102804 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
175 critiques spectateurs
5
47 critiques
4
53 critiques
3
31 critiques
2
26 critiques
1
12 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Bertie Quincampoix
142 abonnés
2 088 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 7 avril 2024
Œuvre clé dans la filmographie du grand Pedro Almodóvar, qui prenait ici une dimension nouvelle après ses productions punk des années 80, Talons aiguilles (1991) cochait déjà toutes les cases des obsessions du cinéaste espagnol : un scénario foisonnant et quelques peu foutraque, des couleurs pop affirmées, une musique magnifique signée Ryūichi Sakamoto, agrémentée de deux chansons interprétées par Luz Casal (les somptueuses Un año de amor et Piensa en mí). Surtout, ce mélodrame, qui cite explicitement Sonate d’automne d’Ingmar Bergman, sonde les mystères et les frustrations nées de l’enfance, à travers l’histoire d’une jalousie enracinée entre une mère – chanteuse à succès – et sa fille, à la recherche désespérée de la reconnaissance de cette première, incarnée par les brillantes Marisa Paredes et Victoria Abril. Magnifique.
Chacun aura l'impression qu'Almodovar, dans ses films, s'intéresse plus à l'importante des couleurs dans ses décors et accessoires plutôt à qu'à développer suffisamment ses scénarios. Ici c'est le cheminement de la jeune femme qui veut imiter sa mère, ce qui créee un parallèle avec le travesti qui fait de même. Dès le début, on sent que l'héroïne est destinée à un sombre avenir. Tout s'emmêle avec sa pseudo-auto-accusation, déclarée de façon originale, en plein JT, ensuite le travesti se place comme le coupable, puis la mère, allers et retours qui n'en finissent plus de décontenancer le spectateur. On notera quand même l'audace de faire du travesti un personnage à plusieurs visages, et le fait de donner un aspect très coloré et kitsch aux costumes des détenues de la prison. Le film d'Almodovar repose essentiellement sur ses personnages féminins, et il en fait si bien la référence avec Sonate d'Automne de Bergman dans une séquence. Ce qui est dommage pour le reste car malgré un bon début, la fin se mélange les pieds, certains éléments scénaristiques ( la prostituée de la prison et l'héroïne enceinte ) ne sont que mentionnés et pas développés. L'idée de départ était bonne mais la construction de Almodovar sur le scénario final est un peu chaotique, laissant néanmoins un soin au cadre et aux couleurs.
Film culte...à juste titre. Une magistrale chanson devenue elle aussi culte qui fait froid dans le dos. Un des plus beaux films de Almodovar sur les relations mère-fille...thème prisé par le cinéaste....c'est juste....triste...beau.....réaliste.....un plaisir que de regarder un tel film.....
A voir comme un hommage, entre autres, à Ingmar Bergman (1918-2007) et son film « Sonate d’Automne » (1978) avec Ingrid Bergman (pianiste internationale) et Liv Ullmann (sa fille, femme au foyer s’occupant de sa sœur handicapée), revisité, en plus baroque, plus coloré (prédominance du rouge dans les vêtements et chaussures des deux protagonistes femmes), et moins cruel, par le réalisateur espagnol. Cette fois-ci, il s’agit des relations , conflictuelles et difficiles entre une mère et une fille, une chanteuse égocentrique Becky del Paramo, veuve d’un mari mort dans un accident automobile (Marisa Paredes, 45 ans, 2e film sur 6 avec le réalisateur) qui revient en Espagne au bout de 15 ans passés au Mexique et qui retrouve sa fille, Rebecca, 27 ans, présentatrice du journal sur TV7 (Victoria Abril, 32 ans, 2e film sur 3) et qui a épousé l’un des anciens amants de sa mère, Manuel (Féodor Atkine, 43 ans), dirigeant de TV7. Le réalisateur ajoute sa touche flamboyante en insérant une enquête policière (qui sert plus de révélateur des passions et des pulsions des protagonistes), mélangée à la présence discontinue d’un chanteur transformiste Letal (dont l’identité est vite devinée) et montre l’importance de l’enfance (spoiler: le titre fait allusion au bruit des pas qu’entendait Rebecca en attendant sa mère dans un appartement en sous-sol ) A souligner la collaboration (qui n’aura pas de lendemain) avec le compositeur musical japonais Ryūichi Sakamoto (39 ans), partagée avec Miles Davis (à la trompette, au début) et deux chansons interprétées par Luz Casal (33 ans).
Talons Aiguilles n’est pas le premier film de Pedro Almodovar, mais c’est sûrement l’un des premiers à avoir profondément marqué le public. Aujourd’hui encore, son titre résonne comme celui d’un film culte, ou presque. Bien que j’aie vu un certain nombre de films du réalisateur, je ne suis pas certain d’avoir déjà vu Talons Aiguilles auparavant. On y retrouve les thèmes chers à Almodovar : les femmes, les travestis, les relations humaines au sens large, mais surtout celles du couple ainsi que les relations mère-fille. On y retrouve également ses couleurs flamboyantes, dès les premières secondes du film, avec un très beau générique accompagné d’une musique entraînante. Le scénario, original, est bien construit, même s’il se révèle parfois un peu tarabiscoté. Un film à voir.
Chef d'œuvre absolu super émouvant ! Je l'avais vu sur grand écran il y a 30 ans mais je ne me rappelais que d'un film policier avec un coup de théâtre fabuleux à la fin. Et surtout de cette chanson magnifique "Piensa in mi". En le revoyant ce soir à la télévision, j'ai chialé comme un veau. Cette histoire d'amour entre une mère et sa fille est bouleversante. Tout y est : la rivalité et le sentiment d'abandonnisme qui touche tous les fils et les filles de. Et Victoria Abril qui promène tout du long son regard de petit chat écorché l'exprime tellement bien.
Sublime chassé-croisé de destins sans retenue, c'est jubilatoire et heureusement dérangeant - oui, on peut préférer sa carrière à son enfant, oui, on peut aimer et désaimer, oui, on peut avoir envie de meurtre. Merci Almodovar !
Peut-être l’un des connus des films de Pedro Almodovar, Talons aiguilles n’est pourtant pas, et même malgré son césar du meilleur film étranger, une de ses meilleures réalisations. Retrouvant, un an prés le sulfureux Attache-moi, Victoria Abril (mais aussi Antonio Banderas dans un petit rôle non crédité) pour la mettre face à Marisa Paredes, qu’il avait également déjà fait jouer dans Dans les ténèbres, pour en place une relation mére/fille rendue problématiques par un affaire d’adultère allant lui-même déboucher sur un homicide. Alors que le réalisateur espagnol nous avait habitués à des films torrides et sans-tabous, cette intrigue perd, dès que ce crime a lieu, tout son potentiel provocateur et devient peu passionnante. Si l’on retrouve bien sûr l’une des thématiques si chères à Almodovar, les relations sexuelles déviantes, et son imagerie bariolée, le réel mérite de ce film est d’avoir révélé un jeune acteur devenu aujourd’hui incontournable, Javier Bardem qui incarnait ici le prompteur.
Bon alors je suis plutôt déçu de cet Almodovar. J'ai trouvé que c'était un peu bordélique et plat. Disons que ça veut proposer des choses mais ça tombe un peu dans le vide (à mon sens), c'est inutilement confus, l'émotion ne passe pas. Y a un côté bancal là dedans, l'histoire fonctionne pas bien. A mon avis le scénario manque d'enjeu et Almodovar a beau le cacher comme il peut avec les personnages qu'il aime tant mais ça ne fonctionne pas. Alors c'est pas nul, non, mais je m'attendais à mieux.
Pas vu depuis longtemps... Musique inoubliable, mise en scène soignée et élégante. Interprétation juste. J'ai juste trouvé l'histoire un peu tirée par les cheveux ce qui du coup m'a un peu gâché mon plaisir. On voit par contre tous les ingrédients qui font la marque Almodovar que l'on retrouve par la suite dans ses films.
Seul Almodovar sait avec justesse, évoquer et porter à l’écran la relation mère fille. Ce film est ode à la femme, à la filiation et à la névrose. Abril sort pour une fois du registre gnangnan et Marisa Paredes, comme à son habitude, subjugue par son incroyable jeu. Tous les ingrédients « almodovar » sont présents sauf le coté glauque et grotesque dont il peut nous affubler dans certaines de ses réalisations. C’est donc avec régal et émotion que Talons aiguilles figure pour moi, parmi les meilleurs réalisations de l’artiste Ibérique.
Faut aimer la gaieté avec Almodóvar ! Couleurs flashy, femmes et travesties, le cinéma d'Almodóvar est unique et excentrique. On retiendra surtout de "Talons aiguilles", sa bande originale et son duo Abril/Paredes. Même si le fond du scénario est intéressant, la mise en scène d'Almodóvar en donne un tout autre aspect, qui ne sera pas du goût de tout le monde. Chez le cinéaste espagnol, la noirceur habituelle du drame s'exprime en couleur !
Le film serait bien meilleur si le scénario ne s'était pas éparpillé sur des sous-intrigues dont on se fout royalement et qui n'apportent rien comme la prostituée en prison. Néanmoins ça reste un beau film avec en prime la scène culte du cunnilingus accroché à une barre !
Talons Aiguilles n'est pas le meilleur Almodovar. Cependant, il contient toutes les qualités des meilleurs Alomodovar, ce qui en fait donc un divertissement d'excellentes factures.
Moins esthétique que les précédents, le film dans sa globalité présente des plans semblant moins soignés et travaillés (même s’il y a malgré tout de jolies séquences comme le concert donné par Marisa Paredes). Je n’ai pas trouvé les personnages aussi touchants que les précédents films même si on reste quand même tenu en haleine par l’histoire. Pas mal mais pas aussi marquant que son précédent film par exemple.