102804 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
175 critiques spectateurs
5
47 critiques
4
53 critiques
3
31 critiques
2
26 critiques
1
12 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Cocobusiness
17 abonnés
382 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 20 juin 2007
1991, de Pedro Almodovar, avec Victoria Avril, Marisa Paredes, et Miguel Bosé. Comment Almodovar réussit-il à nous captiver avec ses mélodrames dignes de romans-photos ? C’est qu’il a un talent fou et utilise des comédiens fabuleux. C’est kitch à souhait, avec les obsessions du cinéaste : la maman, le travesti, la star et son show en boîte de nuit. On peut ajouter : la prison, une chanson (« piensa en mi ») déchirante, l’absence de père, le beau-père de remplacement qui n’a qu’une scène avant de mourir…et plein de trucs signés Almodovar. C’est l’histoire d’une jeune femme, Rebecca, en « total look » Chanel qui retrouve, après des années d’absence, sa star de mère qui n’a jamais été très maternelle ! Rebecca, qui, petite fille, avait fomenté le meurtre de son beau père, a épousé un ancien amant de sa mère, Manuel, rapidement assassiné, avant que ne se concrétise un goût de « revenez-y », entre les vieux amants. Le juge qui va mener l’enquête, accablante pour la tendre Rebecca, s’avère être la « femme Letal », travesti de cabaret qui chante les chansons de la mère, et devient l’amant de la jeune femme, laquelle tombe immédiatement enceinte, ce qu’elle apprend en prison ! Le juge est un personnage triple, puisqu’il est aussi l’amant (indic) de l’assistante sociale de la prison ! L’histoire ainsi racontée est franchement idiote, mais, si bien jouée et filmée, elle est baroque, flamboyante, drôle, émouvante, bref, absolument grandiose et finalement bouleversante.
Les relations mère-fille difficiles donnent des scènes fortes, en particulier quand elles sont chantées. La direction d’acteurs mère-fille est parfaite. C’est chaud en couleurs et en émotions (aveux télévisés), bref du bon Almodóvar malgré le scénario alambiqué. Pour moi ce film est avant tout un superbe spectacle hispanisant avec l’extraordinaire prestation de Marisa Paredes, les chansons de Luz Casal et l’apparition de Victoria Abril bientôt au sommet de son art. Pour la petite histoire, un détail amusant : la présence d’un véhicule de police de l’éphémère marque Talbot que Peugeot avait tenté de ressusciter.
Almodovar séduit son spectateur avec ce film où il nous emmène là où on ne s'y attend pas et tout ça avec beaucoup de charme et de grâce. Le scénario est très bien ficelé et Victoria Abril est excellente.
'Vous n'allez pas faire une bétise !!? - ...euh, ça c'est mon affaire..." malgré un coté abracadabrantesque parfois génant, Talons Aiguilles est un film pétillant, empruntant au à la sitcom et à la comédie musicale et au film noir (constante chez Almodovar) pour livrer une oeuvre flamboyante autour des sentiments exarcébés de Marisa Peredes et Victoria Abril, mère et fille au lien puissant et distendue. Le film marie l'humour et le tragique avec un brio proche du génie et Almodovar y appose ses personnages ambivalents et ses obsessions familiales. Au final, c'est une film coloré, frais et subtil ou les talons sont le bruits qu'ils font en partant.
Ma toute première incursion dans la filmographie de Pedro Almodovar, ce cinéaste que je ne connaissais que de nom. Bon je ne pense pas que ce soit une de ses oeuvres majeures (je l'espère d'ailleurs) mais en tout cas j'ai passé un assez bon moment devant ce film même si ça ne casse franchement pas des briques. Ce que j'ai aimé vraiment dans le film c'est cette touche personnelle que le réalisateur nous propose. On se sent dans un univers bien à lui et ma foi pas du tout hermétique, je suis très vite rentré dans l'ambiance gentimment loufoque de ce film tragi-comique qui mêle le rire aux larmes. Les acteurs sont bons, la relation mère-fille est traitée d'une manière peu conventionnelle et intéressante mais le(s) personnage(s) qui m'a vraiment plu le plus c'est celui(ceux) ( ) de Miguel Bosé, il est vraiment intriguant. Tout commençait bien mais pour moi le film perd de son intérêt petit à petit. La première heure bourrée d'humour laisse place à une suite plus monotone où l'intrigue patine réellement du fait que le scenario s'embourbe avec des intrigues secondaires pourtant simples qu'on essaie vainement de compliquer. De plus le film manque sévèrement d'un rythme digne de ce nom, là à ce niveau c'est vraiment faible. Fort heureusement on a quand même un bon metteur en scène derrière qui avec ses décors kitsch, ses personnages hauts en couleur et ses plans et mouvements sympathiques donne une âme à son film qui fait que j'ai plutôt apprécié mon visionnage. Je verrais d'autres films de ce cinéaste, celui-là m'a laissé sur ma faim d'autant plus que j'aimais vraiment bien au début mais en fin de compte l'ensemble demeure correct en partie à cause d'un intérêt qui va decrescendo. Dommage!
En soit le film est très bon, les actrices fantastiques et Almodovar un grand cinéaste mais je n'arriverai jamais à me faire à l'esthètique kitsch de ses films avec leurs décors de sitcoms bariollés.
Une très belle œuvre de la part de Pedro Almodovar. On y reconnais son style si atypique, haut en couleur et ses thèmes qui reviennent sans cesse avec toujours autant de succès et d'efficacité. Une relation mère-fille brillamment mis en scène. Les acteurs sont tous très bon, Victoria Abril en tête.
Thriller kitsch avec une intrigue inutilement tirée par les cheveux doublée d'une relation mère-fille vaguement inspirée de "Sonate d'Automne", "Talons Aiguilles" a assez mal vieilli. L'esthétisme du film très (trop) coloré et son rythme bien trop mou peuvent désarçonner (on peut également être fan, cela dit). Restent des performances d'acteurs marquantes, surtout celle du chanteur Miguel Bosé, dans un de ses rares rôles. La mise en scène est certes très intéressante, Almodovar étant un bon technicien... mais je mentirais si je disais que j'y ai pris du plaisir.
Almodovar a encore frappé dans les relations et échanges humaines. Pleurs, cris, rires, intrigues un suptil mélange à la sauce aigre-douce, du style Amodovar. La bande Son, une merveille. A voir à revoir, à écouté aussi.
Un bon film de la part d'Almodovar qui va cettef ois ci parler du sacrifice d'une mére pour sa fille. Il se trouve que sa fille s'est mariée avec un homme qui à été l'amant de sa mère. Un jour Victoria Abril ( Rebeca ) tue son mari, et sa mère choisira d'aider sa fille et de se dénoncer à la place de celle ci. Film avec des travestis comme toujours chez Almodovar et comme toujours la fabuleuse Marisa Paredes en grande dame de la chanson. Belle histoire et beau titre pour un beau film.
Ça reste dans le style d’Almodovar avec cette complexité des personnages et des histoires qui s’entremelent. Même si j’avoue que sur ce film en particulier j’ai trouvé que cette dernière manquait un peu de réalisme. Surtout le personnage du juge travesti en indic, j’ai eu du mal à accrocher à sa multifacette. Il faut reconnaitre la capacite de montrer une relation mère fille complexe et intense, incarnée par de magnifiques actrices qui tiennent leur role à la perfection.
Un Almodovar très moyen, dans lequel on ne retrouve pas l'atmosphère libérée et dérangeante de ses grands films. L'histoire n'est ni prenante, ni surprenante et les personnages manquent de relief. Décevant
Des femmes, de la musique, du rouge. Une histoire baroque et envoûtante, parfaitement menée par Victoria Abril, Marisa Paredes et Miguel Bosé. Et la voix de Luz Casal comme pour illustrer le tout. Almodovar président !
Une oeuvre "choc" signée par le très controversé Sam Peckinpah. Le réalisateur de The Wild Bunch reprend son thème privilégié (la violence) et pose des questions intéressantes, à jamais d’actualité : plus de 2000 ans de civilisation ont-ils chassé la brutalité ancestrale qui réside en chaque homme ? Une suite d’évènements fâcheux peut-elle amener un honnête homme à réveiller cette barbarie immanente ? Du point de vue de la forme, The Straw Dogs a pourtant pris un réel coup de vieux. Il n’est sûrement plus aussi efficace et effrayant depuis le jour où il fit scandale. Tout de même ! Qu’est-ce qu’il vous faut ? Sans doute, le spectateur actuel réclame plus de sang, de cris, de coups de feu, de gueules fracassées, des scènes de viols plus longues et plus intenses… On connaît la chanson et les daubes que ça engendre ! Un remake parfaitement inutile est en préparation et, je l’espère, ne verra jamais le jour : on peut toujours rêver ! L’histoire relatée dans The Straw Dogs est extrêmement simple, classique, comme dans un vieux western… L’intérêt n’est pas dans l’intrigue mais dans ce qu’elle nous fait ressentir. En effet, elle permet au spectateur de mieux saisir la tension qui possède peu à peu les protagonistes de l’histoire, avant le paroxysme final… En fin de compte, la mise en scène de Peckinpah n’est pas spectaculaire, mais renforce le réalisme assez saisissant du film. Les personnages sont ambigus, attirent tantôt de la sympathie ou de la répugnance. Les ralentis, lors des principales actions, sont souvent irritants et superflus… Néanmoins, la qualité irréprochable de l’interprétation finit par nous convaincre complètement : grandiose Dustin Hoffman à côté de Susan George, magnifique fausse "sainte-nitouche". Ce film présage l’atmosphère paranoïaque et profondément pessimiste du cinéma des années soixante-dix. La même année, un autre film "à scandale" entend parler de lui : je vous laisse deviner lequel, si ce n'est déjà fait...
Le début du "traitement melodaramaticoemotionnalosensasionnaliste" du maestro Espagnol : tout se dessine déjà : la provocation, l'art du traitement des couleurs... et le racolage...