resurgissent lors d’une relation amoureuse. La différence d’accord, mais pas dans ma famille. La religion est encore un lien social extrêmement fort qui n’est pas encore pu être dépassé. La religion apparaît ici presque comme un archaïsme séparant ces Roméo et Juliette modernes. La tradition comme frein à la solidarité et à la fraternité ?

Mais « Rengaine » se veut aussi le film d’une époque. C’est en parti par cela que la forme se justifie. Un cinéma en perpétuel mouvement qui n’a pas le temps de s’attarder sur un détail. La caméra de Rachid Djaïdani tend à la confusion avec le nouveau moyen de diffusion qu’offrent les portables. Il donne l’impression d’être lui-même un spectateur de ce qu’il nous montre, relatant des faits qui se présente au hasard à lui. Cette pensée sur l’art dénonce aussi le manque des moyens donnés à un genre de cinéma qui essaye de sortir des sentiers battus et rebattus par l’académisme. Y a-t-il encore une place pour l’innovation et l’inventivité ? « Rengaine » dégage une force créatrice, une envie de faire malgré les obstacles que le projet à du rencontrer. Les 7 ans qu’il a fallu pour le réaliser le prouve. L’art en tant qu’art, et non en tant que divertissement, est sans doute en perdition et le rapprochement de Dorcy (personnage voulant devenir acteur) et de Dorcel (réalisateur de film X), au-delà du rire, est un électrochoc sur la nouvelle vacuité de l’art populaire et popularisé par internet et la téléréalité. « Personne veut d’une tête de steak cramé comme toi », ce propos tenu à Dorcy illustre l’élitisme de l’art qui ne laisse place qu’aux stigmates. Rappelons-nous de Firmine Richard (« 8 Femmes », « ma première étoile) qui en tant que noire disait recevoir quasiment que des rôles de bonnes. Certes, c’est un fait du passé mais le nouveau cinéma ne peut-il pas en sortir et offrir des rôles non plus sur la couleur de peau. Rachid Djaïdani dresse le portrait d’une jeunesse désabusé qui n’a le choix qu’entre le « Xanax » et une « balle dans la tête ». L’avenir n’existe plus, le but de la réussite est de ne pas sombrer dans la pauvreté et non plus de participer à l’ascenseur social.

« Rengaine » est un film coup de poing qui dépasse le cinéma pour interroger directement le spectateur et la société à laquelle il appartient. C’est un film différent qui marque sans doute l’avènement d’un cinéma moderne et qui perce en dehors des voies tracées par les nombreuses comédies qui inondent les écrans. Le cinéma a une force, « Rengaine » en est la démonstration.
VILLE.G
VILLE.G

79 abonnés 813 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2012
Fort!
La manière de filmer donne l'impression de partager les émotions, de vivre vraiment les actions ou les sentiments.
Pas manichéen et très divers dans les sentiments et les avis évoqués.
Vaut la peine.
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 décembre 2012
Film au sommet du cinéma indépendant, il ne faut pas être rebuté par la qualité de l’image ou du son mais être attiré par l’objectif du réalisateur. Tournée sur une plusieurs années, le grand frère d’une fratrie de quarante frères n’accepte pas que sa sœur se marie avec un homme de race différente. Une chasse à l’homme ponctuée de petits pièges mais qui n’est pas vouée à aboutir vers une fin moralisatrice. Chacun se forge son opinion, la mienne me laisse perplexe.
betty63
betty63

42 abonnés 428 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 septembre 2014
Le sujet est intéressant bien que je me demande comment il est possible d'avoir 40 frères ? Il est vrai que c'est très mal filmé et que ça donne plus envie de tourner court que faire durer le plaisir et ce fait n'est pas un détail quand on est réalisateur. C'est bien dommage...
marseyopolis
marseyopolis

19 abonnés 259 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 novembre 2012
Ça suffit, ces films bonne-conscience tournés avec la bite… c'est insupportable. C'est pas sur le manque de moyens que ça ne va pas du tout, c'est sur ce discours culpabilisateur et ces clichés imbéciles qui ont la vie très dure ici, surtout vus des salons mondains où l'engouement pour le populaire de banlieue est une posture obligée (imbécile mais bien en vue)… Arf… A éviter.
reggie miller
reggie miller

183 abonnés 69 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 novembre 2012
Film réalisé avec 1 euro de budget mais qui réussit à être distribué jusque dans des UGC, forcément j'y cours...
Peut-on juger un film sur cette déficience de moyen ? Oui sûrement. On peut s'imaginer le film avec un peu plus de blé ou plutôt ce que le réal serait capable de faire avec un peu de blé.
Mon problème est que je ne suis pas sûr qu'il saurait faire qqchose, même avec du blé.
Parler des minorités, du racisme interne à ces minorités je dis très bien (même si là c'est une succession de cliché hallucinante)... mais niveau cinéma y a tout de même un vrai problème (à la différence d'un film comme Donoma ou l'on voyait un cinéaste en action).
Je ne veux pas dire plus de mal sur ce film car je suis sûr qu'il y a un mec humainement extra derrière ce film !

Je pense que la presse soutient le film pour des raisons autres que le film lui même. Peut-être qu'il est indispensable de laisser la parole à tous (et après tout au lieu de donner 1000 salles à Intouchables, je trouve ça mieux d'en laisser qqunes à des films comme ça qui ressemble avant tout à un film d'atelier ciné). Le film est un bel acte citoyen du réalisateur. Sa distribution est sûrement un acte social du système.
Jean-Pierre H
Jean-Pierre H

14 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2012
La caméra épaule, c'est bien mais y'a des limites. On finit par avoir envie de vomir par moment avec ce tournis incessant! Mais ce sujet dur est intéressant et montre bien les limites à l'ouverture d'esprit!
Tumtumtree
Tumtumtree

203 abonnés 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2012
Plus court et plus tendu que "Donoma", ce nouveau "film fauché" se regarde avec plaisir. La mise en scène est inventive : cadrage et gros plans travaillés, bel emploi de la musique, montage vivace, etc. Les acteurs sont bons. On ne s'ennuie pas. Le scénario pose davantage problème. Il comporte quelques bonnes inventions comme l'idée des 40 frères (excessive et donc relevant du conte) ou la scène de torture mais le film s'enferme aussi dans des oppositions trop caricaturales entre noirs et arabes, hétéros et homos, etc. Espérons que le cinéaste, qui semble avoir un grand talent, ne se limite pas à des thématiques sociétales et urbaines et investissent d'autres sujets.
Skipper Mike
Skipper Mike

112 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2014
Rachid Djaïdani réalise un film de facture modeste mais se permet d'expérimenter, d'étendre le champ du cinéma vers une forme plus libre. Il qualifie "Rengaine" de conte, ce que l’œuvre est effectivement puisqu'elle associe une trame classique (un mariage impossible) avec des éléments surnaturels (les quarante frères), de nombreuses rencontres et péripéties de portée initiatique ainsi qu'une morale. Le fait que l'histoire soit centrée sur les minorités parisiennes pourraient donner lieu à de nombreux clichés alourdissant le film ; on est donc étonné de constater que tous ces lieux communs ont été abordés, mais sous une forme tellement décalée et humoristique que c'est d'eux que "Rengaine" tire toute sa spécificité. C'est toute une philosophie de vie qui émane de ces images, un amour de l'art dont la sincérité explose à chaque scène. Les personnages sont variés, atypiques et immédiatement sympathiques. On rit aussi beaucoup, Djaïdani ayant eu l'intelligence d'alterner les scènes de confrontation entre les frères, souvent dramatiques, avec les tentatives de Dorcy, personnage comique qui s'ignore, pour percer dans le milieu artistique, toutes plus absurdes les unes que les autres. Les situations dramatiques sont d'ailleurs souvent désamorcées par le rire, le non-sens faisant souvent irruption dans le réel de façon inopinée (cf. l'hilarant sondage en pleine rue ou la réalisatrice hystérique), à tel point que l'on garde le sourire aux lèvres pendant l'ensemble du long-métrage malgré la gravité du sujet. Le sens du dialogue est lui aussi très développé, avec un rythme et une spontanéité qu'on trouvait déjà dans "L'esquive", film qui bénéficiait d'excellents acteurs mais de moins d'humour. Sous cet angle, "Rengaine" ressemblerait presque à une version moderne des "Tontons Flingueurs".
Thierry-Gautier
Thierry-Gautier

57 abonnés 151 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 mars 2013
Film brouillon et vulgaire tourné avec un portable.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 novembre 2012
Même la caméra à l'épaule ne m'a pas rendue malade ... Incroyable  la façon de s'exprimer de certains personnages est irrésistible, la jeune réalisatrice dans le film est une légère caricature d'un monde à part, histoire d'amour, de religion, de différence ... Bravo pour ce 1er film, j'espère qu'il y en aura d'autres !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 mars 2013
Je ne pense pas que l'on puisse parler de film professionnel. Plusieurs passages font amateurs...
Le fond n'est qu'une récidive déjà trop servie et qui selon moi n'est plus d'actualité.
Hakim1976
Hakim1976

96 abonnés 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2013
L’originalité avec Rengaine, c’est que le racisme interracial entre noirs et arabes est pointé du doigt. On oublie ici le racisme anti-blancs ou celui des occidentaux envers les africains et autres. C’est très astucieux pour une fois de mettre à la lumière du jour une autre forme de haine qui existe concrètement. De plus, les religions ont leur part de responsabilité dans les comportements des personnages du film. Ce film coup de poing va direct à l’essentiel (ce qui peut expliquer sa courte durée de 1h18) grâce aux acteurs saisissants et poignants, parfois drôles, interagissant dans une vision de Paris telle qu’on ne la voit pratiquement jamais sur grand écran, dévoilant les fantômes de ses entrailles… Une réalisation plutôt efficace au final mais qui pourrait dérouter les amateurs qui ne sont pas habitués de voir une genre de cinéma très personnel et inhabituel…

voir lien
dimah
dimah

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 décembre 2012
Mal tourné, mal joué, des scènes de tortures inutiles.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

154 abonnés 857 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 novembre 2013
Sympathique lorsqu'on repense à la genèse à l'arrache de Rengaine mais c'est pour finir d'une maladresse abyssale lorsqu'il nous assène entre les gros plans obsessionnels qu'Il faut briser les chaînes de nos conditionnements sociaux et religieux pour s'aimer à nouveau... A vouloir dénoncer les injustices, les intolérances d'aujourd'hui, le film finit par se faire hymne et gloire à l'Homo-Stereotypus, bisounours des temps modernes qui enfile comme des perles tous les clichés possibles imaginables de l'époque...
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