102850 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
175 critiques spectateurs
5
47 critiques
4
53 critiques
3
31 critiques
2
26 critiques
1
12 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
BabsyDriver
101 abonnés
1 012 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 24 septembre 2025
Je n'aime pas trop le terme de film de la maturité, mais il faut bien avouer qu'il sied bien à Talons aiguilles dans lequel Almodovar dompte l'excentricité et la sensualité de ses films précédents dans une gravité et des thèmes approfondis (le retour de la mère, qui n'en finira pas de revenir dans sa filmographie) qui lui ouvriront définitivement les portes des grandes institutions cinéphiles, sans que tout cela ne ressemble à un assagissement. Talons hauts mais chapeau bas, donc.
Film sublime. C'est le premier des films d'Almodovar que j'ai vu. Un vrai coup de foudre, à tel point que je l'ai vu trois fois de suite au cinéma. Je l'ai revu de nombreuses fois, récemment en VO et en VF successivement. Je découvre encore des choses, très subtiles tant le film est riche. J'ai été interpellée par tout, l'esthétisme, la réalisation, les personnages principaux, l'histoire mais sans focaliser sur tel ou tel aspect dérangeant, la relation mère-fille. Oui, c'est là l'essentiel. Combien Rebecca a souffert et souffre de l'éloignement de sa mère. Ce que cette incapacité à gérer la frustration peut engendrer. Deux femmes qui s'aiment au delà de tout, en définitive. J'ai aimé aussi toute la galerie de portraits hauts en couleur de rôles plus secondaires qui fait aussi la richesse du cinéma d'Almodovar. Mais ce qui accompagne tout le film, c'est cette bande son avec quelques morceaux magnifiques, notamment les deux principales chansons. Pas passionnée de Victoria Abril depuis, j'avoue que c'est sans doute le rôle de sa vie. Quant à la regrettée Marisa Paredes, magnifique. J'apprécie aussi Miguel Bosè qui se fait bien rare de ce côté-ci des Pyrénées. Certaines critiques négatives sont risibles et déconnectées de la réalité des années 90. Encore une fois, regarder un film, ce n'est pas à faire avec notre regard d'aujourd'hui. C'est comme si on visionnait un bout d'Histoire.
A voir comme un hommage, entre autres, à Ingmar Bergman (1918-2007) et son film « Sonate d’Automne » (1978) avec Ingrid Bergman (pianiste internationale) et Liv Ullmann (sa fille, femme au foyer s’occupant de sa sœur handicapée), revisité, en plus baroque, plus coloré (prédominance du rouge dans les vêtements et chaussures des deux protagonistes femmes), et moins cruel, par le réalisateur espagnol. Cette fois-ci, il s’agit des relations , conflictuelles et difficiles entre une mère et une fille, une chanteuse égocentrique Becky del Paramo, veuve d’un mari mort dans un accident automobile (Marisa Paredes, 45 ans, 2e film sur 6 avec le réalisateur) qui revient en Espagne au bout de 15 ans passés au Mexique et qui retrouve sa fille, Rebecca, 27 ans, présentatrice du journal sur TV7 (Victoria Abril, 32 ans, 2e film sur 3) et qui a épousé l’un des anciens amants de sa mère, Manuel (Féodor Atkine, 43 ans), dirigeant de TV7. Le réalisateur ajoute sa touche flamboyante en insérant une enquête policière (qui sert plus de révélateur des passions et des pulsions des protagonistes), mélangée à la présence discontinue d’un chanteur transformiste Letal (dont l’identité est vite devinée) et montre l’importance de l’enfance (spoiler: le titre fait allusion au bruit des pas qu’entendait Rebecca en attendant sa mère dans un appartement en sous-sol ) A souligner la collaboration (qui n’aura pas de lendemain) avec le compositeur musical japonais Ryūichi Sakamoto (39 ans), partagée avec Miles Davis (à la trompette, au début) et deux chansons interprétées par Luz Casal (33 ans).
Le cinéma de Pedro Almodavar est marqué par les personnages féminins complexes et une esthétique qui déborde de couleurs. C’est bien le cas de "Talons aiguilles" centré sur une relation entre une mère, star de retour après une carrière américaine, et sa fille. Entre polar et drame familial, un film très réussi.
Premier grand mélo du cinéaste espagnol, où le soin porté aux décors et aux tenues vestimentaires, dont le cachet pop est une des obsessions du réalisateur, participe à la singularité du récit. Fasciné par ses actrices, Almodovar filme Marisa Paredes et Victoria Abril avec les yeux d'une groupie. A ce duo, on peut ajouter le personnage du travesti auquel Miguel Bosé confère toute l’ambiguïté désirée. De nombreuses scènes marquantes resteront à jamais liées au cinéma de l'auteur ibère, parmi lesquelles l'ensemble des numéros chantés et une scène d'amour torride entre Rebeca et Letal.
Une chanteuse égocentrique revient à Madrid après un exil, et y retrouve sa fille, désormais adulte. Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'elle découvre que celle-ci a épousé son ancien amant ! Un point de départ bien grinçant, qui sera l'occasion d'élaborer des personnages frappés et de l'humour décalé comme Almodovar les aiment. D'autant que Victoria Abril est pétillante dans le rôle principal. Par contre, le récit a un peu de mal à trouver son équilibre. Entre d'un côté la relation mère-fille, de l'autre un crime sur lequel enquête un juge, et entre les deux quelques sous-intrigues pas vraiment élaborées, ce n'est pas toujours très rigoureux. Et j'ai eu parfois un peu de mal où le film voulait nous emmener. D'autant que le twist dans le dernier acte est assez prévisible (mais peut-être est-ce la HD qui permet de mieux voir le subterfuge ?). Et il faut quand même parler des visuels. Vêtements, coupes de cheveux, et surtout couleurs flashy : ça ressemble à un échantillon x10 de ce qui se faisait de plus exubérant au début des années 90. Je ne sais pas si c'est Almodovar qui insiste dessus, ou si c'est que les gens de Madrid mettaient le paquet sur cette mode à l'époque. Mais ça la mérite de donner un style très marqué à l'écran, que certains trouveront nostalgiques et d'autres kitschissime... Par ailleurs, on y repère une courte apparition de Javier Bardem, en début de carrière !
Un film à la fois drôle et avant-gardiste dans les thèmes abordés. Une belle présentation de la relation mère / fille avec toutes les contradictions que cette relation emporte. La féminité des personnages est très assumée et mise en valeur. Une présentation variée des différentes façons de vivre une histoire d'amour ; le tout avec des magnifiques décors et des costumes sublimes. Mention spéciale pour la musique et les passages chantés. Un film marquant par sa photographie, le jeu des acteurs et l'émotion intense qui en ressort plus que par la force du scénario.
Le film ne cesse de me décevoir au fur et à mesure qu'il avance, et pourtant il m'accroche grâce à de belles musiques, un beau fil conducteur, de bonnes actrices.
« Talons aiguilles » fait parti des meilleurs films d’Almodovar. Parfaite maîtrise de sa propre grammaire cinématographique. Le juste équilibre est trouvé. Une toile de fond policière, l’humour Almodovarien, sa morale tout à fait original et personnelle,ses obsessions, son esthétisme, son énergie canalisée, la bande son et une dose de folie maîtrisée. On est heu-reux ! Parmi mes scènes préférées, un amusant cunni lingus et un happening chorégraphique dans la cour de la prison pour femme. Et le personnage mystérieux du juge Eduardo Dominguez que j adore. Sans oublier la magnifique chanson mexicaine de Agustin Lara (1935) « Piensa en mi » interprétée ici par Luz Casal. Bref tous les ingrédients d un délice Almodovar !
J’ai trouvé ce film ennuyeux, et les personnages un peu antipathique. Quant à l’histoire, elle est inintéressante; autant dire qu’attendre patiemment la fin en espérant un éventuel rebondissement, m’a vraiment coûté cher.
Œuvre clé dans la filmographie du grand Pedro Almodóvar, qui prenait ici une dimension nouvelle après ses productions punk des années 80, Talons aiguilles (1991) cochait déjà toutes les cases des obsessions du cinéaste espagnol : un scénario foisonnant et quelques peu foutraque, des couleurs pop affirmées, une musique magnifique signée Ryūichi Sakamoto, agrémentée de deux chansons interprétées par Luz Casal (les somptueuses Un año de amor et Piensa en mí). Surtout, ce mélodrame, qui cite explicitement Sonate d’automne d’Ingmar Bergman, sonde les mystères et les frustrations nées de l’enfance, à travers l’histoire d’une jalousie enracinée entre une mère – chanteuse à succès – et sa fille, à la recherche désespérée de la reconnaissance de cette première, incarnée par les brillantes Marisa Paredes et Victoria Abril. Magnifique.
L’audace déployée par le flamboyant Almodóvar n’enlève pas pour autant ce mélodrame au niveau de ses meilleurs films. Cette relation mère-fille peut s'appuyer sur ces deux actrices principales, Marisa Paredes (surtout) et Victoria Abril, ainsi que sur le double jeu de Miguel Bosé.
Malgré son succès commercial en Espagne et quelques reconnaissances (notamment le César du meilleur film étranger en 1993), ce neuvième long-métrage de Pedro Almodóvar ne figure pas parmi ses meilleures réalisations. La description de cette relation tumultueuse entre une mère et sa fille (Marisa Paredes et Victoria Abril) permet de développer deux genres distincts, à savoir le mélodrame et le thriller policier. Cela est peut-être de trop car, à l’exception de quelques scènes fulgurantes (celles chantées et le journal TV en particulier), il résulte un sentiment de gâchis compte tenu d’un scénario farfelu. Bref, une œuvre patchwork très exubérante.
Avis mitigé sur ce film d’Almodovar qui est dans la même veine, plutôt décalée, que ses autres réalisations. On suit avec plaisir l’histoire jusqu’au bout, quelques moments sont très agréables à regarder mais en y repensant après on se rend compte qu’il ne s’est pas passé grand-chose. Sous le prétexte d’une enquête policière le vrai sujet est les relations mère-fille mais le tout reste bien trop superficiel.
Bien que parfois on s’esclaffe, ce grand film d’Almodóvar est avant tout un grand drame, entre une mère et sa fille et puis, les hommes… Magistralement tourné, et impeccablement interprété, notamment par ces deux femmes superbes, Victoria Abril et Marisa Paredes, le scénario nous plonge dans les émotions saisissantes qui jaillissent au fil des rapports entre mère et fille. Vraiment, encore un GRAND Almodóvar !