Los Olvidados (Pitié pour eux)
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QBN
QBN

42 abonnés 147 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2009
C'est une oeuvre à la fois dur et réaliste. Bunuel y intègre du surréalisme - compréhensible... -, par le biais du rêve (très bien retranscrit) ou de la symbolique (le coq/la poule), dans ce film très néoréaliste.
Les personnages sont tous touchant et criant de vérité, les enfants joue tellement bien leur rôle que, que, j'en perds mes mots!
A noter la superbe phrase d'intro: "les faits sont réels et les personnages ne sont pas fictifs", qui nous met directement dans le bain!
Et la fin très difficile, presque ironique, lorsque la mère... je n'en dis pas plus promis!
En un (voire deux) mot: SUPERBE. POIGNANT.
Peeping_Tom
Peeping_Tom

10 abonnés 75 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juin 2014
"Los Olvidados" est un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir. Buñuel capture toute la beauté et la cruauté du monde dans sa caméra et nous la renvoie dans la gueule. Il y fait une critique amère de la société dans laquelle nous vivons et qui laisse sa jeunesse mourir au regard du monde entier (le film s'appelle quand même "Los Olvidados" - Les Oubliés -, le titre n'a pas été choisi au hasard). Le sujet nous concerne tous car c'est un problème qui est universel (d'ailleurs l'auteur nous le rappelle au début du film en nous montrant que cela ne concerne pas que Mexico) et encore d'actualité (peut-être même plus maintenant qu'à l'époque). La mise en scène est majestueuse, d'une grande influence surréaliste (notamment la scène du rêve de Pedro). Le plus beau film de Buñuel, à classer parmi les plus grands chef d'oeuvres de tous les temps.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2015
Un drame poignant avec des acteurs très justes, Luis Buñuel réalise un véritable documentaire sur le Mexico pauvre des années 50, un film très intéressant donc. A voir.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2017
«Los Olvidados» est indéniablement l'un des plus grands films de Luis Buñuel. Traversé par quelques séquences surréalistes d'une grande beauté, il frappe surtout par son approche quasi-documentaire des bidonvilles mexicains, et plus précisément des « oubliés » que sont les enfants des rues. L'objectif du cinéaste est clair : rendre compte de la misère physique, sociale et humaine des gamins qui peuplent les quartiers pauvres de Mexico, dans un souci d'objectivité exemplaire et forcément pessimiste vu la situation (une fin alternative avec un happy-end à la limite du grotesque fut tournée, mais heureusement oubliée). On découvre donc avec effroi leur vie sans espoir, dont le quotidien est constitué de vols, de bagarres et de meurtres en tous genres, quand ce ne sont pas les travaux forcés et autres abus de mineurs. Nul n'est épargné, pas même l'aveugle salace et violent qui préfigure les perfides mendiants de «Viridiana». Pourtant de toute cette noirceur émerge une figure plus humaine : le directeur de la ferme-école, qui en humaniste convaincu donne leur chance aux enfants en leur offrant éducation et travail. Son collègue du tribunal pour mineurs juge même sévèrement les parents qui les ont abandonnés, mais ceux-ci ont déjà fort à faire pour nourrir leur famille, si bien que la situation reste insoluble et perdure dans un cercle vicieux infernal. Au final donc, difficile de blâmer quelqu'un en particulier, sinon il faudrait tous les condamner tant le mal prend les apparences les plus diverses : adultes ou enfants, pauvres ou riches, handicapés ou valides. Un long métrage d'une noirceur étouffante, et qui sans grossir le trait parvient à nous émouvoir lorsqu'ici et là les sentiments humains reprennent (temporairement) le dessus. Chef-d'oeuvre de lucidité et d'intégrité, «Los Olvidados» est le film de la résurrection pour Buñuel. Et c'est amplement mérité. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 avril 2011
Très bon film, la réalisation est vraiment très bonne (c'est pas Bunuel pour rien), les acteurs sont bons, on est vraiment emporté dans l'histoire de ces jeunes. C'est un film vraiment réaliste, assez dur, qui nous montre une réalité, celle des gens pauvres qui vivent près des villes et qui essayent de s'en sortir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 avril 2009
Le mélange entre réalisme et surréalisme m'a séduit. Les personnages sont formidables, aucun ne sont purs et innocents, même Hojitos et Mechte, qui apparaissent pendant longtemps comme une sorte de couple juvénile, allégorie de l'amour et du Bien, commettent quelques écarts à la fin.
Peu de films provoquent un malaise pareil chez le spectateur...
JiMsss
JiMsss

3 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2010
Extraordinaire !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 mars 2013
Un film sur la misère intelligent à voir en cette période où l'on a tendance à l'exploiter au lieu de la déplorer et de chercher à la combattre.

Un film également remarquablement monté, une leçon de cinéma pour beaucoup de réalisateurs actuels qui malgré les facilités technologiques dont ils bénéficient, font preuve d'un laxisme et d'un manque d'imagination dans ce domaine.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 juillet 2013
Los Olividados (Les oubliés)
Ce film de Buñuel est en tout point remarquable. La misère à l’état brut. Sans compromission. Cela m’a fait penser aux films néoréalismes comme « Allemagne zéro » de Rossellini tout en gardant une part de surréalisme, dans le monde du rêve, à la moitié du film.
La misère et toute sa cruauté, son atrocité même, dans l’attaque de l’aveugle et du cul-de - jatte par une bande de jeunes mexicains emmenée par El Jabo qui vient de s’échapper d’une maison de correction et veut se venger de celui qui l’a dénoncé.
Ce film n’est pas un beau film à voir, ou un film magnifique, c’est simplement un film à voir, ou à ne pas voir. Il n’y a pas de moral, il n’y a pas de justice non plus, c’est la misère à l’état brut. Mais sans non plus que cela soit du reportage. C’est scénarisé et il y a une histoire. Je ne suis pas resté neutre en voyant ce film et les personnages, j’ai pris parti, j’avais envie que le jeune Pedro s’en sorte… J’avais aussi envie que El Jabo périsse. Je n’en dis pas plus, pour ceux qui n’ont pas vu le film.
Comment peut-on aimer sans avoir reçu d’amour ? D’amour maternel ? Le film le montre bien avec le rapport du jeune Pédro et sa mère.
Ce film reste, hélas, d’actualité. Car la misère est toujours là et lorsque j’entends des personnes s’en prendre à une communauté, ou tenir responsable une personne par sa culture, sa religion, sa nationalité, son origine culturelle le faite qu’il soit un délinquant, j’ai envie de leur dire, voyez ce film.
On ne na î t pas délinquant, mais on est conditionné à le devenir. Lorsqu’on na î t dans une cité moche de barre d’HLM ou dans une banlieue déshéritée de Mexico ou d’ailleurs, ce n’est pas l’origine culturelle, ni le code génétique, ni l’ADN qui amène à cet état de fait. Un dialogue du film dit par le directeur de maison de correction : « ce ne sont pas eux qu’il faut enfermer, mais c’est la misère qu’il faudrait enfermer » Cette phrase pour moi résume parfaitement le problème de la délinquance juvénile issue de la misère.
J’ai également aimé ce film car la fin atroce, cruelle, est sans aucun compromis quoiqu'il y ait tout de même une petite part de justice, malgré tout.
Un film que j’ai vu bien tard dans ma vie, et qu'au contraire du titre, je ne suis pas prêt d’oublier.
fabien c.
fabien c.

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2026
Âpre, réaliste et talentueux. La misère d'une favella à Mexico est parfaitement exposée, le scénario est très bien écrit avec seulement un petit creu au milieu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mars 2007
Los Olvidados est une oeuvre pessimiste sur la vie et sur les quartiers pauvres de Mexico. Ce sentiment de rejet suggéré par un viel infirme pervers, ou montré par une violence physique et mortelle, rend ce film sombre et audacieux. L'absence de happy end renforce l'idée d'injustice qui transparaissent progressivement pendant le film. La vie apparait alors comme une personne physique transgressant l'égalité des chances, où les notions de justice, de bien et de mal n'existent pas.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 février 2008
Vivant actuellement à Mexico, je me suis lancé dans ce chef d'oeuvre pour découvrir cette autre vérité sur le Mexique, loin de l'image que l'on cherche à en donner.
Les olvidados, ce sont bien ces jeunes défavorisés qui grandissent dans les barrios difficiles, dans ces cercles vicieux dont on ne peut sortir. Pris au piège de leur condition sociale, de leurs fréquentations, de leur univers, beaucoup connaissent (toujours aujourd'hui) des fins aussi tragiques que celles des personnages de ce film.
Grande modernité de Buñuel, qui choqua beaucoup à l'époque, alors que le pays commençait son décollage économique et que la représentation de la société dans les films concernait une infime minorité, la plus aisée (et la plus blanche).
On note cependant que la question indigène est presque entièrement absente du film de Buñuel, démontrant que malgré son génie, son réalisme, et sa modernité, cette question là ne faisait définitivement pas partie des choses sur lesquelles on pouvait et peut se pencher au Mexique.
Un grand classique.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2026
Ce film mexicain est dans la lignée du néo-réalisme italien en décrivant, de façon réaliste [photographie en noir & blanc de Gabriel Figueroa, 43 ans, qui a travaillé pour de grands réalisateurs mexicains comme Emilio Fernández et Roberto Gavaldón, et même John Ford), le quotidien des classes populaires pauvres, ici à travers des enfants et adolescents, livrés à eux-mêmes. Un film noir, tragique, sans espoir qui rappelle les « Peintures Noires » (1820-1824) de Francisco de Goya (1746-1828). Aucun personnage n’est sympathique : des adultes survivant comme ils peuvent, maltraitant les enfants, des adolescents se ralliant par intérêt ou par peur à un chef de bande, Jaïbo (orphelin, qui s’est évadé de prison) et qui n’hésite à spolier et battre un aveugle ou un cul-de-jatte, ou se faire justice lui-même, prototype du pervers narcissique violent et cruel, sans foi ni loi.
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